Les difficultés que pose le contrôle des cerfs varient en fonction de plusieurs facteurs, dont la qualité de l'habitat, la disponibilité de nourriture et l'emplacement des couloirs de migration. La présence des cerfs peut poser un problème permanent ou intermittent, selon l'habitat, la densité de la population locale, le temps de l'année ainsi que d'autres variables. Les aéroports sont souvent aménagés en zone rurale ou semi-rurale où ils sont entourés de boisés, de terres cultivées ou de terrains dans les premiers stades de succession. Les terrains d'aviation, ensemencés en graminées et en plantes à larges feuilles, sont des lieux de pâturage de prédilection pour les cerfs. Comme la chasse y est interdite, ils craignent moins de s'éloigner de la sécurité du couvert forestier pour aller s'y nourrir. Les terrains d'aviation sont d'autant plus attrayants que les prédateurs du cerf, notamment le coyote, font souvent l'objet d'un contrôle. Durant la période de reproduction, soit d'octobre à décembre, les mâles se déplacent davantage et sont plus susceptibles de traverser les terrains d'aviation dans leur recherche de femelles en rut. Les programmes de protection du cerf et l'interdiction de chasser en zones semi-rurales et péri-urbaines ont souvent mené à une surpopulation de cerfs, et après avoir épuisé les ressources alimentaires facilement accessibles de leur milieu, ceux-ci ont été poussés à rechercher d'autres sources de nourriture et à explorer de nouveaux habitats. Tous ces facteurs expliquent la présence des cerfs sur les terrains d'aviation et augmentent le risque qu'ils posent pour la sécurité des opérations aériennes. Ce rapport examine les différents moyens employés pour le contrôle des cerfs et évalue leur potentiel d'application aux aéroports.