|
CIRCULAIRE D'INFORMATION |
No.: 406-001 2006-12-01 |
| Sujet : | Approbation des cours intégrés | ||
| Bureau émetteur : | Aviation générale | ||
| Secteur d’activités : | Qualification | CIN : | 406-001 |
| No de dossier : | A 5800-20-5 | Édition N : | 01 |
| No de SGDDI : | 1964680-V25 | Date d’entrée en vigueur : | 2006-12-01 |
La présente circulaire d’information (CI) expose un moyen acceptable parmi d’autres de démontrer la conformité aux règlements et aux normes. Cette CI en elle-même ne crée ni ne change ou modifie des exigences réglementaires, et ne permet pas d’y déroger; elle n’établit pas non plus de normes minimales. Le demandeur peut choisir d’employer une autre méthode, laquelle doit toutefois être jugée acceptable par Transports Canada..
La présente CI a pour objet de fournir des conseils sur la manière d’obtenir l’autorisation d’administrer des cours intégrés approuvés aux termes de la sous-partie 6 de la partie IV du Règlement de l’aviation canadien.
Ce document s’applique aux exploitants d'unité de formation de vol désirant l'autorité d’offrir un cours intégré approuvé selon la partie IV, Sous-partie 6 des Règlements canadiens d'aviation.
Il s’agit d’une nouvelle circulaire d’information
Les documents de référence suivants sont destinés à être utilisés conjointement avec le présent document :
Sans objet.
Sans objet.
4.0 DEMANDE D’AUTORISATION D’ADMINISTRER UN COURS INTéGRé
Une fois établie la conformité de la demande et de la documentation associée avec les exigences du cours intégré, une inspection de l’unité de formation au pilotage aura lieu pour vérifier qu’elle répond aux exigences. Une vérification d’après certification sera effectuée dans les douze (12) mois suivant l’autorisation initiale afin de s’assurer que toutes les exigences de la certification continuent d’être observées et que le programme d’assurance de la qualité fonctionne correctement.
5.0 MANUEL D’EXPLOITATION DE FORMATION AU PILOTAGE
Le manuel d’exploitation de formation au pilotage a pour objet de contrôler les activités de vol d’une compagnie au moyen de politiques et procédures écrites explicites. La haute direction de la compagnie attend du personnel qu’il mène ses activités conformément au manuel. Le manuel peut ne contenir que les renseignements minimaux exigés par la réglementation ou peut établir les procédures concernant d’autres aspects des activités. Au cours des vérifications réglementaires, Transports Canada ne se préoccupe que des éléments du manuel concernant les exigences réglementaires de formation au pilotage et ne couvrira pas les procédures tel que le code vestimentaire, la conduite, l’établissement des horaires des instructeurs ou d’autres politiques d’entreprise non liées à la réglementation.
Le manuel doit contenir un préambule exposant son utilisation et son autorité. Il pourrait s’agir d’une courte description du but du manuel et de son contenu, une déclaration générale quant à l’autorité en vertu de laquelle il est promulgué et qui devrait utiliser le manuel.
Une description de la structure organisationnelle de la compagnie est nécessaire afin de s’assurer que le personnel comprend qui est responsable des différents éléments de l’exploitation. Il faut communiquer au personnel des responsabilités et des pouvoirs bien circonscrits afin de contrôler les opérations. On peut y arriver en énonçant clairement les qualifications, les responsabilités et la succession du commandement du personnel de la gestion et des opérations. Un organigramme organisationnel donne une présentation visuelle claire de la structure de l’entreprise. Il comprendra notamment le chef-instructeur de vol, la personne responsable de la maintenance, l’instructeur-vérificateur et les instructeurs au sol. Si l’entreprise décide de créer un poste de chef-instructeur de vol adjoint, on devra également énoncer les exigences s’y rattachant.
Il faut joindre en annexe au manuel un exemple du carnet de navigation de la compagnie, du devis de masse et centrage et du dossier de formation de l’instructeur.
Afin de fixer des minima météorologiques réalistes, il faut tenir compte de l’expérience des instructeurs et des élèves, de la phase de formation, de la catégorie de l’espace aérien et des endroits géographiques où la formation est administrée. On peut établir une marge de sécurité raisonnable à partir de cette expérience opérationnelle et des conditions. Cela peut dans bien des cas dépasser les exigences réglementaires minimales, mais en aucun cas se situer en deçà.
D’ordinaire, la plupart des aéronefs légers servant à la formation au pilotage ne sont pas certifiés ou équipés pour affronter des conditions météorologiques difficiles ou extrêmes. Les instructions relatives aux opérations dans des conditions dangereuses doivent être claires. Cela couvre des conditions tel que le givrage, les orages, le temps laiteux, le cisaillement du vent et toute autre situation jugée dangereuse par la compagnie. La formation dans ces conditions « dangereuses » peut se faire en simulateur de vol ou au moyen d’un dispositif d’entraînement au vol dûment équipé.
Il faut fournir au pilote commandant de bord et au personnel opérationnel des directives sur ce qui constitue une contamination, comment l’éliminer et ce que sont des conditions acceptables de vol pour l’aéronef après une décontamination.
Il faut répondre à des exigences réglementaires et obtenir des autorisations spécifiques afin de transporter des marchandises dangereuses à bord d’un aéronef. Si la compagnie n’a pas l’intention d’obtenir autorisation, il faut insérer une déclaration à cet effet dans le manuel d’exploitation, accompagnée d’une description de certains exemples de marchandises dangereuses pouvant être présentées au pilote pour le transport, tel que des batteries. Les pilotes doivent suivre une formation suffisante pour pouvoir reconnaître et éviter une cargaison inappropriée.
D’ordinaire, les directives fournies visent à se conformer aux recommandations et aux restrictions du constructeur, mais la compagnie peut décider de fixer des limites spécifiques plus strictes. Par exemple, les procédures ou limites concernant l’utilisation de surfaces non-préparées ou molles pour le décollage et l’atterrissage.
Les exigences relatives à l’équipement de survie sont énoncées en 602.61. Il faut donner une description de l’équipement de survie, des directives sur son utilisation et les exigences relatives à l’inspection périodique. Ces exigences peuvent varier en fonction des conditions saisonnières et des zones géographiques d’opération. Se vêtir ou se chausser de manière inappropriée pour les conditions météorologiques peut nuire à la sécurité du vol. Il faut indiquer clairement ce qu’est une tenue appropriée pour le personnel navigant et les passagers.
Des procédures d’urgence clairement précisées pour l’ELT, la préparation des passagers aux atterrissages d’urgence, l’évacuation d’urgence et des procédures de coordination des interventions au sol sont des composantes importantes d’un bon plan d’intervention d’urgence. Le personnel doit savoir quoi faire en cas d’accident, qui appeler et comment traiter avec les organismes externes tel que les services de police, les services paramédicaux, le Bureau de la sécurité des transports du Canada, l’assureur de la compagnie et les médias. On peut trouver des renseignements supplémentaires dans TP 14135 - Systèmes de gestion de la sécurité propres aux petites exploitations aériennes : Un guide de mise en œuvre pratique.
La supervision de tous les instructeurs de vol et au sol de l’école incombe au chef-instructeur de vol. Cela étant dit, le chef-instructeur de vol peut attribuer par écrit certaines responsabilités au chef-instructeur de vol adjoint. De plus, il faut aux instructeurs de classe 4 une supervision particulière et une description de ce processus doit figurer dans le manuel. En outre, tous les instructeurs ont la responsabilité de superviser leurs élèves, en particulier lorsqu’ils sont envoyés en solo.
Le manuel de formation énonce les politiques et procédures de contrôle du déroulement et de la qualité du cours intégré lui-même. Le manuel précise le plan du cours de formation au pilotage, de l’instruction au sol et de la formation synthétique au vol ainsi que les politiques et procédures régissant l’administration de la formation.
Les déclarations générales sur le but d’un cours intégré sont indiquées en 426.75, mais il peut s’agir d’un énoncé de vision de votre cours. C’est l’énoncé de ce que l’élève est censé obtenir à la suite de la formation, de la qualité de rendement à atteindre et des contraintes de formation à respecter. La qualité de rendement peut être le niveau nécessaire pour travailler en qualité de pilote professionnel dans le milieu réel des opérations aériennes commerciales. Les contraintes de formation peuvent prendre plusieurs formes. Par exemple, il faut terminer le cours dans un certain délai, respecter le plan de cours et satisfaire à toutes les exigences d’étape ou de stade.
Il faut énoncer les dispositions générales des programmes quotidiens et hebdomadaires de formation au pilotage, de formation au sol et de formation synthétique au vol, notamment les programmes de mauvais temps. Les dispositions générales peuvent couvrir les jours de la semaine pendant lesquels le cours est administré, les heures du début et de la fin des journées de formation, le calendrier de l’instruction au sol et le moment où débute la formation synthétique. Les programmes de mauvais temps sont les activités d’apprentissage ayant lieu lorsque le mauvais temps empêche de voler. Certaines écoles recommandent que les élèves utilisent une partie de ce temps pour exécuter des tâches de formation sur ordinateur énumérées dans le plan de cours de formation au sol.
Bien qu’on demande un énoncé « détaillé », il ne s’agit pas d’un livre de plans de leçons. Les détails peuvent comprendre ceux-ci :
Une fois les énoncés détaillés rédigés, la liste récapitulative peut donner un tableau d’ensemble du cours. Il s’agit souvent de la première chose que les gens regarderont pour obtenir une idée de la conception du cours. L’exemple ci-après propose une des façons de présenter la liste récapitulative. Il s’agit d’une façon d’organiser les leçons jusqu’au premier vol en solo, mais chaque école de formation au pilotage saura ce qui fonctionnera le mieux dans le cadre de son programme. L’assurance de la qualité vous indiquera si des modifications sont nécessaires ou pas à mesure que vous accumulerez de l’expérience avec le plan de cours.
| NO PL | LEÇONS – éTAPE UN | EXPOSé AVANT VOL | DEV | DOUBLE COMMANDE | SOLO |
| 1 | Apprendre à voler – Introduction au vol | 0,5 | 0,8 | ||
| 2 | Contrôle de l’aéronef 1 – Manœuvres de pilotage de base | 0,5 | 0,5 | 1,0 | |
| 3 | Contrôle de l’aéronef 2 – Manœuvres de pilotage de base, navigation locale | 0,5 | 0,5 | 1,0 | |
| 4 | Décollage et atterrissage – Départ du circuit, navigation locale | 0,5 | 1,0 | ||
| 5 | Contrôle de l’aéronef 3 – Reconnaissance des approches du décrochage, vol lent | 0,5 | 0,5 | 1,0 | |
| 6 | Procédures des aéroports – Départ, intégration au circuit, approches, atterrissages, évitement de collision, radiocommunications | 0,5 | 1,0 | ||
| 7 | Contrôle de l’aéronef 4 – Décrochages – sans moteur, glissade | 0,5 | 1,0 | ||
| 8 | Contrôle des progrès | 0,5 | 1,2 | ||
| 9 | Contrôle de l’aéronef 5 – Décrochages au moteur, amorces de vrille, spirale | 0,5 | 1,2 | ||
| 10 | Circuits – Départ, entrée, approches sans moteur | 0,5 | 1,2 | ||
| 11 | Circuits – Approches au moteur et atterrissages par vent traversier | 0,5 | 1,2 | ||
| 12 | Circuits – Panne de moteur dans le circuit, rattrapage d’un rebond à l’atterrissage | 0,5 | 1,2 | ||
| 13 | Gestion des situations – Perte des communications, rattrapage d’un rebond à l’atterrissage, changements de piste | 0,5 | 1,2 | ||
| 14 | Contrôle de premier vol en solo | 0,5 | 1,0 | ||
| 15 | Premier vol en solo | 0,5 | |||
| 1,5 | 15,0 | 0,5 |
Exemple de liste récapitulative des leçons de pilotage
5. 426.62(4)(c) Un énoncé de la manière dont le programme de formation au pilotage sera divisé en étapes, une indication de la façon dont les leçons de pilotage seront organisées afin de les administrer dans la succession la mieux adaptée pour l’apprentissage et l’indication que la fréquence de répétition des exercices essentiels ou d’urgence est adéquate…
Il s’agit d’un bref énoncé résumant votre cours intégré. Indiquez les étapes pour montrer de quelle façon les leçons sont regroupées afin d’assurer une séquence d’apprentissage solide allant des leçons de base aux leçons intermédiaires, puis au leçons avancées en commençant peut-être par une étape de connaissances théoriques. Les leçons de base de pilotage bâtiront les compétences nécessaires au premier vol en solo. Les leçons avancées porteront vraisemblablement sur l’application des compétences dans un cadre opérationnel commercial ou en IFR sur multimoteur. Si la complexité de l’aéronef augmente avec les étapes successives, soulignez-le; peut-être commencerez-vous par un simple aéronef de formation et que vous passerez ensuite à un aéronef monomoteur complexe, puis à un bimoteur. Si vous avez recours à la simulation, vous pouvez indiquer quels équipements d’entraînement synthétique de vol vous emploierez et au cours de quelles étapes.
| Cambrian Flight Academy - étapes du cours ATP | |||
|
1 Premier vol en solo Diamond DA-40 |
Condition préalable : Demande d’inscription CFA remplie et approuvée stipulant que toutes les exigences d’admission sont satisfaites. Réussite : Premier vol en solo Urgences : Décrochage, vrille, panne de moteur dans le circuit, pannes de système essentiel, panne des communications |
||
|
Double commande |
Commandant de bord |
||
|
2 Vol de navigation en solo Diamond DA-40 |
Condition préalable : Réussite de l’étape 1. Réussite : Test d’étape pré-vol à la navigation en solo Urgences : Révision + procédures si l’on se perd, atterrissage forcé, de précaution |
||
| Double commande | Commandant de bord | ||
|
3 Navigation VFR Diamond DA-40 |
Condition préalable : Réussite de l’étape 2. Réussite : licence de pilot privé, qualification de vol de nuit, contrôle des progrès en navigation VFR Urgences : Révision + tableau partiel, systèmes électriques (de nuit) |
||
|
|
Double commande | Commandant de bord | |
|
4 Loft commercial Diamond DA-40 |
Condition préalable : Réussite de l’étape 3. Réussite : Tous les scénarios d’entraînement de type vol de ligne (LOFT) Urgences : Révision + scénarios d’urgence |
||
| Double commande | Commandant de bord | ||
|
5 Licence de pilote professionnel Diamond DA-40 |
Condition préalable : Réussite de l’étape 3. Réussite : Tous les scénarios d’entraînement de type vol de ligne (LOFT) Urgences : Révision + scénarios d’urgence |
||
| Double commande | Commandant de bord | ||
|
6 Multimoteur Diamond DA-42 |
Condition préalable : Réussite de l’étape 5. Réussite: Obtenir la qualification sur multimoteur Urgences : Décrochages, pannes de moteur, incendies, pannes de système |
||
| Double commande | Commandant de bord | ||
|
7 IFR Diamond DA-42 |
Condition préalable : Réussite de l’étape 6. Réussite : Qualification de vol aux instruments du groupe 1 Urgences : Révision de l’étape 6. Gestion des pannes d’instruments. |
||
| Double commande | Commandant de bord | ||
|
8 MCC DEV Regional Jet |
Condition préalable : Réussite de l’étape 7. Réussite : Démonstration des compétences MCC Urgences : Appropriées au CRJ |
||
| Double commande | Commandant de bord | ||
Exemple d’étapes de cours
6. 426.62(4)d) Les heures de plan de cours de chaque étape et des groupes de leçons, y compris les moments où les contrôles de progrès seront effectués…
Cet énoncé des heures du plan de cours peut être regroupé dans un autre tableau en incluant les renseignements sur les moments où les contrôles des progrès seront effectués.
7. 426.62(4)e) L’exigence de progrès des élèves, incluant un bref énoncé spécifique de ce qu’un élève devrait pouvoir accomplir et le degré de maîtrise qu’il doit atteindre avant de passer d’une étape de la formation à la suivante, notamment les exigences d’expérience minimum ayant trait aux heures et à l’exécution satisfaisante des exercices avant d’entreprendre les leçons importantes tel que le vol de nuit…
8. La réussite de l’étape exigera l’exécution satisfaisante de toutes les leçons et heures de vol de cette étape. Elle exigera aussi l’exécution satisfaisante de tous les tests ou examens d’étape. À l’occasion, la météo ou les exigences opérationnelles peuvent déranger légèrement l’ordre des leçons, mais il faut spécifier le minimum d’expérience exigé pour entreprendre les leçons importantes ou les leçons groupées – vol de nuit, avion complexe, etc.
9. 426.62(4)f) Les exigences de l’unité de formation au pilotage en matière de méthodes d’enseignement, particulièrement en ce qui a trait à l’instruction préparatoire au sol, aux exposés avant-vol, aux exposés après-vol, à la fidélité aux plans de cours et aux spécifications de formation ainsi que les autorisations de vol en solo …
Comme on a beaucoup réfléchi à la conception du plan de cours, cette politique peut dicter de suivre le plan de cours tel qu’il a été conçu et effectuer l’instruction préparatoire au sol, les exposés d’avant vol et les exposés après vol prescrits. La politique peut désigner qui autorisera les vols en solo. Si la météo ou les exigences opérationnelles empêchent d’administrer la leçon suivante du plan de cours, désigner qui peut autoriser l’administration d’une leçon ne suivant pas l’ordre établi. Cela peut être confié au chef-instructeur de vol ou à son délégué ou bien à tous les instructeurs chevronnés.
10. 426.62(4)g) Les instructions données aux instructeurs de vol relativement au déroulement et à la documentation de tous les contrôles des progrès et tests d’étape…
L’évaluation de l’apprentissage est essentielle dans un cours bien conçu. On évalue et documente toutes les leçons de pilotage, mais les examens écrits et les tests mesurant les progrès au cours de chaque étape sont particulièrement importants. Ils vous indiqueront dans quelle mesure votre cours fonctionne bien et si les élèves atteignent les objectifs de chaque étape. Ces exigences vous demandent de penser à la façon dont vous voulez gérer les contrôles des progrès et les tests d’étape ainsi que la documentation associée dans le cadre de votre cours.
11. 426.62(4)h) Exemplaires des formulaires servant aux contrôles des progrès et aux tests d’étape.
Vous devez joindre au manuel de formation des exemplaires de vos formulaires les plus récents.
L’organisation du plan de cours de formation synthétique, c’est-à-dire la formation ayant recours à un simulateur ou à un dispositif d’entraînement au vol répondant aux exigences du RAC 606.03, équipement d’entraînement synthétique de vol, doit suivre l’organisation du plan de cours de formation au pilotage.
Le plan de cours de formation au sol est organisé de la même façon que le plan de cours de formation au pilotage, mais établit des spécifications et des objectifs de formation pour chaque matière. Chaque leçon spécifiera les aides pédagogiques à utiliser.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Division de la formation au pilotage (AARRE)
| Téléphone : | 613-990-1021 |
| Télécopieur : | 613-990-6215 |
| Courriel : | dowj@tc.gc.ca |
|
Toute proposition de modification au présent document doit être soumise au moyen du Système de signalement des questions de l’Aviation civile (SSQAC), à l’adresse suivante : http://www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/opssvs/secretariat-ssqac-menu-209.htm ou par courriel à : CAIRS_NCR@tc.gc.ca |
Directeur Aviation générale
Aviation civile
Manzur Huq
APPENDICE A - EXEMPLE DE POLITIQUE - PROGRÈS INSATISFAISANTS
Les personnes qui s'inscrivent au programme alors qu'elles sont déjà titulaires d'une licence de pilote privé-avion, seront soumises à un test de seuil de compétence fondé sur le guide de test en vol - Licence de pilote privé-Avion (TP13723) après un maximum de 10 heures d'instruction en double commande. Si ce test n'est pas satisfaisant, l'élève peut être autorisé à effectuer deux heures supplémentaires en double commande. Si les problèmes ne sont pas corrigés, l'élève doit être référé au CIV ou à son représentant pour une revue de progression de formation.
Un comité de revue de progression comprend le CIV, ou son délégué, et au moins deux autres instructeurs d'expérience qui n'ont pas eu de rapport récent avec l'élève. Les instructeurs récents de l'élève n'ont pas le droit d'y siéger. Le comité doit examiner tous les dossiers pertinents et convoque l'élève et les instructeurs récents, ou toute autre personne dont la déposition peut être pertinente. Le comité doit rendre par écrit sa décision quant à la poursuite du cours par l'élève.
Un élève inscrit dans un cours de formation intégrée de pilote professionnel n'est pas autorisé à répéter plus de cinq (5) leçons. Au sixième rapport de progression non satisfaisante, le CIV convoque un comité de revue de la progression pour décider de la poursuite du cours.
APPENDICE B - NORMES DES DISPOSITIFS D’ENTRaîNEMENT AU VOL
Exigences relatives à l’équipement de formation synthétique au vol pour la formation en coopération entre membres d’équipage (MCC) et les tests en vol de renouvellement de qualification de vol aux instruments
2. Un DEV servant à la formation MCC doit être de niveau 2 au minimum et muni des perfectionnements ci-après :
i. les effets du givrage de la cellule;
ii. le roulis dû au mouvement de lacet.
h. Un équipement de communications (intercom et air/sol) correspondant à celui installé dans l’avion reproduit, y compris un microphone/système de communications de masques à oxygène.
i. Les sons principaux du poste de pilotage produits par les actions du pilote doivent correspondre à ceux de l'avion simulé.
j. Un système visuel (nuit/crépuscule ou jour), qui permet de voir à l’extérieur de la cabine, donnant une vue à travers la cabine aux deux pilotes avec un champ de vision d’au minimum 150° à l’horizontale et 40° à la verticale, à moins qu’il ne soit obstrué par le type d’avion, incluant une base nuageuse et une visibilité réglables.
k. Le système visuel n’a pas besoin d’être collimaté. Les réactions du système visuel et des instruments du poste de pilotage aux actions des commandes seront étroitement couplées pour fournir les signaux nécessaires.
3. De plus, un DEV servant à la formation MCC doit disposer des caractéristiques suivantes :
4. Les instruments ci-après seront placés approximativement aux même emplacements sur les tableaux de bord des deux pilotes :
APPENDICE C – COMPéTENCES EN COOPéRATION ENTRE MEMBRES D’éQUIPAGE
| INDICATEURS DE COMPORTEMENT « NOTECHS » | ||
| Catégories | Critères de performance | Exemples de comportements |
|
COOPéRATION |
Bâtir et conserver l’esprit d’équipe |
Instaurer un climat de communication ouverte et de participation Maintenir un climat de communication ouverte et de participation au cours de l’opération aérienne Mettre l’accent sur la communication ouverte et la participation au cours des activités de surveillance et de contre-vérification |
| Tenir compte des autres |
Tenir compte de la situation des autres membres d’équipage dans tous les aspects de l’opération aérienne S’occuper de la situation des autres membres d’équipage dans tous les aspects de l’opération aérienne |
|
| Soutenir les autres |
Aider les autres membres d’équipage dans les situations exigeantes Soutenir les autres membres d’équipage dans leurs activités |
|
| Résoudre les différends |
Se préoccuper de ce qui est juste plutôt que de qui a raison S’assurer qu’aucun nouveau problème ne se présente au cours du règlement des différends en coordonnant les tâches de l’équipage de manière à ce que les activités critiques de l’opération aérienne soient exécutées tout au long du processus de règlement |
|
|
QUALITéS DE LEADERSHIP ET DE GESTION |
Utilisation de l’autorité et de l’assertivité |
Prendre l’initiative pour assurer la participation et l’exécution des tâches Déléguer les tâches aux membres d’équipage possédant l’autorité et la compétence nécessaires pour effectuer le travail |
| Préserver les normes |
Intervenir lorsque l’exécution des tâches s’écarte des normes Communiquer à la direction les problèmes et les améliorations réalisables à apporter aux normes |
|
| Planifier et coordonner |
Énoncer les intentions et les buts et s’assurer que les membres d’équipage et les tiers (l’ATC, p. ex.) comprennent vos intentions et vos buts Planifier les tâches à l’avance afin de gérer la charge de travail de l’équipage et d’exécuter les tâches selon la norme de rendement prescrite |
|
| Gérer la charge de travail |
Allouer le temps nécessaire à l’exécution des tâches selon la norme de rendement prescrite Coordonner les tâches de manière à gérer la charge de travail de l’équipage et à exécuter les tâches selon la norme de rendement prescrite Contrôler le rendement et le comportement de l’équipage au cours des situations où la charge de travail est lourde et intervenir si le rendement est inacceptable ou le comportement est problématique |
|
|
CONSCIENCE DE LA SITUATION |
Conscience de l’état du système |
Contrôler, comparer aux normes et signaler régulièrement les changements d’état du système Système, dans le présent contexte, désigne l’ensemble des systèmes engagés dans l’opération aérienne – l’équipement, l’environnement, les gens, les tâches, etc. Lorsqu’on agit sur une partie du système, tenir compte des incidences sur les autres parties du système |
| Conscience de l’état de l’environnement | Recueillir des données sur l’environnement | |
| Prévoir les changements de l’état du système |
Déceler les problèmes futurs possibles – menaces, erreurs, états indésirables Atténuer les problèmes futurs possibles lorsque c’est faisable Planifier la façon de réagir aux problèmes futurs possibles |
|
|
PRISE DE DéCISIONS ET GESTION DES RISQUES |
Définition et diagnostic des problèmes |
Examiner en compagnie des autres membres d’équipage les facteurs de causalité, contributifs et sous-jacents Définir en collaboration avec les autres membres d’équipage les risques associés au problème Poser un diagnostic, en collaboration avec les autres membres d’équipage, des facteurs sous-jacents associés au problème S’assurer qu’aucun nouveau problème ne se présente pendant la résolution du problème en coordonnant les tâches de l’équipage de manière à ce que les activités critiques de l’opération aérienne soient exécutées tout au long du diagnostic du problème afin de surveiller l’effet des mesures |
| Génération d’options |
Formuler des plans d’action de rechange Demander aux autres membres d’équipage de formuler des options Tenir compte, en collaboration avec les autres membres d’équipage, de l’incidence des plans d’action sur le système |
|
| Évaluation des risques/Choix d’une option |
Étudier et communiquer (évaluer), en collaboration avec les autres membres d’équipage, les risques des différents plans d’action Agir en collaboration avec les autres membres d’équipage pour atténuer le problème Surveiller l’effet de l’action sur le système et signaler régulièrement les changements de l’état du système |
|
| Examen des résultats |
Comparer les résultats au plan Évaluer l’efficacité de l’atténuation (le problème a-t-il été réglé?) Évaluer l’effet de l’atténuation sur l’état du système |
|
Connaissance des capacités et des limites humaines
Connaissances et compétences de la gestion des ressources en équipage
Connaissance du modèle organisationnel de la causalité des accidents
Chapitre 1, Les Facteurs humains en aviation : Manuel avancé, TP 12864F (01/1997)Connaissances et compétences de la gestion des menaces et des erreurs
Chapitre 1, Audit de sécurité en service de ligne (LOSA), Doc. OACI 9803 AN/761Connaissances et compétences des procédures de coordination de l’équipage
Techniques de vol et procédures du poste de pilotage, phraséologies standard, procédures d’utilisation normalisées, listes de vérification.
APPENDICE D – TABLE DE CONCORDANCE
Nom de la compagnie
Date
La présente liste de vérification peut servir d’outil d’assurance de la qualité afin de vérifier que la documentation nécessaire à l’approbation du cours intégré est complète. Les unités de formation au pilotage cherchant à obtenir l’autorisation d’administrer un cours intégré doivent satisfaire aux exigences de 406.13 - Conditions générales relatives à la délivrance du certificat d'exploitation d'unité de formation au pilotage, 406.61 - Manuel d’exploitation de formation au pilotage et 406.62 - Manuel de formation. Bien que le manuel d’exploitation soit nécessaire pour le contrôle du déroulement de toutes les opérations de formation au pilotage, le manuel de formation sert au contrôle du cours intégré en soi.
En suivant l’organisation de cette table, les exploitants peuvent s’assurer d’élaborer des manuels qui répondront aux exigences réglementaires et qu’il sera plus facile à Transports Canada d’examiner, ce qui augmentera l’efficacité du processus d’approbation.
Veuillez remplir cette liste de vérification et la joindre à la demande d’autorisation d’administrer un cours intégré.