Execice 31 - Vol de nuit 1 - Circuits

INSTRUCTION AU SOL

Ordonnance sur l'équipement pour vol de nuit. ONA II, n° 6

Ordonnance sur les Opérations de transport aérien giravions. ONA VII, n° 6

INSTRUCTION PRéPARATOIRE

But de l'exercice

Apprendre à l'élève comment voler en VFR la nuit.

Motivation

Bien que le vol de nuit ne demande pas des compétences nouvelles, il comporte des sensations et des repères visuels nouveaux pour le pilote, auquel il doit s'habituer. Les circuits forment une bonne introduction au vol de nuit.

Discipline aéronautique

Les rotors de queue sont encore moins visibles la nuit que le jour.

Points essentiels

    1. Faites remarquer à l'élève qu'il faut un certain temps pour que la vision s'adapte à l'obscurité. Avant le décollage, les pilotes doivent éviter de s'exposer à des lumières brillantes pendant au moins 30 minutes.
    2. Discutez des difficultés que comporte une inspection avant vol efficace de l'hélicoptère dans l'obscurité. Si possible, cette inspection doit être effectuée avant l'obscurité, ou dans un hangar éclairé. Des points particuliers comme les phares d'atterrissage, l'éclairage des instruments et les feux de navigation doivent être vérifiés séparément, juste avant le départ. Il est essentiel que le système électrique ainsi que toutes les lumières et instruments soient en parfait ordre de marche.
    3. Faites remarquer à l'élève que le phare d'atterrissage peut produire un éblouissement et une désorientation quand on se trouve en vol stationnaire ou en circulation près du sol, en particulier lorsqu'il porte sur des surfaces de couleur claire comme le ciment. On peut généralement éviter cet inconvénient en ajustant le rayon lumineux.
    4. Quand le phare d'atterrissage n'est pas ajustable du poste de pilotage (ex. BH 47), il est quelquefois plus sûr de circuler au ras du sol avec le phare éteint; mais au préalable, il faut pouvoir disposer d'un repère au sol adéquat. Le phare d'atterrissage non réglable doit être installé dans une direction approximativement de 45° avec le sol, afin de pouvoir éclairer une autorotation.
    5. Soulignez la nécessité d'avoir de bons repères visuels la nuit, et faites remarquer comme il est facile de devenir désorienté en leur absence. De bonnes informations météorologiques sont un élément vital de la planification de vol.
    6. Décrivez l'instruction en vol à l'élève, et soulignez les points suivants :
      1. Circuits
        1. La circulation près du sol doit s'effectuer à une hauteur plus élevée que dans le jour, et plus lentement.
        2. Les transitions entre le vol stationnaire et le vol de translation doivent se faire en mode vertical. Un taux de montée doit être obtenu avant de passer en translation, et maintenu pendant toute la durée de la transition.
        3. Les segments de montée par vent de traversier et par vent arrière se font de la même façon que dans le jour.
        4. Dans le parcours d'approche finale du circuit, identifier le point d'atterrissage et faire une approche précise à angle constant. La nuit, il est plus difficile que dans le jour d'effectuer la réduction appropriée de la vitesse de translation pour passer de la vitesse d'approche à la vitesse-sol nulle en vol stationnaire. Soulignez la nécessité de faire des observations extérieures vers le côté de l'hélicoptère à intervalles fréquents quand on fait une approche, afin de vérifier le taux de décélération.
        5. À cause du manque relatif de repères visuels, il est nécessaire de porter plus d'attention aux instruments de vol que pendant le jour, mais pas au prix d'une bonne observation extérieure dans le but de reconnaître les repères au sol et la circulation des autres aéronefs, etc.
      2. Urgences
        1. En cas de panne moteur, il faut suivre la séquence suivante :
          1. Entrer en autorotation.
          2. Virer face au vent si possible.
          3. Allumer le phare d'atterrissage.
          4. Choisir la vitesse de translation donnant une approche à assiette constante.
          5. Choisir un point de poser de sécurité.
          6. Mettre en action le collectif et atterrir.
        2. La nuit, dans toute la mesure du possible, il faut pratiquer des autorotations à assiette constante. Cette manoeuvre ne demande pas d'arrondi, et elle est utile parce que le phare d'atterrissage restent efficace pendant toute la séquence d'atterrissage. Les vitesses d'approche sont habituellement inférieures à celles qui sont recommandées pour un taux de descente minimal (ex. BH47 - 45 noeuds, BH06 - 45 noeuds).
        3. Les procédures d'urgences cellule et moteur qui ne demandant pas une autorotation pour le jour, suivant le type d'appareil.
        4. Désorientation et perte des repères visuels. Revenir au vol aux instruments, établir un vol en palier rectiligne suivi d'un virage à faible inclinaison de 180° afin de retrouver le repère visuel au sol.

Confirmation

EXPOSé PRé-VOL

LEÇON EN VOL
    1. Surveillez l'inspection pré-vol.
    2. Montrez les vérifications avant décollage.
    3. Montrez les exercices de vol stationnaire et le circuit.
    4. Laissez l'élève pratiquer.
    5. Montrez les autorotations.
    6. Laissez l'élève pratiquer.
    7. Montrez les urgences selon le type d'appareil.
    8. Laissez l'élève pratiquer.
    9. Montrez la méthode de rattrapage après la perte des repères visuels au sol.
    10. Laissez l'élève pratiquer.

EXPOSé APRÈS-VOL

CONSEILS À L'INSTRUCTEUR
    1. L'instructeur doit se rappeler que les privilèges d'un permis d'élève-pilote ne comprennent pas le vol de nuit VFR en solo.
    2. Avant de commencer le vol de nuit, un élève doit être raisonnablement compétent en vol aux instruments.
    3. Les cinq heures de temps de vol aux instruments s'ajoutent aux dix heures de temps de vol de nuit. L'instruction de vol aux instruments qui a été effectuée de nuit ne peut pas être enregistrée par l'élève comme comptant à la fois comme expérience de vol aux instruments et de vol de nuit.
    4. La nuit, les autorotations jusqu'au poser sont faisables, mais elles demandent plus de jugement que si elles sont effectuées de jour. Le rétablissement de puissance à hauteur de sécurité constitue une méthode d'instruction acceptable quand le risque supplémentaire ne peut être accepté. Dans tous les cas, les autorotations doivent se pratiquer au-dessus d'une zone reconnue comme étant planche, sans accidents de terrain, sans obstructions et avec des repères visuels adéquats.
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