Sécurité aérienne - Nouvelles 1/2004

Sécurité du système

Matière à réflexion - Incidents en vol menant à un accident

Statistiques tirées du Sommaire statistique du BST, événements aéronautiques 2002

Dans la rubrique « Aviation de loisir » du dernier numéro de Sécurité aérienne - Nouvelles, nous avons mentionné que le nombre d'accidents avait diminué de 7 p. 100 en 2002 par rapport à 2001. Des 323 aéronefs en cause dans des accidents (sans compter les avions ultra-légers), 274 étaient immatriculés au Canada. Un accident est souvent classifié en fonction du premier incident ou de la première condition anormale qui survient au cours de la série d'événements menant à l'accident.

En 2002, 21 p. 100 des accidents aéronautiques ont été causés par un incident se produisant pendant le décollage ou l'atterrissage, soit le type d'incident le plus courant. Au deuxième rang on trouve la perte de puissance moteur, qui est en cause dans 14 p. 100 des accidents. La perte de contrôle de l'aéronef pendant le décollage ou l'atterrissage et la collision avec un objet ou le relief se classent au troisième et quatrième rangs, chacun étant responsable de 8 p. 100 des accidents.

Les accidents se produisant pendant l'atterrissage sont les plus courants et représentent 35 p. 100 de tous les accidents. L'aéronef pique du nez ou un pneu éclate, et le pilote ou l'équipage perd le contrôle. Les accidents qui surviennent pendant le décollage sont dus à une perte de puissance suivie d'une perte de contrôle (24 p. 100 de tous les accidents). La phase de croisière du vol comporte aussi des dangers, puisque 15 p. 100 des accidents se produisent à ce moment-là.

Les élèves-pilotes et les pilotes d'avion titulaires d'une licence de pilote privé sont plus souvent victimes d'accidents pendant le décollage ou l'atterrissage lorsque le premier incident qui survient est la perte de contrôle de l'avion ou la perte de puissance moteur. Toutefois, les pilotes professionnels ou de ligne sont victimes d'un plus grand nombre d'accidents causés par une collision avec le relief, par une composante défectueuse ou par les conditions météorologiques que les pilotes titulaires d'un autre type de licence. Les vols de loisir représentent 49 p. 100 des accidents aéronautiques en 2002.

En examinant ces statistiques, nous pouvons en déduire que les pilotes de loisir devraient faire preuve de vigilance afin d'éviter de faire partie des statistiques sur les accidents aéronautiques de l'an prochain. Comment? Il suffit de respecter scrupuleusement quelques principes de discipline aéronautique très simples afin que chaque vol soit effectué de façon sûre et coordonnée.

Si un pilote est frais et dispos et qu'il n'a pas consommé de drogue ni de médicaments sans ordonnance pouvant nuire à son jugement et à ses aptitudes physiques, ce pilote aura toutes les chances d'effectuer un vol réussi dans la mesure où : 1) il a bien planifié toutes les phases du vol; 2) il a suivi une formation périodique auprès d'un instructeur de vol expérimenté et titulaire d'une licence appropriée; 3) le vol est effectué dans des conditions météorologiques (vent, nuages, température et turbulence) qui n'excèdent pas les aptitudes du pilote ni les capacités de l'avion; 4) le pilote connaît toutes les procédures d'urgence et est prêt à toute éventualité; 5) l'aéronef est en état de navigabilité, et l'inspection avant vol a confirmé que tout l'équipement nécessaire est disponible, qu'il fonctionne adéquatement et que la masse et le centrage de l'aéronef respectent les limites prescrites.

Les précautions ci-dessus sont les normes minimales à respecter pour effectuer un vol en toute sécurité. Êtes-vous à la hauteur?

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