Au-dessous de 10 000 pieds (TP 2228F-3)

Promotion et sensibilisation en matière de sécurité

Étant donné que le taux de changement de pression est plus important dans les basses altitudes et que c'est précisément là qu'ont lieu la plupart des vols effectués par l'aviation générale, il est important de considérer les effets de ces changements de pression sur le corps humain.

L'oreille

Un gaz se dilate avec l'altitude et se contracte en descendant. À l'intérieur de l'oreille et en arrière du tympan se trouve une cavité remplie d'air qui communique avec la gorge par l'intermédiaire d'un tube étroit (trompe d'Eustache). C'est par ce canal que la pression de l'air à l'arrière du tympan s'égalise avec la pression atmosphérique extérieure.

La diminution progressive de la pression extérieure lorsque vous montez provoque une enflure du tympan qui peut créer une sensation inconfortable et même de douleur. Vous pouvez ressentir comme un déclic lorsque le tympan rebondit à sa position normale quand la pression atmosphérique s'égalise.

Au cours de la descente, l'inverse se produit. Cependant, les trompes d'Eustache peuvent ne pas jouer le rôle de soupape comme elles le font normalement.

Généralement, vous pouvez facilement résoudre ce problème en avalant, en baîllant et en refermant la bouche, ou encore en vous pinçant le nez et en essayant de souffler doucement par les narines (Valsalva). La situation se complique si vous avez un rhume, un mal de gorge, une infection des oreilles, des ennuis de sinus ou tout autre problème pouvant provoquer l'enflure des trompes d'Eustache. En effet, cette enflure empêche l'égalisation de la pression entre l'oreille intérieure et l'air extérieur causant ainsi une douleur qui peut être très pénible. La règle à observer est fort simple.

  • Si au sol, vous ne pouvez pas « dégager » vos tympans par la méthode Valsalva — Ne volez pas!
  • Si au sol, vous éprouvez une légère difficulté à dégager vos tympans vous pouvez décider de voler — mais attendez-vous à des ennuis lors de la descente.

Les sinus

C es sacrés petits trous que nous avons dans la tête peuvent parfois nous créer de sérieuses difficultés.

En effet, un sinus bloqué peut provoquer des problèmes de vision, des maux de dents ou des maux de tête très aigus. Contrairement aux oreilles, l'air circule librement dans les sinus pendant la montée et la descente. Une infection ou une allergie a tendance à bloquer l'ouverture des sinus. Cela a pour effet de laisser échapper l'air au cours de la montée, mais de ne pas le laisser entrer de nouveau pendant la descente. Les règles suivantes doivent être observées :

  • Si les narines sont bloquées et ne se dégagent pas à l'aide d'un simple reniflement — Restez au sol!
  • Si les narines peuvent être partiellement dégagées en reniflant partez, mais faites attention. Pour que les sinus restent dégagés reniflez fortement pendant la montée et lorsque vous êtes stabilisé à votre altitude de croisière. Attendez-vous à être incommodé au cours de la descente.
  • Si la congestion des sinus est accompagnée de fièvre ou de malaise — Ne volez pas!

La vision

La rétine de l'oeil, plus que toute autre partie du corps humain, est sensible au manque d'oxygène dans le sang. La vision de nuit en est particulièrement affectée, car à une altitude de 8 000 pi elle est déjà réduite de 25 %. Ce problème peut être résolu par la respiration d'oxygène. Mais ce n'est pas tout, si vous fumez trois cigarettes les unes à la suite des autres, votre vision de nuit est aussi réduite de 25 %, car le sang absorbe plus facilement l'oxyde de carbone que l'oxygène. L'alcool réduit également de façon importante la vision nocturne.

Le cerveau

étant donné que le cerveau a besoin d'oxygène pour fonctionner correctement et que l'alcool réduit la quantité d'oxygène transportée par le sang, il en découle que toute montée l'affaiblira encore plus. Autrement dit, après avoir consommé de l'alcool, si vous volez, disons à 8 000 pi votre cerveau peut être lui à 20 000 pi — dans ce cas vous pouvez vous évanouir dans les 10 min qui suivent. Pensez qu'il faut 48 h à votre corps pour éliminer une consommation excessive d'alcool, alors, la planification d'un vol exige plus qu'un simple coup d'oeil au temps qu'il fait.

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