L'éthanol de cellulose est un carburant renouvelable produit à partir de déchets comme la paille de blé, les épis de maïs, les copeaux de bois et le panic raide. Au moyen de divers procédés chimiques, dont l'utilisation d'enzymes, la cellulose est décomposée en sucres qui fermentent avec de la levure. Le produit résultant est ensuite distillé pour en faire de l'éthanol.
Le principal avantage de l'éthanol de cellulose réside dans l'absorption photosynthétique du dioxyde de carbone par les céréales ou la biomasse pendant leur période de croissance. Bien que la transformation de la biomasse en cellulose et la combustion de l'éthanol entraînent des émissions de GES, l'utilisation de l'éthanol de cellulose a pour effet net de réduire considérablement ces émissions, comparativement à celle des combustibles fossiles. L'importance de cette réduction dépend de la matière première et des procédés utilisés pour produire l'éthanol de cellulose.
Les sous-produits de l'éthanol de cellulose contiennent de la lignine, que l'on peut brûler pour générer l'énergie pour alimenter les installations de production. Dans une analyse du cycle de vie tenant compte de l'utilisation de ces sous produits, le département de l'énergie des États-Unis affirme que l'utilisation d'éthanol de cellulose entraîne une réduction de 90 % des émissions de GES, comparativement à celle de l'essence.
Bien que l'éthanol de cellulose présente de nombreux avantages environnementaux et économiques, sa densité d'énergie est inférieure à celle de l'essence, ce qui accroît la consommation de carburant. De plus, les enzymes décomposant la cellulose sont coûteux à produire, ce qui rend les mélanges de carburants riches en éthanol (p. ex. E85) plus coûteux.