
NDLR : Les résumés suivants sont extraits de rapports finaux publiés par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Ils ont été rendus anonymes et ne comportent que le sommaire du BST et des faits établis sélectionnés. Dans certains cas, quelques détails de l’analyse du BST sont inclus pour faciliter la compréhension des faits établis. Pour de plus amples renseignements, communiquer avec le BST ou visiter son site Web à l’adresse http://www.tsb.gc.ca/.
Le 18 juillet 2005, un Cessna 185F à flotteurs fait route vers sa base d’attache située à Orillia (Ont.) après avoir pris à son bord deux passagers et leurs bagages à un camp de pêche éloigné situé à quelque 21 mi à l’est d’Orillia. Après le décollage, l’hydravion grimpe à quelque 1 000 pi au-dessus du sol (AGL) et se dirige vers Orillia. Tous les paramètres moteur sont d’abord normaux, mais quelques minutes après le début du vol, le moteur (Teledyne Continental IO-520-D) perd sa puissance. Le pilote règle la commande de richesse sur plein riche et met en marche la pompe à carburant auxiliaire électrique. Le moteur recouvre sa puissance et le vol se poursuit vers la base d’attache qui se trouve à quelque cinq milles plus loin. Peu après, le pilote coupe la pompe à carburant auxiliaire et le moteur perd aussitôt sa puissance. Le pilote met pleins gaz, règle l’alimentation sur les deux réservoirs, et met de nouveau en marche la pompe à carburant auxiliaire, mais le moteur ne recouvre pas sa puissance.
Le pilote effectue un atterrissage d’urgence dans une zone humide à 13 h 8, heure avancée de l’Est (HAE). Après le posé, l’hydravion parcourt une courte distance sur le sol mou et humide, il heurte un arbre et s’immobilise. Un passager est légèrement blessé, mais tous les occupants parviennent à évacuer l’appareil en toute sécurité. L’hydravion est lourdement endommagé. Le pilote parvient à maintenir les communications par radio et par téléphone cellulaire avec un autre appareil de la compagnie qui évolue dans la région, ainsi qu’avec sa base d’attache. Peu de temps après, les trois occupants sont évacués à bord d’un hélicoptère de recherche et sauvetage.
Fragment de produit d’étanchéité logé dans le siège du clapet
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Le 30 octobre 2005, un Bœing 737-900 doit décoller de l’aéroport international de Calgary (Alb.) à 7 h, heure normale des Rocheuses (HNR), pour son premier vol de la journée, à destination de l’aéroport de Los Angeles (Calif.). L’avion est refoulé sur l’aire de trafic à partir de la porte d’embarquement 26. Après avoir mis le moteur gauche en marche et n’avoir décelé aucun problème, l’équipage lance le démarrage du moteur droit. Pendant la séquence de démarrage, des flammes et une grande quantité de fumée s’échappent de la tuyère du moteur droit, et de la fumée pénètre dans la partie arrière de la cabine. Les moteurs sont coupés et on procède à l’évacuation de la totalité des 113 passagers par les glissières d’évacuation des deux portes principales de gauche, à l’abri de l’incendie dans la tuyère du moteur droit. L’équipage de conduite demande l’aide des services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, et les camions arrivent pendant l’évacuation des passagers. À ce moment-là, il n’y a plus de flammes ni de fumée. Aucun passager ni membre d’équipage n’est blessé. L’examen initial a déterminé que l’incendie a été confiné à l’intérieur du circuit d’écoulement gazeux du moteur (CFM 56-7B26, n° de série 890392). Le moteur et la structure de l’avion n’ont subi aucun dommage.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Buse au profil normal
Buse provenant du servodistributeur
Faits établis quant aux risques
Autre fait établi
Mesures de sécurité prises
Honeywell International Inc.
Honeywell International Inc. a inspecté tous les servodistributeurs électro-hydrauliques retournés pour révision depuis l’incident. En date du 15 juin 2006, 117 servodistributeurs ont été retournés et inspectés, et aucune anomalie n’a été décelée. Le processus de révision a été soumis à un contrôle interne de la qualité, et des modifications y ont été apportées pour éviter que l’incident se reproduise. Les processus ci-dessous ont aussi été mis en place :
Exploitant
L’exploitant a revu son programme de formation pour s’assurer que les équipages de conduite exécutent la liste de vérifications d’évacuation d’urgence en entier avant d’ordonner une évacuation.
The Calgary Airport Authority
Le personnel des opérations aériennes de The Calgary Airport Authority et les locataires de l’aéroport international de Calgary ont discuté des dangers liés à l’exploitation des véhicules de piste à proximité des passagers qui débarquent pendant les situations d’urgence ainsi que des mesures d’atténuation à prendre.
Le 20 décembre 2005, à 18 h 34, heure normale du Pacifique (HNP), l’avion Mitsubishi MU-2B-36 décolle de la piste 15 à l’aéroport de
Terrace (C.-B.) pour un vol de messagerie à destination de Vancouver (C.-B.). Le moteur gauche perd de la puissance peu après le décollage. L’avion descend, légèrement incliné à gauche, dans des arbres et s’écrase à environ 1 600 pi à l’est de l’extrémité de départ de la piste 15, à un cap magnétique de 072º. L’avion est détruit par l’impact et un incendie qui se déclare par la suite, et les deux pilotes sont mortellement blessés.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autre fait établi
Mesures de sécurité prises
Le 6 juillet 2006, le BST a publié l’Avis de sécurité A060025-1 indiquant que Transports Canada (TC) pourrait vouloir rappeler aux exploitants de MU-2B et d’autres bimoteurs l’importance d’assurer que les éléments requis de la liste de vérifications sont exécutés immédiatement après la reconnaissance d’une panne moteur après le décollage.
Le 8 septembre 2006, TC a publié l’Avis de difficulté en service (ADS)
AV-2006-07 relatif aux chambres de tranquillisation de chambre de combustion criquées du Mitsubishi MU-2B (moteurs TPE-331-6-252M de Honeywell). L’ADS recommandait la conformité avec le bulletin de service TPE331-72-2023 du motoriste (Honeywell) pour que soit remplacée la chambre de combustion 3102613-1 (chambre de tranquillisation à bossages à pièces moulées multiples) par la chambre de combustion 3102613-2 (chambre de tranquillisation à bossage moulée d’une seule pièce). TC a aussi recommandé que le personnel de maintenance soit particulièrement vigilant quant aux soudures des bossages lorsqu’il inspecte des moteurs TPE331 à la recherche de criques dans les chambres de tranquillisation.
Le 14 novembre 2006, le BST a publié de nouveau l’Avis de sécurité
A060025-1 indiquant que TC pourrait vouloir rappeler aux exploitants de
MU–2B et aux autres exploitants l’effet du réglage des volets sur l’atteinte de la pente de montée requise à la suite d’une panne moteur dans diverses conditions ambiantes.
Le 18 mai 2007, le BST a publié l’Avis de sécurité A06P0298-D2-A2 (Criques dans la chambre de tranquillisation de la chambre de combustion des moteurs TPE331). L’Avis donnait les antécédents du criquage des chambres de tranquillisation sur les moteurs TPE331, surtout aux endroits où deux bossages étaient à proximité immédiate l’un de l’autre et où une soudure de renforcement avait été faite. Les criques qui prennent naissance à cet endroit ne sont pas nécessairement décelées par des inspections visuelles, ni même par des contrôles par ressuage fluorescent. L’Avis indiquait que TC pourrait vouloir aviser les exploitants commerciaux des circonstances du présent événement. De plus, il indiquait que TC pourrait vouloir envisager la nécessité de discuter avec la Federal Aviation Administration (FAA) de l’efficacité des instructions de maintenance permettant de déceler des criques dans la chambre de tranquillisation des moteurs TPE331.
Le 30 janvier 2006, un Airbus A319-114, ayant 84 passagers et 5 membres d’équipage à bord, effectue un vol régulier de Las Vegas (Nev.) à destination de Montréal (Qc). L’avion est autorisé à décoller de la piste 25R, et l’équipage entame un décollage sur la lancée à 0 h 15, heure normale du Pacifique (HNP). Peu après, les deux membres de l’équipage de conduite se rendent compte que l’avion roule sur l’accotement en asphalte de la piste plutôt que sur l’axe de piste. À une vitesse indiquée d’environ 65 kt, le pilote aux commandes enfonce la pédale de direction de gauche pour ramener l’avion sur l’axe de piste, puis exécute le décollage. Le vol se poursuit vers Montréal où l’avion se pose normalement. Pendant le vol à destination de Montréal, l’équipage avise le service de régulation des vols de la compagnie que l’avion a pu endommager certains feux de bord de piste pendant la course au décollage. Trois feux de bord de piste sont retrouvés endommagés. Le seul dommage subi par l’avion est une coupure du pneu gauche du train d’atterrissage avant. Il n’y a aucune victime.
Fait établi quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autre fait établi
Mesures de sécurité prises
L’autorité aéroportuaire de Las Vegas a modifié les marques de voie de circulation après l’événement. À la voie de circulation B1, l’axe de la voie de circulation a été prolongé au-delà de la bande latérale de piste et il rejoint maintenant l’axe de piste dans la zone des flèches du seuil décalé. À la voie de circulation A2, l’axe de voie de circulation qui s’incurve sur la bande latérale de piste a été effacé et il se prolonge maintenant vers les marques de seuil.
Photo : Google Maps
Le cercle indique l’endroit où l’axe de la voie de circulation B1
s’incurve sur la bande latérale de la piste, avant la modification.
Photo : Google Maps
Le cercle indique l’endroit où l’axe de la voie de circulation B1
a été prolongé au-delà de la bande latérale de piste et il rejoint
maintenant l’axe de piste dans la zone des flèches du seuil décalé.
Le 8 mars 2006, un Piper PA-31-350 Chieftain quitte sa base d’attache à Vancouver (C.-B.) avec deux membres d’équipage à bord. L’avion est repositionné à Powell River (C.-B.) — un vol de 30 min — pour amorcer une route de collecte de marchandises. À l’arrivée à Powell River, l’équipage joint directement le circuit en étape vent arrière à droite pour une approche visuelle de la piste 09. Un système météorologique traverse la région au même moment, et le vent local réel passe d’un vent léger du sud-ouest à un vent en rafales (11 à 37 kt) du nord-ouest. L’avion est plus bas et plus rapide qu’en temps normal pendant l’approche finale, et il n’est pas aligné sur la piste. L’équipage exécute une remise des gaz et se prépare à une seconde approche de la même piste.
À la seconde approche, à 16 h 39, heure normale du Pacifique (HNP), l’avion se pose au moins au milieu de la piste mouillée et commence à aquaplaner. À un moment donné après le toucher des roues, on augmente la puissance moteur afin d’interrompre l’atterrissage et de tenter une remise des gaz, mais en vain. L’avion sort en bout de piste et s’écrase dans une zone non aménagée située dans les limites de l’aéroport. Le pilote commandant de bord est grièvement blessé, et le copilote est mortellement blessé. Un résident de l’endroit appelle le 911 et signale l’accident peu de temps après qu’il s’est produit. Des ambulanciers paramédicaux prodiguent des soins au pilote commandant de bord, et ce dernier est finalement retiré de l’épave avec l’aide des pompiers locaux. L’avion est détruit, mais il n’y a pas d’incendie. La radiobalise de repérage d’urgence se déclenche automatiquement, mais le signal est faible et il n’est pas détecté par le satellite de recherche et de sauvetage.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Fait établi quant aux risques
Autres faits établis
Mesures de sécurité prises
Le BST a envoyé une Lettre d’information sur la sécurité, datée du 18 août 2006, à l’exploitant de l’aéroport de Powell River. La lettre portait sur le profil du relief au-delà de l’aire de dépassement de la piste 09 en mentionnant le troisième point de la rubrique Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs.
Le 4 août 2006, deux avions légers sont entrés en collision en vol à environ 1 NM à l’ouest de la ville de Caledon (Ont.). Les deux avions effectuaient un vol selon les règles de vol à vue (VFR) en espace aérien de classe E. Les deux avions accidentés sont un Cessna 172P exploité par le Brampton Flying Club, avec à son bord un instructeur et un élève, ainsi qu’un Cessna 182T privé, avec à son bord le propriétaire de l’appareil. Le Cessna 172P exécutait une descente progressive vers le sud-est, les ailes à l’horizontale. Le Cessna 182T était en vol rectiligne en palier en direction nord. L’angle entre les trajectoires des deux avions était d’environ 120°.
Lors de l’abordage, l’aile droite du Cessna 182T a été arrachée, et l’appareil est devenu impossible à contrôler. Le poste de pilotage et le nez du Cessna 172P ont été endommagés. Les deux avions se sont écrasés près du point de collision. Les trois occupants des appareils ont subi des blessures mortelles. Les deux avions ont été détruits. Un petit incendie s’est déclaré après l’impact, les débris d’un des avions ayant sectionné une ligne de transport d’électricité. Aucun incendie ne s’est déclenché dans les épaves principales des deux avions. L’accident s’est produit à 12 h 34, heure avancée de l’Est (HAE), par 43°51’29.6” N, 080°1’12.8” W.
Trajectoires de vol des avions
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Maquette montrant la position des avions
au moment de la collision en vol
Fait établi quant aux risques
Autres faits établis
Mesures de sécurité prises
NAV CANADA
Depuis l’accident, NAV CANADA a pris les mesures suivantes, dont certaines font partie du cadre établi après un examen du niveau de service dans les espaces aériens du couloir Montréal-Toronto-Windsor :
Brampton Flying Club
Le Brampton Flying Club a pris les mesures de sécurité suivantes :
Mesures de sécurité requises
Structure verticale de l’espace aérien
Des recherches ont démontré que la probabilité que deux avions soient sur une trajectoire de collision dépend essentiellement de la densité du trafic et que le risque d’abordage est proportionnel au carré de cette densité. Des mesures comme une meilleure perceptibilité des aéronefs, la technique d’observation des pilotes et la conscientisation des pilotes au trafic peuvent réduire le risque, mais elles ne peuvent pas surmonter les limites physiologiques sous-jacentes engendrées par le risque résiduel associé au principe voir et éviter non appuyé par un système d’avertissement.
La conception actuelle de l’espace aérien de Toronto, à proximité du lieu de l’accident, aboutit à une concentration d’aéronefs dans une tranche d’altitude très étroite, immédiatement sous le plancher de l’espace aérien de classe C et immédiatement à l’extérieur du rayon où le plancher de l’espace aérien de classe C diminue graduellement à l’approche de l’aéroport international de Toronto/Lester B. Pearson. Comme l’élévation est de 1 400 pi au-dessus du niveau de la mer (ASL), que les vols sont effectués à au moins 1 000 pi au-dessus du sol (AGL) et que le plancher de l’espace aérien de classe C est de 2 500 pi ASL, les aéronefs se trouvent concentrés dans le plan vertical à la seule altitude de 2 400 pi ASL. Un changement de la structure verticale de l’espace aérien s’avère une des solutions possibles pour réduire la concentration du trafic.
Les données radar de cette zone, recueillies au cours de la période de 10 jours entourant la date de l’accident, indiquent un volume important de trafic VFR sous le plancher de l’espace aérien de classe C, ainsi que plusieurs cas d’aéronefs avec un espacement horizontal d’environ 1 500 pi et un espacement vertical de 200 pi Dans cet espace aérien très fréquenté comme dans d’autres, il a été démontré que l’application du principe voir et éviter par les aéronefs VFR pour l’évitement des collisions ne permettait pas toujours d’assurer la sécurité des vols. En conséquence, il existe toujours un risque élevé d’abordage entre les aéronefs VFR qui appliquent le principe voir et éviter dans cet espace aérien.
En conséquence, le Bureau recommande que :
Le ministère des Transports, en collaboration avec NAV CANADA, prenne des mesures pour réduire de façon substantielle le risque de collision entre les aéronefs en vol à vue dans l’espace aérien de classe E près de l’aéroport international de Toronto/Lester B. Pearson.
A08-03
Préoccupations liées à la sécurité
Systèmes de protection contre les collisions
En ce moment, un grand nombre d’aéronefs volant uniquement en VFR ne sont pas équipés de transpondeur mode C, un dispositif permettant d’alerter les pilotes de la présence d’autres aéronefs à proximité. En outre, le manque d’autres moyens technologiques, disponibles et installés, pour alerter les pilotes VFR de la présence d’autres aéronefs accroît le risque d’abordage, notamment dans les espaces aériens très fréquentés. Pour améliorer de façon notable la capacité de voir et d’éviter les autres aéronefs en vol VFR, il faut avoir recours à une méthode matériellement possible et peu coûteuse capable d’alerter les pilotes de la proximité de tout trafic conflictuel.
De récents développements en Europe, notamment en ce qui concerne les transpondeurs SSR pour l’aviation légère (Light Aviation SSR Transponder ou LAST) qui sont peu coûteux, légers et consomment peu d’énergie, et les systèmes de protection contre les collisions, comme le FLARM [nom commercial dérivé de « FLight AlaRM »], qui sont compatibles avec la surveillance dépendante automatique en mode diffusion (ADS-B), indiquent que de nouvelles solutions technologiques peuvent permettre d’atteindre ces deux objectifs. Ces nouveaux systèmes offrent des moyens de réduire le risque de collision dans le futur, s’ils sont intégrés dans le cadre de la réglementation, de la navigabilité, de l’espace aérien et de la navigation au Canada, et s’ils reçoivent l’appui de l’aviation générale.
Les aéronefs volant en VFR dans des espaces aériens très fréquentés en appliquant uniquement le principe voir et éviter pour l’évitement des collisions présentent un risque d’abordage plus élevé, comme le prouvent le présent accident et d’autres cas d’abordage. Il a été démontré que l’application du principe voir et éviter comme seul moyen de protection ne suffisait pas à assurer la sécurité; toutefois, le Bureau croit que les nouvelles technologies, qui pourraient s’avérer un moyen peu coûteux de réduire ce risque, valent la peine d’être étudiées.
Le Bureau constate avec inquiétude que tant que la mise en œuvre de solutions technologiques comme des systèmes de protection contre les collisions ne sera pas obligatoire, il subsistera un risque important d’abordage entre les aéronefs en vol VFR dans les espaces canadiens très fréquentés et à haute densité de trafic. Le Bureau signale que le risque de collision augmentera du fait que le trafic continue de croître et que l’application du principe voir et éviter constitue le principal moyen de protection. En outre, le Bureau reconnaît que l’innovation technologique offre des solutions potentielles viables et peu coûteuses.
Le Bureau est conscient que TC doit examiner toutes les solutions possibles pour prendre la meilleure décision concernant la recommandation ou l’adoption obligatoire d’un ou de plusieurs systèmes. Dans ces conditions, le Bureau demande à TC d’assumer le rôle de chef de file, en collaboration avec l’industrie, pour étudier des solutions technologiques en vue de leur adoption éventuelle à grande échelle.
NDLR : Nous recommandons fortement à tous nos lecteurs de lire le rapport final complet de cet accident sur le site Web du BST.
Le 24 septembre 2006, un hélicoptère Bell 204B est utilisé pour effectuer des opérations de transport de charges externes au sud de Stony Rapids (Sask.), à savoir le déplacement de tiges de forage sous élingue entre divers sites de forage. Après environ trois minutes de vol, le pilote communique par radio que la porte à fenêtre concave située de son côté s’est ouverte et qu’il a du mal à la retenir.
Le pilote largue la charge sous élingue, et on voit l’hélicoptère monter dans un fort cabré et s’arrêter momentanément dans cette assiette, avant de redescendre en piqué. Alors que l’hélicoptère est en descente vers le sol, une explosion se produit. L’hélicoptère s’écrase à environ 22 NM au sud-ouest de Stony Rapids, et il est détruit par les forces d’impact et par l’incendie qui se déclare après l’écrasement. Le pilote, seul à bord de l’hélicoptère, perd la vie. L’accident a lieu pendant les heures de clarté, à 18 h 11, heure normale du Centre (HNC).
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Mesures de sécurité prises
À la suite de cet accident, l’exploitant a inclus une formation documentée supplémentaire dans ses exposés au sol initiaux afin qu’ils traitent de l’ouverture intempestive des portes pendant le vol et a doté tous ses hélicoptères d’un système pneumatique d’ouverture automatique des portes. Ce système empêchera les portes de se fermer sans qu’elles ne soient correctement verrouillées.