Chapitre 3 - Liquides de dégivrage et d'antigivrage

Température minimale d'utilisation opérationnelle des liquides des types I, II, III et IV

49.  Tout comme un aéronef possède un domaine opérationnel spécifique à l'intérieur duquel son utilisation est approuvée, les liquides de dégivrage et d'antigivrage sont aussi vérifiés et leur utilisation est approuvée à l'intérieur d'un domaine spécifique.

50.  L'approbation des liquides de dégivrage et d'antigivrage, également appelés liquides cryoscopiques, est un processus complexe et rigoureux au cours duquel une multitude de propriétés et de caractéristiques de ces liquides sont évaluées. Dans le présent cas, la propriété qui revêt un intérêt particulier est la température minimale d'utilisation opérationnelle. Cette température varie avec la concentration du liquide et cette dernière peut changer sous l'effet d'un chauffage prolongé.

51.  Pour un liquide donné, la température minimale d'utilisation opérationnelle correspond à la valeur la plus élevée parmi les suivantes :

  • la température minimale à laquelle ce liquide passe les essais d'acceptabilité sur le plan aérodynamique pour un type d'aéronef donné;

  • le vrai point de congélation de ce liquide, plus la valeur tampon de son point de congélation, laquelle est de 10°C dans le cas d'un liquide de type I et de 7°C dans le cas d'un liquide des types II, III ou IV.

Nota : Les fabricants soutiennent qu'un liquide ne doit pas être utilisé lorsque la température ambiante ou la température du revêtement est inférieure à la température minimale d'utilisation opérationnelle de ce liquide.

52.  Exemple de calcul de température minimale d'utilisation opérationnelle. Prenons l'exemple d'un liquide de type I qui a passé les essais d'acceptabilité sur le plan aérodynamique jusqu'à -45°C.

Le point de congélation mentionné pour ce liquide (mesuré par le fournisseur du service) est de -43°C et la température ambiante est de -39°C.

Dans ces conditions, ce liquide peut-il être utilisé pour le dégivrage de l'aéronef?

Pour un liquide donné, la température minimale d'utilisation opérationnelle correspond à la valeur la plus élevée parmi les suivantes :

  • la température minimale à laquelle ce liquide passe les essais d'acceptabilité sur le plan aérodynamique pour un type d'aéronef donné, dans ce cas-ci -45°C;

  • le vrai point de congélation de ce liquide plus la valeur tampon de son point de congélation, laquelle est de 10°C, ce qui correspond dans ce cas-ci à -43°C + 10°C = -33°C.

La température minimale d'utilisation opérationnelle est de -33°C et, puisque la température ambiante est de -39°C, ce liquide ne peut être utilisé tel quel.

Date de modification :