Sécurité aérienne - Nouvelles 1/2002

Sécurité du système

Renseignements tirés de dossiers du NTSB et du BST

Ballons

Une bourrasque surprend le pilote d'une montgolfière : Le 26 janvier 2002, au cours de la manoeuvre d'atterrissage, un ballon de type Cameron est entré en collision avec une surface accidentée et a provoqué la mort du pilote. Parmi les six passagers à bord, deux ont été grièvement blessés tandis que les quatre autres ne l'ont été que légèrement. Le ballon a été lourdement endommagé. Des conditions météorologiques de vol à vue étaient présentes, mais aucun plan de vol n'avait été déposé. D'après deux équipiers au sol, l'aérostier avait lancé un ballon pilote (un petit ballon météo) sur les lieux du décollage, lequel avait indiqué que le vent de surface à basse altitude était presque nul. L'enveloppe du ballon a été gonflée sans difficulté, les passagers sont montés à bord, et le vol a débuté. Dans les premiers instants, le ballon a dérivé doucement en direction nord-ouest. L'aérostier était en contact radio avec son équipe au sol, laquelle surveillait le déroulement du vol. Quand le vent s'est mis à augmenter, l'aérostier a fait savoir à un équipier au sol qu'il avait l'intention de se poser d'ici peu et sans aide; il n'y avait aucun chemin d'accès dans les environs. Le ballon a touché le sol à deux reprises en terrain dégagé, mais l'aérostier a décidé de poursuivre le vol pour des raisons inconnues. À la fin du vol, le ballon avait parcouru une distance approximative de 13 milles nautiques. Pendant la séquence d'atterrissage, le ballon a percuté le côté du mur d'enceinte d'une maison, et un passager a été éjecté de la nacelle. Par la suite, le ballon est passé par-dessus le mur et a percuté violemment plusieurs buttes de terre, si bien que le pilote fut éjecté de la nacelle.

Une bourrasque surprend le pilote d'une montgolfière

Les cinq autres passagers sont restés dans la nacelle tandis que celle-ci a glissé sur quelque 300 verges en vent arrière alors que l'enveloppe se dégonflait pour enfin s'immobiliser. Un témoin de l'accident, qui a prodigué les premiers soins en attendant l'arrivée des ambulanciers, a estimé que la vitesse du vent n'était certainement pas inférieure à 15 mi/h. Par moments, il y avait des rafales pouvant atteindre environ 35 mi/h et qui soulevaientt la poussière dans les airs.

Mauvaises conditions météorologiques : Avant de partir pour un vol-voyage en ballon, l'aérostier avait reçu un exposé météorologique provenant d'une station d'information de vol automatique (AFSS). Il avait alors appris que le vent soufflait à 28 mi/h au-dessus des montagnes qu'il allait survoler, et malgré cet avertissement de conditions peu favorables au vol, il décida que le vol était possible et sécuritaire. Avant le départ, l'aérostier n'avait pu obtenir de renseignements météorologiques concernant les conditions prévues à son lieu d'atterrissage car il n'existait aucune station météo sur cette route à l'est des montagnes qu'ils allaient traverser. Le ballon a décollé par un léger vent de direction variable, puis il est monté à 11 250 pieds MSL et sa vitesse sol a atteint environ 52 mi/h lors du survol des montagnes, après quoi le ballon est descendu à 500 pieds AGL, altitude où il a dû affronter un vent de 32 mi/h. Alors que le vol se poursuivait, le pilote a choisi un endroit où se poser et a fait une tentative d'atterrissage par grand vent. Pendant la manoeuvre, l'aérostier et un passager ont été éjectés de la nacelle, mais heureusement le passager restant était aussi pilote de montgolfière et lors de la remonté à 1 000 pieds, ce dernier a pris les commandes du ballon et s'est posé en toute sécurité à environ 6 milles de l'endroit où l'aérostier et le premier passager avaient été éjectés.

Le Bureau d'enquête attribue les causes probables de l'accident à une mauvaise préparation de vol et à des conditions météorologiques défavorables à causes de vents élevés sur le parcours.

Incident à l'atterrissage : L'aérostier et quatre passagers effectuaient un vol de loisir à bord d'un ballon de type Cameron A-120. Au moment de l'atterrissage dans un champ, la nacelle a rebondi une fois, et au second contact avec le sol, l'aérostier, qui se trouvait à l'arrière de la nacelle, a subi une fracture grave à la cheville gauche. Quant aux quatre passagers, ils s'en sont tirés indemnes. Le ballon n'a pas été endommagé. D'après l'information, le vent soufflait de 5 à 8 noeuds au moment de l'accident.

Ultra-légers

Panne sèche : de l'avis initial du BST portant le numéro A01O0328 : Un ultra-léger de type évolué Quad City Challenger II/A propulsé par un moteur Rotax effectuait un vol local. Après moins d'une heure dans les airs, l'avion parcourait un circuit élargi et virait en étape de base quand le moteur s'est arrêté à la suite d'une panne sèche. Le pilote dut effectuer un atterrissage forcé dans un champs labouré se trouvant à 3 ou 4 km de l'aéroport. Pendant la course à l'atterrissage, le train principal gauche s'est enfoncé dans le sol et s'est affaissé (comme il était censé le faire en pareilles circonstances) avant d'être arraché de l'avion. Le train avant a lui aussi été endommagé, et le revêtement de l'appareil a subi quelques petits dégâts. Aucun des occupants n'a été blessé.

Incident à l'atterrissage : Dans le cadre d'un vol local, le pilote d'un ultra-léger de type Zodiac s'est posé sur une rivière gelée et la roue avant est passé à travers la couche de neige, et l'appareil s'est renversé. D'après ce qui a été rapporté, les dommages ont été importants. L'hélice, le train avant et le train principal gauche se sont cassés, mais le pilote seul à bord n'a pas été blessé.

Rafales de vent : Selon le BST, l'ultra-léger de type évolué Kitfox IIA était en approche pour un atterrissage sur une piste en gazon lorsqu'il a été surpris par des rafales de vent de direction variable. Le pilote tenta sans succès de réduire le taux de descente de l'appareil et le vol se termina par un atterrissage brutal. L'hélice, le pare-brise, le saumon de l'aile droite, le train principal ainsi que le dessous du fuselage ont été lourdement endommagés. Le pilote et son passager s'en sont tirés indemnes.

Dommage par corps étranger (FOD) dans le poste de pilotage : Windsor (CYQG) - Un ultra-léger a décollé de la piste 30 et a reçu l'instruction de tourner à droite suite au décollage. Toutefois, on s'est aperçu que l'appareil a choisit plutôt d'effectuer un virage vers la gauche tout de suite après avoir décollé, et s'est dirigé en plein vers la tour de contrôle, à quelque 100 pieds AGL verticalement et 500 pieds latéralement. Arrivé parallèle à la tour de contrôle, l'avion a immédiatement tourné vers la gauche et a poursuivi sa descente jusqu'à environ 25 pieds d'altitude. L'avion a alors fait un demi-tour et s'est posé sur la piste 30. Suite à ces événements, un technicien d'entretien d'aéronef a informé le préposé à l'information de vol que le casque d'écoute du pilote s'était coincé dans les câbles des commandes de l'avion et avait causé la perte de contrôle de l'aéronef.

L'accident est évité de justesse : de l'avis initiale du BST portant le numéro A02O0087 : Un élève-pilote professionnel effectuait un vol de vérification avant un test en vol à bord du Cessna 172 et se trouvait à environ 15 nm de l'aéroport. Quant à l'ultra-léger de type évolué City Challenger II/A piloté par son propriétaire, il effectuait un vol de loisir depuis une piste privée. Les deux appareils étaient en croisière en palier à 3 500 pieds quand ils sont entrés en collision. Le Cessna volait approximativement vers le nord à une vitesse indiquée (KIAS) comprise entre 90 et 100 noeuds, alors que le Challenger suivait approximativement un cap nord-ouest à une vitesse de 70 mi/h (60 KIAS). Le train principal droit du Cessna a percuté l'extrados de l'aile gauche du Challenger et y a laissé une marque de pneu de quelque 4 pieds de longueur qui débutait au saumon de l'aile gauche, à environ un pied en arrière du bord d'attaque et qui se poursuivait vers l'intérieur parallèlement au bord d'attaque. Aucun des deux pilotes n'a vu l'autre appareil avant de ressentir le choc de la collision. Par la suite, les deux appareils sont restés navigables et ont pu retourner à leur point de départ respectif, où ils se sont posés sans encombre. Des marques de peinture bleue sur le train principal droit du Cessna constituaient la seule trace visible de collision. Une inspection préliminaire du Challenger a révélé la présence de deux nervures d'aile tordues et de la toile étirée. Au moment de l'incident, les conditions de vol à vue (VFR) étaient bonnes, le ciel était dégagé, et la visibilité était excellente.

National Transportation Safety Board

Bureau de la sécurité des transports du Canada

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