ATA 46 Systèmes d'information

LÉGENDE

Procédures nécessaires

(O) - Une procédure d'exploitation
(M) or (M#) - Une procédure de maintenance
(O)(M) or (O)(M#) - Des procédures tant d'exploitation que de maintenance

Catégories de délai avant réparation

Catégorie A

Les articles de cette catégorie doivent être réparés dans le délai avant réparation indiqué dans la colonne des remarques ou exceptions de la MEL approuvée de l'exploitant. Lorsque les clauses conditionnelles inscrites dans la colonne des remarques ou exceptions de la MMEL précisent un nombre de cycles de fonctionnement ou d'heures de vol, le délai commence à compter du vol suivant. Lorsque le délai est indiqué en nombre de jours de vol, il commence à compter du premier jour de vol qui suit celui de la découverte du problème.

Autorisation de départ limitée – Certaines MMEL d'aéronefs équipés de moteurs FADEC ont des dispenses qui sont assujetties à des autorisations limitées dans le temps exprimées sous la forme de nombres d'heures d'utilisation moteur bien précis, et le tout débutera conformément aux heures fixées par le motoriste ou aux indications figurant dans la colonne des remarques de la MMEL. Les autorisations de départ limitée ne peuvent pas être prolongées.

Catégorie B

Les articles de cette catégorie doivent être réparés dans les 3 jours civils consécutifs, le jour de la découverte du problème étant exclu.

Catégorie C

Les articles de cette catégorie doivent être réparés dans les 10 jours civils consécutifs, le jour de la découverte du problème étant exclu.

Catégorie D

Les articles de cette catégorie doivent être réparés dans les 120 jours civils consécutifs, le jour de la découverte du problème étant exclu. Pour pouvoir entrer dans la catégorie D, l'article doit être facultatif ou faire partie d'un équipement superflu que l'exploitant peut, à sa discrétion, mettre hors service, retirer de l'aéronef ou le monter à bord.

Pour pouvoir être approuvé dans la catégorie D, l'article doit satisfaire aux critères suivants :

  1. son absence ne doit avoir aucune influence négative sur la charge de travail des membres d'équipage;
  2. les membres d'équipage ne doivent pas se fier sur la fonction remplie par cet article sur une base habituelle ou régulière;
  3. de par leur formation, leurs habitudes et leurs procédures développées ultérieurement, les membres d'équipage ne doivent pas se fier sur l'utilisation de cet article.

En générale, la dispense de la catégorie D ne sera pas approuvée pour de l'équipement réputé augmenter le niveau de sécurité, même si cet équipement est facultatif.

ARTICLE :  46-20-1  ORGANISEURS ÉLECTRONIQUES DE POSTE DE PILOTAGE

No. de système / série article Catégories de délai
avant
réparation
Nombre
d’articles
installés
Nombre
d’articles
à expédier
Procédures
nécessaires
Remarques ou exceptions

Organiseurs électroniques de poste de pilotage (OEPP) ***

OEPP de classe 3 C - - (O)

Peut être inexploitable à condition que des procédures de rechange soient établies et utilisées.

NOTE : Toute fonction, tout programme ou tout document qui fonctionne normalement peut être utilisé.

D - 0   Peut être inexploitable à condition que des procédures n’en requièrent pas l’utilisation.
Connectivité des données (classe 2) C - - (O) Peut être inexploitable à condition que des procédures de rechange soient établies et utilisées.
D - 0   Peut être inexploitable à condition que des procédures n’en requièrent pas l’utilisation.

Branchement de l’alimentation électrique (classes 1 et 2)

C - - (O) Peut être inexploitable à condition que des procédures de rechange soient établies et utilisées.
D - 0   Peut être inexploitable à condition que des procédures n’en requièrent pas l’utilisation.

Dispositif de montage (classe 2)

C - 0 (M)(O)

Peut être inexploitable à condition que :

a) l’OEPP et le matériel connexes soient bloqués en place par un moyen de rechange ou déposés de l’aéronef, et

b) des procédures de rechange soient établies et utilisées.

D - 0 (M)

Peut être inexploitable à condition que :

a) l’OEPP et le matériel connexes soient bloqués en place par un moyen de rechange ou déposés de l’aéronef, et

b) des procédures n’en requièrent pas l’utilisation.

DISCUSSION :

Références : PL 121 de la FAA (Version originale du 6 septembre 2007).

Cet article du Guide vise à fournir des lignes directrices portant sur la dispense propre aux organiseurs électroniques de poste de pilotage (OEPP) et aux applications logicielles connexes dans la Liste principale d’équipement minimal (MMEL). De récentes demandes formulées par l’industrie nous ont fait réaliser qu’il fallait uniformiser la dispense de la MMEL portant sur les organiseurs électroniques de poste de pilotage. À l’heure actuelle, de nombreux OEPP montés en rattrapage sont à la disposition des exploitants.

La circulaire consultative AC 120-76A de la FAA contient des renseignements et des conseils relatifs à la définition et à la certification des organiseurs électroniques de poste de pilotage et de leurs applications logicielles connexes. Les différentes classes sont définies ci-dessous.

Les OEPP faisant appel à du matériel de classe 1 sont généralement des systèmes informatiques disponibles directement sur le marché (COTS) servant aux opérations aériennes; ils sont portatifs, ils ne sont pas fixés à un dispositif de montage dans l’aéronef, ils sont considérés être des appareils électroniques portatifs (PED) comme des PDA (assistants numériques personnels), des tablettes électroniques (des ordinateurs tablettes portatifs), des ordinateurs portatifs, etc., ils peuvent se brancher à l’alimentation électrique de l’aéronef et/ou obtenir des données en lecture seule par l’intermédiaire d’une source d’alimentation/de données certifiée de l’aéronef et, s’ils n’utilisent qu’une application logicielle de type A, ils ne sont pas tenus de subir un processus de contrôle administratif en vue de leur utilisation à bord d’un aéronef.

Les OEPP faisant appel à du matériel de classe 2 sont généralement des COTS servant aux opérations aériennes; ils sont portatifs, ils sont considérés être des PED, ils sont tenus de subir un processus de contrôle administratif en cas de pose, de dépose ou d’utilisation dans un aéronef, et ils sont fixés à l’aide d’un dispositif de montage, soit directement sur l’aéronef (tout en étant amovibles), soit au moyen de dispositifs comme une console, un support ou un socle, etc. Ces appareils peuvent se brancher à l’alimentation électrique de l’aéronef et/ou obtenir des données en lecture seule par l’intermédiaire d’une source d’alimentation/de données certifiée de l’aéronef.

Les OEPP de classe 3 sont montés et branchés électriquement en permanence sur l’aéronef, ce qui nécessite une approbation de conception délivrée par TCAC. Ces appareils peuvent être branchés à des bus de données essentielles et/ou critiques de l’aéronef et ils peuvent servir à d’autres applications en matière de communication des données de l’aéronef.

Les applications logicielles de type A sont des présentations pré-composées et figées de données qui sont aussi actuellement disponibles en formation papier. Ces applications logicielles peuvent consister en des manuels reliés aux opérations de l’aéronef, comme la MEL de l’exploitant. On peut trouver d’autres exemples d’applications logicielles de type A à l’annexe A de l’AC 120-76A.

Les applications logicielles de type B comprennent des applications dynamiques et interactives qui autorisent la manipulation des données et de la présentation. On peut y trouver des cartes de région terminale, des carnets de bord électroniques, des devis de masse et centrage électroniques, des données sur les performances de l’aéronef, y compris des possibilités de calcul des opérations au décollage, en route et à l’atterrissage, des listes de vérifications électroniques, des liaisons de données air-sol, des données de météorologie aéronautique, etc. On peut trouver d’autres exemples d’applications logicielles de type B à l’annexe B de l’AC 120-76A.

Parmi les applications logicielles de type C, on peut trouver les affichages de vol primaires, le TCAS, l’ADSB, les cartes déroulantes, la position de l’aéronef, etc. Ces applications exigent une approbation de conception AIR, à moins que le logiciel ne soit modifiable par l’utilisateur et qu’il puisse ainsi servir à accueillir des applications des types A ou B.

Le présent article du Guide dew la MMEL ne vise pas à exclure les OEPP des classes 1 et 2 de la MEL de l’exploitant. Si tel est le souhait de l’intéressé, il est possible de négocier une dispense relative à un OEPP de classe 1 ou 2 avec l’autorité d’approbation de la MEL de l’exploitant en vue de son inclusion dans la MEL de cet exploitant sous la forme d’articles faisant l’objet d’un contrôle administratif.

Le présent article traite spécifiquement de la dispense des OEPP de classe 3 ainsi que dispositifs de montage, de la connectivité des données et des branchements de l’alimentation électrique propres aux OEPP des classes 1 et 2.

Différence avec la FAA : La dispense de la FAA est identique à celle de TCAC.

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