TC Express -- Le bulletin national des employés de Transports Canada -- Janvier/Février 2000


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Transports Canada fait oeuvre de pionnier>

Tracey Hennessey, Communications, St. John's>

Des membres du personnel des Services techniques de la Sécurité maritime de Transports Canada à St. John's font oeuvre de pionniers dans un projet unique sans précédent. L'équipe est formée du directeur régional, Bill Scott, du gestionnaire des Services techniques, Mike Dwyer, et des experts maritimes, Terri Whitelaw, David Peckham, Jim Kenny, Mike Muise et Jim Keats.

Le groupe de l'IPSDF

Le groupe de l'IPSDF -- Debout, de g. à d., Mike Dwyer, David Peckham et Jim Kenny. Assis, de g. à d., Mike Muise et Terri Whitelaw. Absents : Bill Scott et Jim Keats>

Chaque membre de l'équipe joue un rôle dans l'approbation et la certification de la première installation de production, de stockage et de déchargement flottante (IPSDF) du Canada. Ce navire de pointe servira à la mise en valeur du gisement de pétrole Terra Nova, situé au large des côtes de Terre-Neuve, à 350 km à l'est-sud-est de St. John's.

Installation de production, de stockage et de déchargement flottante (IPSDF)
Cette installation de production, de stockage et de déchargement flottante (IPSDF), un navire de dernier cri, sera utilisée pour l'exploitation du champ pétrolifère Terra Nova, situé au large, à l'est-sud-est de St. John's (Terre-Neuve).>

 

Ce qui rend ce navire unique

Il servira à la fois d'installation de production et de stockage du pétrole, tout en ayant la capacité de fonctionner comme un navire automoteur. En raison de cette capacité, l'IPSDF doit obligatoirement être certifiée par Transports Canada. Comme il s'agit du premier navire du genre à être immatriculé au Canada, il établit de nouvelles lignes de conduite pour ceux qui travaillent dans le domaine de la sécurité maritime.

Le nombre d'IPSDF dans le monde est relativement peu élevé, et la majorité ne sont pas des navires automoteurs. Selon le coordonnateur du projet, Mike Dwyer, les règlements maritimes internationaux s'en tiennent donc à des considérations générales en ce qui concerne la plupart des IPSDF. «  Dans le cas présent, c'est donc tout un défi d'établir des régimes de réglementation qui abordent adéquatement l'IPSDF  », dit-il. Tenant compte de ce facteur, les experts maritimes chargés d'approuver la conception, les composants électriques et les machines du nouveau navire ont dû relever de nouveaux défis.

Des parties de l'IPSDF sont construites à divers endroits, mais le gros du travail se fait dans le chantier naval de la Daewoo Heavy Industries, à Okpo, en Corée du Sud. La partie flottante prendra la mer en Corée à destination de Bull Arm, à Terre-Neuve, où les modules de production seront ajoutés. Terri Whitelaw, qui a la responsabilité principale d'approuver la conception de la coque, a passé du temps en Corée. «  Je suis déjà allé en Corée pour travailler sur les navires-citernes. Je les trouvais compliqués à l'époque, mais je considère maintenant qu'ils étaient plutôt simples, dit Terri en riant. L'IPSDF est parmi les projets les plus longs et certainement les plus compliqués sur lesquels j'ai travaillé. »

David Peckham, qui est chargé d'approuver les composants électriques du navire, signale que ce projet a nécessité une importante recherche à cause de la nouveauté de l'IPSDF et des technologies utilisées. «  Les circuits électriques se sont développés très rapidement dans l'industrie, de même que les systèmes de commande et de sécurité, affirme David Peckham. Notre approche est très différente dans ce cas-ci contrairement à celle qui s'applique à un navire traditionnel.  »

Mike Muise s'est rendu en Corée en septembre dernier et a procédé à la première inspection des machines du navires. Bien qu'impressionné par la taille du projet, il a abordé l'inspection de la même manière qu'il l'aurait fait pour n'importe quel autre navire. «  Nous n'avons jamais rien vu de cette envergure, mais le principe demeure le même. Tout ce qu'on retrouve sur cette installation, on le retrouve aussi sur un navire, par exemple la production d'énergie, de chaleur et d'eau. C'est dans l'application qu'on remarque une différence et dans les modifications à apporter », explique Mike.

Le dernier voyage en Corée a été fait par Jim Keats, qui se concentra sur le matériel de sauvetage, l'équipage, l'hygiène et la sécurité du travail, et certains aspects du contrôle de la pollution.

L'IPSDF ne représente qu'une partie de l'ensemble du projet Terra Nova, qui totalise plusieurs milliards de dollars. Néanmoins, l'installation met à contribution un grand nombre d'entreprises, d'organisations et d'organismes de réglementation. Transports Canada travaille en étroite collaboration avec plusieurs de ces groupes, dont Terra Nova Alliance et l'Office Canada -- Terre-Neuve des hydrocarbures extracôtiers. D'autres travaux sont liés au Registre de la Lloyd's, avec qui Transports Canada a conclu un accord pour déléguer certaines tâches liées à l'inspection et à l'approbation des plans.

Jim Kenny a la responsabilité de vérifier les travaux effectués par la Lloyd's. « La Lloyd's a été mise au courant de nos exigences et de nos règlements dès le début, et nous avons conclu un accord qui définit les responsabilités de chaque partie. Nous voulions garder la responsabilité de certains aspects fondamentaux de la sécurité, a déclaré Jim. C'est une nouvelle de façon de faire les choses, mais elle se rapproche probablement des méthodes qui seront utilisées dans l'avenir. »

Pour ce qui est de l'avenir, cette équipe pourrait bien être appelée à travailler à d'autres projets d'IPSDF, étant donné la croissance anticipée dans l'industrie pétrolière du Canada atlantique. Certaines évaluations et activités de suivi seront probablement menées une fois le projet terminé. «  Suivant l'expérience acquise dans le cadre du projet Terra Nova, l'objectif à long terme consiste à réunir un ensemble de notes d'orientation qui nous permettront de profiter de nos décisions antérieures  », a indiqué Mike Dwyer.

Si un autre projet se présentait, l'un des plus grands avantages, ce serait que l'équipe au complet a eu l'occasion de travailler en Corée et de se familiariser avec les pratiques culturelles et commerciales de l'endroit. En outre, une approche d'équipe très solide a été établie. Les membres de l'équipe de St. John's ont reçu de l'aide d'autres experts maritimes de la Région de l'Atlantique, de même que de leurs collègues d'Ottawa et d'autres régions du pays. Ensemble, ces expériences et ces liens continueront sans doute à assurer la réussite des projets.

 

Pour obtenir de plus amples renseignements sur Terra Nova, visitez le site Web du projet à
www.mediatouch.com/terraf.
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