Sécurité aérienne - Nouvelles 2/2003

Sécurité du système

Facteurs humains et accidents

Bon an mal an, nous entendons parler de pilotes qui sont impliqués dans des accidents, parfois mortels. La famille et les amis s'étonnent que d'aussi bons pilotes (professionnels ou privés) soient victimes d'accidents. On peut entendre des témoignages comme : « Il était tellement méthodique et prudent, et il connaissait si bien son avion ». Il est possible qu'il ait succombé à un phénomène qui nous afflige tous — l'erreur humaine. Une telle erreur a pu être causée par la fatigue, le stress, la nonchalance, le manque de formation ou la maladie, et sa nature peut être aussi bien physique que psychologique ou un mélange des deux.

Le pilotage a toujours été une affaire sérieuse. Que vous soyez aux commandes d'un avion à train tricycle, d'un delta-plane, d'un ultra-léger, d'un parapente motorisé ou non ou de tout autre type d'aéronef, vous devez évoluer dans un environnement contraignant et faire preuve de grandes qualités pour réussir votre vol. En fait, les préparatifs doivent commencer avant même l'inspection extérieure de l'aéronef et les responsabilités du pilote ne s'arrêtent qu'une fois arrivé à bon port sain et sauf et l'appareil mis en sécurité.

Parlons donc des deux principales qualités d'un bon pilote. Premièrement, il doit prendre le pilotage au sérieux et mettre à jour régulièrement ses connaissances. Les pilotes de ligne et les pilotes militaires suivent un programme de formation continue, ce qui permet de réduire considérablement la fréquence des accidents. Dans le cas du pilote qui vole pour le loisir, un entraînement annuel avec un instructeur accrédité, qui passera en revue tous les aspects pertinents du pilotage, est in investissement judicieux. Deuxièmement, le pilote consciencieux doit connaître à fond le manuel d'utilisation de son appareil et il doit se servir d'une liste de vérifications à toutes les étapes importantes du vol. Avant tout vol, le pilote doit se remémorer les procédures d'urgence du manuel afin d'être prêt à faire face à toute situation critique. La disponibilité d'une liste de vérifications en cas d'urgence est aussi recommandée à bord d'un ultra-léger ou d'un parapente motorisé qu'à bord d'un avion à train tricycle.

La principale cause des accidents est l'erreur humaine, bien avant la défaillance mécanique. En outre, il faut se rappeler que toute dérogation par rapport aux règlements ou aux instructions du constructeur pourrait invalider les assurances et d'entraîner des poursuites contre le fautif ou contre ses héritiers. De telles actions en justice durent parfois des années et sont pénibles pour tous.

Les facteurs humains concernent tout le monde, mais les pilotes — qu'ils se livrent à des activités professionnelles ou récréatives — doivent en plus être conscients que le pilotage nécessite de la pratique et des habiletés bien supérieures à celles requises pour effectuer des tâches plus ordinaires. Une telle prise de conscience assurera le plaisir et la satisfaction que les pilotes retirent de l'aviation.

Page précédentePage suivante
Date de modification :