
NDLR : Les résumés suivants sont extraits de rapports finaux publiés par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Ils ont été rendus anonymes et ne comportent que le sommaire du BST et des faits établis sélectionnés. Dans certains cas, quelques détails de l’analyse du BST sont inclus pour faciliter la compréhension des faits établis. Pour de plus amples renseignements, communiquer avec le BST ou visiter son site Web à l’adresse http://www.tsb.gc.ca/.
Le 18 mai 2006, un Cessna T207A quitte l’aéroport de Pemberton (C.-B.) à environ 15 h, heure avancée du Pacifique, pour un vol selon les règles de vol à vue à destination d’Edmonton (Alb.). L’avion effectue d’abord sa montée initiale en direction est, puis vire vers le nord-est afin de suivre une route qui passe dans un col de montagne. Le pilote est seul à bord pour le vol de mise en place. Il a déjà effectué plusieurs vols afin d’évaluer la qualité de l’air dans le secteur de Pemberton pour le compte de la Direction de la recherche sur la qualité de l’air d’Environnement Canada. L’avion est exploité en vertu d’un permis de vol et il a subi d’importantes modifications afin de pouvoir transporter divers types de capteurs placés dans des nacelles suspendues sous les ailes ainsi que de l’équipement électronique à bord de l’avion et il est doté d’une fenêtre ventrale pour prise de vue. Environ 30 min après le décollage, le Coastal Fire Service est appelé à combattre un feu disséminé et il découvre l’épave de l’avion dans la zone incendiée. Un incendie après impact a détruit la majeure partie de la cellule, et le pilote a subi des blessures mortelles. L’accident s’est produit à environ 15 h 06, heure avancée du Pacifique.
Vue aérienne du site de l’impact (cercle) avec le relief
ascendant. Un incendie après impact a détruit
la majeure partie de la cellule.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autres faits établis
Mesures de sécurité prises
TC a publié le numéro 1/2007 de Sécurité aérienne — Nouvelles, auquel était joint le dépliant intitulé Un instant! Pour votre sécurité — Le vol VFR en montagne qui fournit aux pilotes certains conseils sur le vol en montagne.
Le 13 décembre 2006, un Boeing 727-227 quitte Regina (Sask.) pour effectuer un vol de transport de marchandises régulier à destination de Hamilton (Ont.). Peu après le cabrage, l’équipage de conduite remarque que le voyant d’avertissement de la porte de soute arrière est allumé, puis il un signal d’anomalie concernant le moteur numéro 3. L’équipage de conduite décide de couper le moteur numéro 3 et d’effectuer un déroutement vers Saskatoon (Sask.) à une altitude de 10 000 pi. L’avion se pose en toute sécurité à 7 h 10, heure normale du Centre. Il est attendu par les services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs. On constate que la porte de soute arrière est ouverte et que la poignée de la porte est rangée en position verrouillée. Personne n’est blessé. Les charnières de la porte de soute arrière sont légèrement endommagées. La structure de la porte et le mécanisme de verrouillage ne subissent aucun dommage.
Poignée de la porte de soute arrière rentrée
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Mesures de sécurité prises
Après l’incident en question, l’exploitant a modifié son manuel des opérations de piste en y intégrant une liste de vérifications qui oblige le personnel de piste à vérifier si les portes de soute sont bien fermées et verrouillées. Le personnel de piste est tenu de parapher la liste de vérification après les opérations de chargement de chaque avion.
Le 27 février 2007, le BST a publié deux bulletins d’information sur l’événement, portant sur les instructions figurant sur l’affichette de la porte de soute ainsi que sur les procédures de fermeture des portes de soute. L’objet de ces bulletins est d’informer en temps opportun TC et d’autres intervenants du milieu de l’aviation de certains renseignements susceptibles de soulever des préoccupations opérationnelles ou techniques.
Le 21 novembre 2006, un Bombardier CL-600-2B19 ayant 49 passagers et 3 membres d’équipage à bord, effectue un vol régulier de Vancouver (C.-B.) à Prince George (C.-B.). Vers 15 h 14, heure normale du Pacifique, l’avion reçoit une autorisation d’approche de non-précision sur la piste 33 à l’aéroport de Prince George. Alors qu’il est établi en approche finale, l’équipage de conduite reçoit une observation météorologique spéciale indiquant des conditions inférieures aux minimums réglementaires. L’équipage de conduite poursuit l’approche et règle les volets à 45°. À l’atteinte du repère d’approche finale, l’équipage de conduite exécute une approche interrompue et remarque que les volets demeurent coincés à 45°. Les membres de l’équipage de conduite se déroutent vers leur aéroport de dégagement, soit Grande Prairie (Alb.). L’avion est autorisé à maintenir 15 000 pieds et est guidé vers Grande Prairie. À 15 h 37, l’équipage de conduite demande des vecteurs radar pour Fort St. John (C.-B.) alors qu’il reste environ 500 lb de carburant, ce qui équivaut à moins de 10 min de vol. Personne n’est blessé.
Un des vérins du circuit des volets examiné par le BST
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autre fait établi
Mesures de sécurité prises
Le 1er décembre 2006, l’exploitant a publié le Mémo sur les opérations aériennes 06-257 à l’intention de ses pilotes, intitulé « CRJ Fuel Policy Adjustment » (ajustement à la politique sur le carburant pour les avions Canadair Regional Jet [CRJ]). Une évaluation fondée sur le risque a été effectuée, et huit aéroports ont été identifiés comme étant suffisamment isolés pour justifier l’emport d’une réserve de carburant d’urgence équivalant à 30 min de vol lorsque les conditions météorologiques prévues font état d’un plafond inférieur à 1 000 pi et que la visibilité est de 3 mi. Ce mémo entrait en vigueur immédiatement et il fait maintenant partie de la politique sur le carburant de la compagnie aux fins de planification de vol.
L’exploitant a convoqué une réunion avec les Services techniques d’Air Canada (STAC), Eaton Aerospace et Bombardier pour discuter de la conception, de l’utilisation et du soutien technique face aux récents problèmes de volets et de vérins. Peu après, Bombardier a annoncé la création d’un groupe de travail sur les volets comprenant six exploitants, dont le mandat est de travailler avec Eaton Aerospace et Bombardier afin de revoir la conception du circuit pour mettre fin au nombre élevé de défaillances saisonnières touchant le circuit des volets.
L’exploitant a participé activement au groupe de travail sur les volets et a aidé à la création d’une tâche de maintenance qui est appliquée à l’heure actuelle à toute la flotte par l’intermédiaire d’une consigne de navigabilité et du bulletin de service SB601R27-150.
Au début de janvier 2007, l’exploitant a officialisé un processus selon lequel la remise en service de tout avion CRJ 100/200 ayant subi une défaillance des volets nécessite l’approbation de la haute direction.
Le 14 février 2007, le BST a envoyé l’Avis de sécurité aérienne A06Q0188-D2-A1 (Potential Fuel Exhaustion Due to a CL-600-2B19 Flap Failure) à TC. L’Avis de sécurité suggère que TC pourrait souhaiter aviser d’autres exploitants canadiens d’avions CL-600-2B19 et les organismes de réglementation étrangers qui régissent l’avion CL-600-2B19 des circonstances du présent incident et de l’impact possible des défaillances du circuit des volets sur la gestion du carburant.
À la suite de cet avis de sécurité, Bombardier Aéronautique a envoyé le message à tous les exploitants (AOM) 1047, daté du 10 mars 2007, pour les alerter de cet incident et de l’impact possible des défaillances du circuit des volets sur la gestion du carburant.
TC a rédigé une ébauche de document faisant état des problèmes opérationnels des volets des avions CRJ et d’autres considérations. Ce document sera proposé à Bombardier pour examen et sensibilisation. Le document sera communiqué à tous les exploitants d’avions immatriculés au Canada qui sont touchés, ainsi qu’aux autorités de l’aviation civile étrangères, au moyen d’un Avis de difficultés en service.
Le 16 février 2007, le BST a envoyé la Préoccupation du Bureau A06Q0188-D1-C1 (Défaillance des volets des CRJ de Bombardier) au ministre des Transports. La Préoccupation du Bureau mentionne que, malgré tous les efforts déployés par l’industrie et les organismes de réglementation visant à réduire le nombre de défaillances des volets au sein de la flotte des avions CRJ, ce nombre est en hausse. Le Bureau a demandé que le ministre l’avise de son plan d’action, à court et à long terme, pour réduire substantiellement le nombre de défaillances des volets des avions CRJ.
Le ministre a répondu que les mesures à court et à long terme comprendront une sensibilisation accrue au moyen des AOM de Bombardier Aéronautique et des révisions au manuel de vol de l’avion. Les solutions à long terme comprendront un examen complet du circuit pour augmenter la fiabilité des volets au moyen de modifications des exigences relatives à la conception et à la maintenance.
Le 1er mars 2007, le BST a envoyé l’Avis de sécurité aérienne A06Q0188-D3-A1 (Maintenance Intervals on Bombardier CRJ Flap System Actuators) à TC. L’Avis de sécurité mentionne que, depuis 2005, les avions CRJ ont connu un accroissement du nombre de défaillances des volets, et il suggère que TC, de concert avec les fabricants et les exploitants, pourrait souhaiter lancer un examen des exigences de maintenance des vérins des avions CRJ.
À la suite de cet avis de sécurité, Bombardier Aéronautique et les Services d’ingénierie de TC sont en train d’examiner les exigences de maintenance menant à la certification pour le circuit des volets des avions CRJ, y compris la conception de tout le circuit.
Le 18 juillet 2007, TC a publié la consigne de navigabilité (CN) CF-2007-10 portant sur les défaillances des volets de l’avion CL-600-2B19 de Bombardier. La CN est entrée en vigueur le 31 juillet 2007 et comprend des exigences opérationnelles et des exigences touchant la maintenance.
Le 1er avril 2007, un Piper PA31-350 Navajo effectue un vol selon les règles de vol à vue (VFR) entre Sept-Îles (Qc) et Wabush (T.-N.-L.). Le pilote, seul à bord, décolle vers 6 h 30, heure avancée de l’Est. Peu avant 7 h, l’appareil bifurque de sa route pour se rendre au Grand lac Germain afin de survoler le chalet d’amis. Vers 7 h, l’avion survole la baie sud-est du Grand lac Germain. Le pilote effectue un deuxième survol. L’appareil se dirige en direction nord-est avant de disparaître derrière les arbres. Quelques secondes plus tard, le bimoteur s’écrase sur la surface gelée du lac. Le pilote subit des blessures mortelles; l’avion est détruit par le choc.
Vue aérienne du site de l’accident
Fait établi quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autres faits établis
Le 1er juillet 2007, un hélicoptère Eurocopter AS 350 B-2 avec le pilote et un passager à bord se dirige vers Points North Landing (Sask.) après avoir décollé d’une cache à carburant située à environ 42 NM au sud-ouest de sa destination. Le passager envoie un avis de vol électronique à un autre employé de l’entreprise de levés installée à Points North Landing afin de signaler l’heure d’arrivée prévue de 19 h 05, heure normale du Centre. À 19 h 45, comme l’hélicoptère n’est pas encore arrivé, l’entreprise de levés lance la procédure en cas d’urgence. Des débris sont retrouvés le lendemain dans le lac Bernick à environ 25 NM au sud-ouest de Points North Landing. L’hélicoptère lourdement endommagé est retrouvé au fond du lac. Les deux occupants ont été grièvement blessés au moment de l’impact avec la surface de l’eau et se sont noyés quand l’appareil a coulé.
Piqûres de corrosion telles que trouvées sur le palier numéro trois
de la turbine de travail du moteur
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Fait établi quant aux risques
Autre fait établi
Mesures de sécurité prises
La compangnie a entrepris l’examen de ses procédures d’entreposage à long terme.
Le 17 février 2008, un Boeing 737-700 transportant 86 passagers et 6 membres d’équipage, effectue un vol à horaire fixe entre Calgary (Alb.) et Ottawa (Ont.). L’avion est autorisé à faire une approche selon le système d’atterrissage aux instruments de la piste 07 à l’aéroport international MacDonald-Cartier d’Ottawa. L’équipage est prévenu qu’il y a un fort vent arrière en approche, mais que celui-ci diminue pour devenir nul au toucher des roues. Divers rapports font état d’un freinage qualifié parfois de mauvais, parfois de passable. À 22 h 58, heure normale de l’Est, l’avion se pose, mais il ne peut s’arrêter avant l’extrémité de la piste. L’avion finit par s’immobiliser environ 200 pi au-delà de l’extrémité départ de la piste 07. Personne n’est blessé parmi les passagers et membres d’équipage, et l’avion n’est pas endommagé.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autre fait établi
Schéma des lieux
Mesures de sécurité prises
NAV CANADA
NAV CANADA a publié des directives sous la forme d’une lettre d’exploitation afin de rappeler aux contrôleurs l’obligation faite par le MANOPS ATC d’utiliser la bonne présentation au moment de communiquer des rapports d’état de piste ou de qualité du freinage. Cette lettre d’exploitation a fait l’objet d’un exposé verbal obligatoire. De plus, le bulletin sur les opérations hivernales publié à l’échelle nationale rappelle clairement d’utiliser les techniques et la phraséologie conformes aux exigences du MANOPS ATC et du Manuel d’exploitation des services en vol (MANOPS FS) de NAV CANADA afin de favoriser des communications bilatérales franches et efficaces.
Le 25 février 2008, un bulletin d’exploitation a été publié dans lequel on pouvait lire ce qui suit : [Traduction] « Dès la réception d’un rapport d’état d’aérodrome, la délivrance des autorisations doit en faire deux copies, une destinée au contrôle au sol et l’autre au contrôle d’aéroport. » La rubrique 200.1 j des procédures locales a été modifiée en conséquence. Cette mesure garantit que dès qu’un rapport arrive par télécopieur, les contrôleurs sont mis au courant.
La tour d’Ottawa a effectué un examen approfondi des rapports d’état d’aérodrome à l’aide d’une base de données couvrant une période de deux mois (d’hiver) dans le but d’identifier les incohérences entre les vocabulaires français et anglais emmagasinés dans le système. Les fonctionnalités numériques de l'ATIS ont été passées en revue, et les corrections appropriées ont été apportées au vocabulaire anglais-français. De plus, les contrôleurs ont reçu des instructions sur la façon de modifier localement le vocabulaire si le besoin s’en fait sentir.
Exploitant
L’article 78-1 de la liste d’équipement minimal (MEL) portant sur une panne d’inverseur de poussée a été modifié afin de se lire comme suit : [Traduction] « Au moment de calculer la distance nécessaire à l’atterrissage, il faut ajouter 20 % aux calculs de la distance à l’atterrissage de l’avion. » Les calculs de base des distances d’atterrissage ne donnent aucun crédit pour l’inversion de poussée.
Un calculateur de distance d’atterrissage dans des conditions normales a été ajouté au système embarqué de communications, d’adressage et de compte rendu (ACARS). Ce dernier peut être utilisé de concert avec les rapports de freinage ou les renseignements sur le CRFI. Si un CRFI est entré, les calculs se basent sur un freinage automatique réglé sur Max.
En collaboration avec l’avionneur (sections 10A, 10B et 10C des données sur les performances à l’atterrissage), il y a eu révision de la note signalant le réglage du freinage automatique à utiliser pendant des atterrissages sur des pistes disposant de renseignements sur le CRFI. Jusqu’à maintenant, les réglages du freinage automatique inférieurs au réglage sur Max pouvaient être utilisés en présence de [Traduction] « conditions optimales ». Ce point a été supprimé, car des renseignements précis sur la distance d’atterrissage ne sont pas toujours disponibles dans le cas des atterrissages sur des pistes disposant de renseignements sur le CRFI permettant que le freinage automatique ne soit pas réglé sur Max. Par conséquent, quels que soient les autres conditions, le freinage automatique devra maintenant toujours être réglé sur Max en cas d’atterrissage sur une piste disposant de renseignements sur le CRFI.
En 2009, la formation périodique au sol fera référence au présent incident à propos de la surcharge de travail et de la fixation ainsi que des moyens de reconnaître et d’atténuer de tels phénomènes. La discussion se déroulera à partir d’une animation des données de vol montrant le déroulement de celui-ci, et l’accent sera mis sur les points suivants :