Croissance et développement 1956-1966

À l'école des Services aériens à l'aéroport d'Ottawa, les futurs contrôleurs de la circulation aérienne reçoivent une formation de base dans une unité qui recrée les mouvements d'aéronefs et opérations d'une tour de contrôle (tirée du Rapport annuel 1959 - 1960, de Transports Canada).

En juin 1959, la reine Élisabeth et le président Eisenhower des États-Unis présidaient le gala d'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent. Trois ans plus tard, en septembre 1962, des célébrations semblables se tenaient à Rogers Pass (C.-B.) pour l'ouverture officielle de la Transcanadienne.

Le ministère des Transports a contribué à ces réalisations exceptionnelles dans les transports. Durant cette troisième décennie fertile en événements, tous les secteurs étaient en pleine croissance et de nouvelles technologies de communication et de transport ont connu une évolution rapide pour répondre aux responsabilités croissantes du Ministère.

Aviation

Un important programme de construction d'aéroports s'imposait en raison de la croissance phénoménale et ininterrompue de l'aviation civile et de l'avènement imminent des avions à réaction. De nouvelles aérogares et de nouvelles pistes ont été aménagées à une douzaine d'emplacements et les installations existantes ont été agrandies et modernisées. En 1964, tous les aéroports internationaux et la plupart des autres grands aéroports du Canada pouvaient accueillir des avions à réaction long-courriers.

Comme l'espace aérien du Canada était de plus en plus occupé, un nombre croissant de spécialistes devaient être formés pour assurer la sécurité de la circulation aérienne au pays. En 1959, la formation des contrôleurs de la circulation aérienne, des météorologues, des opérateurs radio et des techniciens en télécommunications était centralisée dans une nouvelle école des Services aériens à l'aéroport international d'Ottawa. (Cette école était en fait le prédécesseur de l'Institut de formation de Transports Canada, qui est aujourd'hui devenue le CENTRE NAV.)

La technologie a aussi beaucoup aidé le Ministère à composer avec la croissance du trafic aérien. Les toutes dernières aides électroniques à la navigation — radars de surveillance à longue portée, radiophares omnidirectionnels VHF (VOR) et VOR doppler — ont été installées aux aéroports du pays.

Météorologie et télécommunications

Les services de météorologie et de télécommunications ont été considérablement accrus au cours de cette période pour répondre à l'ensemble des besoins de transport ainsi qu'aux exigences du réseau pré-alerte (réseau DEW) et des lignes de défense du Centre du Canada aménagées dans le Nord au début de la Guerre froide.

Le contexte de la Guerre froide a aussi donné lieu à l'élaboration de mesures de planification d'urgence pour les services de télécommunications. La Direction générale des télécommunications et de l'électronique du Ministère a participé aux exercices nationaux et internationaux de protection civile et les membres du personnel ont suivi des cours de formation en survie.

Marine

De nombreuses améliorations technologiques ont été introduites au début des années 1960 pour accroître l'efficacité et l'efficience des aides à la navigation maritime. L'équipement diesel moderne a commencé à remplacer les moteurs au kérosène des systèmes d'avertissement de brouillard et des génératrices diesel ont été installées aux phares isolés pour améliorer les conditions de vie des gardiens de phare et de leurs familles.

Un programme de conversion des feux à l'huile par des mécanismes automatiques modernes a été lancé et, en 1961, seulement 500 des 3 000 phares du Ministère n'avaient pas été convertis. Des hélicoptères basés au sol et à bord des navires étaient de plus en plus utilisés pour assurer le service des phares sans gardien et, en 1965, le premier phare au large doté d'un héliport, à Prince Shoal (Québec), pouvait être exploité toute l'année.

En janvier 1962, une fière tradition vit le jour lorsque la flotte de la Direction générale des services maritimes est devenue la Garde côtière canadienne. Le Collège de la Garde côtière, à Point Edward (N.-É.), a ouvert ses portes en 1965 à 40 élèves navigateurs et mécaniciens.

Nouvelles questions

Un certain nombre de questions maintenant bien connues commencèrent à faire surface à la fin des années 1950 et au début des années 1960, notamment les préoccupations concernant la pollution de l'air et du milieu marin et le transport des marchandises dangereuses.

Mesures prises par le Ministère :

  • Recherche sur l'ozone effectuée par la Division de la météorologie pour l'Année géophysique internationale (juillet 1957 - décembre 1958);
  • Établissement de règlements visant à prévenir la pollution des eaux territoriales et intérieures du Canada par les hydrocarbures provenant des navires;
  • Révision des règlements régissant le transport maritime des marchandises dangereuses compte tenu de l'expansion des industries chimiques et des nombreux nouveaux produits et matériaux d'emballage utilisés.

Les problèmes liés à la réduction du bruit et au contrôle aviaire aux grands aéroports sont apparus avec l'augmentation du trafic aux aéroports et l'augmentation du nombre d'avions à réaction.

Vers la fin de la décennie, les activités du ministère des Transports étaient beaucoup plus vastes et plus efficientes que 10 ans auparavant. Pour y arriver, le Ministère a eu recours à la fois à une bonne planification (souvent en consultation avec les organisations internationales), à la nouvelle technologie et à la formation.

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