Chapitre 5 - Supplément à l'intention du personnel de piste

Procédures d'application du liquide

56.  On devrait consulter le document ARP 4737 de la SAE ainsi que les recommandations des constructeurs afin d'établir des procédures adéquates pour les opérations de dégivrage et d'antigivrage.

57.  Les opérations de dégivrage et d'antigivrage devraient être exécutées aussi près que possible du moment du décollage. Pour ce faire, l'emplacement choisi sur l'aéroport pour le dégivrage se trouve généralement le plus près que possible de l'extrémité de la piste en service.

58.  Le dégivrage et l'antigivrage près du début des pistes de départ réduit l'intervalle entre le processus d'antigivrage et le décollage. C'est cet intervalle qui détermine si le décollage peut avoir lieu avant la perte d'efficacité du liquide. Lorsque celle-ci se produit, l'avion doit subir un nouveau dégivrage et antigivrage. On ne doit jamais appliquer une deuxième couche de liquide d'antigivrage sur une couche précédente de liquide d'antigivrage contaminée.

59.  Des recherches ont démontré qu'on ne peut obtenir les valeurs indiquées dans les lignes directrices des durées d'efficacité si le liquide n'est pas appliqué correctement.

Avertissement

Les liquides des types II, III et IV, en particulier, doivent être appliqués à l'aide d'équipement spécialisé. Si ces liquides ne sont pas appliqués de la bonne façon et à l'aide de l'équipement approprié, conformément aux recommandations du fabricant du liquide, ils NE POURRONT PAS fonctionner comme prévu et, par conséquent, ils N'OFFRIRONT PAS la protection indiquées dans les tableaux des durées d'efficacité.

Les procédures d'application des liquides, tirées du document ARP 4737 Caution and Fluid Application Reminder de la SAE , sont stipulées dans le tableau intitulé : « Procédures d'application des liquides de dégivrage de Type I de la SAE », et dans le tableau intitulé : « Procédures d'application des liquides de dégivrage de Type II, III et IV de la SAE » pour les liquides des types II, III et IV, que l'on retrouve dans le site Internet de Transports Canada sur les durées d'efficacité.

60.  Selon les conditions météorologiques courantes, l'équipement disponible, la technologie utilisée, les liquides utilisés et la durée d'efficacité voulue, on peut exécuter les opérations de dégivrage et d'antigivrage en une seule étape ou en deux étapes distinctes. Pour des questions d'aérodynamisme, les procédures de dégivrage et d'antigivrage doivent se faire de façon symétrique, comme le recommande le document ARP 4737.

61.  Chaque constructeur d'aéronefs fournit des lignes directrices sur les procédures d'antigivrage ou de dégivrage spécifiques à ses modèles d'aéronefs. L'exploitant aérien doit obtenir et mettre en application les lignes directrices du constructeur de ses aéronefs.

62.  L'exploitant aérien doit également comprendre les pratiques courantes pour le dégivrage et l'antigivrage des aéronefs, comme celles publiée dans le document ARP 4737 de la SAE. Il doit également se conformer aux règles, normes et lignes directrices publiées par Transports Canada.

63.  L'efficacité avec laquelle un liquide d'antigivrage peut protéger les surfaces critiques d'un aéronef contre l'accumulation de contaminants gelés repose sur une exécution correcte des processus de dégivrage et d'antigivrage. Il faut utiliser les procédures et l'équipement appropriés pour avoir l'assurance qu'une fois que les liquides de dégivrage et d'antigivrage ont été appliqués, l'avion peut décoller en toute sécurité. Pour cela, les opérations doivent être effectués par des équipes de dégivrage dûment qualifiées et entraînées.

64.  Des ailes imprégnées de froid peuvent refroidir le revêtement de l'aéronef bien en deçà de la température ambiante, et du givre peut ainsi s'accumuler sur certaines parties des ailes. Lorsqu'il y a risque de formation de givre, on peut appliquer des liquides de types II ou IV de la SAE sur les surfaces pour prévenir toute accumulation de givre. Pour des questions d'aérodynamisme, les deux ailes devraient être traitées de façon symétrique.

Nota : Les lignes directrices suivantes sont de nature générale et ne s'appliquent pas nécessairement à tous les types particuliers de liquide.

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