Éditorial — Collaboration spéciale

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Aaron McCrorie

Je suis très heureux d’avoir l’occasion de me présenter à tous nos intervenants comme nouveau directeur des Normes au sein de la Direction générale de l’aviation civile de Transports Canada.

Dans cet éditorial, j’aimerais discuter brièvement de certains principes qui, d’après moi, font partie intégrante de l’établissement d’un programme robuste de sécurité aérienne.

Au bout du compte, ce sont les titulaires de documents d’aviation canadiens qui sont responsables de la sécurité. Il est possible d’y parvenir en respectant le Règlement de l’aviation canadien (RAC) et ses normes connexes et, plus précisément, en déterminant les risques, en les évaluant et en les gérant de façon proactive. Dans un tel contexte, le rôle de Transports Canada est d’élaborer des règlements qui répondent à l’intérêt du public d’améliorer la sécurité aérienne et de veiller au respect de ces règlements. Nous atteignons ces objectifs en adoptant une approche axée sur le risque, en collaborant avec les intervenants et en examinant les questions pleinement et de façon globale.

Promouvoir le transport sécuritaire des personnes et des marchandises par voies aériennes nécessite une approche axée sur le risque. Cela veut dire qu’il faut accepter que le risque ne puisse pas être éliminé; mais cela ne veut pas dire que nous acceptons le risque aveuglément. Au contraire, un programme de sécurité aérienne solide est bâti sur la détermination, l’évaluation et la gestion des risques. Comme la nature du risque varie d’un secteur à l’autre de l’industrie aéronautique, le fait d’appliquer une approche axée sur le risque nous permet d’adapter notre programme à divers de ces secteurs, et donc de mieux atténuer les risques, car un format unique ne convient pas toujours à tout. Cela veut dire également que nous devons affecter nos ressources, que ce soit pour l’élaboration ou la surveillance de la réglementation, aux secteurs présentant le plus grand risque, ceux où un investissement dans la sécurité apportera les plus grands avantages sur le plan de la réduction des risques.

La collaboration avec tous les intervenants est essentielle pour définir, élaborer et mettre en oeuvre l’approche la plus efficace en vue d’améliorer la sécurité. Les personnes qui oeuvrent au sein de l’industrie aéronautique possèdent des connaissances et une expertise particulières dont nous devons profiter à Transports Canada. Nous recueillons ces renseignements par l’intermédiaire de consultations formelles et informelles avec les intervenants. Ces échanges doivent être basés sur le respect mutuel et sur la volonté de s’engager et d’écouter. Étant donné les différences de rôles et de responsabilités, nous ne serons pas toujours d’accord, mais vos points de vue et vos connaissances sont pris au sérieux lorsque nous prenons nos décisions et faisons nos recommandations au ministre.

Il est rare que la réponse à une question de sécurité donnée puisse se confiner aux limites organisationnelles que nous créons tous pour nous-mêmes. Par exemple, pour de nombreux problèmes de sécurité, une bonne intervention comporte un certain nombre de disciplines comme la formation, la délivrance de licences et de permis, les opérations de vol, la maintenance et la conception et la certification des aéronefs. C’est l’une des raisons pour lesquelles Transports Canada a entrepris de réorganiser la Direction générale de l’aviation civile, pour éliminer le cloisonnement. Comme résultat, toutes les activités d’élaboration de la réglementation ont été regroupées dans la direction des Normes. Cela nous permet d’élaborer des solutions plus efficaces en matière de sécurité en assurant une approche plus globale à l’élaboration et à la mise en oeuvre de programmes.

En résumé, je crois qu’un programme de sécurité aérienne efficace repose sur une compréhension claire des rôles et responsabilités, une approche axée sur le risque, une élaboration de programme grâce à la collaboration avec tous les intervenants et une approche globale.

Pour finir, je me réjouis à la perspective de vous rencontrer et de travailler avec vous. Comme je l’ai indiqué, je trouve utile de connaître de tous les intervenants ce qu’ils considèrent être des défis et des possibilités que nous devons tous relever. Je crois fermement que seuls un dialogue sérieux et une collaboration efficace entre les intervenants et les organismes de réglementation nous permettront d’élaborer une approche à la sécurité aérienne qui est efficace, équilibrée et axée sur le risque.

Le directeur, Normes
Transports Canada, Aviation civile
Aaron McCrorie

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