Annexe 4-A - Normes sur les dispositifs d'entraînement de vol

1. Introduction

La présente annexe décrit les exigences minimales que les dispositifs d'entraînement de vol doivent respecter pour se qualifier aux niveaux 1 à 7. Dans le cas d'autres exigences particulières, il faut consulter le Règlement de l'aviation canadien. Il faut également consulter les essais de validation et de fonctionnement des annexes 4-B et 4-C pour déterminer les exigences d'un dispositif d'un niveau particulier. Dans le tableau suivant des normes à propos des dispositifs d'entraînement de vol, les explications nécessaires figurent dans la colonne des commentaires.

Ces normes visent les avions. Quant aux dispositifs d'entraînement de vol de giravions, ces normes seront modifiées au cas par car en fonction du dispositif de giravion concerné.

2. Généralités sur les dispositifs d'entraînement de vol
NORMES NIVEAU COMMENTAIRES
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a.Un poste de pilotage qui réplique les commandes et les commutateurs de l'avion.     x*     x x * Le niveau 3 doit être représentatif d'une même famille d'avions et doit avoir les commandes, les affichages et les instruments de navigation énoncés dans le RAC à propos des vols en IFR.
b. Les instruments, l'équipement, les panneaux, les systèmes et les commandes, en nombre suffisant pour la formation et les vérifications, doivent se trouver dans une zone convenablement ouverte du poste de pilotage. Le fonctionnement de ces commandes et commutateurs doit être identique à ceux qui se trouvent dans l'avion.   x*   x x     * Le niveau 2 doit être représentatif d'une même famille d'avions. Les niveaux 2 et 5 exigent la simulation de caractéristiques aérodynamiques et d'efforts physiques sur les commandes ainsi qu'une course suffisants pour que le pilote puisse exécuter manuellement une approche aux instruments.
c. Documentation avant vol quotidienne.   x x x x x x  
d. L'éclairage ambiant des panneaux et des instruments doit être suffisant pour le vol envisagé.   x x x x x x* * L'éclairage doit être le même que l'éclairage d'un avion de niveau 7.
e.Les disjoncteurs devraient fonctionner avec précision lorsque l'équipage de conduite doit les manipuler pendant des procédures d'exploitation ou des mauvais fonctionnement.   x x x x x* x* * Doivent être convenablement situés dans les niveaux 6 et 7.
f. Les effets des changements aérodynamiques résultant de diverses combinaisons de traînée et de poussée que l'on rencontre normalement en vol et les effets des variations d'assiette, de poussée, de traînée, d'altitude, de température et de configuration.   x x*   x x* x* * Dans le cas des niveaux 3, 6 et 7, il faut ajouter les effets de la masse brute et du centrage.
Un ordinateur numérique ou analogique d'une puissance suffisante pour faire fonctionner le dispositif, et pour permettre l'évaluation et les essais pertinents du dispositif.   x x   x x x  
h.Toutes les indications instrumentales pertinentes affichées automatiquement en réaction aux sollicitations des commandes de l'avion simulé.   x x   x x x  
i.   Un équipement de navigation correspondant à celui qui est installé dans l'avion simulé et dont le fonctionnement se situe dans les tolérances prescrites pour l'équipement de bord réel.   x x*   x x* x* * Les niveaux 3, 6 et 7 doivent aussi comprendre l'équipement de communication (interphone et air-sol) correspondant à celui de l'avion simulé et, s'il le faut, à l'exercice en cours, un système de communication avec masque à oxygène et microphone intégré. Les niveaux 2 et 5 n'ont besoin que de l'équipement de navigation suffisant pour effectuer des approches aux instruments de non-précision.
j.Les sièges de l'équipage de conduite doivent permettre à l'occupant de s'asseoir de manière à avoir les yeux à la position de référence de calcul de l'avion, ou approximativement à cette position dans le cas d'une famille générique de tels avions.     x   x x x Les sièges de l'équipage de conduite d'un dispositif d'entraînement de vol de niveau 7 doivent simuler exactement ceux de l'avion.
k. En plus des postes de l'équipage de conduite, il doit y avoir des sièges convenables pour un instructeur, un pilote vérificateur et un inspecteur de TC. Ces sièges doivent permettre de voir convenablement le ou les tableaux de bord des membres d'équipage.   x x x x x x Il n'est pas nécessaire que ces sièges soient une réplique des sièges de l'avion. Ils peuvent être aussi simples qu'une chaise de bureau placée dans un position convenable.
l. Le ou les systèmes installés doivent simuler le fonctionnement de ceux de l'avion, au sol et en vol. Il doit y avoir au moins un système de l'avion. Ces systèmes doivent être fonctionnels dans la mesure où ils permettent d'exécuter les procédures en situation normale, anormale et d'urgence du programme de formation de l'exploitant.   x* x* x x* x* x* * Les niveaux 6 et 7 doivent simuler le fonctionnement des systèmes de vol, de navigation et autres systèmes de l'avion. * Le niveau 3 doit avoir des commandes de vol et de navigation, des affichages et des instruments d'avions, tels que stipulés dans le RAC à propos des vols en IFR.* Les niveaux 2 et 5 doivent avoir des commandes de vol et de navigation, des affichages et des instruments en état de fonctionnement.
m. Des commandes pour l'instructeur lui permettant de déclencher des situations normales, anormales et d'urgence, selon le cas. Après le déclenchement d'une telle situation, le fonctionnement des systèmes doit être commandé par l'équipage et non par l'instructeur.   x x x x x x  
n. Les efforts physiques et la course des commandes doivent correspondre à ceux de l'avion ou de la famille d'avions répliqués. Les efforts sur les commandes doivent provoquer les mêmes réaction que sur l'avion ou la famille d'avion, dans les mêmes conditions de vol.   x x*   x* x x * Les niveaux 2 et 5 n'ont besoin que d'efforts physiques et de courses des commandes suffisants pour permettre l'exécution manuelle d'une approche aux instruments.
o. Les sons principaux du poste de pilotage produits par le pilote doivent correspondre à ceux de l'avion.     x     x x  
p. Le bruit de précipitations, des essuie-glaces sur le pare-brise et d'autres bruits importants de l'avion que le pilote peut entendre en situation normale, anormale ou d'urgence, selon le cas.             x Déclaration de conformité.
q. La modélisation des caractéristiques aérodynamiques des avions à l'égard desquelles un certificat de type initial a été émis après le mois de juin 1980, comprenant les effets de sol lors de vols à basse altitude et en palier, les effets ressentis lors de vols supersoniques à haute altitude, les effets de l'accumulation de glace sur la cellule, de la poussée dynamique normale sur les gouvernes, les représentations aéroélastiques et les représentations de la non-linéarité de la réponse des commandes résultant de glissades. La modélisation doit se fonder sur les données d'essai en vol de l'avion fourni par le constructeur.             x Déclaration de conformité.
Essais requis.
Voir l'annexe 4-B pour plus d'information. La déclaration doit porter sur l'effet de sol, l'effet du vol supersonique, les représentations aéroélastiques et les particularités non linéaires résultant des glissades. Des essais distincts à propos des effets de la poussée et une démonstration des effets du givrage sont exigés.
r. La dynamique de sensation artificielle des commandes doit correspondre à ce qui se produit dans l'avion simulé. La réponse des commandes doit correspondre à celle des commandes de l'avion et se situer à l'intérieur des tolérances mentionnées à l'annexe 4-B. L'évaluation initiale et l'évaluation d'un dispositif d'entraînement de vol amélioré doivent être faites à partir des mesures de la réponse des commandes (manche, volant et palonnier) enregistrées aux commandes proprement dites. Ces mesures doivent correspondre à celles des commandes de l'avion en configuration de décollage, de croisière et d'atterrissage.
 
  1. Dans le cas d'un avion dont les systèmes de commande ne sont pas réversibles, on peut enregistrer ces mesures au sol si on fournit au pilote suffisamment de données statiques pour simuler des conditions rencontrées lors de vols normaux. Les données techniques de conception du dispositif ou les données du constructeur de l'avion seront soumises pour justifier la tenue d'essais au sol ou l'omission d'une configuration.
  2. Dans le cas d'un dispositif d'entraînement de vol dont les commandes doivent être soumises à des essais statiques et dynamiques, des dispositifs d'essai spéciaux ne seront pas nécessaires lors des évaluations initiales si le GEQ d'un exploitant contient les résultats d'essais effectués avec les dispositifs et les résultats obtenus à l'aide d'une autre méthode d'essais telle qu'une courbe produite à l'aide d'un ordinateur, lorsqu'ils ont été obtenus concurremment. On peut satisfaire à cette exigence en répétant l'essai effectué à l'aide d'une autre méthode lors de l'évaluation initiale.
              Déclaration de conformité. Essais requis.
Voir l'annexe 4-B, rubrique 4.
s.Modélisation informatique des caractéristiques aérodynamiques et statiques en regard des effets de l'inversion de poussée sur le contrôle de l'orientation.             x Déclaration de conformité. Essais requis.
t. Une mise à jour continue et effectuée en temps opportun du matériel et du logiciel du dispositif d'entraînement de vol suite à des modifications apportées à l'avion.   x x x x x x  
u. Système de visualisation, s'il est installé (non essentiel).   x x x x x x Les normes d'un système de visualisation établies en conformité avec le présent manuel pour au moins les simulateurs de base seront acceptables.
v. Système de mouvement, s'il est installé (non essentiel).   x x x x x x Les normes d'un système de mouvement établies en conformité avec le présent manuel pour au moins les simulateurs de base seront acceptables.
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