Compressions, nouveaux défis et changements sociaux : Transports Canada 1976-1986

La Direction de la sécurité automobile et routière de Transports Canada étudie l’efficacité des mesures de sécurité actuelles, recommande de nouvelles façons de promouvoir l’utilisation des mesures de sécurité existantes et trouve d’autres moyens de réduire le nombre d’accidents.

« Plus avec moins », « rationalisation », « recouvrement des coûts », « compressions budgétaires », voilà certaines expressions à la mode utilisées pour décrire les réalités économiques de cette décennie – des réalités qui commençaient à refaçonner les politiques et activités de Transports Canada et autres ministères du gouvernement.

Transports Canada a été un chef de file dans la façon de tirer le maximum de ses ressources : accroissement des responsabilités et du rendement de la gestion, accroissement de l'efficacité, élimination des services non essentiels et des subventions, et réduction de l'intervention directe du gouvernement fédéral dans certains aspects des transports.

Au milieu des années 1980, cependant, il était évident qu'il fallait des changements de politique majeurs et une nouvelle façon de concevoir le rôle de réglementation du gouvernement. Des propositions ont été mises de l'avant pour ouvrir le réseau de transport aux forces du marché, réduire le fardeau de la réglementation, et réduire les coûts pour le contribuable. Ces propositions tirées de Aller sans entraves seraient à la base de la Loi sur les transports nationaux (1987).

Environnement

La pollution était devenue une préoccupation majeure et le Ministère a déployé de grands efforts en vue de protéger la population et l'environnement des effets de la pollution liés au transport.

Le Plan national d'urgence maritime a été préparé et des plans d'intervention d'urgence en cas d'incidents de pollution ont été négociés avec d'autres pays et d'autres ministères fédéraux. L'Administration du transport maritime a aussi mis au point de l'équipement pour lutter contre la pollution comme les écrémeurs et les récupérateurs de mazout, et les a placés en des endroits stratégiques.

La Loi sur le transport des marchandises dangereuses et les règlements connexes ont été adoptés et le Centre canadien d'urgence transport, CANUTEC, a été établi.

Des normes d'émission plus rigoureuses ont été élaborées pour les véhicules légers.

Conservation de l'énergie

La crise de l'énergie, qui était alors à son point culminant, présentait un autre grand secteur d'activité pour le Ministère.

En 1981, le Ministère a créé une direction générale chargée de la planification en matière d'énergie pour appuyer la recherche et le développement dans le cadre du Programme énergétique national et travaillé avec les provinces pour élaborer des plans d'urgence en cas de pénurie d'énergie.

Un programme volontaire d'économie de carburant a été lancé, en collaboration avec l'industrie, pour réduire la consommation de carburant des automobiles canadiennes.

Des programmes de conservation d'énergie ont été établis aux aéroports partout au pays et les nouveaux modèles de navires et l'équipement d'aide à la navigation mis au point par la Garde côtière permettaient de réduire la consommation d'énergie.

Sécurité et sûreté

L'augmentation du terrorisme international a entraîné une préoccupation accrue pour la sécurité et la sûreté du réseau national de transport en général et des aéroports en particulier.

Le premier système de sûreté aux aéroports canadiens (CASS), qui comprenait une carte d'accès et des télévisions en circuit fermé, a été installé à Dorval en 1981. En 1986, le système était utilisé à une douzaine d'aéroports principaux avec des appareils à rayon X pour l'inspection des bagages et l'équipement de détection de vapeurs d'explosif.

Beaucoup d'activités du Ministère pendant ces années ont été dirigées vers d'autres programmes pour réduire les taux d'accident et de mortalité dans tous les modes de transport.

Changements sociaux

L'élaboration de politiques et programmes concernant les personnes, tant au Ministère que dans le réseau national de transport, a le plus marqué ces dix ans de l'histoire de Transports Canada.

Le Ministère a publié sa première politique sur les langues officielles en 1978 et préparé un plan ministériel d'après cette politique, le premier à être soumis au Cabinet par un ministère fédéral. Tous les programmes de formation du Ministère étaient offerts dans les deux langues officielles en 1982 et des mesures étaient prises pour commencer à donner au public voyageur la possibilité d'utiliser la langue officielle de leur choix.

Des programmes d'égalité d'accès à l'emploi visant le recrutement et le perfectionnement des femmes, des francophones, des personnes handicapées et des autochtones ont été établis à la fin des années 1970 et commençaient à porter fruit. La représentation s'est améliorée progressivement dans tous les groupes avec la nomination de coordinateurs, la formation de comités consultatifs et l'affectation de fonds pour atteindre les objectifs du programme.

L'accès aux services de transport par les personnes handicapées est devenu une question importante durant cette période, ce qui est attribuable en partie à l'Année internationale des personnes handicapées en 1981 qui a beaucoup contribué à sensibiliser la population à ces besoins. Transports Canada a rédigé l'ébauche d'une politique fédérale sur le transport des personnes handicapées et travaillé en étroite collaboration avec les provinces, les municipalités, l'industrie et groupes d'intérêts spéciaux pour obtenir des résultats. En 1986, les trains, les autobus, les traversiers, les aéronefs et les aéroports étaient plus accessibles.

Au Ministère, l'amélioration des occasions de formation, la révision du système d'évaluation, la création d'un service de counselling pour les employés et l'établissement du Programme de maintien de l'emploi en 1986 pour aider les employés touchés par le programme de réduction du déficit du gouvernement ont témoigné d'une préoccupation réelle pour le bien-être des employés.

Enfin, vers la fin de cette décennie les préoccupations en vue d'un milieu de travail plus sain ont commencé à faire surface. Le glas a commencé à sonner pour les fumeurs de Transports Canada lorsque le Ministère a publié des lignes directrices « visant à minimiser les effets du tabac en milieu de travail en 1985 ».

 
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