Chapitre 2 - Théorie et performances des aéronefs

Résumé - Chapitre 2

  • Une très petite quantité de contaminant gelé, aussi peu que 0,40 mm (1/64 po) peut perturber l'écoulement aérodynamique sur les surfaces portantes et les gouvernes d'un aéronef, ce qui peut entraîner des pertes de portance importantes, une augmentation de la traînée et une détérioration de la pilotabilité.

  • L'effet négatif du givre, de la glace ou de la neige sur un aéronef diminue la poussée et la portance, augmente la traînée et la vitesse de décrochage et compromet les qualités de vol de l'appareil.

  • L'extrados et l'intrados des ailes d'un avion imprégné de froid peuvent se couvrir de givre dans des conditions d'humidité relative élevée.

  • Le ravitaillement d'un avion avec du carburant froid peut l'imprégner de froid et de la glace peut alors se former même lorsque la température extérieure (OAT) est bien supérieure au point de congélation (0°C ou 32°F).

  • Un aéronef imprégné de froid peut se couvrir de givre en raison de l'humidité contenue dans l'air même lorsqu'il n'y a aucune précipitation.

  • Ce type de givre est difficile à voir et dans bien des cas il ne peut être décelé qu'en touchant au revêtement à l'aide de la main nue ou en se servant d'un détecteur de givre spécialement conçu comme le système de détection de givrage au sol (GIDS).

  • On ne doit jamais supposer qu'une couche de neige mouillée tombera d'elle-même des ailes d'un avion au moment du décollage, il faut toujours l'enlever auparavant. Cette neige mouillée pourrait dissimuler une couche de givre sous-jacente plus dangereuse.

  • Des plaques de givre transparent pourraient se décoller des ailes ou du fuselage au moment du décollage ou de la montée initiale et elles pourraient être ingérées par les moteurs montés à l'arrière du fuselage.

  • Il est permis d'effectuer le décollage d'un aéronef lorsque du givre adhère à l'intrados des ailes, à condition que le décollage soit effectué conformément aux instructions du constructeur.

  • Les durées d'efficacité des liquides d'antigivrage d'aéronef n'ont pas été évaluées dans des conditions de pluie verglaçante modérée et forte et dans les fortes chutes de neige; par conséquent, aucun tableau des durées d'efficacité n'a été généré pour ces conditions.

  • Les performances en regard des durées d'efficacité des liquides d'antigivrage n'ont pas été évaluées pour les précipitations de granules de glace, mais on s'attend à ce que ces durées soient très courtes.

  • Les recherches laissent croire qu'il faut tenir compte à la fois de la visibilité et de la température pour établir des taux de chutes de neige plus précis.

  • Les lignes directrices sur les durées d'efficacité ont pour fonction de servir de guide aux équipages de conduite et ces derniers doivent faire preuve de jugement dans leur interprétation.

  • La norme 622.11 des RGUVA stipule notamment que : « Lorsqu'un exploitant choisit d'utiliser les tableaux des délais d'efficacité comme critères de décision, il doit s'en tenir aux délais tout à fait fiables. De plus, lorsque les délais prescrits par les tableaux sont dépassés, la procédure à suivre doit être précisée. »
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