Les déplacements urbains créent prè de moitié des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports au Canada, qui en revanche produit un quart des émissions totales à l’échelle du Canada. Afin de réduire ces émissions et de contribuer à d’autres résultats tels qu’un air plus pur, le Programme de démonstration en transport urbain (PDTU) de Transports Canada soutient des projets de démonstration novateurs dans diverses municipalités qui peuvent attirer les Canadiens à découvrir des options de transport durable. Voici les objectifs du programme.
Le PDTU se concentre sur la mesure des bienfaits. Les projets de démonstration doivent déterminer les mesures de rendement (p. ex. nombre d’usagers du transport en commun, coûts d’exploitation, émissions de gaz à effet de serre), établir des donnéesde référence, déterminer des objectifs et surveiller les résultats. Le programme se poursuivra jusqu’en 2009 afin que les projets soient entièrement mis en oeuvre et évalués.
Les projets de démonstration du PDTU démontrent et évaluent les approches intégrées pour rendre le transport urbain et l’aménagement du territoire plus durables. Au moyen d’une application coordonnée des technologies novatrices, de l’amélioration de l’infrastructure et de la gestion de la demande, les projets de démonstration assurent la promotion d’un changement de mode de transport, délaissant les déplacements en automobile à passager unique afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’aborder d’autres défis en zones urbaines tels que la qualité de l’air, la congestion routière ainsi que la sécurité des piétons et des cyclistes.
En 2005, les contributions du PDTU s’élevaient à 19,1 millions de dollars pour soutenir les cinq projets de démonstration en cours. De plus, les organisateurs des projets, ainsi que plus de 30 partenaires municipaux, provinciaux, institutionnels et non gouvernementaux, ont versé 48,6 millions de dollars supplémentaires. Ces cinq projets de démonstration sont énumérés ci-dessous, et leurs profils plus détaillés commencent à la page 8. Pour trouverez des renseignements supplémentaires et des mises à jour, veuillez consulter le site Web du PDTU.
Trois autres projets de démonstration novateurs et stimulants doivent être lancés en 2006. L’un des projets aura lieu à Winnipeg au Manitoba, et les deux autres auront lieu dans la province de Québec. Parmi les éléments intéressants, des projets de démonstration comprendront des stations d’avitaillement en carburant de remplacement, des voies d’autobus réservées et un nouveau système de signalisation au centre-ville pour les piétons et les autres trafics.
Pour de plus amples renseignements sur les projets de démonstration à venir et leur état d'avancement, veuillez consulter le site Web du PDTU.
Ce projet de démonstration est composé de six stratégies de transport durable : mesures de priorité au transport en commun et aux piétons, autobus hybrides, importante voie de transport actif, villages urbains aux stations du SkyTrain, politique du transport des marchandises et programme de marketing auprè des foyers.
Ce projet de démonstration vise à réduire l’utilisation automobile en améliorant les réseaux de transport actif, en rehaussant la sécurité sur les routes pour attirer davantage les piétons et les cyclistes, en améliorant les services de transport en commun et en assurant la promotion des comportements durables en matière de transport.
Ce projet de démonstration intègre un nouveau service d’autobus express de haute qualité qui desservira les principales destinations de la région grâce à des technologies de pointe pour le transport en commun, à un accès multimodal amélioré aux centres de transport en commun et à des stratégies de marketing novatrices axées sur la collectivité.
Ce projet de démonstration a permis de créer un système régional d’associations de gestion du transport sans but lucratif en collaboration avec le secteur privé et le public afin d’améliorer et de promouvoir des choix de navettage durable.
Ce projet de démonstration vise à rendre le transport en commun et le transport actif plus attrayants pour les habitants de Halifax en mettant en place un nouveau service d’autobus express dans deux corridors. Le projet comprend des mesures de priorité de transport en commun, des autobus plus confortables, un programme de sensibilisation auprè de la collectivité et un accès multimodal amélioré aux stations.
Depuis 2003, le Réseau d’information du PDTU permet aux praticiens du transport urbain d’échanger des renseignements, des ressources et des conclusions connexes aux projets de démonstration ainsi que sur d’autres projets novateurs en matière de transport durable partout au Canada. Le Réseau d’information soutient les activités d’apprentissage, diffuse des renseignements sur les initiatives de projets de démonstration, parraine des programmes de prix de reconnaissance, maintient un répertoire d’études de cas et offre d’autres ressources à le site Web du PDTU.
Parmi les partenaires du Réseau d’information, on retrouve l’Association canadienne pour le transport du navetteur, l’Association québécoise du transport et des routes, l’Association canadienne du transport urbain, le Ecology Action Centre (Halifax), la Fédération canadienne des municipalités, le Forum des fédérations, InfraGuide, Moving the Economy, Pollution Probe, le Sierra Club du Canada, le Réseau canadien du développement intelligent, l’Association des transports du Canada, Vélo Québec, l’Université York et d’autres ministères du gouvernement fédéral.
Au cours des trois dernières années, Transports Canada a collaboré à 48 activités d’apprentissage sur le transport durable, telles que des présentations, des ateliers, des groupes de discussions et des salons professionnels. Au cours de la dernière année, 25 activités d’apprentissage ont attiré plus de 1 000 professionnels afin de partager des renseignements sur les projets de démonstration, les principales études de cas au Canada et sur d’autres sujets. Voici les principales activités qui ont eu lieu en 2005-2006.
Les participants ont mentionné que les ressources et les renseignements précieux recueillis lors des activités d’apprentissage les avaient aidés à rendre le transport plus durable dans leur propre collectivité. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités d’apprentissage, y compris les présentations, le fonctionnement et les personnes-ressources, veuillez consulter l’adresse suivante : www.tc.gc.ca/pdtu.
Le PDTU commandite deux programmes nationaux qui soulignent l’innovation et l’esprit d’initiative en matière de transport urbain. Vous trouverez des liens vers des renseignements supplémentaires et les mises en candidature à l’adresse suivante : www.tc.gc.ca/pdtu. Les gagnants en 2005-2006 sont décrits ci-dessous :
Le PDTU a élaboré un répertoire de 41 études de cas sur le transport urbain durable partout au Canada. Pour chacune des initiatives, les études de cas documentent le contexte, les objectifs, les mesures prises, les résultats et les leçons tirées. Voici certaines des 11 nouvelles études de cas ajoutées en 2005-2006.
Transports Canada soutient d’autres travaux qui font suite aux objectifs du PDTU. En 2005, il a commandé le document stratégies de planification du transport durable : examen des pratiques et options (disponible à l’adresse : www.tc.gc.ca/pdtu), un projet dans le cadre duquel on analysait les plans de transport urbain canadiens et internationaux et qui a servi de base pour l’élaboration de six ateliers avec des praticiens des secteurs provinciaux, municipaux, à but non lucratif, de consultation et universitaires partout au Canada. Les principes et les options suggérés dans le rapport final ont mené à une séance d’information nationale sur le sujet organisé par l’Association des transports du Canada.
Les pages du Réseau d’information à le site Web du PDTU.offrent des renseignements sur les initiatives de projets de démonstration (y compris les descriptions, les rapports d’étape, les images et les échantillons de matériel publicitaire), les activités d’apprentissage, les prix en matière de transport durable et les études de cas. Le site offre également plusieurs autres ressources.
Au cours de sa deuxième année entière d’exploitation, le site Web du Réseau d’information a reçu plus de 105 000 visites. Le nombre moyen de visites par mois était de 26 000 en 2005-2006, c’est-à-dire le double de l’année précédente.
Les paragraphes suivants résument les principales leçons tirées par les cinq projets de démonstration actifs en 2005-2006. Il est possible de consulter d’autres conclusions qui pourraient aider les collectivités canadiennes à trouver des solutions en matière de transport durable sur les pages des projets de démonstration à le site Web du PDTU.
Les partenariats sont irremplaçables. Les partenariats efficaces et mutuellement avantageux sont basés sur la reconnaissance et le respect de l’autorité juridictionnelle ainsi que sur les intérêts de chacun des intervenants. Des initiatives conjointes peuvent produire de meilleurs résultats que des efforts séparés, plus particulièrement lorsque l’objectif consiste à attirer l’attention des médias et du public.
Un marketing efficace peut mener à un changement de comportement. Des stratégies de marketing efficaces et dynamiques, telles que l’élaboration d’une marque distinctive et sa promotion par le truchement de voies multiples, peuvent accélérer la mise en oeuvre hâtive de nouveaux services. Les approches de marketing individualisées ont généré des réponses très positives auprè du public.
Les technologies de pointe en matière de transport en commun peuvent être compliquées. Mettre en oeuvre des systèmes sophistiqués de priorité du transport en commun, de localisation informatisée de véhicules et de renseignements sur les passagers exige beaucoup de temps et d’efforts, plus particulièrement pour résoudre les détails des normes technologiques. Une mise en oeuvre en douceur des systèmes de priorité du transport en commun exige également une formation pour le personnel et une bonne communication afin de s’assurer que les autocaristes comprennent comment la technologie fonctionne et qu’ils ont des attentes de rendement raisonnables.
Les projets de transport durable peuvent motiver des initiatives indirectes. Les projets de transport durable peuvent créer des possibilités pour des programmes de soutien.
David MacIsaac,
Programmes en transport urbain
Initiatives environnementales
Transports Canada
Place de Ville, 330 rue Sparks
Ottawa (Ontario) K1A 0N5
Courriel: pdtu-utsp@tc.gc.ca
Site Web: http://www.tc.gc.ca/programmes/environnement/pdtu/menu.htm
Organisation directrice : Greater Vancouver Transportation Authority, Colombie-Britannique
Financement dans le cadre du PDTU : 8,8 millions de dollars
Coût total du projet : 30,9 millions de dollars
La Greater Vancouver Transportation Authority (GVTA, également connue sous TransLink) collabore avec le district régional de Vancouver et plusieurs partenaires municipaux et à but non lucratif, afin de mettre en oeuvre six projets intégrés visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre émanant du transport urbain. Le projet de démonstration compte trois grands projets d’investissement.
Le projet de démonstration comprend également trois autres projets.




Organisation directrice : ville de Whitehorse, Yukon
Financement dans le cadre du PDTU : 700 000 $
Coût total du projet : 2,4 millions de dollars
La ville de Whitehorse met en oeuvre plusieurs projets connexes visant à améliorer la connectivité du transport actif, à rehausser la sûreté des piétons et des cyclistes et à ralentir la circulation dans les grandes artères et aux intersections majeures.
On a terminé, en 2005-2006, un certain nombre de projets d’infrastructure pour soutenir les modes de transport durable, dont le sentier de vélo de montagne de 3,2 km, l’escalier du ravin Puckett et le sentier de l’aéroport. L’ouverture de la nouvelle passerelle pour piétons du centenaire du Club Rotary qui permet de traverser la rivière Yukon a occasionné une augmentation de 35 p. 100 de l’utilisation du sentier sur les deux côtés de la rivière. Le nouveau rond-point Robert Service Way a causé une certaine confusion, au départ, chez les automobilistes et les cyclistes, mais a été bien reçu aprè une campagne intensive visant à informer les utilisateurs de ce nouvel élément de modération de la circulation.
On a retracé les voies sur la Fourth Avenue, une artère principale du centre-ville, afin de la rendre plus conviviale aux piétons et aux cyclistes. On a reconfiguré la route à double sens de quatre voies afin d’offrir une seule voie dans chaque direction, une voie centrale partagée pour virage à gauche et des pistes cyclables. On a également modifié l’aménagement paysager afin d’ajouter des arbres, des arbustes, des supports à bicyclette et des abribus. a réaction du public à la reconfiguration a fait en sorte que le Conseil municipal a dû annuler les travaux d’une partie d’un pâté de maisons seulement, où un élargissement mineur de la chaussée permettra par la suite de réintroduire des pistes cyclables réservées.
En 2005, on a lancé un nouveau service en ligne de jumelage de covoiturage et on a élaboré une carte de navettage à bicyclette en collaboration avec plusieurs partenaires. Les organisateurs du projet de démonstration ont déployé des efforts de sensibilisation et d’éducation du public au cours de la dernière année grâce à des brochures, à des encarts dans des factures de services publics, à des conférences publiques et à des ateliers ainsi qu’à des annonces à la radio et des publicités dans les journaux. On a également intégré des renseignements généraux sur les changements climatiques et la réduction des gaz à effet de serre aux enseignements et à la promotion propres au programme. D’autres mesures de gestion de la demande de transport n’ont pas encore commencé.
Les résultats d’une enquête au passage effectuée auprè des utilisateurs du sentier ont démontré une augmentation du taux de déplacement à bicyclette ou à pied au centre-ville. On a également observé que le temps de déplacement à bicyclette sur certaines rues du centre-ville avait diminué de trois à six minutes. De plus, un sondage d’opinion public a démontré que 77 p. 100 des habitants de la ville de Whitehorse voient la marche et l’utilisation de la bicyclette vers le centre-ville comme un bon ou un excellent moyen de transport, comparativement à 47 p. 100 en 2004.




Organisation directrice : région de Waterloo, Ontario
Financement dans le cadre du PDTU : 3 millions de dollars
Coût total du projet : 9,2 millions de dollars
iXpress est un nouveau service d’autobus express à arrêts limités qui assure le service de transport en commun de la région de Waterloo. En utilisant les voies actuelles dans un corridor de 33 kilomètres, le service relie les centres-villes des régions de Waterloo, Kitchener et Cambridge ainsi que les universités, les hôpitaux et les centres commerciaux. On a lancé le service en septembre 2005, et la mise en oeuvre d’éléments supplémentaires est en cours. Le service iXpress est en fonction entre 6 h et 19 h, du lundi au vendredi et il est offert aux 15 minutes en période de pointe et aux 30 minutes aux autres périodes.
On a construit sept des treize stations en 2005-2006, avec des commodités dont de nouveaux abribus, des bancs, de l’éclairage, des supports à bicyclette et des renseignements aux usagers. Huit nouveaux autobus iXpress sont caractérisés par une image de marque distinctive, et l’on a mis en oeuvre des mesures de priorité du transport en commun à 17 intersections afin de réduire le délai pour les usagers du iXpress. On poursuit des travaux afin de mettre en oeuvre un système informatisé de localisation des véhicules qui permettra d’avoir des méthodes de priorité du transport en commun plus avancées à ces intersections, et des systèmes d’information en temps réel pour les usagers seront intégrés à un système en ligne de planification de parcours.
L’intégration au transport actif est la priorité du iXpress. L'accès aux piétons a été amélioré par des rampes d’accès et le marquage aux stations de Grand River Hospital et de Conestoga Mall stations. Des supports à bicyclettes sont disponibles sur tous les autobus et à des stations sélectionnées, dont la promotion est assurée par une vaste campagne d’éducation et de sensibilisation «Bus ’n’ Bike».
Le lancement du service iXpress était accompagné d’une importante campagne de marketing composée d’annonces à la radio et de publicités imprimées, une page sur le iXpress sur le site Web du Grand River Transit et la distribution de bulletins et d’horaires. Toutes les indications de signalisation, les stations et les autobus portent le logo et les couleurs du iXpress. Un projet de marketing social axé sur la collectivité est en cours.
On a remarqué une augmentation stable du déplacement en iXpress, passant de 2 500 passagers par jour aprè le lancement à 3 500 en février 2006. Des enquêtes menées auprè des usagers du iXpress ont démontré que 20 p. 100 utilisent ce service pour aller au travail et 26 p. 100 pour aller à l’école. Des sondages ont également démontré que 15 p. 100 des personnes questionnées ont choisi d’utiliser le service iXpress plutôt que d’utiliser une voiture.




Organisation directrice : municipalité de la région du Grand Toronto et ville de Hamilton, Ontario
Financement dans le cadre du PDTU : 2,5 millions de dollars
Coût total du projet : 7,9 millions de dollars
Les administrations municipales de la région du Grand Toronto et de la ville de Hamilton se sont réunies pour Élaborer et promouvoir un Réseau d’associations offrant de multiples options aux navetteurs. L’Association Smart Commute régionale ainsi que plusieurs associations locales de gestion des transports (connues sous le nom de Smart Commutes) travaillent actuellement à améliorer les choix de transport durable et à réduire l’utilisation de véhicules à passager unique. Les diverses associations Smart Commutes et leurs partenaires gouvernementaux, non gouvernementaux et privés ont déterminé les besoins en matière de transport durable dans chacune des collectivités. Ils élaborent et assurent également la promotion de nouveaux services qui encouragent une utilisation plus efficace du Réseau de transport actuel.
L’initiative «Smart Commute» a officiellement été lancée en juin 2006. En mars 2006, deux associations de gestion des transports offraient des services aux employeurs locaux : le nouveau service Smart Commute 404-7, et l’ancien service rebaptisé Smart Commute North Toronto, Vaughan. Les associations Smart Commute Mississauga et Smart Commute Brampton- Caledon ont également été mises sur pied et ont recruté des employeurs désirant participer à l’initiative. La planification est en cours pour ajouter des associations Smart Commutes supplémentaires dans les villes de Hamilton, Halton, Durham, Newmarket et Toronto.
Afin de contribuer aux efforts locaux, l’Association Smart Commute régionale a élaboré une boîte à outils qui comprend un modèle d’étude de faisabilité et de planification, un guide avec des normes de communication, un modèle de site Web, une analyse de rentabilisation d’un employeur et une stratégie de recrutement, ainsi qu’un guide pour créer un programme de raccompagnement d’urgence à domicile. La boîte à outils a permis d’aider les associations Smart Commutes locales à communiquer avec plus de 2 500 employeurs, rejoignant ainsi plus de 100 000 employés, et de souscrire prè de 30 moyens et grands employeurs.
L’une des pierres angulaires de l’Initiative «Smart Commute» est le service de jumelage de covoiturage Carpool Zone. Il a été lancéen novembre 2005 en même temps que l’ouverture des voies réservées aux véhicules à fort taux d’occupation sur les autoroutes 403 et 404. Une vaste campagne de promotion du programme Carpool Zone a mené à une imposante couverture médiatique sur les postes de radio et à la télévision ainsi que dans Internet et les journaux. Au cours des trois premiers mois de l’opération, Carpool Zone a attiré prè de 1 500 utilisateurs et permis de créer 65 covoiturages.
En 2005-2006, l’Association Smart Commute a mené une enquête d’opinions à l’échelle de la région auprè de 1 000 navetteurs afin de déterminer les bases du projet et de soutenir les efforts de marketing. L’enquête a démontré que 50 p. 100 des répondants voyagent seul dans leur voiture et que les trois quarts d’entre eux ont un stationnement gratuit à leur lieu de travail. On a également mené des enquêtes de déplacement quotidien des employés auprè de six employeurs dans quatre associations Smart Commutes différentes. Ces enquêtes ont permis de fournir une mesure de base des caractéristiques des déplacements, des choix de moyen de transport et de la volonté personnelle de changer de mode de transport.





Organisation directrice : municipalité régionale de Halifax, Nouvelle-Écosse
Financement dans le cadre du PDTU : 4,1 millions de dollars
Coût total du projet : 12,3 millions de dollars
MetroLink est un nouveau service d’autobus express qui relie le centre-ville de Halifax aux régions suburbaines de Sackville (par le corridor Windmill de 22 kilomètres) et Cole Harbour (par le corridor Portland de 10 kilomètres). On a ouvert les deux corridors en 2005-2006. Une augmentation du nombre d’usagers des services de transport en commun et des sondages menés auprè des consommateurs confirment les avantages pour les usagers.
On a conçu MetroLink comme un service de classe supérieure pour les usagers. Les 20 nouveaux autobus ayant l’image de marque distinctive de MetroLink assureront le service toutes les 10 minutes en période de pointe et seront dotés de sièges arrière plus élevés, d’une insonorisation accrue, d’un système d’air climatisé et de supports à bicyclettes. Tous les espaces réservés aux deux stationnements gratuits avec service parc-o-bus aux principales gares sont utilisés, le stationnement de Portland Hills était entièrement rempli quelques jours aprè le lancement de l’initiative. Les gares sont également munies de casiers à vélo, et de nouvelles liaisons entre les pistes cyclables permettront aux cyclistes de se déplacer entre les arrêts de MetroLink et les destinations à proximité.
Les systèmes de priorité du transport en commun à 20 intersections achalandées permettront aux autobus MetroLink qui signalent leur approche à l’avance de réduire les délais en devançant ou en prolongeant un feu vert. Six voies d’évitement de file d’attente à trois intersections permettent aux autobus de se placer devant le trafic. Ces mesures, conjointement au service d’arrêt limité, ont permis de réduire le temps de déplacements en transport en commun des usagers de Sackville vers le centre-ville de Halifax de 52 p. 100, passant de 54 à 26 minutes.
Les organisateurs du projet de démonstration recueillent une grande quantité de données. Leurs efforts ont permis de démontrer que les navetteurs de la région de Halifax se sont rués vers le service MetroLink, atteignant ainsi, la première année d’exploitation, les prévisions du nombre d’usagers de transport en commun établi pour la troisième année du projet. Le nombre d’usagers dans le corridor de Portland a augmenté de prè de 19 p. 100. Il est encore plus impressionnant de constater que prè de 20 p. 100 des usagers du MetroLink utilisent pour la première fois le transport en commun, ce qui démontre que les automobilistes peuvent être tentés de délaisser leur voiture si des options attrayantes et compétitives sont disponibles.
L’une des raisons du succès du MetroLink est la vaste campagne de marketing qui a été reconnue par la Société canadienne des relations publiques, section Nouvelle-Écosse. Les outils de promotion comprenaient 30 000 circulaires envoyées par publipostage, une journée de promotion de déplacements gratuits pour les personnes qui achetaient un laissez-passer du Réseau de transport en commun, ainsi que des publicités dans la presse écrite et les médias électroniques. Plus d’un tiers des usagers du MetroLink ont découvert le service par le truchement des annonces publicitaires et des reportages.




