2.2 Politique d'évaluation des simulateurs

2.2.1  Les simulateurs doivent être évalués dans les domaines qui s'avèrent essentiels au processus de formation et de contrôle des membres d'équipage de conduite. Cela comprend les réponses du simulateur aux commandes de contrôle longitudinal, latéral et directionnel, ses performances au décollage, en montée, en croisière, en descente, en approche et à l'atterrissage, les vérifications des commandes et les vérifications fonctionnelles au poste du mécanicien navigant et de l'instructeur et au poste de pilotage, ainsi que l'évaluation de la conformité à certaines autres exigences en fonction du niveau de complexité du simulateur. Il faut vérifier si les systèmes de mouvement et de visualisation fonctionnent correctement.

2.2.2  Il est souhaitable d'évaluer les simulateurs le plus objectivement possible. L'attitude du pilote face au simulateur est aussi un facteur important à considérer. Les simulateurs doivent donc être soumis aux essais de fonctionnement décrits à l'annexe 2-C, qui sont effectués par un pilote de TC qualifié sur type et qui permettent une évaluation qualitative des simulateurs, et à des essais de validation du type de ceux qui sont mentionnés à l'annexe 2-B. Les essais de fonctionnement permettent d'évaluer la capacité d'un simulateur de fonctionner convenablement au cours d'une période de formation normale et de vérifier la fidélité de fonctionnement des commandes, instruments et systèmes du simulateur. Les essais de validation permettent d'établir une comparaison objective entre les données du simulateur et les données de l'avion simulé, en tenant compte de tolérances déterminées.

2.2.3  Dans le cas d'avions de la nouvelle génération à l'égard desquels des certificats de type originaux ont été émis après le mois de janvier 1992, ou dont le certificat de type original a subi des modifications importantes ou à l'égard desquelles on a émis un certificat de type supplémentaire, ce qui aurait pour effet de modifier les caractéristiques de performances de vol, on se fondera uniquement sur les données des essais en vol du constructeur pour la qualification initiale. Les cas d'exception à cette politique doivent être soumis au directeur des programmes de simulation pour révision et considération. Dans le cas d'un nouveau type ou modèle d'avion, des données indépendantes qui sont validées par des données d'essais en vol n'ayant pas reçu l'approbation finale du constructeur peuvent être utilisées pour une période temporaire déterminée par TC. Si on a recours à des données indépendantes pour programmer un simulateur, la programmation doit être modifiée le plus tôt possible après que les données provenant d'essais en vol sont disponibles. À moins que des circonstances déterminées ne justifient l'utilisation d'une autre façon de procéder, la programmation du simulateur sera révisée dans les six mois qui suivent la publication des données finales des essais en vol par le constructeur de l'aéronef.

2.2.4  Les essais de validation doivent être des essais de bout en bout du simulateur. Par conséquent, l'entrée de l'essai doit se faire aux commandes du pilote. Cela signifie que l'essai intégré général du simulateur doit se faire afin de vérifier que le système complet du simulateur satisfait aux normes prescrites. Un simulateur d'avions qui doit se qualifier pour les niveaux B, C, ou D doit satisfaire aux exigences de données de vol fournies dans les Exigences de données de performance et de conception d'un simulateur de vol (IATA) (quatrième édition), 1993.

2.2.5  Les tolérances mentionnées à l'annexe 2-B ne doivent pas être confondues avec les tolérances qui s'appliquent à la construction des simulateurs. Les tolérances de l'annexe 2-B sont les tolérances maximales considérées comme acceptables par TC pour la validation d'un simulateur.

2.2.6  On ne fixera pas de date pour l'évaluation d'un simulateur avant que le guide d'essais de qualification (GEQ) n'ait été examiné par le directeur des programmes de simulation (DPS) et n'ait été jugé acceptable en fonction du présent manuel. Dans les 10 jours ouvrables suivant la réception d'un GEQ acceptable, le DPS communiquera avec l'exploitant pour fixer une date qui conviendra aux deux parties. Afin d'éviter les retards inutiles, on encourage les exploitants à travailler en étroite collaboration avec le DPS au cours du stade de conception du GEQ précédant le dépôt d'une demande d'homologation officielle.

2.2.7  Toutes les évaluations initiales et les évaluations périodiques ultérieures des simulateurs effectuées après la date de publication du présent manuel doivent être effectuées conformément aux indications qu'il contient, sous réserve de l'article 2.7. Cependant, on encourage les exploitants à faire tous les efforts possibles pour réviser les guides d'essais préalablement approuvés pour les rendre conformes aux lignes directrices qu'on retrouve dans le présent manuel.

2.2.8  Pendant les évaluations, l'un des pilotes du répondant dont les compétences sont à jour et qui est qualifié pour le vol de ligne ou désigné par le répondant ainsi que l'opérateur du simulateur du répondant ou de l'exploitant seront disponibles pour aider à l'exécution des essais de fonctionnement et de validation. Le personnel qualifié sur type de TC devra manipuler les commandes pendant l'évaluation de TC, avec l'aide du pilote du répondant si TC le permet.

2.2.9  Les simulateurs transformables sont considérés comme des simulateurs distincts et sont classés en fonction de chacun des modèles et chacune des séries d'avions qu'ils simulent et pour lesquels on a demandé une homologation. Une évaluation complète et un GEQ complet sont requis pour chaque configuration. Par exemple, si un exploitant désire obtenir une qualification pour un simulateur transformable s'appliquant à deux modèles d'avion d'un type donné, deux GEQ complets, ou un supplément au GEQ, ainsi que deux évaluations sont nécessaires.

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