On poursuit les recherches pour améliorer la durée de vie des batteries, réduire leur temps de recharge et accroître l'autonomie, le rendement global et l'efficacité des véhicules électriques à batteries (VÉB). Les modèles récents de VÉB offrent une meilleure performance tout en étant aussi pratiques que les véhicules classiques en termes de l'utilisation de l'espace et les limites de poids. Comme les VÉB ne produisent aucune émission au tuyau arrière d'échappement, ils peuvent être classifiés comme véhicules zéro émission (VZÉ).
Même si cette technologie promet de contribuer à réduire les émissions des véhicules – et par le fait même, l'impact environnemental du système de transport – le rechargement de VÉB pourrait accroître les demandes imposées aux centrales de production d'énergie actuelle, y compris les centrales au charbon, au combustible fossile, nucléaires, de production d'énergie solaire et hydraulique et aux éoliennes. La production d'énergie pour le réseau électrique produit des émissions de gaz à effet de serre (GES). Toutefois, l'utilisation de véhicules électriques au Canada pourrait réduire de plus de 50 % les émissions de GES produites par les véhicules à essence classiques.
Les véhicules entièrement électriques diffèrent des véhicules à essence ou au diesel puisqu'ils se ravitaillent à partir d'une prise électrique domestique de 110 ou 220 volts. Les technologies des batteries varient quant à la quantité d'énergie et à l'autonomie qu'elles peuvent fournir en fonction de leurs densités d'énergie et de puissance et leurs capacités de charge ou de décharge. Les véhicules électriques utilisaient jadis des batteries d'accumulateurs au plomb mais les chercheurs utilisent maintenant diverses batteries perfectionnées avec des accumulateurs au fer de nickel, au cadmium-nickel, à hydrure métallique de nickel, au sodium-souffre, au zinc-air et au lithium-ion, pour n'en nommer que quelques-uns. Toutefois, les modèles récents de véhicules électriques utilisent surtout des batteries au lithium-ion ou à hydrure métallique de nickel, qui fournissent beaucoup plus d'énergie et de puissance que les batteries d'accumulateurs au plomb ayant une masse et un volume similaires.
L'utilisation de VÉB au Canada peut offrir d'importants avantages sur le plan de la qualité de l'air au niveau local et de la réduction des gaz à effet de serre au niveau mondial. Par exemple, chaque province canadienne pourrait enregistrer d'importantes réductions de dioxyde de carbone si les véhicules alimentés à l'essence étaient remplacés par des VÉB. Toutefois, l'autonomie des VÉB, le temps de charge, la durée de vie et le coût de remplacement des batteries et l'acceptation par les consommateurs demeurent des défis auxquels il faut s'attaquer avant que cette technologie ne puisse devenir viable commercialement.
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