4.2 Politique d'évaluation

4.2.1 Le dispositif d'entraînement de vol doit être évalué dans les domaines critiques de la formation des pilotes et des épreuves qu'ils doivent subir, par exemple, les réponses aérodynamiques, les vérifications des commandes et les performances au décollage, en montée, en croisière, en descente, en approche et à l'atterrissage. Les vérifications fonctionnelles du poste des membres d'équipage de conduite et de celui de l'instructeur ainsi que certaines exigences supplémentaires, selon la complexité du dispositif, doivent être soigneusement évaluées. Si on envisage installer un système de mouvement ou de visualisation sur un dispositif, de quel que niveau que ce soit, l'exploitant ou le fabricant doit obtenir du DPS l'information concernant une méthode acceptable de mesurer le fonctionnement et les tolérances pertinentes dudit système. Il faut vérifier si les systèmes de mouvement et de visualisation qui sont installés fonctionnent correctement. Il importe que les dispositifs d'entraînement de vol soient évalués le plus objectivement possible. L'attitude du pilote face au dispositif est aussi un facteur important à considérer. Le dispositif doit donc être soumis aux essais de validation décrits à l'annexe 4-B ainsi qu'aux essais de fonctionnement et aux essais subjectifs de l'annexe 4-C. Ces essais comprennent une évaluation qualitative et sont effectués par un pilote de TC qualifié sur l'aéronef simulé, ou sur les aéronefs simulés dans le cas du niveau 2 ou 3. Les essais de validation permettent d'établir une comparaison objective entre les données du dispositif et les données de l'aéronef simulé (ou d'autres données de référence approuvées) pour vérifier si elle se situent dans les tolérances spécifiées. Les essais de fonctionnement permettent d'évaluer la capacité d'un dispositif de fonctionner convenablement au cours d'une période de formation normale et de vérifier la fidélité de fonctionnement des commandes, des instruments et des systèmes du dispositif.

4.2.2 Les tolérances mentionnées à l'annexe 4-B ne doivent pas être confondues avec les tolérances qui s'appliquent à la construction des dispositifs d'entraînement de vol. Les tolérances de l'annexe 4-B sont les tolérances maximales considérées comme acceptables par TC pour la validation d'un dispositif.

4.2.3 Les dispositifs d'entraînement de vol transformables sont considérés comme des dispositifs distincts et sont classés en fonction de chacun des modèles et de chacune des séries d'aéronefs qu'ils simulent et pour lesquels on a demandé à TC une qualification. Une évaluation de TC est essentielle pour chaque configuration. Par exemple, si un exploitant désire faire qualifier un dispositif transformable s'appliquant à deux modèles d'aéronef d'un type donné, deux GEQ, ou un GEQ et un supplément au GEQ, ainsi que deux évaluations sont nécessaires.

4.2.4 Les données d'essais en vol du constructeur de l'aéronef satisfont à la norme de qualification initiale des dispositifs d'entraînement de vol des niveaux 6 et 7, puisque les caractéristiques aérodynamiques particulières de l'aéronef doivent être programmées. On peut toutefois demander au DPS d'être exempté de cette politique.

4.2.5 Si des données d'essais en vol provenant d'une source supplémentaire ou indépendante des données du constructeur de l'aéronef sont soumises pour appuyer la qualification d'un dispositif d'entraînement de vol, elles doivent avoir été obtenues conformément aux méthodes d'essai en vol professionnelles normalement acceptées. La planification des essais en vol doit tenir compte des points suivants :

  1. équipement ou système d'acquisition de données convenables et suffisantes;
  2. calibration à jour de l'équipement d'acquisition de données et des instruments de performances de l'aéronef (la calibration doit être rattachée à une norme reconnue);
  3. éléments du plan des essais en vol :
     
    1. manoeuvres et procédures;
    2. conditions initiales;
    3. conditions de vol;
    4. configuration de l'aéronef;
    5. masse et centrage;
    6. conditions atmosphériques et environnementales ambiantes;
    7. données nécessaires; et
    8. autres facteurs pertinents;
       
  4. personnel d'essai en vol dûment qualifié;
  5. méthodes et techniques de réduction et d'analyse des données;
  6. précision des données (les données doivent être présentées sous une forme qui appuie la validation du dispositif d'entraînement de vol);
  7. résolution suffisante pour déterminer la conformité avec les tolérances de l'annexe 4-B;
  8. présentation claire avec indications nécessaires;
  9. tracés superposés qui ne masquent pas les données de référence.

4.2.6 Le plan d'essais en vol devrait être révisé avec le DPS bien avant le début des essais en vol. à la fin des essais, un rapport d'essais devrait être soumis pour étayer les données de validation. Ce rapport doit contenir des données suffisantes et une justification pour appuyer la qualification du dispositif au niveau demandé.

4.2.7 Dans le cas d'un nouveau type de modèle d'aéronef, on peut se servir temporairement des données calculées validées par des données d'essais en vol qui ne sont pas encore finalisées et rendues officielles par le constructeur. Au cas où les données calculées devraient servir à programmer le dispositif, elles doivent être mises à jour aussitôt que possible lorsque les données d'essais en vol réel sont disponibles. à moins de conditions spéciales, cette mise à jour doit être effectuée dans les six mois qui suivent la publication des dernières données d'essais en vol par le constructeur de l'aéronef.

4.2.8 Aucun modèle aérodynamique spécifique n'est essentiel dans le cas des dispositifs d'entraînement de vol des niveaux 2, 3 et 5. Cependant, leurs performances doivent être comparées à un ensemble de données de validation de référence pour la qualification initiale et les évaluations périodiques subséquentes. Remarque : Aucun modèle aérodynamique n'est nécessaire dans le cas du niveau 4. En l'absence d'un modèle spécifique, ces dispositifs peuvent utiliser un modèle générique type d'une famille d'aéronefs, comme le décrit le présent chapitre. Par exemple, le dispositif d'entraînement de vol d'un biturboréacteur de transport doit démontrer qu'il possède les performances et les qualités de pilotabilité types de cette famille d'aéronefs. Le modèle aérodynamique peut représenter un aéronef réel de cette famille d'aéronefs, ou il peut être créé ou dérivé en utilisant les mêmes expressions mathématiques que celles utilisées sur un modèle spécifique, mais avec des coefficients qui ne sont pas tirés des résultats d'essais en vol de cet aéronef particulier. Au contraire, ces coefficients peuvent être fictifs, mais typiques de la famille d'aéronefs visée. Les données de validation de référence pourraient alors être créées par simulation informatique à l'aide des coefficients fictifs. Un modèle générique peut également être obtenu du domaine public ou être composé à partir de plusieurs modèles incomplets. Il incombe à l'exploitant de démontrer que les données de référence utilisées représentent la famille d'aéronefs visée. Afin de s'assurer que le dispositif est toujours conforme aux normes de qualification initiales, il sera comparé aux données de référence lors des évaluations périodiques subséquentes. Lorsque le DPS accepte les données de référence d'une famille particulière d'aéronefs, ces données seront considérées comme étant acceptées pour cette famille d'aéronefs, sans qu'il soit nécessaire de les examiner et de les approuver de nouveau.

4.2.9  Les dates d'évaluation ne seront pas établies tant que TC n'aura pas examiné le GEQ et ne l'aura pas jugé acceptable conformément au présent manuel.

4.2.10 Pendant les évaluations, les pilotes de l'exploitant peuvent participer aux essais de fonctionnement et de validation si TC le permet. Seul le personnel de TC peut manipuler les commandes du pilote pendant les essais de fonctionnement au cours d'une évaluation effectuée par TC.

4.2.11 Les évaluations des dispositifs d'entraînement de vol situés à l'extérieur du Canada seront effectuées par TC si l'exploitant se sert de ces dispositifs pour dispenser de la formation ou pour exécuter des contrôles. Le ministre peut décider que ces évaluations soient effectuées autrement et au cas par cas.

4.2.12 Après la qualification du dispositif d'entraînement de vol, l'autorité opérationnelle déterminera si elle approuve l'utilisation de ce dispositif dans un programme de formation particulier, conformément aux normes pertinentes de ce programme.

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