Table des matières
TRANSPORTS CANADA
AVIATION CIVILE
GROUPE DE TRAVAIL SUR LES VéHICULES AéRIENS NON HABITéS
RAPPORT FINAL
Septembre 2007
Le présent document est le rapport final du groupe de travail sur les véhicules aériens non habités (UAV) formé dans le but d’élaborer un cadre réglementaire pour l’exploitation des véhicules aériens non habités. Ce cadre traite des termes et des définitions, de l’immatriculation et du marquage des aéronefs, de la délivrance des licences aux membres d’équipage de conduite et aux spécialistes de la maintenance, de la maintenance, de la navigabilité et du maintien de la navigabilité, des règles de vol et des approbations opérationnelles. Le groupe de travail sur les véhicules aériens non habités était une initiative conjointe du gouvernement et de l’industrie, convoquée par l’Aviation générale de Transports Canada, en décembre 2006, afin de traiter de l’augmentation du nombre de demandes de certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS) pour véhicule aérien non habité et de la complexité accrue de ces demandes.
Contexte
Les demandes de services pour les UAV, qui sont en hausse, comprennent entre autres la communication sans fil, les prévisions météorologiques, la recherche atmosphérique, les levés géographiques, l’intervention et l’évaluation en cas de sinistre, la protection des infrastructures de l’industrie pétrolière, la sécurité à la frontière et le transport de marchandises. En raison de leurs caractéristiques uniques comme leur persistance, leur versatilité et leur format compact, les UAV présentent un intérêt commercial potentiel. Il faut établir un cadre réglementaire afin d’assurer la sécurité du public et de faciliter le développement du secteur des UAV.
Mandat
Le mandat précise que le groupe de travail a pour objectif principal de définir un cadre réglementaire fondé sur les résultats pour l’exploitation des UAV sur de moyennes à longues distances, à moyenne altitude et hors de portée optique, dans l’espace aérien canadien. Par contre, les membres du groupe de travail se sont rapidement rendu compte que la plupart des UAV mis en service n’auraient pas la taille des aéronefs utilisés en aviation générale, mais seraient plutôt de petits UAV légers utilisés à basse ou moyenne altitude et hors de portée visuelle. À l’heure actuelle, il y a très peu de modèles d’UAV capables de voler dans les espaces aériens de classe A et/ou B, et ceux-ci sont très couteux. Aux é.-U., par exemple, les UAV qui volent à basse altitude et qui pèsent moins de 10 kg devraient représenter environ 80 % de la production civile, tandis que les UAV volant à moyenne et à haute altitude pourraient représentent seulement 5 à 6 % de toute la production civile. Les recommandations du groupe de travail visent l’utilisation des UAV sur de moyennes à longues distances, à moyenne altitude et hors de portée optique, mais elles sont en général assez exhaustives pour tenir compte du marché émergent. La section 5.0 donne un résumé de la portée.
Recommandations
La plupart des recommandations du groupe de travail portent sur l’utilisation des UAV dans l’espace aérien canadien. Par contre, selon le mandat, les politiques et les exigences en vigueur des organismes de réglementation et des autres agences étrangères, plus particulièrement celles de la U.S. Federal Aviation Administration (FAA), ont été prises en considération. Le groupe de travail s’est efforcé le plus possible de ne pas élaborer une réglementation réservée uniquement aux UAV puisque l’objectif est d’intégrer les UAV aux autres utilisateurs de l’espace aérien et non de les isoler. Dans ses recommandations, le groupe de travail a accordé la plus haute priorité à la sécurité. Le tableau 11-1 donne un résumé des recommandations clés.
Classification des UAV
Les UAV sont très variés en ce qui a trait au type de cellule, au poids, à la taille, à la vitesse, au système de propulsion, à la capacité de transport de charge utile, au profil de mission, au degré d’automatisation et au système d’acquisition de données. Le groupe de travail a adopté une classification fondée sur la masse maximale au décollage (MTOW) et le type de fonctionnement (c.-à-d. à portée visuelle ou hors de portée visuelle), et il a retenu deux masses de référence : 35 kg (masse que l’on retrouve dans le Règlement de l’aviation canadien) et 150 kg (masse que l’on retrouve dans les documents de l’Agence européenne de la sécurité aérienne et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). D’autres critères de classification pris en considération sont donnés à l’annexe C.
Immatriculation et marquage des aéronefs
Le groupe de travail recommande que tous les UAV soient marqués et immatriculés et que Transports Canada prenne des mesures afin de commencer à délivrer des certificats d’immatriculation le plus tôt possible (p. ex. d’ici juin 2008). Les travaux connexes comprennent la rédaction de documents consultatifs, la modification des demandes d’immatriculation, la modification des bases de données et l’attribution de séries de marques.
Formation et compétences des pilotes/exploitants de système et délivrance des licences
Les pilotes de systèmes d’aéronefs non habités (UAS) doivent être bien formés et assujettis à une réglementation afin de garantir une intégration sécuritaire des UAS dans l’espace aérien national. Tous les pilotes d’UAS devraient posséder une licence délivrée par Transports Canada. Les pilotes qui souhaitent effectuer des opérations autres que celles liées à un permis de pilote de système d’aéronef non habité devront obtenir une licence de pilote privé ou professionnel standard (c.-à-d. pour aéronef habité) annotée d’une qualification de type UAV. Les pilotes de systèmes d’aéronefs non habités pourraient être appelés à utiliser des véhicules aériens non habités dont les capacités de rendement et les domaines d’utilisation sont très variés. L’approche utilisée pour la formation des pilotes d’UAS ne devrait cependant pas être très différente de l’approche utilisée actuellement pour les pilotes d’aéronefs habités. Les permis de pilote proposés vont d’un permis pour « système d’aéronef non habité - opérations à portée visuelle uniquement » pour les UAV ayant une MTOW de moins de 35 kg à une licence de pilote professionnel conforme à la partie IV du Règlement de l’aviation canadien (RAC) annotée d’une qualification de type UAV. Le tableau 16-6 résume les permis proposés.
Compétences des spécialistes de la maintenance et délivrance des licences
Les spécialistes de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités devraient posséder une licence délivrée par Transports Canada, sauf si l’UAV a une MTOW de moins de 35 kg et qu’il est utilisé à portée visuelle. Dans ce cas, la maintenance du système, y compris l’aptitude au vol du véhicule aérien, pourrait être la responsabilité du propriétaire ou de l’exploitant de l’UAV sans que ce dernier soit tenu d’être titulaire d’une licence de technicien d’entretien d’aéronef (TEA).
Exigences relatives à la navigabilité, à l’autorité de vol et à la maintenance
Les produits aéronautiques des systèmes d’aéronefs non habités assujettis aux exigences relatives à la navigabilité devraient comprendre des composants embarqués et des composants au sol comme les moteurs, les cellules, les liaisons de commande et de contrôle et les systèmes de détection et d’évitement. Différents autorités de vol peuvent partager des composants (p. ex. plusieurs aéronefs contrôlés par un seul poste de commande et/ou plusieurs postes de commande qui se partagent le contrôle d’un seul aéronef). Les points relatifs à l’autorité de vol et à la navigabilité sont résumés aux tableaux 18.1 et 18.2. Le cadre réglementaire pour les UAV de toutes les masses est résumé aux tableaux 19.1 à 19.4.
Partie VI du RAC
Le groupe de travail a examiné le règlement et les normes en vigueur qui ont été élaborés en tenant compte des véhicules aériens non habités (sous-partie 3, partie VI du RAC) et il a aussi examiné les sous-parties 2, 5 et 6 de la partie VI du RAC afin de trouver les lacunes de la réglementation. Les détails sont fournis à la section 20.0. Le groupe de travail ne formule aucune recommandation portant sur la modification des règles de vol aux instruments.
Le groupe de travail recommande de créer une nouvelle sous-partie du RAC, qui pourrait se trouver dans la partie VI, et qui traiterait des certificats d’exploitation propres aux systèmes d’aéronefs non habités. Un nouveau groupe de travail devrait être créé afin d’élaborer la réglementation et les normes connexes relatives aux certificats d’exploitation privés, commerciaux et d’état. La décision de faire une distinction entre les différents certificats d’exploitation sous-entend que les exigences relatives au certificat d’exploitation privé seraient moins coûteuses (tout comme il y a une différence entre les certificats d’exploitation et les exigences de la sous-partie 4 de la partie VI et de la sous-partie 5 de la partie VII du RAC).
Le Règlement de l’aviation canadien ne définit pas toutes les exigences en matière de sécurité des véhicules aériens non habités. Certains éléments liés à l’exploitation des systèmes d’aéronefs non habités ne sont pas traités dans le règlement, comme p. ex. les systèmes d’interruption de vol, les systèmes de détection et d’évitement, les systèmes de commande, de contrôle et de communication et les postes de commande. De plus, le besoin d’établir des normes relatives au matériel de soutien comme les systèmes de lancement et de récupération (p. ex. catapultes, systèmes de lancement pneumatiques/hydrauliques), les sources d’alimentation et les démarreurs n’a pas été évalué. Un nouveau groupe de travail devrait être formé pour traiter de ces composants propres aux UAV.
Feuille de route
Conjointement avec le plan de travail, la figure 12.2 précise l’état actuel de l’industrie des UAV et trace un plan stratégique visant à intégrer de façon sécuritaire les véhicules aériens non habités dans le système de l’espace aérien canadien. Elle précise aussi les différentes activités qui devront être menées par Transports Canada et l’industrie des UAV, y compris les activités clés décrites dans les paragraphes ci-dessous :
Le présent document fournit à Transports Canada des considérations et des recommandations élaborées par consensus en vue de l’élaboration de la réglementation et des politiques. Le groupe de travail a bénéficié d’une participation importante de la part de l’industrie et d’importants investissements de la part de l’industrie et du gouvernement. Afin de conserver l’élan généré par les travaux du groupe et d’assurer un soutien continu, le groupe de travail recommande fortement que des mesures soient prises pour rapidement mettre en œuvre les considérations et les recommandations du présent rapport, p. ex. faire parvenir le rapport final au Comité réglementaire de l’aviation civile (CRAC) pour examen et former un groupe de travail chargé d’examiner le processus de délivrance des COAS pour UAV. Les membres du groupe de travail croient que si les recommandations présentées dans le présent rapport sont adoptées et que les modifications sont apportées, le Canada aura un système de réglementation efficace qui permettra d’intégrer en toute sécurité les systèmes d’aéronefs non habités dans l’espace aérien intérieur canadien.
| ADS-B | Surveillance dépendante automatique en mode diffusion |
| AESA | Agence européenne de la sécurité aérienne |
| APM | Avis de proposition de modification |
| APMP | Avis de proposition de modification préalable |
| ASTM | American Society for Testing and Materials |
| AUVSI | Association for Unmanned Vehicle Systems International |
| BCEATST | Bureau canadien d’enquête sur les accidents de transport et de la sécurité des transports |
| BST | Bureau de la sécurité des transports (Canada); |
| CCCOS | Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage |
| CCRAC | Conseil consultatif sur la réglementation aérienne canadienne |
| CCSVT | Centre canadien des systèmes de véhicules télépilotés |
| CCUVS | Canadian Centre for Unmanned Vehicle Systems |
| CNRC | Conseil national de recherches du Canada |
| COAS | Certificat d’opérations aériennes spécialisées |
| COPA | Canadian Owners and Pilots Association |
| CRAC | Comité réglementaire de l’aviation civile |
| CS | Spécifications de certification (AESA) |
| DOD | Department of Defense (états-Unis) |
| DSTNA | Directeur - Service technique de la navigabilité aérienne |
| ELT | Radiobalise de repérage d’urgence |
| ETP | Équivalent temps plein |
| EUROCAE | Organisation européenne pour l’équipement électronique de l’aviation civile |
| FAA | Federal Aviation Administration (états-Unis) |
| GD | Gouvernement en direct |
| ICA | Instructions pour le maintien de la navigabilité |
| IFR | Règles de vol aux instruments |
| ISAD | Initiative stratégique pour l’aérospatiale et la défense |
| JAA | Joint Aviation Authorities (états-Unis) |
| JAR | Joint Aviation Requirements (Etats-Unis) |
| MAAC | Modélistes aéronautiques associés du Canada |
| MALE | Moyenne altitude et grande autonomie |
| MDN | Ministère de la Défense nationale (Canada) |
| MMIST | Mist Mobility Integrated System Technology |
| MTOW | Masse maximale au décollage |
| OACI | Organisation de l’aviation civile internationale |
| OTAN | Organisation du Traité de l’Atlantique Nord |
| RAC | Règlement de l’aviation canadien |
| RDDC | Recherche et développement pour la défense Canada |
| RHDSC | Ressources humaines et Développement social Canada |
| RIR | Retombées industrielles et régionales |
| RNCam | Ressources naturelles Canada |
| RTCA | Radio Technical Commission for Aeronautics |
| SAE | Society of Automotive Engineers (états-Unis) |
| SGS | Systèmes de gestion de la sécurité |
| SNA | Système de navigation aérienne |
| SPPOC | Sécurité publique et Protection civile Canada |
| STANAG | Accords de normalisation (OTAN) |
| TEA | Technicien d’entretien d’aéronef |
| TERPS | Procédures aux instruments en région terminale |
| UAS | Système d’aéronef non habité |
| UAV | Véhicule aérien non habité |
| UOC | Certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité |
| USAR | Exigences en matière de navigabilité des systèmes d’UAV |
| UVS | Systèmes de véhicules non habités |
| VFR | Règles de vol à vue |
Le nombre de demandes de certificat d’opération aérienne spécialisée (COAS) pour véhicule aérien non habité augmente annuellement, et ces demandes sont de plus en plus diversifiées sur le plan de la complexité opérationnelle, des restrictions et des besoins. Les processus d’approbation et le cadre réglementaire actuels ne permettent pas de faire efficacement face à la situation. Un groupe de travail sur les véhicules aériens non habités a été créé par la Direction de l’aviation générale de Transports Canada, en décembre 2006, dans le but d’évaluer la réglementation et les procédures en vigueur afin de déterminer l’ampleur des changements requis pour permettre l’intégration des véhicules aériens non habités dans un environnement réservé traditionnellement aux aéronefs habités.
La démarche visait à harmoniser les intérêts des intervenants et à établir une séquence de travail logique dans le but d’appuyer les décisions futures en matière de politiques et de réglementation. La haute direction de Transports Canada a décidé que ce groupe de travail ne serait pas créé par l’intermédiaire du Conseil consultatif sur la réglementation aérienne canadienne (CCRAC), mais que les recommandations formulées par le groupe de travail en vue de modifier la réglementation existante et d’élaborer une nouvelle réglementation feraient l’objet de consultations par l’entremise des comités techniques du CCRAC.
Selon son mandat, le groupe de travail avait pour objectif principal de définir un cadre réglementaire fondé sur les résultats pour permettre l’utilisation d’UAV sur de moyennes à longues distances, à moyenne altitude et hors de portée optique dans l’espace aérien canadien. Ce cadre devra être harmonisé avec celui des états-Unis dans la mesure nécessaire pour permettre une reconnaissance réciproque des cadres.
Lorsque le mandat du groupe de travail a été établi il y a près d’un an, l’utilisation mentionnée dans l’Objectif a été choisie comme point de départ logique pour deux raisons. D’abord, un projet d’utilisation d’un UAV MALE (moyenne altitude et grande autonomie) dans l’espace aérien canadien était sur le point d’être mis en œuvre (cela ne s’est pas réalisé). Ensuite, cette utilisation semblait plus complexe que toutes les autres utilisations pour lesquelles un certificat d’exploitation avait déjà été délivré. Même si la description MALE vient de la classification militaire des UAV, l’objectif était de se concentrer sur des aéronefs dont la taille était semblable à celle des aéronefs utilisés en aviation générale, qui évoluaient hors de portée optique et qui seraient intégrés à l’espace aérien avec les aéronefs habités.
Au cours de la première réunion, les membres du groupe de travail ont conclu que la plupart des UAV qui seraient mis en service n’auraient pas la taille des aéronefs utilisés en aviation générale et que le marché civil viserait surtout les petits UAV légers utilisés à basse ou moyenne altitude hors de portée visuelle. À l’heure actuelle, il y a très peu de modèles d’UAV capables de voler dans un espace aérien de classe A, et seulement quelques modèles sont utilisés régulièrement dans un espace aérien de classe B.
Cette conclusion a influé sur les discussions et les décisions du groupe de travail (pour plus de détails, voir la section 12.1.4). Même si les recommandations du groupe de travail respectent l’objectif du mandat et visent l’utilisation des UAV sur de moyennes à longues distances, à moyenne altitude et hors de portée optique, elles sont assez exhaustives pour tenir compte du marché réel.
Le mandat précise que le cadre réglementaire doit être harmonisé avec celui des états-Unis dans la mesure nécessaire pour permettre une reconnaissance réciproque des cadres. Il est important de mentionner que même si la FAA avait fait part de son intérêt à participer au groupe de travail, aucun représentent de la FAA n’a assisté aux rencontres. En élaborant ses recommandations, le groupe de travail a essayé de tenir compte des politiques et des exigences en vigueur des organismes de réglementation étrangers et d’autres organismes, comme cela est précisé à la section 12.1.7.
Le groupe de travail devait analyser les points importants entourant l’utilisation des UAV, examiner la réglementation en vigueur et présenter des recommandations en vue d’établir un cadre réglementaire. Le groupe de travail s’est efforcé le plus possible de ne pas élaborer une réglementation réservée uniquement aux UAV puisque l’objectif est d’intégrer les UAV aux autres utilisateurs de l’espace aérien et non de les isoler. Dans ses recommandations, le groupe de travail a accordé la plus haute priorité à la sécurité et, pendant les discussions, il a tenu compte autant des approches faisant appel à la réglementation que des autres types d'approche.
La plupart des recommandations du groupe de travail portent sur l’utilisation des UAV dans l’espace aérien canadien, car aucune autre réglementation n’a encore été établie par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ni par d’autres organismes de réglementation. Toutefois, le but ultime est de se conformer aux normes de l’OACI et d’adopter une réglementation sur l’utilisation des UAV qui permettrait des opérations transfrontalières transparentes avec les états-Unis.
Selon le mandat, la priorité devait être accordée aux questions d’exploitation et de maintien de la navigabilité. Toutefois, le groupe de travail ne devait pas définir de codes de navigabilité ni de normes d'équipement spécifiques pour les aéronefs, les systèmes de commande, de contrôle et de communication ou le poste de commande au sol, et il ne devait pas traiter :
Même s'il a fallu discuter de ces aspects de l'exploitation des UAV au cours des réunions, aucun n’a fait l'objet d'une étude approfondie.
Il est aussi important de préciser que les points suivants n’ont pas été traités lors des discussions du groupe de travail et qu’ils n’ont donc pas été pris en considération au moment de formuler les recommandations :
Le groupe de travail a basé ses discussions sur les postulats suivants :
La liste des membres du groupe de travail (annexe A) comprend des représentants de Transports Canada, du MDN, de NAV CANADA, du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et de la Canadian Owners and Pilots Association (COPA) ainsi que 16 intervenants du secteur privé canadien des UAV dont des créateurs et des exploitants d’UAS, des associations du secteur des UAV et des universitaires.
Le groupe de travail a tenu une téléconférence, le 20 décembre 2006, au cours de laquelle le mandat a été examiné. De janvier à décembre 2007, le groupe de travail s’est réuni à sept reprises à Ottawa. Six de ces réunions se sont échelonnées sur 3 jours, et la dernière réunion s’est échelonnée sur 2 jours.
Les comptes rendus des décisions prises au cours des réunions ont été envoyés aux membres du groupe de travail ainsi qu’au directeur de l’Aviation générale. Le groupe de travail a remis un rapport intérimaire au directeur de l’Aviation générale le 30 mars 2007. Les membres du groupe de travail ont accepté le rapport final lors de la réunion de septembre. Afin que le rapport final soit le plus court possible, plusieurs des étapes, débats et délibérations intermédiaires du groupe de travail ont été résumés.
Tous les membres du groupe de travail sont en accord avec le rapport final présenté.
Il faut noter que le groupe de travail ne s’est pas limité à présenter des recommandations sur les technologies connues et leur utilisation. Toutes les recommandations présentées au directeur de l’Aviation générale se retrouvent dans les sections 12.4 à 23.2.
Le tableau ci-dessous résume les recommandations clés qui sont expliquées plus en détail dans le présent rapport.
Tableau 11-1 Recommandations clés
| Renvoi au rapport | Recommandations clés |
| 12.4 | Avant que l’industrie des UAV accepte la responsabilité de la gestion de certaines parties de l’infrastructure réglementaire liée aux UAV, le groupe du secteur des UAV devrait travailler avec Transports Canada afin d’élaborer la structure réglementaire. |
| 12.6 | Transports Canada devrait augmenter les ressources allouées pour les travaux relatifs aux UAV et créer une équipe multidisciplinaire spécialisée sur les UAV, qui serait dirigée par un gestionnaire de programme, afin de mettre en œuvre les recommandations du présent rapport et de regrouper les connaissances, l’expérience et les compétences spécialisées. |
| 13.0 | Trois définitions du paragraphe 101.01(1) du RAC devraient être modifiées et huit nouveaux termes et nouvelles définitions, essentiels à la compréhension de l’utilisation des UAV, devraient être ajoutés au RAC. |
| 14.0 | La classification des UAV devrait être basée sur la MTOW (c.-à-d. 35 kg et 150 kg) et sur le type d’utilisation (c.-à-d. à portée visuelle ou hors de portée visuelle). |
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15.0 23.1 |
Tous les UAV devraient être marqués et immatriculés. Transports Canada devrait prendre des mesures afin de commencer à délivrer des certificats d’immatriculation le plus tôt possible (p. ex. d’ici juin 2008), ce qui inclut la rédaction de documents consultatifs, la modification des demandes d’immatriculation, la modification des bases de données et l’attribution de séries de marques. |
| 16.0 | Les opérateurs de systèmes de lancement et de crosses d’arrêt, les observateurs, les opérateurs de charge utile et les planificateurs de mission ne devraient pas avoir besoin de licence. |
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16.0 16.3.2 |
Tous les pilotes d’UAS devraient posséder une licence délivrée par Transports Canada. Des possibilités de délivrance de licences « canadiennes » devraient être offertes aux pilotes qui effectuent des opérations précises avec des type précis d’UAV. |
| 16.2.1 | Des exigences minimales relatives à l’âge devraient être imposées aux pilotes d’UAS. |
| 16.2.2 | Un certificat médical devrait être exigé pour la délivrance d’un permis ou d’une licence de pilote d’UAS. |
| 16.2.3 | Tous les pilotes d’UAS devraient réussir un examen écrit de Transports Canada. |
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16.2.4 16.4 |
Tous les pilotes d’UAS devraient avoir suivi une formation portant expressément sur le système. Cette formation devrait être donnée par l’exploitant, le constructeur ou une tierce partie. |
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16.2.5 16.3.4 16.4 |
Tous les pilotes d’UAS devraient démontrer leurs compétences quant à leur capacité d’effectuer les procédures qui conviennent au type d’UAV visé, autant en situation normale qu’en situation d’urgence. Les tests en vol, les examens d’aptitudes et les vérifications de compétences qui sont nécessaires à l’obtention d’une qualification de type devraient être effectués par des exploitants ou des constructeurs d’UAV ou des tierces parties qualifiés. |
| 16.2.6 | Le maintien et la mise à jour des compétences des pilotes d’UAS devraient être assurés conformément à l’article 401.05 du RAC. |
| 16.4 | La formation opérationnelle spécifique (c.-à-d. exigences uniques à l’utilisation de l’UAV) devrait être fournie par l’exploitant de l’UAV à l’équipage de conduite de l’UAS. |
| 17.0 | Les spécialistes de la maintenance des UAS devraient posséder une licence délivrée par Transports Canada, sauf si l’UAV a une MTOW d’au plus 35 kg et qu’il est utilisé pour des vols VFR effectués à portée visuelle. Dans ce cas, la maintenance de l’UAS pourrait être effectuée par le propriétaire ou l’exploitant de l’UAV sans que ce dernier soit tenu d’être titulaire d’une licence de TEA. |
| 17.1 | Une nouvelle qualification d’UAS pour les titulaires de licence de TEA devrait être créée. |
| 18.1 | Des autorités de vol devraient être exigées pour tous les UAV, sauf si l’UAV a une MTOW d’au plus 35 kg et qu’il est utilisé pour des vols VFR effectués à portée visuelle. |
| 18.2 | Des données sur la navigabilité de Transports Canada devraient être incluses dans le processus d’approbation du COAS. |
|
12.4.1 18.2 |
L’industrie des UAV, en collaboration avec Transports Canada, devrait élaborer et adopter des normes de conception en matière de navigabilité pour les UAV ayant une MTOW d’au plus 150 kg. Le concept des normes de conception devrait être approuvé par Transports Canada avant le début des travaux. |
| 18.2 | Les UAV ayant une MTOW de plus de 150 kg devraient avoir une certification de type. |
| 20.0 | Des modifications devraient être apportées aux sous-parties 2, 3 et 5 de la partie VI du RAC. |
| 20.2 | Une nouvelle sous-partie du RAC devrait être créée afin de traiter des certificats d’exploitation propres aux systèmes d’aéronefs non habités. Un nouveau groupe de travail devrait être créé afin d’élaborer la réglementation et les normes connexes relatives aux certificats d’exploitation d’UAS privés, commerciaux et d’état. |
| 21.0 | Un nouveau groupe de travail devrait être créé pour traiter des composants propres aux UAV. |
| 22.1 | La Loi sur le Bureau canadien d’enquête sur les accidents de transport et de la sécurité des transports (BCEATST) devrait être examinée pour s’assurer que les accidents et incidents d’UAV soient bien retracés et documentés. |
| 22.2 | Afin d’éviter les recherches inutiles, les écrasements d’UAV devraient être signalés lorsqu’il y a possibilité de confusion avec un écrasement ou une épave d’aéronef habité. |
| 22.3 | Transports Canada devrait surveiller les travaux des groupes de normalisation de même que ceux d’autres organismes qui élaborent des normes sur les UAV, comme l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). |
| 23.2 | Un nouveau groupe de travail devrait être formé avant la fin de 2007 afin d’examiner le processus actuel de délivrance des COAS pour UAV dans le but de l’améliorer autant au profit de Transports Canada que de l’industrie des UAV. La participation des inspecteurs régionaux responsables de la supervision de la sécurité des UAV est essentielle. |
| Résumé | Transports Canada devrait accepter et mettre en œuvre le plan de travail quinquennal proposé. |
Les UAV sont des utilisateurs légitimes de l’espace aérien. La présente feuille de route trace un plan stratégique qui vise à intégrer de façon sécuritaire les véhicules aériens non habités dans le système de l’espace aérien canadien. Elle précise l’état actuel de l’industrie des UAV, trace un plan stratégique en vue de l’intégration sécuritaire dans l’espace aérien et précise aussi les différentes mesures que Transports Canada et l’industrie des UAV devront prendre. Les lacunes seront identifiées et des recommandations seront formulées afin de corriger ces lacunes et atteindre les objectifs.
La présente feuille de route aidera les décideurs de Transports Canada à mettre en œuvre la réglementation sur les UAV et permettra d’identifier les secteurs d’investissements les plus profitables pour l’industrie et les secteurs propices à une coopération nationale et internationale.
12.1 Situation actuelle – 2007
Les demandes du marché en vue de trouver des solutions de rechange efficaces et productives à une multitude de services servant à soutenir la santé mondiale sont en hausse. Ces services comprennent entre autres la communication sans fil, les prévisions météorologiques, la recherche atmosphérique, l’intervention et l’évaluation en cas de sinistre, la protection des infrastructures de l’industrie pétrolière, la sécurité à la frontière et le transport de marchandises. Même s’il est certain que les UAV ne pourront pas remplacer les aéronefs habités dans toutes les missions, ils offrent des capacités uniques qui peuvent s’appliquer à plusieurs de ces services. Les UAV sont des plates-formes efficaces en raison de leur persistance et de leur versatilité. De plus, il est très avantageux d’avoir un système d’aéronef qui ne met pas la vie du pilote en danger lorsqu’il faut effectuer des opérations près de secteurs à risque ou dans des environnements dangereux. La technologie de la miniaturisation fera probablement en sorte que les domaines d’utilisation des UAV finiront par être plus nombreux que ceux des aéronefs habités.
Même si le groupe de travail a divisé les UAV en six groupes généraux en fonction de leur utilisation, cette liste n’est pas exhaustive.
Détection/surveillance :
Livraison de charges utiles (charges non réutilisables) :
Vols circulaires :
Transport :
Instruction en vol :
Vols d’essai :
12.1.2 Situation actuelle à Transports Canada - Ressources, réglementation et surveillance
Les certificats d’opérations aériennes spécialisées sont délivrés par les bureaux régionaux de Transports Canada. Les inspecteurs de l’Aviation générale qui délivrent les certificats ne sont pas responsables uniquement de la gestion de l’utilisation des UAV, mais aussi de la délivrance des licences au personnel, de l’immatriculation et de la location des aéronefs, de l’autorisation des lancements de fusées, de l’aviation personnelle et de la délivrance des COAS pour les manifestations aéronautiques spéciales. À l’Administration centrale, le bureau de première responsabilité chargé des UAV compte un inspecteur qui travaille aussi en aviation personnelle et en aviation générale. Le fait d’avoir moins d’un équivalent temps plein (ETP) au bureau de première responsabilité à Ottawa ne permet pas de répondre aux besoins du milieu et de fournir de l’aide et un soutien fonctionnel au personnel en région. Dans les régions, en raison de l’augmentation des demandes de COAS, les normes en matière de service ne sont pas respectées.
La structure du COAS permet une certaine flexibilité en raison, entre autres, de l’absence de normes détaillées, mais cette situation ne peut pas durer, car le nombre de demandes de COAS augmente annuellement. En raison du manque de ressources adéquates au sein de Transports Canada, il n’a pas été possible d’appliquer une approche nationale normalisée pour le traitement des demandes de COAS. Cette combinaison de facteurs a influé sur la capacité des exploitants d’UAV de prendre des décisions d’affaires et a un effet négatif sur le développement de l’industrie des UAV au Canada.
Le Document de politique sur la fréquence des inspections de Transports Canada, sous la tâche opérationnelle no 22D089, traite de la surveillance de l’utilisation des UAV.
12.1.3 Aperçu de l’industrie actuelle des UAV – Au Canada et ailleurs
L’industrie canadienne est actuellement en mesure de devenir un chef de file mondial en matière de technologie et de services pour les systèmes d’aéronefs non habités. Tous les membres du groupe de travail croient qu’il est essentiel que Transports Canada élabore rapidement une réglementation et des normes afin de pouvoir exploiter cet avantage technologique et créer des débouchés au niveau national, ainsi que des possibilités d’exportation.
Il y a plus de 220 entreprises liées au secteur des UAV au Canada. Ce secteur est aussi soutenu par au moins 38 chercheurs de niveau postsecondaire, centres de recherches ou instituts de formation technique. Il y a aussi environ 60 organismes gouvernementaux qui ont un intérêt dans les UAV.
Le marché mondial des UAV, civils et militaires, devrait atteindre 40 milliards $ d’ici 4 ans. L’importance stratégique du secteur international des UAV ne cesse de croÎtre. Grâce aux progrès dans le domaine de la robotique, de l’intelligence artificielle et du développement des plates-formes, le secteur des UAV fait maintenant partie des applications militaires courantes et de nombreuses applications pratiques au niveau civil. Il semble que les applications civiles dans lesquelles la croissance est la plus rapide sont celles liées à la science (p. ex. météorologie), à la surveillance des frontières, à la surveillance maritime, à la détection des feux de forêt et aux services d’urgence.
12.1.4 UAV MALE en regard du marché apparent
Selon une étude récente menée aux é.-U., les aéronefs qui volent à basse altitude et qui pèsent moins de 20 lb devraient représenter environ 80 % de tous les aéronefs non habités civils fabriqués. Les véhicules plus gros volant à basse altitude devraient représenter environ 15 % de la production civile prévue. Ces véhicules devraient comporter un mélange de petits véhicules, de véhicules à grande autonomie et d’aéronefs à décollage et atterrissage verticaux. Les aéronefs à moyenne et haute altitude représenteront seulement 5 à 6 % de toute la production d’aéronefs non habités civils.
Puisque le coût des UAV militaires ne cesse d’augmenter, il devient de moins en moins intéressant d’adapter les UAV militaires à une utilisation civile. Il est peu probable que le marché commercial civil soit envahi d’UAV MALE. Il sera plutôt desservi par des UAV moins coûteux.
Le marché tend de plus en plus vers des plates-formes plus petites qui sont moins coûteuses et plus faciles à manœuvrer. Cette tendance est facilitée par la miniaturisation des capteurs, des commandes, des systèmes de liaison de données et des éléments de calcul. Par conséquent, l’industrie des UAV et Transports Canada devraient se concentrer sur le secteur des petits systèmes en vue d’améliorer le processus de réglementation et de permettre l’accès à l’espace aérien. En d’autres mots, les efforts déployés pour établir un cadre réglementaire auront plus de poids s’ils visent ce secteur, autant pour permettre le vol dans l’espace aérien civil que pour normaliser le processus d’approbation.
12.1.5 Organismes de défense des intérêt et organismes facilitateurs canadiens du secteur des UAV
Au Canada, il y a actuellement trois organismes de l’industrie du secteur des UAV qui ont comme mandat, entre autres, d’effectuer ou de faciliter :
Unmanned Vehicle Systems Canada
Unmanned Vehicle Systems Canada (UVS Canada) est une association sans but lucratif indépendante entièrement canadienne qui a été fondée en 2002. Ses membres regroupent des représentants de l’industrie, des universités et du gouvernement ainsi que d’autres personnes intéressées. L’association a comme objectifs de présenter le milieu canadien des UVS à ses membres, aux autres Canadiens et au reste du monde et d’être l’organisme apolitique qui défend les intérêts de tous les Canadiens, peu importe leur région, leur province ou leur territoire d’appartenance, lorsqu’il est question des systèmes de véhicules non habités.
AUVSI - Canada
AUVSI-Canada est la filiale canadienne de l’Association for Unmanned Vehicle Systems International (AUVSI) dont le siège social est situé aux états-Unis. Elle a été fondée par des représentants de grandes entreprises canadiennes du domaine de la défense, des gouvernements provinciaux et du milieu universitaire afin de contribuer au développement et à l’utilisation au niveau mondial des compétences canadiennes dans le secteur émergent des systèmes de véhicules non habités. Son principal objectif est de faire connaître davantage les recherches avant-gardistes du Canada et ses capacités à mettre en service des technologies et des systèmes de pointe dans le secteur en plein essor des systèmes de véhicules non habités.
Centre canadien des systèmes de véhicules télépilotés
Le Centre canadien des systèmes de véhicules télépiloté (CCSVT) – Canadian Centre for Unmanned Vehicle Systems (CCUVS) – est une entreprise sans but lucratif administrée par un conseil d’administration national formé de représentants de l’industrie, du gouvernement et du milieu universitaire. Le CCSVT fournit des installations d’utilisation commune impartiales afin de répondre aux besoins du Canada en matière d’essais et d’évaluation, de recherche et développement, de commercialisation et de formation. Ses bureaux sont situés à Medicine Hat (Alberta). Le Centre a comme mission de promouvoir et de mettre l’accent sur la recherche, le développement et la commercialisation de la technologie liée aux systèmes de véhicules non habités (UVS) à travers le pays. Il regroupe les intérêts des universités, du gouvernement et de l’industrie sur l’utilisation des UVS aériens, maritimes et terrestres. Il a comme objectif de faciliter une croissance rentable soutenue du secteur canadien des UVS.
12.1.6 Groupes de normalisation – états-Unis et Europe
Radio Technical Commission for Aeronautics
Le Comité spécial 203 de la Radio Technical Commission for Aeronautics (RTCA) a été formé à la fin de 2004 et il agit à titre de comité consultatif fédéral. Vingt organismes internationaux sont membres du comité. Il a publié son premier document intitulé Guidance Material and Considerations for UAS en mai 2007. Il travaille actuellement à établir un processus de détermination et de découverte de données de base (processus DO-264 personnalisé visant à coordonner la détermination des exigences). Des groupes de travail en normalisation ont été formés pour :
American Society for Testing and Materials International
En juillet 2003, le comité international F-38 de l’American Society for Testing and Materials (ASTM) a été créé afin d’élaborer des normes et des documents d’orientation pour les véhicules aériens non habités. Les travaux se poursuivent au sein des sous-comités sur la navigabilité aérienne, les opérations aériennes et les qualifications des utilisateurs. Les normes approuvées portent sur les sujets suivants :
Les travaux en cours portent sur les sujets suivants :
Society of Automotive Engineers International
La Society of Automotive Engineers (SAE) International est une source de référence internationale au niveau des normes, des événements, des renseignements techniques et des connaissances spécialisées utilisés pour la conception, la construction, l’entretien et l’exploitation de véhicules automoteurs utilisés sur terre ou sur mer, dans les airs ou dans l’espace. Les travaux en cours portent entre autres sur un document de pratiques recommandées pour le domaine aérospatial (ARP5707) intitulé Pilot Training Recommendations for Unmanned Aircraft Systems (UAS) Civil Operations. Ce document servira de guide sur les connaissances, les compétences et les capacités qu’un pilote doit posséder afin d’effectuer des types précis d’opérations avec des UAS, et il fournira un gabarit sur la formation opérationnelle des pilotes d’UAS ainsi qu’un moyen d’évaluer cette formation pour les exploitants civils d’UAS.
Organisation européenne pour l’équipement de l’aviation civile
Le Comité de direction de l’Organisation européenne pour l’équipement électronique de l’aviation civile (EUROCAE) a approuvé le mandat du groupe de travail 73. Sa tâche principale est d’élaborer un cadre d’exigences pour les UAS qui permettrait de gérer les aéronefs habités et non habités de la même façon dans l’environnement de gestion existant de la circulation aérienne. S’il est déterminé que certains aspects de l’utilisation des UAS dans des conditions normales et anormales exigent des dispositions spéciales en matière de gestion du trafic aérien, ces questions seront transmises à EUROCONTROL et à l’OACI.
Un groupe d’intérêt spécial sur les « petits UAS » a été formé au sein du groupe de travail 73 d’EUROCAE. Il travaillera dans le cadre du mandat d’EUROCAE afin d’établir une approche européenne commune à l’utilisation des petits UAS (c.-à-d. de moins de 150 kg), puisque ces UAS ne relèvent pas du champ de compétence de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). Les UAS de moins de 150 kg offrent d’importantes possibilités, et leur portée d’action peut permettre de traverser les frontières. Il s’agit donc d’une question d’interopérabilité internationale.
FAA
Plan de programme des UAS
Le plan de programme quinquennal des UAS, qui sera bientôt rendu public, fait état des ressources (actuellement, 17 personnes travaillent au bureau du programme des UAS), évalue les besoins actuels liés aux missions des UAS, prévoit les demandes à court terme des UAS en matière de capacité de l’espace aérien et trace un plan stratégique visant l’intégration sécuritaire des UAS dans l’espace aérien des é.-U.
Certificat d’autorisation
Un organisme gouvernemental ou public qui souhaite utiliser un UAS dans l’espace aérien national doit obtenir un certificat d’autorisation. Ce certificat est délivré au cas par cas, et aucune entreprise commerciale ne peut en faire la demande. Plus de 100 certificats d’autorisation ont été délivrés en 2006, et les projections pour 2007 et les années suivantes font état d’une augmentation importante (c.-à-d. une augmentation annuelle de 30 %). La FAA a établi un système de demande sur Internet qui permet de présenter une demande de certificat d’autorisation sous forme électronique. Les demandeurs doivent obtenir un numéro de compte pour pouvoir accéder au système en ligne.
Certificat spécial de navigabilité - Expérimental
Les entreprises commerciales doivent obtenir un certificat spécial de navigabilité – Expérimental pour leurs UAS. Les derniers certificats ont été délivrés à AAI Corporation pour le système d’aéronef non habité Shadow 200B et à Raytheon Missiles Systems pour trois UAS Cobra. Ces certificats sont valides pour une durée d’un an à partir de la date de délivrance. Jusqu’à maintenant, 12 certificats spéciaux de navigabilité ont été délivrés, pour des véhicules aériens non habités allant de 4 lb à 12 000 lb, et 4 autres sont à l’étude. Tous les aéronefs visés ont des certificats d’immatriculation annotés en conséquence.
Comité de réglementation aérienne sur les petits UAS
Le bureau du programme des UAS a eu l’autorisation de créer un comité de réglementation aérienne sur les petits UAS (moins de 35 lb) qui a comme objectif d’élaborer un processus qui permettrait aux petits UAS d’effectuer des opérations commerciales à portée visuelle, le jour, en VFR, dans des secteurs inhabités. Les travaux devraient prendre de 8 à 12 mois.
Groupe de représentants du milieu technique des UAS
En juillet 2004, la FAA a franchi la première étape vers l’établissement d’un programme de recherche sur les UAS en créant un groupe de représentants du milieu technique dont le mandat est de déterminer les exigences requises en matière de recherche afin d’appuyer les activités de la FAA dans le domaine de la réglementation et de la surveillance de la sécurité des UAS. Cette année, le Congrès des états-Unis a officiellement établi le programme de recherche sur les UAS de la FAA en approuvant un budget distinct dans les crédits alloués à la FAA pour la recherche, l’ingénierie et le développement. Les questions de technologie auxquelles on a accordé une plus grande priorité comprennent les technologies de détection et d’évitement et les exigences en matière de commande, de contrôle et de communication des UAS.
Autres travaux en cours
OACI
La Commission de navigation aérienne de l’OACI a donné son accord à la création d’un groupe d’étude sur les systèmes d’aéronefs non habités qui se penchera sur les véhicules aériens non habités afin d’aider le Secrétariat à déterminer un concept réglementaire, à orienter le processus d’élaboration des normes et pratiques recommandées au sein de l’OACI, à identifier les besoins en matière de communication et à appuyer l’intégration sûre, sécuritaire et efficace des UAV dans l’espace aérien international. La première réunion de ce groupe se tiendra probablement au début de 2008.
AESA
L’AESA devrait publier, d’ici l’automne 2007, la politique générale sur la certification de type des UAV, basée sur l’Avis de proposition de modification préalable (APMP) de 2005. Au début de juin 2007, l’AESA a délivré le premier permis de vol au système d’UAV CAMPCOPTER S-100 de Schiebel. Ce permis de vol permettra à la firme Schiebel d’obtenir beaucoup plus facilement des permis de vol nationaux dans les pays membres de l’Union européenne. Le permis de vol a été délivré pour les vols d’essai et les vols de démonstration pour les clients potentiels.
EUROCONTROL
En 2004, EUROCONTROL a commencé à élaborer des normes de gestion du trafic aérien afin de pouvoir considérer les véhicules aériens non habités militaires comme du trafic aérien opérationnel à l’extérieur de l’espace aérien réservé. Ces travaux sont maintenant terminées, et EUROCONTROL a commencé à élaborer des normes de gestion du trafic aérien pour les UAV militaires à l’intérieur de l’espace aérien réservé. Chaque pays devra décider s’il incorpore ou non les normes sur les UAV d’EUROCONTROL dans sa réglementation nationale. Puisque EUROCONTROL ne se limite pas à l’espace aérien réservé pour l’utilisation des UAV, il devra porter attention à toutes les lacunes de la gestion du trafic aérien et déterminer quelles améliorations pourraient être requises afin d’intégrer les UAV avec les aéronefs habités.
OTAN
En 2004, l’OTAN a créé le groupe de travail sur l’utilisation des UAV dans l’espace aérien non réservé afin de faciliter les vols transfrontaliers des UAV de l’OTAN. Ce groupe de travail a participé, entre autres, à la création de divers accords de normalisation (STANAG) portant sur les normes de formation des exploitants d’UAV (en passe d’être ratifié), les exigences fonctionnelles relatives à la détection et à l’évitement (en préparation pour ratification) et les exigences relatives à la sécurité du système (version préliminaire).
De plus, une équipe de spécialistes sur les exigences en matière de navigabilité des systèmes d’UAV (USAR) a été créée au sein du groupe de travail. Cette équipe a rédigé le code de navigabilité des UAV de l’OTAN en se basant sur les USAR vA du ministère de la défense français (en date du 22 mars 2007). Il s’agit d’une adaptation personnalisée du code de navigabilité de l’aviation civile pour les aéronefs habités CS-23 (JAR-23). Le code de navigabilité vise les UAV à voilure fixe ayant une MTOW de 150 kg à 20 000 kg, et il devrait être utilisé par l’OTAN pour créer le futur STANAG 4671. Le STANAG devrait être ratifié d’ici la fin de 2007. Le MDN a envoyé une réponse officielle du Canada à l’OTAN qui contenait des suggestions du groupe de travail.
Autres STANAG de l’OTAN portant sur les UAV :
12.2 Plan de travail pour une intégration complète et sécuritaire dans l’espace aérien canadien : 2012
Le groupe de travail propose le plan de travail suivant afin d’atteindre une intégration complète et sécuritaire des UAV dans l’espace aérien canadien d’ici 2012. Le groupe de travail croit qu’il est urgent de créer un groupe de travail afin d’examiner le COAS pour les UAV. Tous les autres groupes de travail mentionnés dans le présent plan de travail feraient partie d’un processus à plus long terme visant l’utilisation régulière des UAV dans l’espace aérien canadien.
PLAN DE TRAVAIL
2007 :
2008 :
2009 :
2010 :
2012 :

Figure 12-2 Plan de travail
Notes :
12.3 Partenariats entre le secteur privé et le gouvernement
Les membres du groupe de travail reconnaissent que, pour faire la promotion du secteur des UAV, les organismes intervenants devront faire leur part, financièrement ou autrement, et collaborer entre eux. Ces organismes sont :
Le secteur des UAV offre de grandes possibilités de croissance économique, peut produire des retombées en matière d’innovation et peut contribuer à l’atteinte des objectifs stratégiques nationaux. De nombreux pays essaient actuellement d’organiser, de mettre au point et de promouvoir le secteur des véhicules non habités. La nature nouvelle de la technologie des UAV démontre aussi qu’il est possible d’obtenir un avantage concurrentiel en faisant preuve d’innovation et en créant des produits différents, plutôt qu’en basant la compétition uniquement sur les économies d’échelle.
12.4 Associations du secteur des UAV
Le groupe de travail croit qu’il est essentiel d’avoir des organismes nationaux du secteur des UAV si l’on veut que le Canada conserve et augmente la compétitivité du secteur canadien des UAV au niveau international. Il se peut qu’au cours des années à venir un seul groupe se démarque et fournisse à Transports Canada un point de contact unique pour les questions relatives à la réglementation. Même si le CCSVT n’est pas une association, il pourrait être en mesure de jouer ce rôle. Avant que l’industrie des UAV accepte la responsabilité de la gestion de certaines parties de l’infrastructure réglementaire liée aux UAV, le groupe de travail recommande qu’un groupe du secteur des UAV travaille avec Transports Canada afin d’élaborer la structure réglementaire.
12.4.1 Normes de conception en matière de navigabilité
Selon le groupe de travail, une des premières tâches de l’industrie des UAV, en collaboration avec Transports Canada, est d’élaborer ou d’adopter des normes de conception en matière de navigabilité pour les systèmes d’aéronefs non habités dont la masse maximale au décollage ne dépasse pas 150 kg. La collaboration de Transports Canada est essentielle à l’élaboration des normes de conception. Le groupe de travail recommande que le concept des normes de conception soit revu et approuvé par Transports Canada avant le début des travaux.
Exemples d’avantages que l’industrie pourrait tirer de l’élaboration de normes de conception en matière de navigabilité. Les normes permettraient :
Exemples d’avantages que Transports Canada et le gouvernement du Canada pourraient tirer de l’élaboration de normes de conception en matière de navigabilité. Les normes permettraient :
12.5 Rôle du gouvernement en matière de technologies habilitantes
Transports Canada et les associations industrielles devront travailler en étroite collaboration afin d’assurer un développement logique des technologies habilitantes. Ces technologies sont essentielles pour pouvoir atteindre l’objectif souhaité, soit l’intégration sécuritaire des véhicules aériens non habités dans l’espace aérien. Elles revêtent donc une grande importance pour Transports Canada, mais les autres ministères du gouvernement travailleront aussi à la promotion de ces technologies au sein de l’industrie (financement de la recherche et du développement, essais et évaluations, commercialisation des technologies).
Par exemple, Industrie Canada a un rôle clé à jouer. Industrie Canada doit très bien connaître l’industrie des UAV et ses technologies habilitantes afin d’être en mesure de bien soutenir le secteur des UAVs dans ses démarches en vue d’obtenir des fonds publics par l’intermédiaire de programmes comme l’Initiative stratégique pour l’aérospatiale et la défense (ISAD) et les Retombées industrielles et régionales (RIR). En obtenant des directives et un financement adéquats grâce à ces programmes, les associations industrielles pourront assurer la croissance efficace du secteur canadien des véhicules aériens non habités et l’aider à devenir un moteur économique fort pour le Canada, autant en tant que fournisseur de solution au niveau national qu’en tant qu’exportateur de haute technologie au niveau international.
Dans le même ordre d’idée, les organismes gouvernementaux comme le Conseil national de recherches du Canada, Sécurité publique et Protection civile Canada, Ressources humaines et Développement des compétences Canada et Ressources naturelles Canada doivent être tenus au courant des systèmes d’aéronefs non habités et des technologies habilitantes connexes afin de s’assurer qu’ils les utilisent pour accomplir leur mandat de façon cohérente pour que le plus grand nombre possible de ministères puisse en profiter et pour que le secteur national de haute technologie puisse croÎtre de façon rentable. Il ne s’agit pas d’une situation très complexe, et elle peut être gérée grâce à un leadership au sein des groupes de l’industrie au Canada. Il est quand même primordial que Transports Canada reconnaisse le rôle essentiel qu’il a à jouer.
12.6 Contribution de Transports Canada
Les ministères suivront l’exemple de Transports Canada lorsque ce dernier déterminera clairement que l’élaboration de technologies habilitantes est essentielle à ce projet interministériel qui vise à faire croÎtre l’industrie, tout en respectant les mandats nationaux en matière de sécurité, de sûreté et de qualité de vie.
Le nouveau cadre réglementaire pour les UAV exigera que les exploitants d’UAV élaborent et tiennent à jour un système de gestion de la sécurité (SGS) efficace. Il exigera aussi une augmentation des ressources allouées actuellement au ministre et des dépenses admissibles.
Compte tenu de l’augmentation de la demande liée à l’utilisation de l’espace aérien national et de l’arrivée de nouvelles technologies, Transports Canada et l’industrie auront besoin de ressources supplémentaires pour maintenir les niveaux actuels de sécurité. Le groupe de travail recommande la création d’une équipe multidisciplinaire spécialisée sur les UAV au sein de Transports Canada, qui serait dirigée par un gestionnaire de programme et qui verrait à mettre en œuvre les recommandations du présent rapport et à regrouper les connaissances, l’expérience et les compétences spécialisées afin d’éviter les dédoublements et d’assurer l’harmonisation avec les approches internationales.
13.0 NOUVEAUX TERMES ET NOUVELLES DéFINITIONS
Même si le groupe de travail a fait tous les efforts nécessaires pour éviter de créer trop de nouveaux termes et de nouvelles définitions, il se peut qu’il soit nécessaire plus tard d’ajouter et de définir d’autres nouveaux termes.
Le groupe de travail recommande que les définitions suivantes, qui se trouvent au paragraphe 101.01(1) du RAC, soient modifiées :
« catégorie » - S’entend
« membre d’équipage » - S’entend
« véhicule aérien non habité » - Aéronef entraîné par moteur, autre qu’un modèle réduit d’aéronef, conçu pour effectuer des vols sans intervention humaine à bord. (unmanned air vehicle)
Le groupe de travail recommande que les nouveaux termes et les nouvelles définitions ci-dessous soient ajoutés au Règlement de l’aviation canadien :
« contact visuel » - À l’égard d’un véhicule aérien non habité, observation visuelle directe effectuée sans aide (autre que des verres correcteurs) par un membre d’équipage de l’UAV. (visual contact)
« détection et évitement » - Capacité de détecter les aéronefs ou d’autres objets en conflit et de prendre les mesures appropriées afin d’éviter une collision. (sense and avoid)
« hors de portée visuelle » - Toute distance à laquelle il est impossible d’effectuer la détection et l’évitement par contact visuel. (beyond visual range)
« liaison de communication » – Mécanisme de commande, de contrôle et d’information transmise ou reçue par le véhicule aérien non habité. (communications link)
« portée optique » - Contact direct point à point entre un émetteur et un récepteur. (line of sight)
« portée visuelle » - À l’égard d’un véhicule aérien non habité, distance maximale à laquelle la détection et l’évitement peuvent se faire par contact visuel. (visual range)
« poste de commande » - Matériel situé à l’extérieur du véhicule aérien non habité et à partir duquel le vol est contrôlé et/ou surveillé. (control station)
« système d’aéronef non habité » - Véhicule aérien non habité, poste(s) de commande et tout autre élément nécessaire au vol. (unmanned aircraft system)
14.0 CLASSIFICATION DES VéHICULES AéRIENS NON HABITéS
Puisque les UAV sont très variés en ce qui a trait au type de cellule, au poids, à la taille, à la vitesse, au système de propulsion, à la capacité de transport de charge utile, au profil de mission, au degré d’automatisation et au système d’acquisition de données, il serait illogique que tous les systèmes d’aéronefs non habités doivent respecter les mêmes exigences. Les UAV peuvent être lancés du sol, des airs ou d’un navire. Ils peuvent transporter des charges utiles internes et externes. Les données provenant des capteurs électroniques sont soit traitées à bord, de façon que les ordinateurs de l’appareil puissent évaluer l’environnement de vol et transmettre les données au pilote de l’UAS, soit au sol.
Le groupe de travail en est arrivé à conclure que la classification devrait être basée sur la masse maximale au décollage et le type d’utilisation, c.-à-d. à portée visuelle ou hors de portée visuelle. Au cours des discussions, il est apparu que deux masses maximales au décollage (MTOW) devaient être prises en considération. La première est mentionnée dans le RAC (35 kg) et la seconde dans les documents de l’AESA et de l’OTAN (150 kg). Les autres critères de classification examinés sont donnés à l’annexe C.
Ce que l’on considère souvent comme un « modèle réduit d’aéronef » est, en fait, par définition, un « véhicule aérien non habité », mais au paragraphe 101.01(1) du RAC, on définit modèle réduit d’aéronef comme suit :
« modèle réduit d’aéronef » - Aéronef dont la masse totale est d’au plus 35 kg (77,2 livres), qui est entraîné par des moyens mécaniques ou projeté en vol à des fins de loisirs et qui n’est pas conçu pour transporter des êtres vivants. (model aircraft)
Le groupe de travail recommande d’utiliser les limites de MTOW de 35 kg et de 150 kg pour les UAV. La classification 35 kg comprendrait les UAV « équivalents » aux modèles d’aéronefs existants ayant des capacités semblables (c.-à.-d. utilisés à portée visuelle). Les aéronefs utilisés hors de portée visuelle seraient assujettis à des normes plus rigoureuses.
La masse de 150 kg est tirée des documents de l’AESA et de l’OTAN. Les UAV ayant une MTOW de moins de 150 kg ne sont pas réglementés par l’AESA. Les exigences en matière de navigabilité des systèmes d’UAV (USAR) de l’OTAN servent à la certification des UAV militaires à voilure fixe dont la MTOW varie entre 150 et 20 000 kg. Il semblait logique d’adopter la masse de 150 kg pour assurer l’harmonisation. Cette limite de masse pourrait changer une fois que l’OACI aura élaboré des normes et pratiques recommandées pour les systèmes d’aéronefs non habités.
15.0 IMMATRICULATION ET MARQUAGE DES AéRONEFS
Le groupe de travail a formulé les recommandations suivantes à propos de l’immatriculation et du marquage des UAV :
15.1 Modifications au règlement
Plaques d'identification d'aéronef
201.01(4) Les renseignements suivants doivent être indiqués, gravés ou estampés de façon permanente sur la plaque d'identification d'aéronef fixée à l'aéronef ou, dans le cas des véhicules aériens non habités qui ne sont pas suffisamment grands pour comporter une plaque d’identification classique, sur un autre moyen d’identification :
Certificat d’immatriculation à bord de l’aéronef
202.26 Il est interdit d'utiliser un aéronef au Canada, autre qu'un aéronef visé au paragraphe 202.43(1), ou un aéronef canadien à l'extérieur du Canada à moins que :
222.01 Modalités de marquage
Sous réserve du paragraphe 202.07(1) du Règlement de l'aviation canadien, les marques doivent être peintes ou apposées sur un aéronef de la façon suivante :
p) si l’espace disponible sur un véhicule aérien non habité n’est pas suffisant pour apposer des marques de dimensions régulières, conformément à la catégorie d’aéronef, les lettres des marques doivent être aussi grosses que possible en fonction de la taille du véhicule aérien non habité.
Le groupe de travail a recommandé que certains UAV seulement soient tenus d’obtenir des autorités de vol (voir le tableau 18.1). Pour ce faire, l’alinéa 222.16(1)e) devra être modifié comme suit :
222.16 Exigences relatives à l’immatriculation
(1) La demande d'immatriculation d'un aéronef, autre qu'une demande d'immatriculation provisoire, doit satisfaire aux conditions suivantes :
e) sauf dans le cas d'un avion ultra-léger ou d’un véhicule aérien non habité ayant une masse maximale au décollage d’au plus 35 kg, l'aéronef doit être admissible à une autorité de vol conformément à la partie V du Règlement de l'aviation canadien;
16.0 COMPÉTENCES DES PILOTES ET DES EXPLOITANTS DE SYSTÈMES ET DéLIVRANCE DES LICENCES
Le groupe de travail a formulé les recommandations ci-dessous relatives aux compétences des pilotes d’UAS et à la délivrance des licences.
16.1 Vue d’ensemble de la délivrance des licences de pilotes
16.2.2 Aptitude physique et mentale
16.2.6 Maintien des compétences
16.3.2 Permis de pilote de système d’aéronef non habité
16.3.3 Licences de pilote annotées d’une qualification de type UAV
Les pilotes de systèmes d’aéronefs non habités pourraient être appelés à utiliser des véhicules aériens non habités dont les capacités de rendement et les domaines d’utilisation sont très variés. L’approche utilisée pour la formation des pilotes d’UAS ne devrait cependant pas être très différente de l’approche utilisée actuellement pour les pilotes d’aéronefs habités, car les connaissances et les compétences fondamentales font partie des exigences de base pour tous les pilotes. Ces exigences permettent d’assurer un milieu d’utilisation sécuritaire et efficace pour tous. Après la formation initiale, le programme d’étude s’oriente plus vers les types d’aéronef et leur utilisation.
16.4.1 Modifications à la réglementation
425.21 Qualifications des instructeurs de vol
(7)Toute personne qui dispense de l’entraînement au vol en vue d’une qualification sur type d’aéronef doit :
f) dans le cas d’un véhicule aérien non habité, être titulaire d’un permis de pilote de système d’aéronef non habité ou d’une licence de pilote privé ou professionnel, et être qualifié sur le type de système d’aéronef non habité utilisé pour l’entraînement.
16.5 Permis de pilote de système d’aéronef non habité
16.5.1 Permis de pilote – Système d’aéronef non habité – Opérations à portée visuelle uniquement
Avantages :
Exigences :
16.5.2 Permis de pilote – Système d’aéronef non habité
Avantages :
Exigences :
16.6 Résumé des licences et permis proposés
Tableau 16-6 Résumé des licences et permis proposés
| Type de permis ou licence | Avantages | Qualification |
| Permis de pilote de système d’aéronef non habité – Opérations à portée visuelle uniquement |
UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg Opérations à portée visuelle uniquement. VFR seulement Exploitation commerciale Dispenser la formation pertinente à la qualification de type pour ce permis seulement |
Chaque type d’UAV Le permis ne doit être annoté d’aucune autre qualification |
| Permis de pilote de système d’aéronef non habité |
UAV ayant une MOTW d’au plus 35 kg Opérations hors de portée visuelle. VFR seulement Exploitation commerciale Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Le permis ne doit être annoté d’aucune autre qualification |
| Licence de pilote privé – Avion (RAC, partie IV) |
Avantages existants de la partie IV Tous les UAV2 annotés sur la licence, sauf les UAV à voilure tournante et à sustentation moteur Exploitation privée1 Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Peut être annoté d’une qualification IFR |
| Licence de pilote privé – Hélicoptère (RAC, partie IV) |
Avantages existants de la partie IV Tous les UAV à voilure tournante annotés sur la licence Exploitation privée1 Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Peut être annoté d’une qualification IFR |
| Licence de pilote privé – Appareil à sustentation moteur (RAC, partie IV) (normes à venir) |
Avantages à déterminer Tous les UAV à sustentation moteur annotés sur la licence Exploitation privée1 Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Peut être annoté d’une qualification IFR |
| Licence de pilote professionnel – Avion (RAC, partie IV) |
Avantages existants de la partie IV Tous les UAV2 annotés sur la licence, sauf les UAV à voilure tournante et à sustentation moteur Exploitation commerciale Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Peut être annoté d’une qualification IFR |
| Licence de pilote professionnel – Hélicoptère (RAC, partie IV) |
Avantages existants de la partie IV Tous les UAV à voilure tournante annotés sur la licence Exploitation commerciale Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Peut être annoté d’une qualification IFR |
| Licence de pilote professionnel – Appareil à sustentation moteur (RAC, partie IV) (normes à venir) |
Avantages à déterminer Tous les UAV à sustentation moteur annotés sur la licence Exploitation commerciale Dispenser la formation pertinente à la qualification de type |
Chaque type d’UAV Peut être annoté d’une qualification IFR |
Notes :
17.0 compétences des spécialistes de la maintenance et délivrance des licences
Le groupe de travail a formulé les recommandations ci-dessous relatives aux compétences des spécialistes de la maintenance et à la délivrance des licences.
Les spécialistes de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités devraient posséder une licence délivrée par Transports Canada, sauf si l’UAV a une MTOW d’au plus 35 kg et qu’il est utilisé pour des vols VFR effectués à portée visuelle. Dans ce cas, la maintenance du système pourrait être effectuée par le propriétaire ou l’exploitant de l’UAV sans que ce dernier soit tenu d’être titulaire d’une licence de technicien d’entretien d’aéronef (TEA). Le propriétaire ou l’exploitant assumerait l’entière responsabilité de la maintenance du système d’aéronef non habité, y compris l’aptitude au vol du véhicule aérien.
17.1 Qualifications annotées sur les licences de TEA
Le tableau ci-dessous, tiré de l’appendice A du chapitre 566 du RAC, indique le détail des exigences relatives à chaque qualification de licence de TEA. Une nouvelle qualification de système d’aéronef non habité est recommandée. Les spécialistes de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités devraient suivre une formation sur type pour chaque type d’UAV. Le niveau de compétences peut être semblable à celui du modèle utilisé pour la licence de TEA annotée d’une qualification ballon.
Tableau 17-1 Tableau des exigences – Appendice A
| Qualif. | Portée des privilèges | Formation de base approuvée | Expérience en maintenance aéronautique | Examen portant sur les exigences réglementaires | ||
| Total1 | Qualif.2 | Civil | ||||
| M1 | Petits aéronefs3 | Oui | 48 mois4 | 12 mois | 6 mois | Oui |
| M2 | Gros aéronefs3 | Oui | 48 mois | 12 mois | 6 mois | Oui |
| E | Électronique | Oui | 48 mois | 12 mois | 6 mois | Oui |
| S | Structures | Oui5 | 36 mois | 24 mois | 6 mois | Oui |
| B | Ballons | Oui6 | 120h | 120h | 120h | Oui7 |
| U | UAV | Oui8 | À déterm. | À déterm. | À déterm. | Oui9 |
U = Spécialistes de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités
Notes :
18.0 NAVIGABILITé ET MAINTIEN DE LA NAVIGABILITé
Le groupe de travail a formulé les recommandations ci-dessous relatives à la navigabilité et au maintien de la navigabilité.
Les produits aéronautiques des systèmes d’aéronefs non habités assujettis aux exigences relatives à la navigabilité devraient comprendre des composants embarqués et des composants au sol comme les moteurs, les cellules, les liaisons de commande et de contrôle et les systèmes de détection et d’évitement.
18.1 Exigences relatives à l’autorité de vol et à la maintenance
Le tableau ci-dessous précise les exigences relatives à l’autorité de vol et les exigences connexes relatives à la maintenance. Il présume que tous les constructeurs fourniront des instructions pour le maintien de la navigabilité (ICA) conformes à une norme approuvée/acceptée par Transports Canada.
Il est important de noter que différentes autorités de vol peuvent partager des composants, p. ex. plusieurs aéronefs contrôlés par un seul poste de commande et/ou plusieurs postes de commande qui se partagent le contrôle d’un seul aéronef.
Tableau 18-1 Exigences relatives à l’autorité de vol et à la maintenance
| Classification | Étape suivante | Maintenance et personnel |
| UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg et exploité à portée visuelle |
Autorité de vol1 non exigée par le règlement SAUF lorsqu’il est déterminé, à la suite de l’examen de l’évaluation des risques du COAS, qu’une autorité de vol1 pourrait être délivrée |
Maintenance du système d’aéronef non habité effectuée par le propriétaire ou l’exploitant Lorsqu’une autorité de vol1 est délivrée, les exigences relatives à la maintenance seraient énumérées dans les conditions liées à l’autorité de vol1 |
| UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg et exploité hors de portée visuelle |
Autorité de vol1 exigée par le règlement SAUF lorsqu’il est déterminé, à la suite de l’examen de l’évaluation des risques du COAS, qu’il devrait y avoir exemption de l’exigence2 de délivrer une autorité de vol1 |
Maintenance du système d’aéronef non habité effectuée par un spécialiste de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités Spécialiste de la maintenance formé par le constructeur et possédant un nombre d’heures d’expérience en aéronautique à déterminer |
| UAV ayant une MTOW de plus de 35 kg et d’au plus 150 kg4 | Autorité de vol1 |
Maintenance du système d’aéronef non habité effectuée par un spécialiste de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités Spécialiste de la maintenance formé par le constructeur et possédant un nombre d’heures d’expérience en aéronautique à déterminer |
| UAV ayant une MTOW de plus de 150 kg4 | Autorité de vol3 |
Certification de type certifiée par Transports Canada et conforme à l’article 31 de la convention de l’OACI Maintenance du système d’aéronef non habité effectuée par un titulaire de licence de TEA de catégorie M1 ou M2 |
Notes :
18.2 Contribution en matière de navigabilité
Le tableau ci-dessous établit la contribution en matière de navigabilité dans un avenir rapproché (étape suivante) et dans un avenir lointain (long terme). Il sous-entend que, selon l’évaluation des risques du COAS, les systèmes d’aéronefs non habités posséderont des techniques ou du matériel de détection et d’évitement appropriés qui leur permettront d’assurer des fonctions d’évitement de collision correspondant à la classe d’espace aérien dans laquelle ils évolueront (et aux règles de vol applicables).Tableau 18-2 Contribution en matière de navigabilité
| Classification | Étape suivante (COAS toujours requis) | Étape 2 (Avenir) |
|
UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg et exploité à portée visuelle ----------- UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg et exploité hors de portée visuelle ------------ UAV ayant une MTOW de plus de 35 kg et d’au plus 150 kg4 |
Exigence minimale Données sur la navigabilité incluses dans le processus d’approbation du COAS Activité simultanée Normes de navigabilité élaborées par l’industrie des UAV et approuvées par Transports Canada Confirmation du respect des normes par les constructeurs d’UAV1 ----------- Exigence minimale Évaluation supplémentaire de la sécurité du système par Transports Canada; données incluses dans le processus d’approbation du COAS2 Activité simultanée Normes de navigabilité élaborées par l’industrie des UAV et approuvées par Transports Canada Confirmation du respect des normes par les constructeurs d’UAV1 ------------ Exigence minimale Évaluation supplémentaire de la sécurité du système par Transports Canada; données incluses dans le processus d’approbation du COAS2 Activité simultanée Normes de navigabilité élaborées par l’industrie des UAV et approuvées par Transports Canada Confirmation du respect des normes par les constructeurs d’UAV1 |
COAS remplacé par un certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité (UOC)3 Il devrait y avoir une norme harmonisée au niveau international pour les UAV de 150 kg4 et moins |
| UAV ayant une MTOW de plus de 150 kg4 | Évaluation complète de la sécurité du système pour la conception du système; données incluses dans le processus d’approbation du COAS2 |
COAS remplacé par un certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité (UOC)3 Certificat de type Il devrait y avoir une norme harmonisée au niveau international pour les UAV de plus de 150 kg4 Partie V du RAC; nouvelle sous-partie créée pour les UAV de plus de 150 kg4 |
19.0 RéSUMé DU CADRE RéGLEMENTAIRE PROPOSé
Tableau 19-1 UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg et exploité à portée visuelle
| Classification | Limites d’utilisation | Licences des membres d’équipage de conduite | Autorité de vol | Certification des spécialistes de la maintenance | Contribution en matière de navigabilité | Certificat d’exploitation |
| UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg |
Portée visuelle VFR |
Permis de pilote – Système d’aéronef non habité – Opérations à portée visuelle uniquement et qualification de type |
Autorité de vol non exigée par le règlement SAUF lorsqu’il est déterminé, à la suite de l’examen de l’évaluation des risques du COAS, qu’une autorité de vol pourrait être délivrée |
Maintenance effectuée par le propriétaire ou l’exploitant Lorsqu’une autorité de vol est délivrée, les exigences relatives à la maintenance seraient énumérées dans les conditions liées à l’autorité de vol |
Données sur la navigabilité incluses dans le processus d’approbation du COAS1 Normes de navigabilité élaborées par l’industrie des UAV et approuvées par Transports Canada1 Confirmation du respect des normes par les constructeurs d’UAV1 -----------------------Il devrait y avoir une norme harmonisée au niveau international pour les UAV de 150 kg et moins2 |
COAS1 COAS remplacé par un certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité (UOC)2 |
|
Notes :
|
||||||
Tableau 19-2 UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg
| Classification | Limites d’utilisation | Licences des membres d’équipage de conduite | Autorité de vol | Certification des spécialistes de la maintenance | Contribution en matière de navigabilité | Certificat d’exploitation |
| UAV ayant une MTOW d’au plus 35 kg |
VFR ----------------IFR |
Permis de pilote – Système d’aéronef non habité et qualification de type ------------------- Licence de pilote privé ou professionnel avec qualifications de type et IFR |
Autorité de vol exigée par le règlement SAUF lorsqu’il est déterminé, à la suite de l’examen de l’évaluation des risques du COAS, qu’il devrait y avoir exemption de l’exigence de délivrer une autorité de vol |
Maintenance effectuée par un spécialiste de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habités Spécialiste de la maintenance formé par le constructeur et possédant un nombre d’heures d’expérience en aéronautique à déterminer |
Évaluation supplémentaire de la sécurité du système par Transports Canada; données incluses dans le processus d’approbation du COAS1 Normes de navigabilité élaborées par l’industrie des UAV et approuvées par Transports Canada1 Confirmation du respect des normes par les constructeurs d’UAV1 --------------------- Il devrait y avoir une norme harmonisée au niveau international pour les UAV de 150 kg et moins2 |
COAS1 COAS remplacé par un certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité (UOC)2 |
|
Notes :
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Tableau 19-3 UAV ayant une MTOW de plus de 35 kg et d’au plus 150 kg
| Classification | Limites d’utilisation | Licences des membres d’équipage de conduite | Autorité de vol | Certification des spécialistes de la maintenance | Contribution en matière de navigabilité | Certificat d’exploitation |
| UAV ayant une MTOW de plus de 35 kg et d’au plus 150 kg | Licence de pilote privé ou professionnel avec qualification applicable | Autorité de vol | Maintenance effectuée par un spécialiste de la maintenance des systèmes d’aéronefs non habitésSpécialiste de la maintenance formé par le constructeur et possédant un nombre d’heures d’expérience en aéronautique à déterminer |
Évaluation supplémentaire de la sécurité du système par Transports Canada; données incluses dans le processus d’approbation du COAS1 Normes de navigabilité élaborées par l’industrie des UAV et approuvées par Transports Canada1 Confirmation du respect des normes par les constructeurs d’UAV1 --------------------- Il devrait y avoir une norme harmonisée au niveau international pour les UAV de 150 kg et moins2 |
COAS1 COAS remplacé par un certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité (UOC)2 |
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Notes :
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Tableau 19-4 UAV ayant une MTOW de plus de 150 kg
| Classification | Limites d’utilisation | Licences des membres d’équipage de conduite | Autorité de vol | Certification des spécialistes de la maintenance | Contribution en matière de navigabilité | Certificat d’exploitation |
| UAV ayant une MTOW de plus de 150 kg | Licence de pilote privé ou professionnel avec qualification applicable | Autorité de vol |
Certification de type certifiée par Transports Canada et conforme à l’article 31 de l’OACI Maintenance effectuée par un titulaire de licence de TEA de catégorie M1 ou M2 |
Évaluation complète de la sécurité du système pour la conception du système; données incluses dans le processus d’approbation du COAS1 --------------------- Certificat de type2 Il devrait y avoir une norme harmonisée au niveau international pour les UAV de plus de150 kg 2 Partie V du RAC; nouvelle sous-partie créée pour les UAV de plus de 150 kg 2 |
COAS1 COAS remplacé par un certificat d’exploitation de système d’aéronef non habité (UOC)2 |
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Notes :
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Les véhicules aériens non habités entrent dans la définition d’« aéronef » de la Loi sur l’aéronautique et doivent donc satisfaire aux exigences de la Loi sur l’aéronautique et du règlement connexe. Par contre, il serait inexact de dire que la législation actuelle en matière d’aviation a été élaborée pour les systèmes d’aéronefs non habités et qu’elle s’applique entièrement à ceux-ci. Dans certains cas, la réglementation et les normes en vigueur, qui ont été élaborées pour les aéronefs habités, ne peuvent s’appliquer et ne devraient pas s’appliquer à l’utilisation des véhicules aériens non habités. Dans d’autres cas, comme dans le domaine des liaisons de commande et de contrôle, il n’y a pas de réglementation ni de normes, et il peut même y avoir des normes qui ne relèvent pas du Règlement de l’aviation canadien, qui n’ont pas été élaborées pour le domaine de l’aéronautique, mais qui peuvent s’appliquer aux véhicules aériens non habités, comme les normes relatives aux piles solaires, aux piles à combustible, aux batteries, etc.
Selon le mandat, une des activités du groupe de travail consistait à documenter les différences par rapport à l'exploitation d'aéronefs habités et à identifier les carences dans les normes, règlements, politiques et documents consultatifs actuels à l'égard des pratiques d'utilisation des UAV. Le groupe de travail a examiné le règlement et les normes en vigueur qui ont été élaborés en tenant compte des véhicules aériens non habités (sous-partie 3, partie VI du RAC) et il a aussi examiné les sous-parties 2, 5 et 6 de la partie VI du RAC afin de trouver les lacunes de la réglementation. L’examen des parties III, V et VIII ne relevait pas du mandat du groupe de travail.
Lorsqu’une modification au règlement est proposée afin d’inclure l’exploitation des UAV, seules les rubriques visées de la disposition sont données par souci de concision. Dans les dispositions en vigueur, le terme « aéronef » désigne autant les aéronefs avec pilote à bord que ceux sans pilote à bord. Sauf indication contraire, les modifications proposées donnent le même sens au terme aéronef.
Le groupe de travail a identifié les modifications suivantes à la partie VI du RAC. Chaque section est résumée en indiquant soit qu’une recommandation de modification est proposée soit qu’il n’y a aucune modification. Le texte modifié proposé est donné à la suite du résumé.
20.1 Partie VI du RAC, sous-partie 2 – Règles d’utilisation et de vol
Section I – Généralités :
Conformité aux instructions
602.05 (2) Tout membre d'équipage à bord de l'aéronef ou, dans le cas d’un système d’aéronef non habité, au poste de commande doit, pendant le temps de vol, se conformer aux instructions du commandant de bord ou de toute personne que le commandant de bord a autorisée à agir en son nom.
Usage du tabac
602.06 – Il a été décidé qu’une autre loi déterminerait à quel endroit il serait permis ou non de fumer. Par conséquent, aucune modification n’est recommandée.
Appareils électroniques portatifs
602.08 (1) Il est interdit à l'utilisateur d'un aéronef de permettre l'utilisation d'un appareil électronique portatif à bord d'un aéronef ou à proximité du poste de commande d’un système d’aéronef non habité lorsque cet appareil peut nuire au fonctionnement des systèmes ou à l'équipement.
(2) Il est interdit à toute personne d'utiliser un appareil électronique portatif à bord d'un aéronef ou à proximité du poste de commande d’un système d’aéronef non habité à moins qu'elle n'y soit autorisée par l’utilisateur.
Givrage d’un aéronef
602.11 (2) Il est interdit d'effectuer ou de tenter d'effectuer le décollage d'un aéronef si du givre, de la glace ou de la neige adhèrent à toutes surfaces critiques.
(3) Malgré toute disposition contraire du paragraphe (2), il est permis d'effectuer le décollage d'un aéronef lorsque, à cause de carburant imprégné de froid, du givre adhère à l'intrados des ailes, à condition que le décollage soit effectué conformément aux instructions du constructeur pour le décollage dans de telles circonstances.
(4) Il est interdit d'effectuer ou de tenter d'effectuer le décollage d'un aéronef lorsque les conditions sont telles qu'il est raisonnable de prévoir que du givre, de la glace ou de la neige pourraient adhérer à l'aéronef, à moins que :
Vol au-dessus de zones bâties ou d’un rassemblement de personnes en plein air pendant le décollage, l’approche et l’atterrissage
602.12 (2) Il est interdit, sauf à un aéroport, à un héliport ou à un aérodrome militaire, d’effectuer le décollage, l’approche ou l’atterrissage d’un aéronef au-dessus d’une zone bâtie ou au-dessus d’un rassemblement de personnes en plein air, d’une manière qui risque de constituer un danger pour les personnes ou les biens.
(3) Il est interdit, sauf à un aéroport, à un héliport ou à un aérodrome militaire, d’effectuer le décollage, l’approche ou l’atterrissage d’un aéronef au-dessus d’une zone bâtie ou au-dessus d’un rassemblement de personnes en plein air, à moins que l’aéronef ne soit utilisé à une altitude qui permettrait, en cas d’une panne moteur ou toute autre urgence exigeant un atterrissage immédiat, d’effectuer un atterrissage sans constituer un danger pour les personnes ou les biens.
Décollage, approche, atterrissage à l’intérieur de zones bâties d’une ville ou d’un village
602.13 (1) À moins d'indication contraire du présent article, de l'article 603.66 ou de la partie VII, il est interdit d'effectuer le décollage, l'approche ou l'atterrissage d'un aéronef à l'intérieur d'une zone bâtie d'une ville ou d'un village, à moins que le décollage, l’approche ou l’atterrissage ne soit effectué à un aéroport, à un héliport ou à un aérodrome militaire.
(2) Il est permis d’effectuer un décollage ou un atterrissage à l’intérieur d’une zone bâtie d’une ville ou d’un village à un endroit qui…
Priorité de passage – Généralités
602.19 (1) Malgré toute disposition contraire du présent article :
Nota : La modification proposée à l’article 602.19 vise à faire en sorte qu’il soit bien clair qu’un véhicule aérien non habité, qu’il ressemble ou non à un planeur, un avion, un hélicoptère, etc. doit respecter les mêmes priorités de passage qu’un planeur, un avion, un hélicoptère, etc. avec un pilote à bord. Les contrôleurs de la circulation aérienne et les autres utilisateurs de l’espace aérien doivent savoir s’il y a ou non un pilote à bord.
Vols transocéaniques
602.39 Il est interdit au commandant de bord d'un aéronef monomoteur ou d'un aéronef multimoteurs, autre qu’un véhicule aérien non habité, qui ne pourrait poursuivre son vol s'il survenait une panne d'un moteur de commencer un vol dont l'itinéraire le fera quitter l'espace aérien intérieur canadien et entrer dans l'espace aérien au-dessus de la haute mer, sauf si…
Décollage ou atterrissage à un aérodrome la nuit
602.40 (2) Il est permis d'effectuer l'atterrissage ou le décollage d'un aérodyne la nuit à un aérodrome qui n'est pas balisé conformément aux exigences visées au paragraphe (1), lorsque les conditions suivantes sont réunies :
Section II – Exigences relatives à l’équipement opérationnel et à l’équipement de secours
Exigences relatives aux aéronefs entraînés par moteur
602.60 (1) Il est interdit d’effectuer le décollage d’un aéronef entraîné par moteur, autre qu’un avion ultra-léger, à moins que l’équipement opérationnel et l’équipement de secours suivants ne soient transportés à bord ou, dans le cas d’un véhicule aérien non habité, soient placés à proximité du poste de commande :
Équipement de survie – Vols au-dessus de la surface de la terre
602.61 (2) Le paragraphe (1) ne s'applique pas aux aéronefs suivants :
Section III – Préparation du vol, plans de vol et itinéraires de vol
Section IV – Exigences avant vol et exigences relatives au carburant
Instructions aux membres d’équipage
602.87 Le commandant de bord d'un aéronef doit s'assurer que chaque membre d'équipage, avant d'agir en cette qualité à bord de l'aéronef ou, dans le cas d’un véhicule aérien non habité, au poste de commande, reçoit des instructions sur :
Exigences relatives au carburant
602.88 (1) Le présent article ne s'applique pas aux planeurs, aux ballons, aux avions ultra-légers ou aux véhicules aériens non habités visés au paragraphe (6).
(6) Tous les véhicules aériens non habités doivent avoir suffisamment de carburant/d’énergie pour alimenter les systèmes de propulsion et de commande tout au long du vol prévu, ainsi qu’une réserve équivalente à 15 % de la durée totale du vol prévu ou à 30 minutes, selon la moins longue des deux périodes.
Section V – Utilisation d’un aéronef à un aérodrome ou dans son voisinage
Section VI – Règles de vol à vue
Conditions météorologiques de vol à vue minimales pour un vol VFR dans l'espace aérien contrôlé
602.114 Il est interdit à quiconque d'utiliser un aéronef en vol VFR dans l'espace aérien contrôlé, à moins que les conditions suivantes ne soient réunies :
Conditions météorologiques de vol à vue minimales pour un vol VFR dans l'espace aérien non contrôlé
602.115 Il est interdit à quiconque d'utiliser un aéronef en vol VFR dans l'espace aérien non contrôlé, à moins que les conditions suivantes ne soient réunies :
Vol VFR spécial
602.117 (1) Malgré toute disposition contraire de l'alinéa 602.114b), un aéronef peut être utilisé en vol VFR spécial à l'intérieur d'une zone de contrôle si les conditions suivantes sont réunies :
Notes :
Section VII – Règles de vol aux instruments
Notes :
Section VIII – Radiocommunications – aucune modification
Section IX – Communications d’urgence et sûreté – aucune modification
Section X – Niveau d’émission de bruit des aéronefs – Transition aux avions – Chapitre 3 – aucune modification
20.2 Partie VI du RAC, sous-partie 3 – Opérations aériennes spécialisées
SECTION IV – OPéRATIONS AéRIENNES SPéCIALISéES DIVERSES
Véhicule aérien non habité
623.65d) (1) Les normes suivantes s'appliquent à la formulation d'une demande d'utilisation et à l'utilisation d'un véhicule aérien sans pilote conformément à l'article 602.41 du RAC.
Notes :
Nouveau texte :
6XX.00 Système d’aéronef non habité
Certificats d’exploitation
Certificat d’exploitation privé
Application
La présente sous-partie s’applique à l’exploitation d’un système d’aéronef non habité qui n’est pas utilisé contre rémunération.
Certificat
Il est interdit à toute personne d’exploiter un système d’aéronef non habité en application de la présente sous-partie à moins qu’elle :
Certificat d’exploitation commercial
Application
La présente sous-partie s’applique à l’exploitation d’un système d’aéronef non habité qui est utilisé contre rémunération.
Certificat
Il est interdit à toute personne d’exploiter un système d’aéronef non habité en application de la présente sous-partie à moins qu’elle :
Certificat d’exploitation d’état
Application
La présente sous-partie s’applique à l’exploitation d’un système d’aéronef non habité qui est utilisé par un organisme du gouvernement du Canada.
Certificat
Il est interdit à toute personne d’exploiter un système d’aéronef non habité en application de la présente sous-partie à moins qu’elle :
20.3 Partie VI du RAC, sous-partie 5 – Exigences relatives aux aéronefs
Application
605.01 (1) La présente sous-partie s'applique :
Section I – Exigences relatives aux aéronefs – Généralités
Autorité de vol
605.03 (3) Il est permis d'utiliser un ballon ou un véhicule aérien non habité sans que l'autorité de vol ne soit transportée à bord lorsque celle-ci est à la portée du commandant de bord :
Accessibilité du manuel de vol de l’aéronef
605.04 (1) Il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef pour lequel un manuel de vol de l'aéronef est exigé par les normes de navigabilité applicables, à moins que le manuel de vol de l'aéronef ou, lorsque le manuel d'utilisation de l'aéronef a été établi en application de l'article 604.27 ou de la partie VII, le manuel d'utilisation de l'aéronef ne soit accessible aux membres d'équipage de conduite à leur poste de travail.
Inscriptions et affiches
605.05 Il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef pour lequel des inscriptions ou des affiches sont exigées par les normes de navigabilité applicables, à moins que les inscriptions ou les affiches ne soient apposées à l'aéronef ou fixées à tout composant de l'aéronef conformément à ces normes.
Normes et état de service de l’équipement d’aéronef
605.06 Il est interdit à toute personne d'effectuer le décollage d'un aéronef dont elle a la garde et la responsabilité légales ou de permettre à toute personne d'effectuer le décollage d'un tel aéronef, à moins que l'équipement de l'aéronef exigé…
Équipement qui n’est pas en état de service ou a été enlevé – Généralités
605.08 (1) Malgré toute disposition contraire du paragraphe (2) et des articles 605.09 et 605.10, il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef dont de l'équipement n'est pas en état de service ou a été enlevé lorsque le commandant de bord estime que la sécurité aérienne est compromise.
(2) Malgré toute disposition contraire des articles 605.09 et 605.10, il est permis d'effectuer le décollage d'un aéronef dont de l'équipement n'est pas en état de service ou a été enlevé lorsque l'aéronef est utilisé conformément aux conditions prévues dans un permis de vol délivré à cet effet.
Équipement qui n’est pas en état de service ou a été enlevé – Aéronef ayant une liste d’équipement minimal
605.09 (1) Sous réserve du paragraphe (2), lorsqu'une liste d'équipement minimal a été approuvée par le ministre pour l'utilisateur d'un aéronef en application du paragraphe 605.07(3), il est interdit d'effectuer le décollage de l'aéronef dont de l'équipement n'est pas en état de service ou a été enlevé, à moins que les conditions suivantes ne soient réunies :
Équipement qui n’est pas en état de service ou a été enlevé
605.10 (1) Lorsqu'une liste d'équipement minimal n'a pas été approuvée par le ministre pour l'utilisateur d'un aéronef, il est interdit d'effectuer le décollage de l'aéronef dont de l'équipement n'est pas en état de service ou a été enlevé, lorsque cet équipement est exigé en application :
(2) Lorsqu'une liste d'équipement minimal n'a pas été approuvée par le ministre pour l'utilisateur d'un aéronef, il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef dont de l'équipement, autre que celui qui est exigé en application du paragraphe (1), n'est pas en état de service ou a été enlevé, à moins que les conditions suivantes ne soient réunies :
Section II – Exigences relatives à l’équipement de l’aéronef
Aéronefs entraînés par moteur – Vol VFR de jour
605.14 Sous réserve de l’article 605.XX, il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef entraîné par moteur en vol VFR de jour, à moins que…
Aéronefs entraînés par moteur – Vol VFR OTT
605.15 (1) Sous réserve de l’article 605.XX, il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef entraîné par moteur en vol VFR OTT à moins que…
Aéronefs entraînés par moteur – Vol VFR de nuit
605.16 (1) Sous réserve de l’article 605.XX, il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef entraîné par moteur en vol VFR de nuit à moins que…
Aéronefs entraînés par moteur – Vol IFR
605.18 Sous réserve de l’article 605.XX, il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef entraîné par moteur en vol IFR à moins que…
Nota : Un nouvel article (605.XX) devra être rédigé afin de traiter des exigences relatives aux capacités du système pour les UAS.
Nouveau texte
Exigences relatives aux capacités du système
Système d’aéronef non habité
605.XX Il est interdit d'effectuer le décollage d'un véhicule aérien non habité à moins que celui-ci soit doté de dispositifs permettant de :
Nota : La liste ci-dessus est une liste des exigences relatives aux capacités des systèmes d’aéronefs non habités fondée sur les résultats. Par exemple, les dispositifs permettant de « contrôler le vol de l’UAV » pourraient mesurer l’altitude, maintenir automatiquement l’altitude, etc. et les dispositifs permettant de « surveiller l’UAV » pourraient, à distance ou à partir du véhicule, surveiller l’état de l’UAV, s’assurer que l’UAV fonctionne à l’intérieur de son domaine de vol, surveiller la télémétrie de l’UAV, recevoir une indication sur l’autonomie restante, etc. Cette liste n’est pas exhaustive, et il se pourrait qu’il soit nécessaire plus tard d’élaborer des normes connexes.
Système de dégivrage et d’antigivrage
605.30 Il est interdit d'effectuer le décollage d'un aéronef ou de continuer un vol lorsque des conditions de givrage ont été signalées…
Utilisation d’oxygène
605.32 (3) Le pilote aux commandes de vol d'un aéronef doit utiliser un masque à oxygène dans les cas suivants :
Dispositif ou système d’avertisseur d’altitude
605.36 (1) Sous réserve du paragraphe (2), il est interdit d'effectuer le décollage d'un avion à turboréacteurs à moins qu'il ne soit muni d'un dispositif ou d'un système d'avertisseur d'altitudeconforme aux Normes relatives à l'équipement et à la maintenance des aéronefs et, dans le cas d’un système d’aéronef non habité, que l’avertissement soit donné au poste de commande.
ELT
605.38 (1) Sous réserve du paragraphe (3) et du paragraphe (5), il est interdit d'utiliser un aéronef à moins que celui-ci ne soit muni d'au moins une ELT conformément au paragraphe (2).
(5) Il est interdit d’utiliser un véhicule aérien non habité muni d’une ELT.
Section III – Exigences relatives à la maintenance d’aéronefs
Nota : L’évaluation des articles 605.84 à 605.88, en ce qui a trait à l’utilisation des systèmes d’aéronefs non habités, ne relevait pas du mandat du groupe de travail. Ces articles devront peut-être être modifiés plus tard.
Maintenance d’aéronefs – Généralités
605.84 (1) Sous réserve des paragraphes (3) et (4), il est interdit à toute personne d’effectuer, sauf dans le cas des aéronefs exploités en vertu d'un certificat spécial de navigabilité de la catégorie de maintenance par le propriétaire ou de la catégorie de construction amateur, le décollage d’un aéronef dont elle a la garde et la responsabilité légales…
Section IV – Dossiers techniques
Nota : Les annexes I et II n’ont pas été évaluées afin de déterminer si des modifications étaient requises en ce qui a trait à l’utilisation des véhicules aériens non habités, car cela ne relevait pas du mandat du groupe de travail. Les articles 605.96 et 605.97 devraient être revus en conséquence.
Exigences relatives à la tenue des dossiers techniques
605.92 (3) Dans le cas d'un ballon, d'un planeur, d'un aéronef ou d’un système d’aéronef non habité exploité en vertu d'un certificat spécial de navigabilité de la catégorie de maintenance par le propriétaire...
Carnet de route transporté à bord
605.95 (2) Il est permis d'effectuer le décollage d'un aéronef sans avoir le carnet de route à bord, dans les cas suivants :
20.4 Partie VI du RAC, sous-partie 6 – Divers
Nota: Le groupe de travail ne croit pas avoir les compétences requises pour discuter des modifications à apporter aux exigences relatives à l’assurance de responsabilité civile. Il ne relevait pas du mandat du groupe de travail de déterminer le niveau de protection et les conditions d’application pour les différents types d’utilisation d’UAV.
21.0 ABSENCE DE RéGLEMENTATION ET DE NORMES PROPRES AUX UAS
Le Règlement de l’aviation canadien ne définit pas toutes les exigences en matière de sécurité des systèmes d’aéronefs non habités. Parmi les éléments liés à l’exploitation des systèmes d’aéronefs non habités qui ne sont pas traités dans le règlement on retrouve :
De plus, le besoin d’établir des normes relatives au matériel de soutien comme les systèmes de lancement et de récupération (p. ex. catapultes, systèmes de lancement pneumatiques/ hydrauliques), les sources d’alimentation et les démarreurs n’a pas été évalué. Même si certaines des technologies mentionnées n’en sont qu’au stade de développement, le groupe de travail recommande qu’un nouveau groupe de travail soit formé pour traiter de ces composants propres aux UAV.
22.0 AUTRES ORGANISMES DE NORMALISATION / RéGLEMENTATION
22.1 Incidents/accidents de véhicules aériens non habités
Le Bureau de la sécurité des transports (BST) est responsable des enquêtes sur tous les incidents ou accidents de transport se produisant au Canada, y compris de tous les incidents ou accidents aéronautiques impliquant des aéronefs civils. La question du signalement des incidents ou accidents d’aéronefs non habités aux BST a été discutée au cours des travaux du groupe de travail. La Loi sur le Bureau canadien d’enquête sur les accidents de transport et de la sécurité des transports (BCEATST) ne mentionne pas précisément les UAV, mais, actuellement, les critères relatifs aux accidents aéronautiques à signaler et aux incidents aéronautiques à signaler s’appliquent aux UAV tout comme aux autres aéronefs.
Le groupe de travail recommande que la Loi sur le BCEATST soit examinée pour s’assurer que les accidents et incidents d’UAV soient bien retracés et documentés.
22.2 Recherche et sauvetage des véhicules aériens non habités accidentés
Le Bureau de coordination de la gestion de la circulation aérienne – 1 DAC QG Dét Ottawa a fourni au groupe de travail une position non officielle à propos du signalement des UAV accidentés. On estime que les rapports d’écrasement d’UAV (faits par les exploitants d’UAV) n’auront aucun impact sur la charge de travail du centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (CCCOS) et que, en fait, le fait de signaler les écrasements d’UAV limitera les interventions inutiles. Les écrasements d’UAV devront être ajoutés au registre d’écrasement, sauf si les UAV sont récupérés immédiatement.
Afin d’éviter les recherches inutiles, le groupe de travail recommande que les écrasements de véhicules aériens non habités soient signalés lorsqu’il y a possibilité de confusion avec un écrasement ou une épave d’aéronef habité.
Plusieurs groupes travaillent actuellement à l’élaboration de normes sur les systèmes de véhicules aériens non habités, par exemple :
Ces organismes sans but lucratif élaborent des recommandations consensuelles sur lesquelles les organismes de réglementation se basent pour élaborer leurs politiques, leurs programmes et leurs décisions réglementaires. Le groupe de travail recommande que Transports Canada surveille les travaux de ces groupes internationaux, de même que ceux d’autres organismes de normalisation comme l’OTAN.
23.1 Délivrance de certificats d’immatriculation
Le groupe de travail recommande que Transports Canada prenne des mesures afin de commencer à délivrer des certificats d’immatriculation le plus tôt possible (p. ex. d’ici juin 2008), ce qui inclut la rédaction de documents consultatifs, la modification des demandes d’immatriculation, la modification des bases de données et l’attribution de séries de marques. Des avis de proposition de modification (APM) relatifs à l’immatriculation des UAV doivent être élaborés aux fins de présentation lors d’une réunion du Comité technique du CCRAC sur la partie II.
23.2 Groupe de travail sur l’examen du COAS pour les UAV
Le groupe de travail reconnaît qu’il faudra un certain temps avant que Transports Canada puisse mettre en œuvre les modifications au règlement proposées dans le présent rapport final. Jusqu’à ce qu’il soit possible d’avoir un accès sécuritaire et régulier à l’espace aérien, il faudrait au moins s’assurer, à court terme, que l’industrie puisse exploiter des UAV en toute sécurité en utilisant les procédures du COAS.
Par exemple, afin de permettre que le processus d’approbation du COAS en vigueur puisse continuer d’être utilisé en l’absence de normes et de réglementation appropriées en matière de navigabilité et d’exploitation, on pourrait demander à un opérateur qui souhaite utiliser un UAV dans un secteur d’un espace aérien public où circulent d’autres aéronefs et/ou au-dessus de secteurs habités de confirmer le rendement satisfaisant du système d’évitement de collisions, la précision de la navigation du véhicule aérien et l’efficacité du système d’interruption de vol/de récupération d’urgence.
Le groupe de travail recommande qu’un nouveau groupe de travail soit formé avant la fin de 2007 afin d’examiner le processus actuel de délivrance des COAS pour UAV dans le but de l’améliorer autant au profit de Transports Canada que de l’industrie des UAV. Des améliorations peuvent être apportées au processus d’approbation actuel afin de mieux répondre aux demandes de l’industrie et de réduire la charge de travail de Transports Canada.
Résultats et avantages possibles du nouveau groupe de travail :
Parmi les membres proposés on retrouve le MDN, NAV CANADA, Transports Canada (personnel de l’Administration centrale y compris les inspecteurs des Affaires réglementaires et les inspecteurs régionaux de l’Aviation générale) et l’industrie des UAV, y compris des titulaires de COAS. Le groupe de travail croit que la participation des inspecteurs régionaux de Transports Canada Aviation civile responsables de la supervision de la sécurité des véhicules aériens non habités est essentielle.
Le présent document fournit à Transports Canada des considérations et des recommandations élaborées par consensus en vue de l’élaboration de la réglementation et des politiques. Le groupe de travail a bénéficié d’une participation importante de la part de l’industrie et d’importants investissements de la part de l’industrie et du gouvernement (plus de 300 jours/personnes). Afin de conserver l’élan généré par les travaux du groupe et d’assurer un soutien continu, le groupe de travail recommande fortement que des mesures soient prises pour rapidement mettre en œuvre les considérations et les recommandations du présent rapport, p. ex. faire parvenir le rapport final au Comité réglementaire de l’aviation civile (CRAC) pour examen et former un groupe de travail chargé d’examiner le processus de délivrance des COAS pour UAV. Les membres du groupe de travail croient que si les recommandations présentées dans le présent rapport sont adoptées et que les modifications sont apportées, le Canada aura un système de réglementation efficace qui permettra d’intégrer en toute sécurité les systèmes d’aéronefs non habités dans l’espace aérien intérieur canadien.
MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL
Andrew Carryer
Ingénieur, Systèmes d’aéronefs non habités
Airborne Systems
MDA (MacDonald Dettwiler and Associates)
Don Matthews
Président-directeur général
Centre canadien des systèmes de véhicules télépilotés (CCSVT)
Sundeep Kharey (Albert Sulmistras)
Ingénieur, Développement des entreprises
CDL Systems
Butch Waldrum
Vice-président
SkyLink Aviation
Howard Loewen
Président et Agent technique en chef
MicroPilot
Greg Stewart
Gestionnaire de projet, Airborne Systems
General Dynamics Canada
Gerry Marsters
Président
Aerovations Inc.
Ian Glenn
Président
Unmanned Vehicle Systems (UVS) Canada
Robert Adam (Bruce Beswick)
Directeur, Programme SnowGoose
Mist Mobility Integrated System Technology (MMIST)
Richard Partner
Gestionnaire
Exploitation et développement des UAV
Fugro Airborne Surveys Corp.
Keith Gladstone (Todd Macuda)
Président
Gladstone Aerospace Consulting
Eric Edwards
Advanced Subsonics
Jeremy Cartlidge
Gestionnaire, Développement des entreprises et Soutien en commercialisation
L-3 Communications, MAS Canada
Ronald V. Kruk
Expert scientifique en chef
CAE Inc.
Dr. Siu O'Young
Professeur agrégé
Memorial University of Newfoundland
Pip Rudkin
Directeur des services de l’environnement
Provincial Aerospace Ltd
Adam Hunt (Kevin Psutka)
Gestionnaire, Services aux membres
Canadian Owners &Pilots Association (COPA)
Kris Ellis
Agent de recherche
Laboratoire de recherche en vol, Institut de recherche aérospatiale
Conseil national de recherches du Canada
Brian Guimond
Gestionnaire, Opérations militaires
NAV CANADA
Fred Spence
Gestionnaire, Planification du SNA
NAV CANADA
Major Mark Wuennenberg
1re Division aérienne du Canada / A3 UAV 2
Ministère de la Défense nationale
Major P.A. (Pat) Thauberger
Directeur, Plans stratégiques (Air) 3-2
Ministère de la Défense nationale
Richard Grainger
Commandant d’aviation
DSTNA 3-4
Navigabilité technique/Soutien - Génie aérospatial
Ministère de la Défense nationale
Transports Canada
Terry Chilibeck - Délivrance des licences du personnel
Pierre Laroche - Normes et procédures de l’espace aérien (Bob Grant, Alain Piche)
Carlos Carreiro - Normes
Mike Palmer - Certification nationale des aéronefs
Ian Moody - Certification nationale des aéronefs
Mike Whissell - Maintenance et construction des aéronefs
Lisa Lanthier - Opérations aériennes spécialisées
Karen Tarr - Opérations aériennes spécialisées, Chef du groupe de travail
Observateurs
Mark Aruja
Gestionnaire, Développement des entreprises
Programmes aériens
Thales Canada, Systems Division
Declan Sweeney
Agent principal des opérations
Universal Wing Geophysics Corp.
Bill Werny
Directeur principal, Développement industriel militaire
Alberta Economic Development
Sharon Beattie
Directrice générale
Aerospace and Defence Industry Association
of Newfoundland and Labrador
Tad McGeer
Président
Aerovel Corporation
Richard Barlow
Président
Model Aeronautics Association of Canada
Rod Jones
Directeur général
Ontario Aerospace Council
Jean-François Lagarde
Président
SauTech Innovations
Conférenciers invités : Transports Canada
BIBLIOGRAPHIE
ASTM
New Standard Practice for Remote Control Pilots operating within Visual Range - WK8962
Australia Civil Aviation Safety Authority
Part 101 unmanned aircraft rules
Ministère de la Défense nationale
Consignes de vol – Règles de vol - B-GA 100-001/AA-000
AESA
Advance-Notice of Proposed Amendment No. 16/2005 - Policy for Unmanned Aerial Vehicle certification
EUROCONTROL
Specifications for the Use of Military UAVs as OAT Outside Segregated Airspace – 25/04/2006
FAA
Frost &Sullivan
North American Unmanned Aerial Systems Market Analysis – Mars 2007
Haskayne School of Business, University of Calgary
Canadian Centre for Unmanned Vehicle Systems Business Case – Décembre 2005
JAA
UAV Task Force Final Report – 11 mai 2004
MAAC
Flight Training Course
Wings Training Program
Moiré Incorporated
Prospects for a Civil UAS Market in the United States – August 2007 – Basil Papadales
OTAN
RTCA
SAE Aerospace
ARP5707 - Pilot Training Recommendations for Unmanned Aircraft Systems Civil Operations
United States Department of Defense
Office of the Secretary of Defense - Unmanned Aircraft Systems Roadmap 2005-2030
UK Civil Aviation Authority
UVS International
UAV Related Terminology - Terms and Definitions and Abbreviations and Acronyms
CRITÈRES DE CLASSIFICATION DES UAV
La liste de facteurs ci-dessous a été prise en considération afin de créer un système de classification pour les UAV :
Caractéristiques de l’aéronef
Masse, énergie cinétique, vitesse
Groupe motopropulseur (y compris nombre de moteur)
Configuration (avion, giravion, dirigeable, planeur)
Autonomie/portée
Milieu d’utilisation
Portée (à portée visuelle ou hors de portée visuelle)
Espace aérien
Mission (y compris charge utile)
Densité de population au sol
Capacités du système
Niveau de supervision (automatisation)
Modes de défaillance/systèmes d’interruption de vol
Méthode de lancement et de récupération
MANDAT
AVIATION GéNéRALE
MANDAT
GROUPE DE TRAVAIL
SUR LES
VéHICULES AéRIENS NON HABITéS
CONTEXTE
Les véhicules aériens non habités ne sont que l’un des nombreux types d’aéronefs qui utilisent quotidiennement l’espace aérien canadien. Présentement, l'article 602.41 du Règlement de l'aviation canadien (RAC) exige que toute personne qui utilise un véhicule aérien non habité obtienne au préalable un certificat d'opérations aériennes spécialisées et qu'elle en respecte les dispositions. Un tel certificat d'opérations est accordé lorsque l'exploitant potentiel peut démontrer que les risques reliés à l'utilisation du UAV peuvent être gérés à un niveau acceptable.
Le nombre de demandes de COAS augmente annuellement, et ces demandes sont de plus en plus diversifiées sur le plan de la complexité opérationnelle, des restrictions et des besoins. Un marché émergent qui mise sur l’utilisation des UAV à moyenne altitude et grande autonomie (MALE) est en train de prendre rapidement de l’essor, et les processus d’approbation ainsi que le cadre réglementaire actuels ne permettent pas de faire efficacement face à la situation. Il faut évaluer la réglementation et les procédures en vigueur afin de déterminer la portée des changements requis pour permettre l’intégration des UAV dans un environnement réservé traditionnellement aux aéronefs habités. Même si la démarche sera centrée sur l'exploitation des UAV au Canada, les recommandations relatives aux nouvelles dispositions réglementaires devront être harmonisées le plus possible avec la réglementation des autres organismes de réglementation.
La tâche à long terme qui consiste à intégrer ce type d'aéronef au système de transport aérien de la prochaine génération est critique pour l'avenir de l'aviation. L'état actuel et les orientations à venir des UAV doivent être revus dans le contexte actuel et en fonction de l'évolution des orientations de Transports Canada Aviation civile. Il faut notamment se diriger vers l'élaboration d'une réglementation fondée sur les résultats, l'introduction d'un environnement systèmes, une plus grande délégation à l'industrie et des programmes de surveillance fondés sur les risques.
OBJECTIFS
Le groupe de travail a pour objectif principal de définir un cadre réglementaire fondé sur les résultats pour permettre l’utilisation des UAV sur de moyennes à longues distances, à moyenne altitude et hors de portée optique, dans l’espace aérien canadien. Ce cadre doit être harmonisé avec celui des états-Unis dans la mesure nécessaire pour permettre une reconnaissance réciproque des cadres.
PORTéE
Pour réaliser ses objectifs, le groupe de travail étudiera les principales questions entourant l’exploitation des UAV, examinera la législation en vigueur, tiendra compte des exigences en matière d’harmonisation et présentera des recommandations en vue d’établir un cadre réglementaire.
Le groupe de travail n’essaiera pas de traiter de toutes les questions liées aux nombreux systèmes d’UAV, mais plutôt d’établir une stratégie globale pour traiter des questions clés. Par conséquent, le groupe de travail définira les différents types d’utilisation des UAV, mais ne fournira pas nécessairement de concept pour tous les types d’utilisation possibles dans tous les espaces aériens possible. L’idée est de traiter des principales questions et de trouver des façons de gérer les risques liés à l’utilisation des UAV sans faire de distinctions.
La priorité sera accordée aux questions d’exploitation et de maintien de la navigabilité. Toutefois, le groupe de travail ne doit pas définir de codes de navigabilité ni de normes d'équipement spécifiques pour les aéronefs, les systèmes de commande, de contrôle et de communication ou le poste de commande au sol, et il ne doit pas traiter des systèmes de détection et d'évitement et des exigences connexes, de la gestion du spectre, des questions de sécurité (liaisons de commande et postes de commande) ni des considérations spéciales reliées à la gestion de la circulation aérienne. Même s'il faudra discuter de ces aspects de l'exploitation des UAV au cours des réunions, aucun ne fera l'objet d'une étude approfondie pour le moment.
Les activités générales du groupe de travail seront notamment les suivantes :
Réalisations attendues :
Le groupe de travail essaiera de trouver des solutions viables afin de créer un équilibre entre les exigences de mission des UAV et les questions de sécurité liées à la protection du public et des autres utilisateurs de l’espace aérien. Dans ses recommandations, le groupe de travail accordera la plus haute priorité à la sécurité et il étudiera tant les approches faisant appel à la réglementation que les autres types d'approche.
APPROCHE
On procédera à la création d'un groupe de travail et les réunions prévues se tiendront au cours des douze prochains mois. Les réunions pourront avoir lieu sous forme de téléconférence et/ou de vidéoconférence.
MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL
Le groupe de travail a été désigné de la façon suivante : Groupe de travail sur les véhicules aériens non habités.
La participation au groupe de travail est ouverte au personnel de Transports Canada, aux spécialistes du MDN et à l’industrie. Les membres de l’industrie seront coordonnés par UVS Canada.
Le groupe de travail comprendra notamment, mais non exclusivement, les membres suivants :
Chef du groupe de travail
Transports Canada – Karen Tarr
MDN
Commandant d’aviation Richard Grainger
Transports Canada
Normes d'agrément - Carlos Carreiro (conseillers - Ian Moody, Mike Palmer)
Normes et procédures de l’espace aérien – Alain Piche
Maintenance et construction – Mike Whissell
Délivrance des licences du personnel - Terry Chilibeck
Industrie
UVS Canada - Ian Glenn
Autres – À déterminer
Il se peut que l'on demande aux membres du groupe de travail de fournir des données à l'appui de leurs recommandations. Ces derniers devraient donc avoir les données à portée de la main pendant les réunions.
Le groupe de travail s'efforcera d'en venir à un consensus, mais lorsqu'il sera impossible d'y arriver, les divergences d'opinions seront indiquées dans le rapport final du groupe de travail.
PRéSENTATION DES RAPPORTS
Le chef du groupe de travail doit soumettre des rapports au directeur, Aviation générale sur l'évolution des travaux, les décisions prises, les mises à jour des calendriers et les questions non résolues.
Les rapports seront mis à la disposition du directeur, Certification des aéronefs et du directeur, Aérodromes et Navigation aérienne.
De façon générale, le rapport final du groupe de travail comprendra des recommandations spécifiques, les raisons sur lesquelles sont fondées ces recommandations et, le cas échéant, les détails sur les opinions divergentes.
CALENDRIER
On prévoit que la première réunion du groupe de travail se tiendra en janvier 2007, mais une téléconférence préliminaire devrait avoir lieu en décembre 2006.
On s'attend à ce que le groupe de travail présente un rapport provisoire d'ici le 31 mars 2007 et qu'il soumette un rapport final au directeur, Aviation générale d'ici le 30 septembre 2007.
BUDGET
Les coûts engagés par les organismes extérieurs à Transports Canada devront être assumés par ces organismes.
SOUTIEN ADMINISTRATIF
La direction de l'Aviation générale devra fournir les locaux pour les réunions ainsi que les services de secrétariat.
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Accepté par : ____________________________________ Chef du groupe de travail Groupe de travail sur les véhicules aériens non habités |
____________ Date |
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Approuvé par : ____________________________________ Manzur Huq Directeur, Aviation générale |
____________ Date |
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____________________________________ Don Sherritt Directeur, Normes |
____________ Date |
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____________________________________ Martin Eley Directeur, Certification des aéronefs |
____________ Date |