Éditorial — collaboration spéciale

La collaboration entre Transports Canada (TC) et le milieu aéronautique repose sur leur volonté d’améliorer la sécurité aérienne. Cette collaboration est mise en évidence dans les principes qui sous-tendent les systèmes de gestion de la sécurité (SGS), une des grandes priorités de TC.

Le SGS s’appuie sur
les règles et la réglementation
en vigueur.

Le SGS correspond à une approche systémique axée sur le risque et le rendement qui vise à réduire les risques et les menaces. Mis en place au sein de l’Aviation civile de TC en 2001, le SGS correspond à une nouvelle façon de procéder qui se veut « proactive » puisqu’elle cherche à prévenir les problèmes. Le SGS s’appuie sur les règles et la réglementation en vigueur pour améliorer le dossier fort enviable du Canada en matière de sécurité aérienne.

Bien que le but ultime du SGS soit de donner lieu à des opérations plus sûres, sa portée est beaucoup plus étendue. Bon nombre d’entreprises ont déclaré publiquement que le SGS est un bon outil de travail. Le fait d’être en mesure de mieux gérer les questions avant qu’elles n’occasionnent des problèmes et de contribuer à améliorer la sécurité a des répercussions positives, puisqu’il permet d’éviter les coûts liés aux incidents et aux accidents et à la perte de crédibilité que pourrait subir l’entreprise.

La mise en œuvre intégrale de
SGS constitue une priorité pour
Transports Canada. Le SGS
permet d’améliorer la sécurité et de
réaliser des économies de temps et
d’argent. Mais avant tout, il permet
de sauver des vies.

La mise en œuvre intégrale de SGS constitue une priorité pour TC. étonnant? Pas du tout, puisqu’un SGS adéquat permet d’améliorer la sécurité et de réaliser des économies de temps et d’argent. Mais avant tout, il permet de sauver des vies, et c’est ce qui compte par-dessus tout pour TC. C’est pourquoi j’ai mandaté toutes les directions générales de Sécurité et sûreté de voir à la mise en œuvre d’un SGS chez tous leurs intervenants. Ce processus de transformation a donné lieu à un engagement ferme et a suscité un enthousiasme réel surtout parmi la nouvelle génération de gestionnaires à TC.

Bien sûr, la mise en œuvre intégrale des principes et pratiques liés au SGS exige une nouvelle façon de penser et un important changement de culture. Chez les intervenants, cela signifie un changement de culture qui doit s’opérer chez toutes les entreprises aéronautiques à l’échelle nationale et internationale et chez les exploitants individuels.

Le SGS est un système dont la mise en application doit être appuyée par des dirigeants efficaces et acceptée par toute l’organisation. Engagement et collaboration — tout comme un climat de collaboration — sont essentiels au succès du SGS. Nous devons continuer de travailler ensemble pour instaurer le changement de culture nécessaire à l’atteinte du plein potentiel du SGS.

Nous devons être fidèles à notre vision et accorder la priorité au SGS. Nous avons déjà accompli un travail colossal, mais il nous reste encore beaucoup à faire. C’est en travaillant ensemble que nous réussirons.

Le sous-ministre adjoint,
Sécurité et sûreté

Marc Grégoire

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