Éditorial — collaboration spéciale


Permettons à nos idées collectives de prendre leur envol!
Un message du directeur général de l’Aviation civile

Martin Eley
Martin J. Eley

Je suis heureux de contribuer à ce numéro de Sécurité aérienne — Nouvelles. Bien qu’au cours des derniers mois j’aie participé à de nombreuses rencontres, je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec plusieurs d’entre vous. Cet article me permet donc de vous saluer et de me présenter, de vous faire part de l’expérience que j’ai acquise et des objectifs que nous atteindrons ensemble.

J’aimerais commencer par vous donner un aperçu de mon cheminement dans le domaine de l’aviation de mes débuts à aujourd’hui. Ma carrière a débuté en 1972 alors qu’à titre d’étudiant-stagiaire de premier cycle, je travaillais pour la British Aircraft Corporation à Weybridge dans le comté de Surrey en Angleterre, à l’époque où les derniers avions Concorde ont été construits. Après avoir obtenu mon diplôme en génie aéronautique de la University of London en 1977, j’ai déménagé à Warton dans le Lancashire pour travailler chez British Aerospace dans le domaine de l’utilisation des matériaux composites pour construire les aéronefs militaires Jaguar et Tornado.

En 1982, je me suis établi au Canada pour me joindre, en tant qu’ingénieur des structures, à l’ancienne Direction de la navigabilité de Transports Canada (TC). De 1985 à 1994, j’ai assumé les fonctions de gestionnaire principal du programme d’ingénierie et à ce titre, j’étais responsable de la certification de type de plusieurs aéronefs de Canadair/Bombardier et de divers produits étrangers. Par la suite, j’ai agi comme chef de la Division de l’ingénierie où j’ai été appelé à participer à la certification de type de la majorité des produits canadiens et d’une variété de produits étrangers avant d’être nommé, en 2001, directeur responsable de la certification des aéronefs. J’ai alors eu le grand privilège de participer à une importante initiative, celle de l’acquisition par Viking Air des certificats de type des produits existants de Havilland (Bombardier).

Le 4 mai dernier, j’ai été nommé au poste de directeur général de l’Aviation civile. Bien souvent, un nouveau leadership est source de changements. Il est plus que probable que je ferai certaines choses différemment. C’est pourquoi je tiens à faire le point sur certaines questions avant que nous n’entamions ensemble cette nouvelle étape. Les avantages de la mise en œuvre des systèmes de gestion de la sécurité (SGS) au sein du milieu aéronautique et de celle du Système de gestion intégrée (SGI) à TC ont déjà été clairement démontrés. Nous avons pris la bonne décision et nous sommes sur la bonne voie. Je me suis engagé à mener à bien la mise en œuvre intégrale de ces deux systèmes, tout en étant conscient que, dans une culture d’amélioration continue, nous serons appelés à faire des changements à la lumière de l’expérience acquise. Je suis également d’avis que la réorganisation de la Direction générale de l’Aviation civile est nécessaire pour nous permettre de répondre aux besoins actuels et futurs du milieu aéronautique.

« Les avantages de la mise en œuvre
des systèmes de gestion de la sécurité (SGS)
au sein du milieu aéronautique et de celle
du Système de gestion intégrée (SGI) à TC
ont déjà été clairement démontrés. »

Pendant les prochains mois, un de mes objectifs est d’établir de bonnes relations de travail avec nos nombreux intervenants et de consolider celles qui existent déjà. Parmi ces intervenants, il y a notamment les usagers et les exploitants qui utilisent le réseau de transport aérien civil ainsi que les associations du milieu; le personnel de l’Aviation civile de TC à Ottawa et dans les Régions ainsi que les syndicats qui les représentent; nos collègues dans notre propre Ministère et dans les autres ministères de même que les autorités étrangères. De telles relations sont indispensables pour maintenir les voies de communication ouvertes et résoudre les problèmes dès qu’ils se présentent. Il est essentiel de maintenir ces partenariats et de reconnaître le rôle qu’ils jouent dans notre succès collectif.

Au cours des prochaines années, le rôle de TC au chapitre de la sécurité aérienne sera fondé sur le plan stratégique établi par notre Direction générale, lequel est en cours d’élaboration et devrait être présenté plus tard cette année. Plusieurs d’entre vous m’ont suggéré des façons de procéder pour que nous continuions à aller de l’avant, et ce sont des suggestions que j’apprécie en tout temps. Le plan stratégique Vol 2010, publié en 2005, faisait état de nos objectifs et de nos attentes jusqu’en 2010. La vision et la stratégie qui y étaient clairement énoncées nous ont permis de faire de grands progrès dans le domaine de l’aviation civile au Canada. Bien que le contenu de ce document demeure très pertinent, nous devons demeurer vigilants pour nous assurer que notre stratégie en matière de programme de sécurité aérienne continue de répondre à nos besoins au cours des cinq prochaines années. Munis d’un plan stratégique précis et clair, nous serons alors en mesure de faire face aux défis. En adoptant une approche avant-gardiste, nous nous dotons de l’orientation et faisons preuve de l’engagement nécessaires à la réalisation de nos objectifs.

« Pendant les prochains mois,
un de mes objectifs est d’établir
de bonnes relations de travail avec
nos nombreux intervenants et de
consolider celles qui existent déjà. »

Les pionniers de l’aviation ont pris des risques — de gros risques. Ils avaient une vision, un rêve qui les ont mené à construire un appareil, sans vraiment savoir s’ils réussiraient à le faire décoller et encore moins à le faire rester dans les airs! Mais leur persévérance a été récompensée. Il en va de même pour les risques que nous prenons aujourd’hui. Contrairement à ces pionniers, nous avons l’avantage de bénéficier d’outils qui nous permettent d’adopter une approche intégrée en matière de gestion des risques liés au changement.

Notre réseau de transport aérien civil est efficace et nous avons raison d’en être fiers. Je n’ai aucun doute qu’ensemble, nous saurons faire en sorte que le milieu aéronautique ne cesse de progresser et de contribuer à l’amélioration du niveau de sécurité.

Le directeur général,
Aviation civile

Martin J. Eley

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