Ville d'Ottawa – Transports, services et travaux publics
Début en 1994, continu
Environ 80 % du transport en commun à Ottawa s'effectue sur le réseau routier, où les feux de circulation et la congestion causent des retards aux véhicules de transport en commun et réduisent la fiabilité du service. Les mesures de priorité au transport en commun donnent aux autobus un traitement préférentiel par rapport aux autres véhicules, minimisant ainsi les impacts de la congestion et des feux de circulation sur le retard.
Le programme de priorité au transport en commun de la ville d'Ottawa s'appuie sur des politiques rigoureuses, des ressources dédiées et une coopération interministérielle. Le programme utilise des mesures à la fois innovatrices et conventionnelles pour réduire les retards causés par les feux de circulation et la congestion. Les mesures installées comprennent des voies réservées pour autobus, des dispositifs qui permettent aux autobus de devancer une file de voiture au feu vert et différents systèmes de priorité aux feux de circulation, en plus de caractéristiques spéciales pour les échangeurs et des stratégies de gestion de la circulation.
Une réduction des temps de déplacement en transport en commun et une amélioration de la fiabilité à comparer au déplacement en voiture représentent quelques avantages du programme. Ces avantages permettent une adhésion au transport plus élevée ainsi que des coûts d'exploitation et des coûts d'investissement moins élevés.
Kornel Mucsi, ing.
Gestionnaire de projet, priorité aux transports en commun
Ville d'Ottawa
Téléphone : 613-580-2424 poste 23032
Courriel : kornel.mucsi@ottawa.ca
La population de la ville d'Ottawa est d'environ 800 000 habitants dont 90% résident en milieu urbain. Alors qu'une planification régionale rigoureuse et l'utilisation d'une limite urbaine aide à limiter l'expansion, la croissance suburbaine a été considérable et grandement dépendante des automobiles.
Le réseau de transport de la ville d'Ottawa comprend les routes, les sentiers de circulation, les vastes routes de transport en surface, un réseau de transport rapide d'autobus conçu en site propre (le Transitway) et une ligne ferroviaire pour train léger (O Train). L'adhésion au transport en commun de la ville d'Ottawa (86 millions de déplacement en 2002) est supérieure à n'importe quelle ville nord américaine de la même superficie. Aussi, sa moyenne de plus de 100 déplacements en transport collectif par habitant suit de près la ville de Toronto et la ville Montréal, les deux plus grands leaders au Canada.
Au cours des 20 prochaines années, la ville d'Ottawa prévoit une augmentation de 50 % de sa population pour atteindre les 1,2 millions. Afin d'éviter une congestion sévère de la circulation, la ville veut que le transport en commun desserve la majeure partie de la demande grandissante en transport. La proportion de déplacements motorisés effectués en transport collectif aux heures de pointe est prévue d'augmenter de 17 % en 2001 à 30 % en 2021. Cela signifierait une augmentation du nombre de déplacement en transport collectif aux heures de pointe de 181 %, tandis que les déplacements en voiture effectués aux heures de pointe augmenteraient de seulement 30 %.
Pour atteindre cet objectif ambitieux, la ville d'Ottawa planifie développer ses réseaux de transport rapide par autobus et par rails. Toutefois, le financement est incertain pour les infrastructures à venir. La ville doit donc utiliser du mieux qu'elle peut les infrastructures de transports existantes, incluant les routes qui permettent la circulation à environ 80 % des services de transport en commun.
Le plan officiel 2003 de la ville d'Ottawa énonce qu'elle « améliorera la rapidité et la fiabilité des services de transport en commun en mettant sur pied des mesures de priorité pour les autobus afin de réduire les retards causés par la circulation et les feux de signalisation. Les mesures de priorité pour les autobus seront implémentées dans les corridors routiers, qui donnent priorité au transport collectif, identifiés sur le plan D [qui montre les routes actuelles et futures qui sont désignées comme corridors de priorité au transport collectif] et à d'autres emplacements opportuns. »
Le plan directeur en transport 2003 de la ville consacre une section à la priorité donnée aux autobus et inclut huit principes directeurs qui s'y rattache. Le plan fait remarquer que la priorité donnée au transport en commun peut jouer un rôle important dans la création future de corridors rapides dédiés au transport en commun, de l'augmentation de l'achalandage sur des corridors ciblés, et ce, en améliorant le service jusqu'à ce que la ville puisse se permettre (ou justifier) un investissement important pour une nouvelle infrastructure.
Le plan directeur en transport comprend une carte d'un réseau de priorité au transport en commun. Elle montre les routes où les mesures de priorité pour les autobus sont justifiées par les besoins de transport en commun de surface. Cette carte montre aussi les routes sur lesquelles on prévoit créer des voies de transport rapide à l'avenir. L'identification formelle d'un réseau de priorité au transport en commun confirme les efforts accordés au programme et met en place des projets individuels de priorité au transport en commun dans une plus grande perspective. Ceci permet au personnel du projet de se concentrer sur la mise en place du système et évite le besoin de consulter fréquemment la planification antérieure.
À Ottawa, les autobus rapides effectuent de 60 à 70 % des déplacements de passagers, mais utilise seulement 20 % des ressources d'exploitation du système (véhicules et conducteurs). Les routes de transport en commun de surface, qui assure un accès voisin et « alimente » le système rapide de transport en commun, effectuent les déplacements restants soient 30 à 40 %. Toutefois, ces routes utilisent 80 % des ressources d'exploitation. Il existe un grand potentiel à conserver le capital ainsi que les ressources d'exploitation en améliorant l'efficacité des routes de surface au moyen des mesures de priorité au transport en commun.
Aux heures de pointe, les parcours principaux d'autobus qui ne sont pas munis d'un système de priorité subissent un taux de temps improductif de 20 à 40 % (p. ex. au feu rouge, en files, au point de convergence ou aux points d'arrêts à l'heure prévue). Le problème est aggravé par la variation de retard d'un déplacement à un autre. Les horaires des autobus doivent être établis en fonction du « dénominateur commun le plus lent » et les autobus qui circulent plus rapidement que prévu doivent finir par effectuer la marche au ralenti tout simplement pour respecter l'horaire. Dans ce genre de situation, les passagers peuvent éprouver un sentiment de frustration, en plus de gaspiller de l'argent.
Le système de priorité pour les autobus peut réduire le temps improductif de 20 – 40 % à 5 – 15 %. Il peut aussi réduire la variation dans le retard d'un parcours à un autre. Cette augmentation de productivité peut permettre des niveaux de service supérieurs ou des coûts d'exploitation inférieurs, tout en respectant les horaires et en maintenant les passagers contents.
Les mesures de priorité pour les autobus luttent contre deux différents types de retard :
La réduction du retard causé par les feux de circulation représente un objectif important lorsque la circulation est fluide. Toutefois, défier les retards causés par la congestion devient l'objectif le plus important lors des heures de pointe et au cours des autres périodes de congestion. Lorsque les autobus sont pris dans une file d'attente et ne peuvent même pas atteindre un carrefour, les systèmes de priorité greffés sur les feux de circulation perdent leur efficacité. Les mesures qui réduisent le retard causé par la congestion peuvent aider les autobus à devancer une file d'attente et faire en sorte que les systèmes de priorité greffés sur les feux de circulation soient utilisés de façon efficace.
Alors que le retard causé par les feux de circulation a tendance à se disperser entre les carrefours le long d'un parcours d'autobus, le retard causé par la congestion peut être plus grand à un ou deux emplacements là où les files d'attente sont particulièrement longues. Pour cette raison, le retard causé par la congestion peut être abordé de façon efficace en ciblant un petit nombre d'emplacement. Cette situation prouve que trouver des solutions au retard causé par la congestion est un objectif digne d'intérêt.
La réduction du retard causé par les feux de circulation représente un objectif important lorsque la circulation est fluide. Toutefois, défier les retards causés par la congestion devient l'objectif le plus important lors des heures de pointe et au cours des autres périodes de congestion. Lorsque les autobus sont pris dans une file d'attente et ne peuvent même pas atteindre un carrefour, les systèmes de priorité greffés sur les feux de circulation perdent leur efficacité. Les mesures qui réduisent le retard causé par la congestion peuvent aider les autobus à devancer une file d'attente et faire en sorte que les systèmes de priorité greffés sur les feux de circulation soient utilisés de façon efficace.
Alors que le retard causé par les feux de circulation a tendance à se disperser entre les carrefours le long d'un parcours d'autobus, le retard causé par la congestion peut être plus grand à un ou deux emplacements là où les files d'attente sont particulièrement longues. Pour cette raison, le retard causé par la congestion peut être abordé de façon efficace en ciblant un petit nombre d'emplacement. Cette situation prouve que trouver des solutions au retard causé par la congestion est un objectif digne d'intérêt.
En réduisant le temps de déplacement et en améliorant l'efficacité du service, les mesures de priorité au transport en commun font en sorte que le transport en commun soit plus compétitif par rapport au déplacement en voiture. En bout de ligne, ces facteurs peuvent aider à augmenter l'achalandage au transport en commun, réduire la consommation d'essence et les émissions de gaz, en plus d'épargner de l'argent.
Toutefois, n'importe qu'elle discussion sur les avantages de la priorité au transport en commun doit tenir compte de la complexité des activités de transport à grande échelle. En réalité, une seule mesure de priorité au transport en commun peut réduire l'ampleur et la variation de retard sur les itinéraires simples sans nettement réduire les coûts d'exploitation ou améliorer le service.
Par exemple, une diminution du retard peut attirer de nouveaux usagers vers un parcours d'autobus. Toutefois, l'embarquement et le débarquement de ces passagers supplémentaires peuvent réduire le temps gagné à l'origine. Le résultat, un parcours qui est plus efficace, mais pas nécessairement plus rapide. Même sur une période de temps prolongé, alors que la synergie entre les différents systèmes de transports augmentent leurs impacts, les avantages peuvent ne pas être facilement identifiables en raison de l'évolution du temps et des changements de variables.
Plusieurs mesures de priorité au transport en commun, en revanche, ont des avantages clairement tangibles. Par exemple, un indicateur de priorité installé à un carrefour embouteillé de la ville d'Ottawa a réduit le retard d'autobus d'environ 90%, de cinq minutes à 20 secondes.
En 2002, un autre projet de la ville d'Ottawa démontre le potentiel du système de priorité au transport en commun en ajoutant des voies d'autobus supplémentaires côté trottoir sur l'avenue Woodroffe, une artère principale en milieu urbain. Ce projet comprenait la construction de voies d'autobus de 2 km en direction du nord et 3 km en direction du sud, en plus de l'installation de trois indicateurs de priorité qui utilisent une signalisation prioritaire pour les autobus.
Les mesures prises sur l'avenue Woodroffe ont permis aux autobus d'économiser 3,5 minutes en temps de déplacement (une réduction de 40 %) en direction du nord lors des heures de pointe et 1,7 minutes (soit une réduction de 35 %) en direction du sud. Une plus grande économie de temps se produira, alors que la congestion augmente dans le corridor, permettant au coût de mise en œuvre (9 millions $) d'être reconstitué en aussi peu que huit ans. L'adhésion au transport en commun dans le corridor a aussi augmenté et, à certains endroits, la voie réservée aux autobus permet le transport de deux fois plus de gens que la voie de circulation adjacente lors des heures de pointe.
Deux membres du personnel à temps plein travaillent sur le projet de priorité aux transports. De plus, un budget d'investissement y est consacré. Une équipe de travail interdépartementale se rencontre mensuellement afin de discuter de la priorisation et de la mise sur pied du projet avec les membres provenant de chacun des groupes suivants :
Les besoins en ressources de la ville d'Ottawa pour le programme de priorité au transport en commun sont :
Il peut être difficile d'identifier les coûts propres des mesures de priorité pour le transport individuel en raison des variations de contextes. Par exemple, l'installation d'une signalisation prioritaire pour les autobus à un carrefour pourrait coûter aussi peu que
3 000 à 5 000 $ lorsque l'installation est faite de façon proactive (p. ex. comme faisant partie d'un autre projet) ou autant que 25 000 à 35 000 $ pour améliorer les appareils de détection des véhicules et les régulateurs à un carrefour donné.
De même, l'installation d'un dispositif de priorité permettant aux autobus de devancer la file d'auto à l'apparition du feu vert à un carrefour donné pourrait coûter aussi peu que 5 000 $ là où une voie déjà existante peut être réservée aux autobus. Les coûts s'élèveraient à plus de 100 000 $ si un élargissement de voie, un déplacement de poteau de signalisation ou d'autres travaux de construction sont nécessaires.
1994. Mise sur pied d'une équipe de travail dans l'ancienne communauté urbaine d'Ottawa-Carleton, qui était responsable des artères et du transport à Ottawa jusqu'en 2001
1995. Embauche d'un ingénieur à temps plein pour le projet
1997. Première installation d'un dispositif de priorité qui permet aux autobus de devancer la circulation automobile
1997. Identification de « la première génération » du réseau donnant la priorité au transport par l'ancienne région d'Ottawa-Carleton
1998. Première installation d'un indicateur de priorité par signalisation
2002. Achèvement de l'analyse compréhensive sur les corridors potentiels pour installer un système de priorité aux transports
2003. Désignation du réseau de priorité au transport en commun dans le plan officiel et le plan directeur en transport de la ville
La ville d'Ottawa a fait face à plusieurs épreuves lors de la mise en place du programme de priorité au transport en commun. Voici les trois principales catégories de défis :
Voici les leçons apprises au cours du projet sur la priorité au transport en commun de la ville d'Ottawa :
En présence de l'augmentation de la congestion et des objectifs ambitieux d'adhésion au transport en commun de la ville, la priorité donnée aux autobus jouera probablement un rôle important dans le développement du transport en commun dans la ville d'Ottawa. Au moyen de lignes directrices solides, d'outils améliorés ainsi que de bons antécédents, le programme de priorité au transport en commun nécessite seulement un investissement continu pour offrir un soutien continu aux activités de planification, d'implantation et de contrôle.
Toutes les images sont une gracieuseté de la ville d'Ottawa
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