Le simple fait de couper le moteur lorsque le véhicule est immobile est une manière simple de réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre. Les systèmes de marche-arrêt au ralenti coupent le moteur quand il n’est pas nécessaire qu’il fonctionne et le redémarrent dès que le conducteur a besoin de puissance moteur.
Cette technologie est particulièrement efficace en ville, où les arrêts et les démarrages sont fréquents, et permet de réduire la consommation de carburant en ville. Les systèmes de marche-arrêt au ralenti sont particulièrement efficaces avec les alternateurs-démarreurs que l’on trouve dans les véhicules hybrides modernes. Toutefois, cette technologie est également de plus en plus courante sur les véhicules à essence et au diesel non hybrides évolués.
Système de marche-arrêt au ralenti : la technologie
Il existe trois types de systèmes de marche-arrêt au ralenti :
Le premier système de marche-arrêt au ralenti fonctionne avec un alternateur démarreur remplaçant le démarreur et l’alternateur entraîné par courroie. Habituellement, l’alternateur recharge la batterie du démarreur/des accessoires du véhicule au moyen du freinage par récupération. L’alternateur démarreur réduit le temps nécessaire pour que le moteur atteigne un nombre de tours par minute (tr/min) suffisant pour que l’embrayage soit possible. En raccourcissant le temps d’embrayage, on a besoin de moins de carburant pour remettre le véhicule en mouvement après un départ arrêté.
Le deuxième système, utilisé uniquement avec les transmissions automatiques, se sert de l’injection directe et de la combustion pour redémarrer le véhicule et n’exige pas le remplacement de l’alternateur et du démarreur. Lorsque le véhicule ralentit pour s’immobiliser, le boîtier de régulation numérique arrête les pistons dans une position optimale pour le redémarrage, alors que du carburant est injecté dans le cylindre. Quand le conducteur relâche la pédale de frein, la bougie enflamme le carburant, ce qui démarre le moteur.
Le troisième système, utilisé uniquement avec les transmissions manuelles, se sert d’un démarreur de puissance supérieure et d’une batterie au plomb cadmium améliorée (AGM) capable de fournir suffisamment de courant pour des démarrages fréquents. Lorsque la voiture est arrêtée, le conducteur peut couper le moteur en plaçant la transmission au neutre ou en levant le pied de la pédale d’embrayage. Quand le conducteur enfonce la pédale d’embrayage et place le levier de transmission en position de marche, le moteur redémarre.
Les trois systèmes de marche-arrêt au ralenti sont conçus pour assurer le confort et la sécurité du conducteur. Les accessoires du véhicule, comme l’éclairage, les clignotants, l’air climatisé, le chauffage et la radio continuent de fonctionner même si le système de marche-arrêt au ralenti a coupé le moteur. Si la température désirée dans la cabine ne peut être maintenue ou en cas de demande d’électricité importante de l’un ou l’autre des accessoires, le boîtier de régulation numérique est programmé pour redémarrer le moteur ou pour ne pas le couper.
Afin d’évaluer l’efficacité des systèmes de marche-arrêt au ralenti pour ce qui est de la réduction de la consommation de carburant au Canada, le programme éTV met actuellement à l’essai en laboratoire une smart fortwo mhd et une BMW 118d, deux voitures pourvues d’un tel système. Le programme éTV comparera les résultats des essais menés sur les deux véhicules à ceux obtenus avec des véhicules n’étant pas pourvus d’un système de marche-arrêt au ralenti. Plus précisément, l’étude d’éTV comprendra :
Cette étude permettra aux Canadiens et Canadiennes d’en apprendre plus sur les avantages d’un système de marche-arrêt au ralenti et comment celui-ci peut contribuer à la réduction de la consommation de carburant et des émissions.
Pour consulter la version PDF (format de document portable), vous devez avoir un lecteur PDF sur votre ordinateur. Si vous n'en avez pas déjà un, il existe de nombreux lecteurs PDF que vous pouvez télécharger gratuitement ou acheter dans Internet :
À noter : Certains de ces hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles. Pour plus d'information, allez sur le site Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.