Maintenance et certification

Formation approuvée en maintenance sur type d'aéronef

par Martin Truman, inspecteur de la sécurité de l'aviation civile, Division de la navigabilité opérationnelle, Normes, Aviation civile, Transports Canada

Les cours de formation approuvée en maintenance sur type d’aéronef visent à fournir aux techniciens d’entretien d’aéronefs (TEA) le niveau nécessaire de connaissances des systèmes d’aéronefs pour signer les certifications après maintenance. Les connaissances acquises au moyen d’un cours sur type font en sorte que la maintenance et la certification des aéronefs soient effectuées correctement. Il s’ensuit que la sécurité des passagers et de l'équipage d'un aéronef d’une marque et d’un modèle en particulier est assurée.  

Les exigences en matière de signature d'une certification après maintenance sont indiquées dans le Règlement de l'aviation canadien (RAC). Le Règlement stipule qu’avant de pouvoir signer une certification après maintenance à l’égard de travaux exécutés sur un avion de la catégorie transport ou un hélicoptère à turbomoteur, un TEA doit suivre un cours de formation approuvée ou reconnue en maintenance sur une marque ou un modèle d’aéronef en particulier qui est offert par un organisme de formation agréé (OFA). Le TEA qui signe la certification après maintenance doit également posséder une qualification M1 ou M2 pour les hélicoptères à turbomoteurs, et pour les avions de la catégorie transport, une licence de TEA annotée de la qualification M2. Si les travaux de maintenance et la certification après maintenance des aéronefs sont effectués par un organisme de maintenance agréé (OMA), le TEA devra également être titulaire d’un pouvoir de certification aéronef pour la marque et le modèle de l'aéronef.

Les cours de formation en maintenance sur type d'aéronef sont dispensés par deux sources. La principale est un OFA dont tous les cours sont approuvés séparément par Transports Canada (TC). Un OMA peut aussi offrir la formation. Les cours des OMA sont approuvés au moyen du manuel de politiques de maintenance d'un OMA et ne sont pas accessibles au public. Tous les OFA et les OMA doivent satisfaire aux exigences réglementaires pour que TC approuvent leurs cours. La principale différence entre les deux sources de formation mentionnées est qu'un OMA n’est autorisé à offrir la formation sur type qu’à ses seuls employés et ne peut dispenser la formation à des employés d'autres exploitants.

Tous les cours sur type approuvés offerts par un OFA sont affichés sur la page Web « Cours sur type actuellement agréés ». Les cours indiqués sur cette page sont tous approuvés séparément et un numéro d’approbation différent leur a été attribué par TC. Ce même numéro sera inscrit sur votre diplôme.

Après avoir consulté cette page et décidé quelle formation vous voulez suivre, communiquez avec l'OFA concerné pour obtenir plus de renseignements. Si le cours que vous devez suivre ne paraît pas sur cette page, il n'a probablement pas encore été approuvé. Parfois un cours vient tout juste d'être créé et n'a pas encore été affiché sur le site Web. Communiquez avec le bureau local de TC pour confirmer s'il existe un cours approuvé pour le type d'aéronef sur lequel vous avez besoin de formation.

Je vous encourage à prendre le temps nécessaire et à commencer par consulter la page Web de TC relative aux cours sur type actuellement agréés pour vérifier si le cours dont vous avez besoin est affiché. En étant proactif, vous épargnerez, à long terme, du temps et de l'argent et vous réduirez le temps d'immobilisation des aéronefs.

Clin d’oeil dans l’AIM de TC : Consignes de navigabilité

La conformité aux consignes de navigabilité est essentielle à la navigabilité. En vertu de l’article 605.84 du RAC, tout propriétaire d’aéronef a la responsabilité de s’assurer que son aéronef ne décolle pas si une consigne de navigabilité n’est pas respectée à l’égard de l’aéronef, du ou des moteurs ou hélices ou de toute autre pièce d’équipement de l’aéronef. Pour de plus amples renseignements, voir l’appendice H de la norme 625 du RAC.

En cas de non-conformité à une consigne de navigabilité, l’autorité de vol n’est pas en vigueur, et l’aéronef n’est pas considéré comme étant en état de navigabilité.

Comme le prescrit le paragraphe 605.84(4) du RAC, le propriétaire d’un aéronef peut demander à être soustrait à l’obligation de se conformer aux exigences d’une consigne, ou peut demander l’autorisation d’utiliser un autre moyen de se conformer à une consigne. Conformément au paragraphe 4 de l’appendice H de la norme 625, les demandes doivent être adressées au bureau régional ou au Centre de Transports Canada (CTC) le plus proche du demandeur. Le paragraphe 3 de l’appendice H susmentionné contient des renseignements généraux sur les exemptions et les autres moyens de se conformer.

(Source : article 5.7 de la section LRA du Manuel d’information aéronautique de Transports Canada [AIM de TC])

Comment surmonter l’hiver

Cet article a paru originalement dans le numéro 4/1989 de Sécurité aérienne — Mainteneur.

Le rude hiver canadien arrive à grands pas, et c’est pourquoi le moment semble bien choisi pour passer en revue les problèmes qui peuvent nuire au fonctionnement des aéronefs pendant cette saison et pour se demander comment remédier à une situation avant qu’elle ne provoque un accident. Durant l’hiver, les filtres carburant et les points bas des circuits de purge requièrent une attention toute particulière, car de l’eau accumulée depuis un certain laps de temps peut geler en vol et provoquer un arrêt de l’alimentation en carburant. Il faut inspecter les systèmes de réchauffage du carburateur et du circuit d’admission des moteurs à pistons de façon à s’assurer qu’ils fonctionnent correctement et qu’ils fournissent une chaleur suffisante. Pour ce qui est des avions à réaction, cette mesure s’applique aux gaines des bords d’attaque et à l’aubage antigivrage. Inspectez tous les autres dispositifs d’antigivrage de l’aéronef et assurez-vous qu’ils fournissent la quantité requise de liquide ou de chaleur pour que le vol puisse se dérouler en toute sécurité dans des conditions givrantes.

Il se peut que les liquides et les lubrifiants de l’aéronef doivent être remplacés pour répondre aux conditions hivernales. La plupart des appareils exigent la pose d’accessoires d’hiver sur les moteurs ou aux endroits précisés dans le manuel d’entretien. Les bâches et les housses (y compris celles des têtes de rotor et des rotors de queue des hélicoptères) doivent être repérées clairement de façon à ce qu’elles puissent être retirées avant le vol.

Les batteries fonctionnent moins bien par temps froid. Un préchauffage du moteur permet de remédier à la situation et procure également une meilleure lubrification au moment du démarrage et une usure moindre du moteur.

L’air sec est favorable à la formation d’électricité statique. Portez donc une tenue de rigueur ou mettez des vêtements qui, vous en êtes sûr, produisent peu d’électricité statique, notamment si vous devez ravitailler un aéronef en carburant.

Attention aux saumons d’aile tordus par des chasse-neige ou d’autres engins encombrants stationnés à proximité des voies de circulation des aéronefs. Assurez-vous en permanence que l’aire de trafic ne présente aucun danger de cet ordre. En cas de verglas, déplacez ou remorquez les aéronefs avec le plus grand soin.

Si le personnel d’entretien connaît bien les dangers liés à la présence de givre et de gelée blanche sur les ailes ou sur la dérive, il pourra, le cas échéant, indiquer aux pilotes les mesures correctives à prendre avant le décollage. Recommander un type de liquide dégivrant avant le décollage exige du flair, et c’est pourquoi il faut absolument que le personnel connaisse parfaitement le type de mélange dégivrant qui convient aux conditions météorologiques. C’est dans de telles circonstances que tant le pilote que les services d’entretien verront combien il est important d’avoir du matériel de dégivrage et de préchauffage en bon état et facilement accessible.

DÉFIER LE GIVRAGE, C’EST JOUER AVEC SA VIE.

Mise à jour 2013 — 2014 sur le givrage au sol des aéronefs

En août 2013, Transports Canada a publié les Tableaux des durées d'efficacité. Comme par le passé, le document TP 14052, Lignes directrices pour les aéronefs Lors de givrage au sol, doit toujours être utilisé conjointement avec les Tableaux des durées d'efficacité. Ces deux documents peuvent être téléchargés du site Web suivant de Transports Canada : www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/normes/commerce-delaisdefficacite-menu-1877.htm.

Afin de recevoir un courriel vous avisant d’une mise à jour sur les Tableaux des durées d'efficacité, veuillez vous inscrire à « Nouvelles en direct » (ou modifiez votre abonnement), et sélectionnez « Tableaux des durées d'efficacité » sous la rubrique Publications / Transport aérien / Sécurité aérienne Renseignements sur la sécurité.

Pour toute question ou commentaire à ce sujet, veuillez communiquer avec Doug Ingold par courriel à douglas.ingold@tc.gc.ca.

Mise-à jour des temps d’intervention SAR discutés dans
le numéro 2/2013 de SA — N

L’auteur de l’article sur les opérations de recherche et sauvetage (SAR), paru à la page 7 du numéro 2/2013 de Sécurité aérienne — Nouvelles (SA — N), nous a demandé de mentionner des changements importants concernant les périodes d'état de capacité d’intervention SAR. Les périodes d’état de capacité d’intervention SAR de 2 heures mentionnées au paragraphe 7 ont été changées pour les moments considérés historiquement tranquilles, soit le milieu de la semaine, tard la nuit et tôt le matin. Pour ce qui est de la période de maintien d’une disponibilité opérationnelle de 30 minutes, telle que discutée au paragraphe 8, elle est maintenant du vendredi au lundi, principalement de 10 h a 20 h.

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