À la lettre

À la lettre

Préoccupations concernant le vol dans de mauvaises conditions météorologiques
Monsieur le rédacteur,

Je suis ancien capitaine de la marine et instructeur retraité en sciences nautiques et en recherche et sauvetage de la Garde côtière canadienne. L’aviation m’ayant toujours intéressé, j’ai décidé, à ma retraite, d’obtenir ma licence de pilote privé et d’y ajouter une qualification de nuit. Le transport aérien est considéré comme le moyen de transport le plus sûr et ce, grâce au niveau élevé de réglementation. Toutefois, l’absence de règles précises dans l’un des secteurs de l’exploitation d’entreprises de transport aérien pourrait avoir des conséquences alarmantes.

Au cours des dernières décennies, un certain nombre d’accidents graves liés aux conditions météorologiques se sont produits dans le milieu des entreprises de transport aérien, entraînant des pertes de vies humaines importantes et la destruction de gros transporteurs aériens. Ces accidents ont un dénominateur commun : tous semblent avoir été causés par la détermination du commandant à vouloir braver le mauvais temps et atterrir, peu importe les conditions.

Mon premier instructeur de vol a d’ailleurs perdu la vie il y a quelques années, avec deux autres passagers, car son commandant a insisté pour atterrir pendant une tempête de neige après avoir échoué à sa première tentative. Certains vols avaient été annulés en raison des conditions. De nombreux autres cas semblables ont été documentés.

Dans le ciel, tous sont égaux devant Dame Nature; en effet, tant les pilotes expérimentés que ceux comptant peu d’heures de vol sont traités de la même façon. Tous les pilotes apprennent ce que sont les déroutements et les circuits d’attente, et comment se tenir à l’écart du danger. Au cours des discussions que j’ai eues avec des pilotes chevronnés, il semblerait que l’horaire et les dépenses potentielles liées à un déroutement font partie des pressions que ressentent les pilotes pour atterrir malgré les mauvaises conditions. À ce que je sache, il n’existe pas de règlement qui interdit formellement les attitudes et les comportements dangereux, mais j’aimerais bien connaître votre avis sur ce sujet sérieux.

Régis Serre
Cornwall (Ont.)

NDLR : Merci Monsieur Serre. Les transporteurs canadiens ont l’excellente réputation de respecter les procédures établies et les pratiques de sécurité en ce qui concerne les facteurs météorologiques. La mise en œuvre des systèmes de gestion de la sécurité (SGS) permet d’intégrer la sécurité dans les politiques, les pratiques de la gestion et des employés, ainsi que les procédures d’exploitation de l’ensemble de l’organisation. Les SGS constituent le moyen le plus prometteur de prévenir ce type d’accidents au cours des opérations commerciales. Bien que je sois persuadé que l’attitude et le comportement des pilotes canadiens respectent une norme très élevée, je crois que la publication de votre lettre est un important rappel pour nous tous.

Les aéroclubs partenaires du système de sécurité aérienne au Canada
Monsieur le rédacteur,

Félicitations à la COPA (Canadian Owners and Pilots Association) et au bulletin Sécurité aérienne—Nouvelles (SA–N) de reconnaître le rôle important que jouent les aéroclubs en tant que partenaires du système de sécurité aérienne au Canada («Le coin de la COPA — Les aéroclubs — Pour quoi faire?» par Adam Hunt, Nouvelles 4/2006).

Bien que les aéroclubs soient reconnus depuis longtemps pour le rôle vital qu’ils jouent sur le plan de la formation, nombreux d’entre eux fournissent également une vaste gamme de services dans le cadre de l’adhésion qu’ils offrent aux locataires et propriétaires d’aéronefs. Nous, au Calgary Flying Club, nous favorisons la formation continue et le maintien des habiletés de nos membres grâce à des initiatives comme les séminaires sur la sécurité, et nous offrons tous les ans un vol de contrôle de la compétence gratuit avec l’un de nos instructeurs. On peut se demander pourquoi tant de propriétaires d’aéronefs choisissent de ne pas adhérer à un club, lorsqu’ils pourraient jouir de la camaraderie et du soutien que peut leur offrir un club local.

David L. Mapplebeck
President, Calgary Flying Club

éclaircissements sur une lettre publiée dans le numéro 3/2007 de SA–N concernant une panne moteur et la gestion du carburant

Des renseignements supplémentaires ont été obtenus concernant un incident décrit dans une lettre au rédacteur intitulée Panne moteur, parue dans le numéro 3/2007 de Sécurité aérienne—Nouvelles (SA–N). L’auteur de la lettre attribuait en partie la responsabilité à son employeur sans avoir de preuves à l’appui. Normalement, de tels commentaires non étayés n’auraient pas été publiés. Des preuves indiquent que l’aéronef contenait en fait suffisamment de carburant pour être autorisé à voler et que l’entreprise avait établi des procédures pour éviter ce genre d’incident. La lettre visait avant tout à sensibiliser les pilotes aux bonnes pratiques de gestion du carburant. La rédaction tient à s’excuser de cette erreur.


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