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Transports Canada fait oeuvre de pionnier>
Tracey Hennessey, Communications, St.
John's>
Des membres du personnel des Services techniques de la Sécurité maritime de
Transports Canada à St. John's font oeuvre de pionniers dans un projet unique sans
précédent. L'équipe est formée du directeur régional, Bill Scott, du
gestionnaire des Services techniques, Mike Dwyer, et des experts maritimes, Terri Whitelaw,
David Peckham, Jim Kenny, Mike Muise et Jim Keats.
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| Le groupe de l'IPSDF -- Debout, de g. à d., Mike Dwyer,
David Peckham et Jim Kenny. Assis, de g. à d., Mike Muise et Terri Whitelaw.
Absents : Bill Scott et Jim Keats> |
Chaque membre de l'équipe joue un rôle dans l'approbation et la certification de la
première installation de production, de stockage et de déchargement flottante (IPSDF) du
Canada. Ce navire de pointe servira à la mise en valeur du gisement de pétrole Terra
Nova, situé au large des côtes de Terre-Neuve, à 350 km à l'est-sud-est de St. John's.
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| Cette installation de production, de stockage et de
déchargement flottante (IPSDF), un navire de dernier cri, sera utilisée pour
l'exploitation du champ pétrolifère Terra Nova, situé au large, à l'est-sud-est de St.
John's (Terre-Neuve).> |
Ce qui rend ce navire unique
Il servira à la fois d'installation de production et de stockage du
pétrole, tout en ayant la capacité de fonctionner comme un navire automoteur. En raison
de cette capacité, l'IPSDF doit obligatoirement être certifiée par Transports Canada.
Comme il s'agit du premier navire du genre à être immatriculé au Canada, il établit de
nouvelles lignes de conduite pour ceux qui travaillent dans le domaine de la sécurité
maritime. |
Le nombre d'IPSDF dans le monde est relativement peu élevé, et la majorité ne sont
pas des navires automoteurs. Selon le coordonnateur du projet, Mike Dwyer, les
règlements maritimes internationaux s'en tiennent donc à des considérations générales
en ce qui concerne la plupart des IPSDF. « Dans le cas présent, c'est donc tout un
défi d'établir des régimes de réglementation qui abordent adéquatement l'IPSDF
», dit-il. Tenant compte de ce facteur, les experts maritimes chargés d'approuver
la conception, les composants électriques et les machines du nouveau navire ont dû
relever de nouveaux défis.
Des parties de l'IPSDF sont construites à divers endroits, mais le gros du travail se
fait dans le chantier naval de la Daewoo Heavy Industries, à Okpo, en Corée du Sud. La
partie flottante prendra la mer en Corée à destination de Bull Arm, à Terre-Neuve, où
les modules de production seront ajoutés. Terri Whitelaw, qui a la
responsabilité principale d'approuver la conception de la coque, a passé du temps en
Corée. « Je suis déjà allé en Corée pour travailler sur les navires-citernes.
Je les trouvais compliqués à l'époque, mais je considère maintenant qu'ils étaient
plutôt simples, dit Terri en riant. L'IPSDF est parmi les projets les plus longs et
certainement les plus compliqués sur lesquels j'ai travaillé. »
David Peckham, qui est chargé d'approuver les composants électriques du
navire, signale que ce projet a nécessité une importante recherche à cause de la
nouveauté de l'IPSDF et des technologies utilisées. « Les circuits électriques
se sont développés très rapidement dans l'industrie, de même que les systèmes de
commande et de sécurité, affirme David Peckham. Notre approche est très différente
dans ce cas-ci contrairement à celle qui s'applique à un navire traditionnel. »
Mike Muise s'est rendu en Corée en septembre dernier et a procédé à la
première inspection des machines du navires. Bien qu'impressionné par la taille du
projet, il a abordé l'inspection de la même manière qu'il l'aurait fait pour n'importe
quel autre navire. « Nous n'avons jamais rien vu de cette envergure, mais le
principe demeure le même. Tout ce qu'on retrouve sur cette installation, on le retrouve
aussi sur un navire, par exemple la production d'énergie, de chaleur et d'eau. C'est dans
l'application qu'on remarque une différence et dans les modifications à
apporter », explique Mike.
Le dernier voyage en Corée a été fait par Jim Keats, qui se concentra sur le
matériel de sauvetage, l'équipage, l'hygiène et la sécurité du travail, et certains
aspects du contrôle de la pollution.
L'IPSDF ne représente qu'une partie de l'ensemble du projet Terra Nova,
qui totalise plusieurs milliards de dollars. Néanmoins, l'installation met à
contribution un grand nombre d'entreprises, d'organisations et d'organismes de
réglementation. Transports Canada travaille en étroite collaboration avec plusieurs de
ces groupes, dont Terra Nova Alliance et l'Office Canada -- Terre-Neuve des hydrocarbures
extracôtiers. D'autres travaux sont liés au Registre de la Lloyd's, avec qui Transports
Canada a conclu un accord pour déléguer certaines tâches liées à l'inspection et à
l'approbation des plans.
Jim Kenny a la responsabilité de vérifier les travaux effectués par la
Lloyd's. « La Lloyd's a été mise au courant de nos exigences et de nos règlements
dès le début, et nous avons conclu un accord qui définit les responsabilités de chaque
partie. Nous voulions garder la responsabilité de certains aspects fondamentaux de la
sécurité, a déclaré Jim. C'est une nouvelle de façon de faire les choses, mais elle
se rapproche probablement des méthodes qui seront utilisées dans l'avenir. »
Pour ce qui est de l'avenir, cette équipe pourrait bien être appelée à travailler
à d'autres projets d'IPSDF, étant donné la croissance anticipée dans l'industrie
pétrolière du Canada atlantique. Certaines évaluations et activités de suivi seront
probablement menées une fois le projet terminé. « Suivant l'expérience acquise
dans le cadre du projet Terra Nova, l'objectif à long terme consiste à réunir un
ensemble de notes d'orientation qui nous permettront de profiter de nos décisions
antérieures », a indiqué Mike Dwyer.
Si un autre projet se présentait, l'un des plus grands avantages, ce serait que
l'équipe au complet a eu l'occasion de travailler en Corée et de se familiariser avec
les pratiques culturelles et commerciales de l'endroit. En outre, une approche d'équipe
très solide a été établie. Les membres de l'équipe de St. John's ont reçu de l'aide
d'autres experts maritimes de la Région de l'Atlantique, de même que de leurs collègues
d'Ottawa et d'autres régions du pays. Ensemble, ces expériences et ces liens
continueront sans doute à assurer la réussite des projets.
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