
NDLR : Les résumés suivants sont extraits de rapports finaux publiés par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Ils ont été rendus anonymes et ne comportent que le sommaire du BST et des faits établis sélectionnés. Dans certains cas, quelques détails de l’analyse du BST sont inclus pour faciliter la compréhension des faits établis. Pour de plus amples renseignements, communiquer avec le BST ou visiter son site Web à l’adresse http://www.tsb.gc.ca/.
Rapport final n° A00C0099 du BST — Perte de maîtrise — Collision avec une surface gelée
(NDLR : Bien que ce rapport ne soit pas récent, il est inclus puisqu’il traite d’un accident en conditions de voile blanc, et parce que le BST nous a demandé de souligner l’importance de ce sujet dans ce numéro de SA — N.)
Le 20 mai 2000, un hélicoptère Bell 206L LongRanger effectuait un vol d’affrètement selon les règles de vol à vue (VFR) de jour entre un endroit situé sur des glaces de mer, près de l’île Lowther (Nt) et Resolute (Nt), situé à quelque 40 NM à l’est-nord-est de l’île Lowther. À bord se trouvaient le pilote et deux passagers qui menaient une étude scientifique sur le comportement des ours polaires dans les zones maritimes englacées. Vers 22 h 05, heure avancée du Centre (HAC), le pilote de l’hélicoptère a décollé de la surface gelée et s’est dirigé vers l’île Lowther pour pouvoir profiter lors du décollage des repères visuels que présentait le relief de l’île. Alors qu’il volait à une vitesse de quelque 65 kt à quelque 400 pi au-dessus de la glace, le pilote a effectué un virage à droite vers Resolute. Pendant le virage, il s’est rendu compte qu’il n’avait pas suffisamment de repères visuels à cause des conditions de voile blanc. Il a alors amorcé un virage à gauche pour revenir vers l’île Lowther pour établir le contact visuel avec les repères sur cette île, mais pendant le virage, il a perdu la maîtrise de l’hélicoptère qui s’est mis à descendre et s’est écrasé sur la surface gelée. Le pilote et les passagers portaient leur ceinture de sécurité et leur baudrier, mais ils ont été éjectés du fuselage quand l’appareil s’est disloqué. Les deux passagers ont perdu la vie; le pilote a été grièvement blessé. L’hélicoptère fut une perte totale.
Autres renseignements de base
L’hélicoptère était équipé pour le vol aux instruments (IFR), mais l’exploitant ne l’utilisait que pour des vols VFR. L’hélicoptère a heurté la surface gelée dans un virage serré à gauche en piqué, puis il s’est rompu. L’appareil a laissé un sillon de quelque 600 pi. Rien n’indique qu’il y ait eu une défaillance de la cellule ou un mauvais fonctionnement d’un système avant le vol.
Le pilote était âgé de 45 ans. Il était titulaire d’une licence canadienne de pilote professionnel - hélicoptère en état de validité qui l’autorisait à voler de jour et sur plusieurs types d’hélicoptères, dont le Bell 206L. Il était également titulaire d’une qualification d’instructeur de classe 3 et il totalisait 8 120 heures de vol, la plupart sur le Bell 206L et des hélicoptères semblables. De plus, il totalisait 15 heures d’entraînement en simulateur et il avait reçu, vers la fin de 1998, 10 heures d’instruction en double commande dans le cadre de sa formation en vue de l’obtention de sa qualification d’instructeur. Il ne possédait pas de qualification de vol aux instruments, et la réglementation en vigueur ne l’exigeait pas. Dans les 90 jours ayant précédé l’accident, il avait volé 145 heures, dont 87 dans les 30 jours précédents. (NDLR : Ce passage est inclus afin de démontrer qu’un accident en conditions de voile blanc peut se produire même avec un pilote d’expérience.)
Les conditions météorologiques qui prévalaient à Resolute, localité située à 35 mi au nord-est des lieux de l’accident, étaient les suivantes : vent du 260 degrés vrai à 4 kt, visibilité de 10 milles terrestres (SM), couches de nuages fragmentés à 900 pi, température de moins 15 ºC, point de rosée de moins 18 ºC et calage altimétrique de 29,77 po de mercure. Quelque 25 min avant l’accident, un Twin Otter avait décollé de l’endroit où se trouvait l’hélicoptère. Selon l’information recueillie, les conditions météorologiques se sont dégradées pendant que le Twin Otter se trouvait au sol, et les conditions locales étaient les suivantes : ciel couvert, couche de stratus à quelque 2 000 pi, visibilité de 6 à 8 mi et caractéristiques de la surface très difficiles à percevoir. Au moment de l’accident, le soleil se trouvait constamment au-dessus de l’horizon; il faisait donc jour 24 heures sur 24.
La réglementation sur les vols VFR en espace aérien non contrôlé exigeait que le pilote de l’appareil vole en gardant le contact visuel avec la surface et, dans le cas d’hélicoptères volant à moins de 1 000 pi au-dessus du sol (AGL), que l’appareil vole hors des nuages et que sa visibilité en vol soit supérieure ou égale à un mille. En VFR, les pilotes volent à l’aide de repères visuels comme l’horizon naturel et gardent le contact visuel avec la surface pour maintenir l’appareil dans l’assiette désirée. Les conditions météorologiques minimales mentionnées dans la réglementation permettent habituellement aux pilotes d’apercevoir ces repères visuels.
Selon l’Article 2.12.7 de la section AIR du Manuel d’information aéronautique de Transports Canada (AIM de TC), le voile blanc est une situation très dangereuse. Le voile blanc se produit lorsque la couche de neige au sol est intacte et que le ciel au-dessus est uniformément couvert. À cause de l’extrême diffusion de la lumière, le terrain et le ciel se confondent, faisant disparaître l’horizon. Le pilote ne peut discerner l’horizon, ni les ombres, ni les nuages; il perd le sens de la profondeur et de l’orientation, et ne peut voir que les objets très sombres situés tout près. Le vrai danger du voile blanc, c’est que le pilote ne soupçonne pas le phénomène, car il vole en air clair. Dans de nombreux accidents dus au voile blanc, le pilote a percuté la surface recouverte de neige sans se douter qu’il était descendu, confiant qu’il pouvait voir le sol. Par conséquent, chaque fois qu’un pilote se trouve en présence de conditions de voile blanc ou qu’il soupçonne qu’il est en présence de ces conditions, il devrait immédiatement monter s’il se trouve à basse altitude, ou se mettre en palier et se diriger vers un endroit où le terrain est très accidenté. Le pilote ne doit pas continuer le vol sauf s’il est préparé à traverser la zone de voile blanc aux instruments et s’il possède la formation et la compétence nécessaires pour le faire.
Analyse
Comme le pilote volait en VFR, il se fiait à des repères visuels comme l’horizon naturel et des repères visuels à la surface pour s’orienter et pour conserver l’assiette de l’appareil. Les conditions météorologiques qui prévalaient étaient meilleures que celles qu’exige la réglementation sur les vols VFR, mais lorsque les repères visuels se sont amenuisés à cause des conditions de voile blanc, le pilote a perdu le sens de l’orientation pour ce qui est de la position de l’appareil par rapport à la surface, à cause de l’absence d’éléments faciles à distinguer. Pour remédier à la situation, il faut revenir au vol aux instruments pour déterminer l’assiette de l’appareil et pour la maintenir, mais le pilote ne possédait pas la qualification de vol aux instruments, et il n’a pas réussi à rétablir le contact visuel avec ses repères, et il a perdu la maîtrise de l’hélicoptère.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Mesures de sécurité
Après avoir soumis la trousse de survie à des essais d’utilisation, le fabricant de la trousse a amélioré l’équipement de survie de la trousse et a fait en sorte que la trousse est plus facile à ouvrir. Les trousses de survie plus grosses étaient équipées de velcro au lieu de boutons à pression; sur les trousses comme celles en question dans l’accident, les boutons à pression sont en train d’être remplacés par du velcro. Les lacets des rabats intérieurs ont également été remplacés par du velcro. On retrouve maintenant un couteau tout usage muni d’une aiguillette dans la trousse pour pouvoir percer et couper les enveloppes intérieures. On y retrouve également un mode d’emploi qui explique comment ouvrir la trousse.
Rapport final no A04P0422 du BST — Rupture de courroie d’entraînement et collision avec le relief
Le 28 décembre 2004, un hélicoptère R44 Raven II se pose à l’aéroport de Cranbrook (C.-B.) à 12 h 37, heure normale des Rocheuses (HNR), où le pilote en profite pour faire le plein des réservoirs de carburant et pour obtenir des renseignements sur les conditions météorologiques et sur la préparation du vol. À 13 h 43 HNR, l’hélicoptère quitte Cranbrook à destination de Revelstoke (C.-B.), en suivant à l’évidence la route selon les règles de vol à vue qui part vers le nord le long du fleuve Columbia, en direction de Fairmont Hot Springs. Le vol doit durer 2 h. À 14 h 15 HNR, l’hélicoptère percute un relief escarpé, 33 NM au nord-nord-ouest de Cranbrook, à 4 200 pi dans une région montagneuse. Le pilote est mortellement blessé, et l’hélicoptère est détruit par les forces d’impact et par le violent incendie qui s’ensuit.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs

On aperçoit sur cette photo l’usure inégale et le patinage des courroies sur les gorges de la poulie menante
Faits établis quant aux risques
Rapport final no A05W0137 du BST — Collision avec le relief
Le 6 juillet 2005, le pilote d’un Piper PA-18 quitte l’aéroport de Cooking Lake (Alb.) vers 11 h 30, heure avancée des Rocheuses (HAR), et va se poser au terrain de Chipman pour y prendre un passager. Ces deux personnes partent à 12 h 12 pour effectuer leur dernière journée d’une mission de deux semaines consacrée à la photographie aérienne. Il fait beau et le vent est calme lorsque le PA-18 quitte Chipman.
Vers 18 h 10, un agriculteur découvre l’épave de l’avion dans un champ de foin à 9 NM d’Andrew. L’avion a percuté le sol dans un piqué extrême et très fortement incliné à gauche et a été lourdement endommagé. Les deux occupants ont subi des blessures mortelles. Il n’y a pas eu d’incendie après l’impact.
Fait établi quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Autres faits établis
Mesures de sécurité
La compagnie a élaboré un système de délégation garantissant qu’une personne responsable est toujours disponible. Des listes de vérifications ont été rédigées à l’intention des postes de gestion, et elles seront utilisées par les délégués en cas d’absence du personnel de gestion. Ces mesures permettront de s’assurer que des gestionnaires par intérim seront nommés systématiquement et qu’ils seront conscients de leurs responsabilités.
Le système de suivi des vols a été renforcé, les pilotes étant informés de la nécessité de déposer un itinéraire de vol ou un plan de vol complet avant chaque vol. Le système de répondeur téléphonique continuera de servir de babillard pour les délégués et ne servira pas comme outil principal de suivi des vols. Pour assumer leurs responsabilités, les gestionnaires par intérim se serviront de la liste de vérifications mentionnant les tâches déléguées. Le système d’alerte en cas de retard sera respecté de façon plus stricte.
Rapport final no A05O0142 du BST — Maîtrise difficile du Bell 204B
Le 10 juillet 2005, un pilote et un technicien d’entretien d’aéronef (TEA), à bord d’un hélicoptère Bell 204B effectuent des levés à Marathon (Ont.). Vers 9 h, heure avancée de l’Est (HAE), ils quittent Marathon pour le retour à Sudbury (Ont.). Ils se rendent à Wawa (Ont.) pour prendre du carburant et poursuivent jusqu’à Sudbury. Vers 11 h 45, l’hélicoptère effectue l’approche finale à l’aéroport de Sudbury alors que le vent souffle du sud-sud-ouest à moins de 5 kt. Lorsque le pilote lève le levier de pas collectif et tire sur le manche de pas cyclique afin de réduire la vitesse descensionnelle et la vitesse indiquée, l’hélicoptère fait une embardée à droite, et le pilote est incapable de corriger à l’aide de la pédale gauche. Le pilote abaisse le levier de pas collectif et pousse sur le manche de pas cyclique afin d’augmenter la vitesse. L’hélicoptère poursuit son vol normalement à 60 KIAS (vitesse air indiquée en noeuds), les pédales au neutre. Le pilote interrompt cette approche et effectue une approche vent arrière gauche vers la piste 22.
Pendant la deuxième approche, lorsque le pilote lève le levier de pas collectif pour réduire la vitesse descensionnelle, on entend un bruit sourd et la pédale gauche s’enfonce complètement. Le pilote déclare une situation d’urgence, puis effectue plusieurs circuits afin de déterminer la meilleure façon d’atterrir. L’hélicoptère vole sans problème à 40 KIAS, et le cap peut être maintenu à l’aide de la commande des gaz. Le pilote aligne l’hélicoptère sur la piste à environ 2 mi de distance en effectuant une approche à faible pente, et il franchit le seuil de la piste à une hauteur de 3 à 5 pi et à une vitesse d’environ 40 KIAS. L’hélicoptère se pose en douceur à une vitesse d’environ 30 KIAS et à un régime rotor de 80 %, et il glisse sur environ 90 pi avant de s’immobiliser. Personne n’est blessé.

Tendeur rapide et câbles tels que trouvés

Tendeur rapide correctement freiné au fil
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Fait établi quant aux risques
Mesures de sécurité
À la suite de l’événement, l’exploitant a mis en oeuvre un programme de formation du personnel de maintenance et d’exploitation. Ce programme avait pour but de rappeler à tout le personnel la façon appropriée de freiner les tendeurs et les composants d’aéronef en général, et de le former sur ce qu’il faut chercher pendant une inspection indépendante de chaque appareil exploité par la société. Le TEA en cause dans l’événement en question a élaboré le programme et l’a présenté aux employés.
Le Bureau est préoccupé par le fait que les sociétés utilisant des pilotes pour effectuer des inspections indépendantes peuvent ne pas avoir élaboré des programmes de formation suffisamment détaillés pour prévenir des événements semblables.
Rapport final no A05P0189 du BST — Collision avec le relief
Le 28 juillet 2005, à 8 h 24, heure avancée du Pacifique, un Raytheon Beechcraft King Air 200 décolle de Vancouver (C.-B.) avec à son bord deux membres d’équipage, pour effectuer un vol selon les règles de vol à vue à destination de Smithers (C.-B.). L’appareil n’arrive pas à destination, et des recherches sont lancées plus tard ce même jour. L’appareil est retrouvé le 30 juillet 2005. L’accident s’est produit dans un canyon étroit, à une altitude de quelque 3 900 pi au-dessus du niveau de la mer (ASL), dans une région où le relief ascendant est abrupt. Les deux occupants ont subi des blessures mortelles. Un incendie consécutif à l’accident a consumé la majeure partie de l’avion. La radiobalise de repérage d’urgence a été détruite dans l’incendie et aucun signal n’a été détecté. L’accident s’est produit vers 8 h 40, heure avancée du Pacifique.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Fait établi quant aux risques
Rapport final no A05O0204 du BST — Perte de maîtrise de l’aéronef et collision avec le relief
Le 10 septembre 2005, un planeur Pezetel SZD-50-3 Puchacz vole aux environs de Ronan Field (44º 2’ 30” N, 79º 50’ 42” O), près de Loretto (Ont.), dans le cadre d’un vol récréatif; à bord se trouvent deux pilotes. Après quelque 45 min de vol, le planeur se trouve approximativement à 1 000 pi au-dessus du sol (AGL) et semble approcher du circuit quand il part en vrille et effectue environ trois tours avant de disparaître derrière des arbres. Vers 16 h 05, heure avancée de l’Est (HAE), le planeur percute le sol en piqué prononcé. L’aéronef est détruit et les deux pilotes sont mortellement blessés.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Rapport final no A05C0222 du BST — Sortie de piste
Le 26 décembre 2005, un Airbus A319-112 atterrit à l’aéroport international de Winnipeg, dans l’obscurité, à 18 h 35, heure normale du Centre (HNC). Une approche au système d’atterrissage aux instruments (ILS) est exécutée sur la piste 13 au moyen du pilote automatique.
À environ 80 pi au-dessus du sol (AGL), le commandant de bord débraye le pilote automatique et termine manuellement l’approche et l’atterrissage.
L’avion se pose fermement à environ 1 600 pi au-delà du seuil de piste et bien à gauche de l’axe. Pendant la course à l’atterrissage, le train principal gauche roule brièvement à l’extérieur des feux de bord de piste, du côté gauche de celle-ci. Deux des feux de bord de piste sont brisés. L’avion ne subit aucun dommage, et il n’y a aucun blessé.

Vue en plongée de la piste 13 et de la trajectoire de l’aéronef
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Fait établi quant aux risques
Mesures de sécurité
Après l’incident, l’exploitant a publié un bulletin d’exploitation mentionnant : « Il faut envisager d’utiliser l’atterrissage automatique dans toutes les approches exécutées en conditions limites. »
Rapport final no A06Q0091 du BST — Panne moteur
Le 7 juin 2006, un hélicoptère Bell 206L-3 effectue un vol selon les règles de vol (VFR) à vue de La Tuque (Qc) à destination de Val-d’Or (Qc). Une vingtaine de min après le décollage, soit vers 8 h 10, heure avancée de L’Est (HAE), à 2 000 pi au-dessus du niveau de la mer (ASL), l’aiguille de l’indicateur de la pression d’huile moteur se met à osciller. Par mesure de précaution, le pilote pose l’appareil dans un marais et éteint le moteur. Après avoir effectué une inspection prévol, le pilote démarre le moteur et décolle en vue d’atterrir sur un chemin à 1 km de là. Juste avant le chemin, une fluctuation de la pression d’huile moteur et du couple moteur survient. Dans les instants qui suivent, il se produit une explosion suivie d’une panne moteur. Le pilote effectue une autorotation qui se solde par un atterrissage brutal sur le chemin. L’hélicoptère subit des dommages importants. Le pilote, seul à bord, n’est pas blessé.

Dommages à la roue de turbine du 1er étage causés par survitesse
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Fait établi quant aux risques
Rapport final no A06A0092 du BST — Collision avec le relief
Le 17 septembre 2006, à 17 h 11, heure avancée de l’Atlantique (HAA), l’avion de construction amateur VariViggen décolle de l’aéroport de Bangor (Maine), aux états-Unis, pour effectuer un vol sans escale selon les règles de vol à vue (VFR) à destination de Goose Bay (T.-N.-L.). Le 22 septembre 2006, l’épave de l’appareil est repérée dans une région densément boisée, à quelque 9 NM à l’est de Plaster Rock (N.-B.). Le pilote a subi des blessures mortelles au moment de l’écrasement, et l’appareil a été détruit.
Faits établis quant aux causes et aux facteurs contributifs
Faits établis quant aux risques
Mesures de sécurité
Le présent rapport démontre que des aéronefs en vol VFR traversent des états-Unis vers le Canada sans la protection d’un avis de recherche et sauvetage que procure un plan de vol activé. Le 27 novembre 2006, le BST a envoyé à Transports Canada un Avis de sécurité aérienne (A060042), lequel propose que, conjointement avec NAV CANADA et la Federal Aviation Administration (FAA), Transports Canada prenne des mesures pour s’assurer que les pilotes se conforment aux exigences relatives au dépôt de plans de vol VFR pour les vols transfrontaliers, et s’assurent que les plans de vol VFR déposés pour ces vols transfrontaliers soient automatiquement identifiés et activés.
Transports Canada a publié dans le no 1/2007 de la publication Sécurité aérienne — Nouvelles un Article intitulé « Retour sur les vols transfrontaliers sans plan de vol ». On peut consulter cet article à l’adresse suivante : http://www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/publications/tp185-1-07-menu-548.htm.
La firme Scaled Composites a demandé aux propriétaires de VariViggen d’installer, avant le prochain vol, des puisards d’inspection de réservoir carburant en un point bas dans les réservoirs alaires. La firme Scaled Composites a produit et fourni aux propriétaires de VariViggen des plans d’installation de ces puisards, des modifications au manuel de vol de l’aéronef nécessitant des vérifications du carburant avant chaque vol ainsi qu’une méthode à suivre lors de la vérification de la présence de contaminants dans les réservoirs carburant. La firme Scaled Composites a également envoyé un bulletin de sécurité à la rédaction de la revue Central States Newsletter et du magazine Sport Aviation du Réseau des aéronefs amateur, lequel bulletin était accompagné d’une demande de parution dans le prochain numéro en cours de préparation de ces deux publications.