Coin
vert>
L'environnement : c'est
aussi une question de proactivité!>
Claude Bérubé, Protection de
l'environnement, Dorval>
| Il y a deux volets dans la gestion de l'environnement : celui de réparer les
torts déjà causés à l'environnement et celui de modifier nos comportements afin de ne
plus causer de préjudices à notre environnement. Parmi les outils du deuxième volet, il
y a bien sûr la vigilance. C'est d'ailleurs cette qualité qui est à l'origine du
dossier nitrates à l'aéroport de Sept-Îles dans la Région du Québec. |
Un programme national de surveillance des eaux souterraines et de surface a été mis
de l'avant par l'administration centrale. Le projet visait alors à mesurer différents
éléments faisant l'objet d'un règlement et à s'assurer que TC se conformait à toutes
leurs exigences.
Un problème de nitrate
Le « nitrate » est l'un des éléments mesurés à l'aéroport de
Sept-Îles dans les eaux souterraines. Il est une transformation biologique de l'azote. Il
peut entraîner des problèmes de santé et être source de problème respiratoire chez le
nouveau-né. La norme permise par le Règlement sur l'eau potable pour la présence de
nitrates est de 10 mg/l (milligramme par litre) alors que nos mesures indiquaient
jusqu'à 79 mg/l. Nous avons cherché à identifier la provenance de ce phénomène
afin d'éliminer la source de cette contamination. L'azote est habituellement utilisé
comme fertilisant, mais à l'aéroport, nous n'en utilisions pas. C'est en persévérant
dans ses efforts de recherche que la Section de la protection de l'environnement de la
Direction des programmes de TC a pu associer l'urée à la présence de nitrate.
Dès le début de ce dossier, Louise Alarie, agente en environnement, a
fait preuve de professionnalisme et de persévérance pour identifier les causes des
nitrates. TC lui doit des félicitations pour avoir démarré ce dossier avec un doigté
exceptionnel. L'équipe qui travaille depuis sur la question mérite aussi notre
reconnaissance. Vous allez comprendre pourquoi...
>
L'équipe de la
protection de l'environnement : Louise Alarie, Claude Bérubé, Marie-Hélène
Salvail et Adriana Peisajovich.>
Des solutions possibles
« Notre préoccupation s'est d'abord étendue pour s'assurer de la qualité des
puits d'eau potable de nos voisins en aval de l'aéroport, » affirme Louise.
D'ailleurs, une première campagne d'échantillonnage directement dans les puits d'eau
potable de nos voisins dénote que plusieurs puits sont contaminés et TC reconnaît la
responsabilité de cette contamination. L'urée en est la cause principale, aucune autre
source notable ne peut être pointée du doigt puisqu'en amont des puits d'eau potable et
de l'aéroport, c'est la forêt.
« Nous avons donc décidé de bannir l'urée et de le remplacer par de
l'acétate de potassium et du formiate de sodium puisqu'une étude menée par le
Ministère démontre que ces produits ne causent aucun effet néfaste à l'environnement.
En même temps, nous avons informé nos voisins de cette situation précaire et nous leur
avons conseillé de s'approvisionner en eau embouteillée, » nous confie Louise.
TC travaille avec les citoyens
En ce moment, un comité de citoyens créé sous la présidence du directeur de
l'aéroport est formé afin de diffuser l'information exacte et de trouver une solution
acceptable. La situation est délicate car la préoccupation majeure des citoyens
est sans contredit la santé humaine. Des études sont commandées; les campagnes
d'échantillonnage se succèdent; la présence de nitrates persiste. La nouvelle se
répand comme une traînée de poudre, mais les responsables de TC ont eu le temps
d'élaborer un plan de communication et, ainsi, d'éviter sans doute un mouvement de
panique.
Vers une solution idéale
Le dossier est mené de main de maître. La population nous assure de sa confiance
puisqu'elle reconnaît que nous sommes transparents. Les autres ministères en cause nous
appuient dans nos démarches et apprécient notre professionnalisme. Le plan d'action est
abordé publiquement et toute l'information est disponible pour tous ceux qui désirent se
renseigner.
Cependant, le dossier n'est pas que douceur, la solution idéale est encore à
l'étude. L'achat de l'eau embouteillée ne fait pas l'affaire de tous, et ceux qui ne
sont pas touchés par les nitrates sont inquiets de la qualité de leur eau pour l'avenir.
Chacun y va de son opinion et de sa solution miracle. Le débat s'est même transporté à
la Chambre des communes et les journalistes rapportent la nouvelle avec une saveur
particulière. Encore une fois, TC est en mesure de donner l'heure juste à la population
intéressée.
Malgré la situation délicate, TC peut se féliciter d'avoir traité le dossier avec
diligence. En aucun moment, ni la population ni aucun organisme n'ont pu reprocher à TC
de ne pas prendre ses responsabilités. Le dossier a été porté à l'attention des
intéressés avec honnêteté et transparence. C'est d'ailleurs dans cette atmosphère de
collaboration que tous les intervenants sont toujours à la recherche de la solution qui
répondra aux attentes de tous. > |