Sécurité aérienne - Nouvelles 3/2004

Sécurité du système

Altitude en route VFR

par Daniel Morissette. Cet article est une ré-impression autorisée d'un article publié dans le numéro de janvier-février 2004 du magazine Aviation Québec.

Lors de l'autorisation de circuler à un aéroport contrôlé, le contrôleur au sol demande souvent quelle sera l'altitude en vol ou l'altitude initiale en vol. Lorsque rendu en vol et en sortie de zone, le pilote demande à l'occasion une autorisation pour changer son altitude de croisière.

Une altitude VFR est au choix du pilote selon qu'il évolue dans la classe d'espace aérien appropriée, nonobstant le RAC (Règlement de l'aviation canadien).

Le pilote VFR est responsable de choisir une altitude appropriée pour son vol. Il peut recevoir certaines restrictions imposées par l'ATC dans certains espaces aériens, entre autres dans une zone de contrôle. Exemple : « Pas plus haut que.; pas plus bas que. ». Des altitudes spécifiques seront aussi assignées ou approuvées dans un espace aérien de classe C pour plus de sécurité et pour faciliter l'échange et l'écoulement de trafic.

Pourquoi le contrôleur veut-il savoir votre altitude de croisière lorsque vous circulez? En fait, il veut connaître vos intentions pour la planification de son trafic. Si vous désirez monter à 6 500 pi, il peut anticiper un conflit potentiel avec un aéronef à l'arrivée en descente. Il pourrait alors ordonner à ce dernier de pénétrer la zone de contrôle à 3 000 pi ou plus haut et vous ordonner de ne pas monter plus haut que 2 500 pi dans la zone, jusqu'à ce que les deux aéronefs soient en vue un de l'autre ou qu'ils se soient croisés. Par contre, si vous désirez voler à 1 500 pi seulement, sa stratégie sera sans doute différente.

En vol VFR, en dehors des espaces aériens de classe C ou D, c'est-à-dire dans un espace aérien classé E ou G, vous n'avez pas besoin d'autorisation, tout en respectant les règles de vol à vue et le RAC sur les altitudes de croisière (voir l'article 602.34 du RAC). Toutefois, si vous désirez continuer de vous prévaloir d'un suivi radar tant qu'il est disponible, gardez le contrôleur avisé de vos changements d'altitude et demeurez sur sa fréquence tant qu'il ne vous prévient pas qu'il termine le suivi radar ou que vous le préveniez que vous n'avez plus besoin du service. Il est arrivé par le passé qu'un pilote appelle le centre de contrôle régional (ACC) pour un suivi radar et, après avoir été identifié par le contrôleur, quitte la fréquence sans prévenir et sans jamais rappeler. Le contrôleur essayait en vain de lui échanger du trafic.

Une fois que vous êtes sorti de la zone de contrôle ou de l'espace aérien de classe C ou D, l'altitude est à votre entière discrétion. Il incombe au pilote, s'il n'est pas sur un suivi radar, de transmettre ses intentions et ses changements sur les fréquences appropriées.

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