Tandis que le covoiturage fait un retour en force comme forme populaire de navettage quotidien, ce document de fond examine les tendances les plus récentes du covoiturage, notamment les sites de constitution de réseaux sociaux qui apparient les covoitureurs, les nouvelles tendances en matière de marketing, les arrangements flexibles de covoiturage et les nouvelles technologies qui contribuent à répondre aux besoins des automobilistes d’aujourd’hui.
Ce document de fond examine également certains des paramètres les plus importants dont il faut tenir compte lorsqu'on établit un système de covoiturage fructueux et il analyse l’avenir du covoiturage au Canada.
Carpool.ca.
http://www.carpool.ca (disponible en anglais seulement).
RideShark.
http://www.rideshark.com (disponible en anglais seulement)
Victoria Transport Policy Institute, Ridesharing: Carpooling and Vanpooling
http://www.vtpi.org/tdm/tdm34.htm (disponible en anglais seulement)
On trouvera une liste complète des ouvrages de référence et des ressources à la fin de ce document.
Le covoiturage a connu son âge d’or dans les années 1970, lorsque les crises du pétrole de 1973 et 1979 ont incité pour la première fois de nombreux automobilistes nord-américains à rechercher des modes de déplacement meilleur marché. Tandis que les prix de l’essence se sont stabilisés tout au long des années 1980 et 1990, l’incidence du covoiturage a décliné.
Aujourd’hui, le covoiturage semble connaître une renaissance. Attisée à nouveau par le coût élevé de l’essence (le prix moyen à l’échelle nationale d’un litre d’essence en juillet 2008 était de 1,40 $ [Ressources naturelles Canada]), la recrudescence du covoiturage a été facilitée par la plus grande prise de conscience du public des incidences de la pollution atmosphérique sur la santé et le climat, par une hausse du nombre de voies réservées aux véhicules à occupation multiple à travers le pays et par la perspective de nouvelles taxes provinciales ou fédérales sur le carbone.
Les statistiques confirment cette tendance. Alors que la voiture continue d’être le moyen de transport le plus fréquemment emprunté pour les déplacements quotidiens, on constate une baisse de la proportion de véhicules à un seul occupant depuis cinq ans, qui est passée de 73,8 % des travailleurs en 2001 à 72,3 % en 2006. Les gens qui se rendent au travail comme passagers à bord d’une automobile représentaient 7,7 % de tous les navetteurs quotidiens en 2006, contre 6,9 % en 2001, soit une hausse de 22,6 % ou de 209 200 personnes (Statistique Canada, 2008).
Un sondage réalisé durant l’été 2008 par GasBuddy.com auprès de 22 000 automobilistes américains a révélé qu’environ 10 % des automobilistes pratiquaient le covoiturage ou empruntaient plus souvent les transports en commun.
En septembre 2008, plusieurs membres de l’Association of Commuter Transportation des États-Unis ont également signalé une hausse du covoiturage et du cofourgonnettage en raison de l’escalade des prix de l’essence. La Greater Mercer Transportation Management Association de Princeton, au New Jersey, a signalé une augmentation de 300 % des cas enregistrés de covoiturage, alors que la Better City Transportation Association de Boston a déclaré une hausse de 50 % des entreprises qui favorisent les programmes de navettage.
Des dizaines de sites Web canadiens sur le covoiturage ont fait leur apparition depuis le début des années 2000. Carpool.ca, l’un des plus importants sites Web sur le jumelage des covoitureurs du Canada, a récemment accueilli son dix-millième participant inscrit, et, depuis 2001, plus de 36 000 Canadiens utilisent les services de ce site (Carpool.ca, été 2008).
D’autres types de services de covoiturage en ligne, qui s’adressent à un employeur, une université ou une municipalité précis, ont également vu le jour. Ainsi, la ville de Calgary a établi un partenariat avec Carpool.ca pour construire une page Web consacrée aux navetteurs quotidiens de Calgary. Alors qu’elle a débuté avec moins de 500 utilisateurs inscrits en 2003, Calgary se vante aujourd’hui de compter plus de 3 000 covoitureurs inscrits.
Les nouvelles technologies jouent également un rôle appréciable dans la vogue croissante du covoiturage. Alors que la plupart des sites de covoiturage utilisent un type quelconque de logiciel de jumelage de covoitureurs, quantité d’autres conjuguent les systèmes d’information géographique (SIG), les systèmes de positionnement global (GPS), les appareils de télécommunications et les cartes électroniques pour faciliter la tâche aux gens qui essaient de trouver un système de covoiturage qui fonctionne pour eux.
Les nouvelles technologies jouent également un rôle appréciable dans la vogue croissante du covoiturage. Alors que la plupart des sites de covoiturage utilisent un type quelconque de logiciel de jumelage de covoitureurs, quantité d’autres conjuguent les systèmes d’information géographique (SIG), les systèmes de positionnement global (GPS), les appareils de télécommunications et les cartes électroniques pour faciliter la tâche aux gens qui essaient de trouver un système de covoiturage qui fonctionne pour eux.
Covoiturage était jadis synonyme de navette journalière, c’est-à-dire qu’un groupe d’employés partageait le même véhicule pour se rendre à la même destination.
Le besoin de choix de déplacements hebdomadaires est encore au cœur des services fournis par de nombreux systèmes de covoiturage, même si le covoitureur d’aujourd’hui veut bien davantage qu’un simple moyen de se rendre au travail. Des applications logicielles, des technologies et des sites Web font partout leur apparition pour répondre à toutes sortes de besoins en matière de déplacements.
Constitution de réseaux sociaux
Certains défenseurs sont d’avis que le covoiturage permet de nouveaux rapports sociaux dans une société de plus en plus déconnectée. Les services de covoiturage en ligne, comme ceux qu’offrent certains sites de constitution de réseaux sociaux, proposent de nouvelles façons de nouer des rapports sociaux grâce à des sites de bavardage et à des services de covoiturage sur mesure.
Facebook est l’un des nombreux sites de constitution de réseaux sociaux qui offrent des liens vers plusieurs différents sites Web de jumelage de covoitureurs. Son propre système de jumelage de covoitureurs a été lancé en 2007. Le système permet aux usagers d’afficher leurs besoins de déplacement à l’intention de leur propre réseau d’« amis » et il fournit de l’espace pour que les usagers puissent adresser une requête individualisée (p. ex. préférence pour des fumeurs/non-fumeurs, goûts musicaux, etc.).
L’application logicielle permet aux usagers de fournir une rétroaction sur la façon d’améliorer le système directement auprès des auteurs de l’application. Cela multiplie les chances que l’application répondra aux besoins des usagers et non pas seulement des concepteurs et des ingénieurs.
D’autres sites consacrés exclusivement au covoiturage, comme PickUpPal (15 000 utilisateurs inscrits en Ontario) ou GoLoco, utilisent des systèmes analogues, qui permettent aux gens d’afficher leurs besoins en matière de déplacements (et, dans certains cas, les besoins de déplacement d’animaux domestiques ou de biens comme des meubles). PickUpPal propose également un service de jumelage de covoitureurs pour les groupes artistiques, sportifs et culturels afin de transporter des gens vers des festivals, des conférences ou des manifestations sportives.
Ces types de services de jumelage de covoitureurs sont qualifiés de « covoiturage occasionnel » et sont généralement des déplacements uniques dans un sens ou des déplacements intervilles, ce qui en fait des services idéaux pour les étudiants de collège et d’université qui doivent se déplacer entre chez eux et leur collège durant les congés ou les vacances scolaires, pour les voyageurs qui ont besoin de se déplacer dans une ville quand ils sont en vacances, ou pour quiconque est à la recherche d’un moyen meilleur marché de se rendre d’une ville à l’autre.
Progrès technologiques
Sans doute, l’une des tendances les plus intéressantes a trait à la façon dont les nouvelles technologies sont appliquées aux services de jumelage de covoitureurs.
Une étude publiée en 2004 dans Computers and Operations Research incite à penser que les employeurs pourraient utiliser les SIG pour promouvoir les bienfaits du covoiturage. Ainsi, les SIG peuvent aider les employés à trouver les itinéraires optimaux et les éventuels jumelages de covoitureurs, à actualiser les restrictions routières et à faire état des travaux de construction routiers susceptibles d’entraîner des retards.
L’étude a également révélé que les renseignements recueillis et traités par les SIGet d’autres technologies peuvent aider à acquérir des techniques d’organisation et de communication entre les travailleurs qui ont recours au covoiturage.
À titre d’avantage accessoire, les employeurs peuvent également utiliser les SIG pour cerner les secteurs problématiques de pollution dans le milieu de travail et aux alentours.
L’étude a révélé que les employeurs qui soutiennent les programmes de covoiturage enregistrent des gains de productivité plus élevés, alors que les travailleurs jouissent d’une baisse du niveau de stress et des coûts de conduite jusqu’au travail (Calvo, et coll.).
L’un des produits les plus récents est Avego, qui conjugue les technologies GPS et SIG aux systèmes de télécommunications existants pour jumeler les automobilistes et les passagers. Un iPhone activé par GPS, installé sur le tableau de bord d’un véhicule, exécute l’application Avego.
Les navetteurs journaliers qui ne veulent pas conduire tel ou tel jour vérifient la disponibilité des conducteurs sur Internet, au moyen d’un iPhone ou d’un téléphone cellulaire ordinaire; les conducteurs qui souhaitent annoncer un siège disponible allument le système Avego dans leur voiture. Si quelqu’un sur leur itinéraire veut faire un trajet, le système trouve le jumelage et l’en avise.
À l’instar d’un compteur de taxi, le dispositif Avego calcule le coût du trajet en fonction de la distance parcourue.
Besoins des enfants
L’ère de la « maman taxi » acquiert un sens nouveau sur le site Web américain Divide the Ride. Ce site gratuit permet aux parents d’établir des covoiturages pour transporter leurs enfants jusqu’à l’école et en revenir ou pour participer à des manifestations sportives ou d’autres activités après l’école.
Les parents commencent par choisir les familles qu’ils connaissent pour qu’elles adhèrent à leur système de covoiturage. Une fois que les membres du covoiturage ont accepté d’y participer, les parents saisissent alors le nombre de places disponibles et les besoins de transport de leurs enfants. Divide The Ride établit un calendrier pour tous les membres du covoiturage, lequel est alors envoyé par courriel à tous les membres du groupe parallèlement à des messages textuels et à des rappels par courriel.
Groupes de covoiturage et incitatifs pour les employés
Les employés à la recherche d’un groupe hebdomadaire de covoiturage constituent toujours le plus important segment des covoitureurs.
Quantité de municipalités, d’universités et d’employeurs s’en remettent aux sites existants de covoiturage comme Carpool.ca, Smart Commute’s Carpool Zone¹ ou RideShark pour les aider à constituer des bases de données sur le covoiturage à l’intention de leurs employés.
RideShark, qui est utilisé par des organismes aussi diversifiés que les municipalités d’Ottawa, de Saint-Jean et de Halifax, l’Université d’Ottawa et Nortel Networks, subdivise ses services de covoiturage selon le type d’organisation : régionale (zone géographique), campus (établissements d’enseignement supérieur), entreprise (employeurs) et grappe (AGT ou groupe précis d’employeurs).
De nombreux employeurs constatent également le besoin d’offrir des incitatifs à leurs employés pour rendre plus efficaces leurs programmes de covoiturage.
C’est ainsi que l’Université McMaster de Hamilton offre une place garantie de stationnement aux covoitureurs, alors que le service de stationnement de la ville de Calgary réserve 50 % de tous ses nouveaux contrats mensuels de stationnement aux covoitureurs.
Commercialisation des groupes de covoiturage
Les nouvelles tendances de commercialisation, qui reposent sur les besoins des gens en matière de déplacements, rendent le covoiturage plus attrayant aux yeux d’un public plus nombreux.
Ainsi, les applications de covoiturage sur bon nombre des sites de constitution de réseaux sociaux ciblent un public plus jeune à la recherche d’un moyen de transport pour un trajet unique, dans un sens ou entre deux villes.
Dans le cas de GoLoco, les usagers peuvent s’inscrire à différents types de groupes de covoiturage, notamment à un « groupe de covoiturage liturgique », ce qui permet aux utilisateurs de se rendre ensemble à un service religieux ou à une activité religieuse.
En attendant, le type de site Web de jumelage de covoitureurs « taille unique » est une chose qui appartient au passé. Par contre, des organismes comme RideShark personnalisent leurs services de jumelage de covoitureurs en utilisant des sites Web sécurisés réservés à différents types de clients. À leur tour, bon nombre de ces clients utilisent leurs sites Web de covoiturage comme points de départ pour promouvoir leurs autres programmes de transport durable.
Dans la section qui suit, d’autres précisions sur ces programmes et d’autres montrent la façon dont ces nouvelles tendances contribuent à surmonter les obstacles les plus courants au covoiturage
¹Smart Commute est une association de gestion des transports (AGT) qui dessert la grande région de Toronto. Sa « Carpool Zone » est un service de jumelage de covoitureurs accessible aux employeurs/employés qui en sont membres et au grand public.
Un sondage réalisé conjointement en 2007 par les Pneus Goodyear et Smart Commute a révélé que les trois obstacles les plus courants au covoiturage sont :
Sécurité personnelle
La plupart des systèmes de covoiturage abordent les préoccupations en matière de sécurité personnelle sous une forme quelconque.
Bien que le covoiturage occasionnel soit une excellente idée, il y a toujours un élément préoccupant en ce qui concerne la sécurité personnelle du fait que les passagers et les automobilistes ne se connaissent pas les uns les autres ou que le passager ne connaît pas les aptitudes de conduite de l’automobiliste. Le contrôle des évaluations des passagers et des automobilistes appartient en définitive à l’individu.
La plupart des sites de jumelage de covoitureurs uniques, comme Facebook et PickUpPal, offrent un instrument aux utilisateurs pour qu’ils puissent s’évaluer l’un l’autre. Facebook, par exemple, incite les utilisateurs à trouver des groupes de covoiturage dans leur propre réseau, ou à vérifier le profil d’un automobiliste qui offre de les covoiturer. Les passagers peuvent alors analyser les offres de trajets qu’ils reçoivent et choisir un automobiliste, en fonction du prix et de l’évaluation du conducteur (l’évaluation d’un conducteur peut porter sur des éléments comme les habitudes de conduite ou la conduite du véhicule).
D’autres systèmes demandent aux usagers de s’identifier. Une fois que deux personnes se rencontrent par le biais du système Avego, par exemple, le passager demande au conducteur de lui fournir un code NIP unique qui autorise la transaction et qui prouve son identité.
HOVER (véhicules à occupation multiple dans les voies express – High Occupancy Vehicles in Express Routes) est un type relativement nouveau de système de covoiturage en service au Canada à Vancouver, Barrie, Markham, Toronto et Montréal.
Chaque participant de HOVER doit remplir une demande d’adhésion et, s’il est approuvé, il se voit remettre une carte d’identité de membre avec photo. Les utilisateurs de HOVER sont invités à prendre l’habitude de présenter leur carte d’identité à chaque personne avant d’entrer dans le véhicule.
Puisque RideShark personnalise ses services en fonction de chaque ville ou organisme, les covoitureurs se connaissent généralement déjà ou ils travaillent pour la même entreprise ou au même endroit, où leur identité est plus facile à établir.
L’édition d’entreprise de RideShark fournit un excellent exemple. Les employés d’une entreprise – soit dans un endroit ou un édifice, soit dans des endroits multiples – peuvent rechercher un groupe de covoiturage, convaincus que seuls d’autres employés de la même entreprise sont autorisés à saisir leurs données dans la base de données.
Préoccupations en matière de flexibilité, de contrôle et de ponctualité
Beaucoup de covoitureurs en puissance ont l’impression de ne pas jouir d’une souplesse suffisante sur le plan des heures ou des horaires, ou craignent que le conducteur sur lequel ils comptent soit en retard.
La plupart des services de covoiturage occasionnels permettent aux utilisateurs de préciser les lieux et les dates. Ainsi, quelqu’un qui souhaite se rendre d’Ottawa à Toronto la veille du jour de l’An peut demander à être déposé devant la gare Union au cœur du centre-ville de Toronto avant minuit. D’autres sites de jumelage de covoitureurs permettent aux utilisateurs de préciser leur origine et leur destination à l’aide des codes postaux.
La ville d’Ottawa utilise RideShark pour alimenter son système OttawaRideMatch.com. Le système est flexible, puisqu’il permet aux utilisateurs de rechercher à la fois des groupes de covoiturage occasionnels et réguliers, des jumelages le long d’un itinéraire précis et des jumelages au sein du groupe professionnel d’une personne.
Un autre obstacle souvent mentionné par les covoitureurs en puissance est qu’advenant une urgence durant la journée qui les oblige à devoir quitter le travail, ils risquent de manquer leur groupe habituel de covoiturage. C’est la raison pour laquelle de nombreux systèmes de covoiturage parrainés par l’employeur offrent des programmes de retour à la maison d’urgence ou garanti.
Des AGT comme Smart Commute, par exemple, qui aident les employeurs à mettre en place des programmes de transport durable, les aident également à concevoir des programmes de retour d’urgence à la maison.
La plupart des sites de jumelage de covoitureurs proposent des conseils sur la façon d’entretenir de bons rapports entre les passagers et les conducteurs, conseils qui peuvent apaiser les préoccupations suscitées par la flexibilité et la ponctualité. Les « règles d’étiquette du covoiturage » de Carpool.ca donnent une liste des questions que les passagers et les conducteurs doivent se poser l’un à l’autre, notamment les comportements qui sont ou ne sont pas tolérés (p. ex. l’usage de la radio, le tabagisme, l’usage de parfums/eaux de Cologne).
Organisation
Avant l’avènement des technologies des télécommunications, les groupes de covoiturage étaient généralement constitués de bouche à oreille par des gens qui se connaissaient les uns les autres, qui habitaient à proximité les uns des autres et qui travaillaient au même endroit ou à presque.
De nos jours, l’établissement d’un groupe de covoiturage peut souvent se faire avec quelques clics de la souris d’un ordinateur ou par téléphone, et peut même intéresser des gens qui vivent dans des villes différentes.
Le poinçonnage est un nouveau type de système de covoiturage qui ne demande pas le moindre effort d’organisation. Le concept de poinçonnage permet aux gens qui se rendent en ville de s’arrêter et de ramasser d’autres passagers, même s’il s’agit d’étrangers complets.
À Washington, D.C., par exemple, un conducteur qui a besoin de passagers supplémentaires pour satisfaire au minimum prescrit pour pouvoir circuler dans les voies réservées aux véhicules à au moins trois personnes se met dans une « ligne de poinçonnage » connue. Le conducteur arbore un panneau portant sa destination ou baisse la vitre du passager en clamant sa destination, comme le « Pentagone » ou « 14e Rue et New York ». Les « poinçonneurs » ou passagers qui sont les premiers dans la file pour cette destination particulière grimpent dans la voiture, confirment la destination et la voiture repart. Beaucoup d’utilisateurs poinçonneurs dans la région de Washington, D.C. proviennent des multiples centres urbains plus petits qui entourent la ville, comme Springfield, Woodbridge et Stafford, en Virginie.
Le système Avego promet de grandement faciliter la tâche aux passagers et aux conducteurs qui souhaitent organiser des groupes de covoiturage réguliers et occasionnels.
Un ordinateur vérifie la disponibilité des services et le système alerte le passager par courriel ou par téléphone lorsqu’un conducteur se trouve à quelques minutes de chez lui. Le système fait l’objet d’essais à titre de programme pilote en Irlande (Dublin et Cork) et le fabricant pense qu’une fois que le nombre de membres aura atteint un total raisonnable, ceux-ci pourront demander d’être ramassés à 7 h 30 et l’être deux minutes plus tard. À titre d’incitatif pour adhérer à un tel système, Avego planifie également de permettre le téléchargement du logiciel gratuitement dans un magasin Apple qui vend le iPhone.

Une « ligne de poinçonnage » de Washington, D.C., à l’angle de la 19e Rue et de la rue F. Graphique, gracieuseté de Slug-Lines.com.
Avec le système HOVER, les gens déjà inscrits se rendent en voiture, à pied ou à bicyclette jusqu’au port le plus proche de HOVER, lieu où les gens qui n’empruntent pas le groupe de covoiturage ce jour-là peuvent laisser leur voiture ou leur bicyclette en toute sécurité. Une fois jumelés, les covoitureurs se rendent jusqu’à un port HOVER, qui est un lieu convenu proche de la destination de chaque covoitureur. En bout du compte, les covoitureurs se rencontrent au port HOVER et rentrent ensemble jusqu’au parc HOVER.

Le concept HOVER réduit les embouteillages en encourageant les gens à pratiquer le covoiturage. Graphique, gracieuseté de HOVERPort.org.
Tous ces systèmes offrent une foule d’avantages aux covoitureurs individuels de même qu’à la société et aux employeurs.
Parmi les avantages du covoiturage, mentionnons :


Le fait d’encourager les groupes de covoiturage hebdomadaires ou semi-hebdomadaires – au lieu des groupes de covoiturage occasionnels – fait toute la différence en ce qui concerne la réduction des émissions de GES et du nombre de véhicules sur les routes du Canada.
En général, les groupes de covoiturage réguliers obtiennent les meilleurs résultats lorsque les gens :
Les employeurs comptent pour beaucoup
Sharon Lewinson, présidente de l’Association canadienne pour le transport du navetteur, est d’avis que les employeurs font toute la différence dans la décision des gens de pratiquer ou non le covoiturage.
Étant donné que les AGT collaborent avec un certain nombre d’employeurs situés dans la même zone géographique, elles ont également un profond impact sur la popularité du covoiturage.
Bon nombre des membres de Smart Commute signalent une hausse abrupte de l’utilisation des modes de transport durable, notamment une augmentation du nombre de groupes de covoiturage qui découle de leur partenariat avec Smart Commute.
La région de Peel a constitué environ 50 groupes de covoiturage, qui ont incité les entreprises participantes de la région de Peel à offrir des places de stationnement préférentielles aux covoitureurs.
Mme Lewinson affirme que la plupart des sites de jumelage de covoitureurs aujourd’hui peuvent être construits et exploités pour moins de 20 000 $, contrairement à la situation qui prévalait il y a quelques années lorsque les coûts pouvaient être quatre ou cinq fois plus élevés, laissant ainsi plus d’argent dans les poches des employeurs pour vanter les avantages du covoiturage.
Les deux facteurs décisifs qui favoriseront le covoiturage à l’avenir seront la participation active des employeurs et l’application des technologies.
De nombreux employeurs ont déjà constaté qu’en offrant des options de transport durable à leurs employés, il en découle pour eux des avantages, comme des économies d’argent et une hausse de la productivité. Il s’agit là d’un facteur qui doit stimuler la participation d’un plus grand nombre d’employeurs.
En outre, les divers services de covoiturage et de jumelage de covoitureurs qui sont analysés dans ce document de fond joueront un rôle de plus en plus important en incitant un plus grand nombre d’employeurs à mettre en place des programmes de transport durable.
Les services et les programmes de covoiturage compteront également de plus en plus sur de nouvelles solutions technologiques – dont certaines sont abordées dans ce document de fond – comme les systèmes GPS et SIG reliés aux appareils de télécommunications. Un Canadien sur deux (soit 16 millions) utilise régulièrement un téléphone cellulaire et la technologie sans fil (Industrie Canada, 2008).
Une nouvelle notion qui retient l’attention des défenseurs du covoiturage est le « jumelage dynamique de covoitureurs », un système qui permet aux conducteurs et aux passagers de procéder à des jumelages uniques proches de leur heure de départ, ce qui procure une flexibilité et des avantages suffisants pour être utilisé quotidiennement. Avego, décrit ci-dessus, est un exemple d’une solution technologique qui autorise le covoiturage dynamique.
En revanche, les applications occasionnelles du covoiturage, comme Facebook ou PickUpPal, n’offrent pas une solution à long terme, essentiellement parce que les navetteurs journaliers ne veulent pas consacrer plus de quelques minutes par jour à organiser leurs trajets, pas plus qu’ils ne veulent constamment devoir vérifier les profils d’éventuels partenaires du covoiturage.
Compte tenu de toutes ces preuves – hausse des prix de l’essence, accès à un plus grand nombre de voies réservées aux VOM, sensibilisation accrue à l’impact des véhicules sur l’environnement, application de nouvelles technologies et forte participation des employeurs –, les étoiles semblent être alignées pour créer au Canada une culture du covoiturage à long terme.
Association for Commuter Transport (É.-U.). Rideshare Option news release, 24 septembre, 2008,
www.actweb.org. (disponible en anglais seulement)
Association for Commuter Transportation of Canada-Conversation personnelle avec Sharon Lewinson, présidente. 24 septembre 2008.,
www.actcanada.com (disponible en anglais seulement).
Calvo, R.W. et al. A distributed geographic information system for the daily carpooling problem. Publié dans Computers and Operations Research. Novembre 2004.
Association des automobilistes canadiens. Driving Costs,
www.ama.ab.ca/images/images_pdf/2007-04-27DrivingCostsBrochure2007.pdf. (disponible en anglais seulement)
Carpool.ca. Rideshare Review,
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www.commutesolutions.com/letsride/carpooling.html#develop. (disponible en anglais seulement)
Divide the Ride
www.dividetheride.com. (disponible en anglais seulement)
Dynamic Ridesharing
http://dynamicridesharing.org. (disponible en anglais seulement)
Application du covoiturage de Facebook.
http://thomas.loc.gov/cgi-bin/query/z?c110:S.2686 (disponible en anglais seulement)
GasBuddy.com.
http://gasbuddy.com/GB_Past_Polls.aspx?poll_id=4111 (disponible en anglais seulement)
GoLoco.
http://www.goloco.org (disponible en anglais seulement)
Hardwicke, Chris. Velo-City.
http://www.velo-city.ca/files/velo-city_uTOpia_CoachHousePress-Fall2005.pdf (disponible en anglais seulement)
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http://www.ic.gc.ca/eic/site/oca-bc.nsf/fra/ca02267.html
Mapflow. Avego Shared Transport.
http://www.mapflow.com (disponible en anglais seulement)
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http://www.statcan.gc.ca/bsolc/olc-cel/olc-cel?catno=97-561-XIF2006001&lang=fra&issnote=1. Enquête sociale générale : Temps de navettage.
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WiseGeek. What is a Casual Carpool?
http://www.wisegeek.com/what-is-casual-carpool.htm (disponible en anglais seulement)
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