Les voies réservées aux véhicules à occupation multiple (VOM) sont des voies sur les autoroutes et les artères principales dont l’accès est restreint et qui sont réservées, durant les heures de pointe ou autres, aux véhicules à occupation multiple, notamment le covoiturage, le covoiturage par fourgonnette et l’autobus. Actuellement, il y a environ 35 réseaux pour VOM au Canada, soit en C. B., en Alberta, en Ontario et au Québec, répartis entre des voies réservées aux VOM sur des artères principales avec signalisation et des voies réservées aux VOM sur des autoroutes à accès limité.
Au cours des vingt dernières années, les gouvernements locaux, provinciaux et régionaux des principaux centres urbains du Canada ont amélioré et augmenté peu à peu le nombre et les types de réseaux pour VOM. Les voies réservées aux VOM sur les autoroutes et les artères principales sont considérées comme un outil important de gestion de la demande en transport permettant de réduire la congestion, d’encourager le choix d’un mode de transport plus durable, comme le covoiturage, et de contribuer à la diminution des émissions des véhicules.
Le présent document résume les progrès et les enjeux du développement des réseaux pour VOM au Canada et leur utilité en tant qu’outil de gestion de la demande en transport. De plus, il passe brièvement en revue des recherches récentes effectuées au Canada et aux États-Unis, où les réseaux pour VOM sont beaucoup plus courants.
Il y a de nombreux sites sur les VOM au Canada et aux États-Unis:
Les références se trouvent à la fin du présent document.
La congestion sur les autoroutes et les artères principales des centres urbains du pays est devenue un problème sérieux ayant des conséquences à tous les niveaux, affectant notamment le transport efficace des marchandises, la qualité de l’air et les temps de déplacement du transport en commun. Pour contrer ces effets, le développement de voies réservées aux véhicules à occupation multiple (VOM) est devenu une composante importante de nombreux programmes régionaux de gestion de la demande en transport et plans de transport des principales villes du Canada.
Souvent appelées voies de covoiturage, les voies réservées aux VOM sont des voies à accès restreint réservées aux véhicules à occupation multiple et aux fourgonnettes de covoiturage. Les autobus sont souvent autorisés sur les voies réservées aux VOM, alors que certains réseaux permettent aussi d’autres types de véhicule, comme les motocyclettes et les taxis.
Habituellement, l’accès aux voies réservées aux VOM est soit limité 24 heures/24, soit limité aux VOM et aux autobus durant les heures de pointe. Certaines voies sont de courts segments qui couvrent quelques pâtés de maisons (<1 kilomètre) et qui sont utilisés pour éviter ou contourner des secteurs congestionnés ou des goulots d’étranglement comme les ponts et les tunnels. D’autres voies réservées aux VOM sont beaucoup plus longues, longeant des autoroutes à accès limité sur plusieurs kilomètres dans des zones urbaines et métropolitaines très peuplées. Selon l’endroit et les conditions locales, il faut normalement compter des occupants au nombre de deux, trois, quatre ou plus (identifiés par 2+, 3+ or 4+) pour avoir accès aux voies réservées aux VOM, bien que les voies 2+ soient les plus courantes.
Les voies réservées aux VOM sont créées en convertissant des voies existantes ou, particulièrement lorsqu’il s’agit de réseaux conçus à cette fin, en construisant de nouvelles voies et l’infrastructure connexe. Ces voies sont habituellement séparées des voies de circulation générale à l’aide de marques (c’est-à-dire, lignes blanches simples ou doubles) et identifiées par des panneaux et le symbole universel en forme de losange des VOM peint sur la chaussée.
Panneau de voie partagée autobus-VOM.
Sur les artères, les voies réservées aux VOM occupent habituellement les voies en bordure , qui redeviennent quelques fois des voies de stationnement en dehors des heures de pointe. Certaines voies sont inversées ou à contre-courant, ce qui signifie qu’une voie est utilisée dans une direction durant l’heure de pointe du matin et dans l’autre durant l’heure de pointe de fin d’après-midi. à l’occasion, principalement dans les grandes villes américaines, les voies réservées aux VOM sont physiquement séparées des autres voies et utilisées comme voies express.
Les réseaux pour VOM sont appuyés au niveau provincial, régional et municipal par des plans, des politiques et des programmes de transport dans les localités concernées.
Au début et au milieu des années 90, on a produit de nombreux rapports et plans de politique sur les VOM dans les régions métropolitaines de Vancouver et de Toronto. En ce qui concerne les voies réservées aux VOM sur les artères administrées par les régions et les municipalités, il vaut la peine de souligner l’existence de plusieurs documents de politique clés.
À Vancouver, un rapport de 1992 intitulé Clouds of Change a incité le conseil municipal à approuver des lignes directrices visant à mettre en place des voies réservées aux VOM et aux autobus dans la ville. Ces voies ont par la suite été officialisées dans le plan de transport du centre-ville de 1997, qui incluait l’approbation des endroits de contournement et des artères prioritaires pour les VOM.
Le District régional de Vancouver et l’administration de transport régionale, TransLink, dont le plan de transport à grande distance Transport 2021 de 1993 comprenait le développement d’un réseau pour VOM dans le cadre de la stratégie de GDT de la région, ont appuyé les travaux de Vancouver.
À Toronto, le plan intitulé The Metropolitan Toronto High Occupancy Vehicle Network Plan a été finalisé en 1992. Considéré par certains comme l’un des plans d’artères pour VOM les plus détaillés en Amérique du Nord, ce plan propose un réseau de voies de 300 kilomètres incluant le réseau actuel de 60 kilomètres. En 1995, on a effectué une étude similaire pour l’ancienne ville de York.
Dans le cadre du nouveau processus de l’Official Plan de la ville de Toronto, on a produit plusieurs rapports contextuels, dont l’un intitulé Reducing Car Dependence: Transportation Options for the City of Toronto. Bien qu’aucune des recommandations de ce rapport n’ait été reprise dans l’Official Plan de la ville de Toronto lorsqu’il a été présenté en 2002, les voies réservées aux VOM demeureront prioritaires et seront appliquées à d’autres autoroutes et artères de la région de Toronto.
L’ajout de voies réservées aux VOM sur les autoroutes 403 et 404 à Toronto a exigé l’adoption d’une loi habilitante provinciale. En décembre 2003, le projet de loi 169 a été adopté pour permettre l’établissement des voies et autoriser la police provinciale à veiller à ce que ces voies soient respectées.
La voie réservée aux VOM de la rue Centre à Calgary est le résultat du Calgary Transportation Plan de 1995. Le conseil municipal a adopté une modification au règlement municipal sur la circulation un jour avant l’ouverture prévue de la voie afin de définir ce qu’est un véhicule à occupation multiple.
Les voies réservées aux VOM sur les autoroutes et les artères principales visent à encourager les gens à abandonner l’utilisation de véhicules avec un seul occupant en faveur de véhicules à occupation multiple afin de maintenir et augmenter la capacité de déplacement des personnes des autoroutes et des artères principales. Un tel changement d’habitude offre les avantages suivants :
Les voies réservées aux VOM permettent une répartition plus efficace de l’espace routier et une meilleure utilisation de la capacité routière et de l’infrastructure. Alors qu’une voie d’autoroute permet le passage de 1 500 à 2 200 véhicules à l’heure, une voie réservée aux VOM permet, en moyenne, le déplacement d’au moins 1,5 fois plus de personnes qu’une voie de circulation générale, étant donné qu’au moins 2 personnes se trouvent dans chaque véhicule. Il est même possible d’améliorer le rendement des voies réservées aux VOM en faisant une campagne active de marketing, en élaborant des programmes de covoiturage et en mettant ces derniers en œuvre de façon active et soutenue.
De nombreux promoteurs des voies réservées aux VOM parlent aussi des avantages personnels et qualitatifs de ces voies et du covoiturage. Plus particulièrement, ils prétendent que les voies réservées aux VOM contribuent indirectement à une meilleure productivité en facilitant et en raccourcissant les déplacements, faisant en sorte que les travailleurs et les étudiants sont moins stressés, plus productifs et plus fiables. Il y a très peu de sondages et de recherches sur cet aspect des voies réservées aux VOM.
Aujourd’hui, il y a plus de 4 000 kilomètres de voies réservées aux VOM et 130 programmes pour VOM dans plus de 30 villes nord-américaines. Alors que les premières voies réservées aux VOM ont été construites aux États-Unis au début des années 70, les premières voies de ce genre au Canada ont été construites dans les régions de Vancouver et de Toronto au début des années 90. Par la suite, des voies réservées aux VOM sont rapidement apparues à Ottawa, Gatineau, Montréal et, un peu plus tard, à Calgary, en Alberta.
Il y a maintenant environ 150 kilomètres de voies réservées aux VOM sur des autoroutes de 11 centres en C. B., en Ontario et au Québec. Il y a aussi plus de 130 kilomètres de voies réservées aux VOM sur des artères à 24 endroits à Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa et Gatineau. Des voies additionnelles sur des autoroutes et des artères principales sont étudiées ou prévues à différents endroits à travers le Canada, y compris des prolongements à grande échelle des voies réservées aux VOM actuelles et la construction de nouvelles voies à Toronto et Vancouver.
Aux États-Unis, il y a de nouvelles voies réservées aux VOM sur des autoroutes de certains états qui comprennent des rampes d’accès réservées, ce qui permet aux usagers de ne pas converger vers des voies de circulation générale pour entrer ou sortir de l’autoroute.
Afin de s’assurer que les voies réservées aux VOM sont utilisées par des véhicules à occupation multiple seulement, les voies réservées aux VOM du Canada sont surveillées et contrôlées par les autorités responsables de la circulation. Actuellement, la sanction pour violation d’une voie réservée aux VOM dans la région de Toronto varie selon l’administration responsable de l’application de la loi et le type de voie réservée. Par exemple, les infractions sur des voies réservées d’autoroutes coûtent 110 $ et 3 points d’inaptitude. Sur les voies réservées d’artères principales de Toronto, les contraventions varient de 80 à 100 $. Dans la région de York, la contravention comprend deux points d’inaptitude. En C. B., les conducteurs reçoivent une contravention de 98 $ et deux points d’inaptitude. Pour ce qui est des voies réservées aux VOM d’Ottawa et de Gatineau, la contravention est de 100 $.
Le contrôle du respect des voies réservées aux VOM varie grandement d’une région à l’autre du Canada. Certains réseaux de voies, notamment sur certaines artères de Toronto et d’Ottawa/Gatineau, ne sont plus activement et efficacement surveillés. Le taux d’infraction aux heures de pointe varie de plus de 80 % sur les réseaux peu surveillés à moins de 10 % sur les réseaux surveillés adéquatement. Il est important de souligner que les taux de surveillance ne sont pas relevés de façon active pour de nombreux réseaux de voies canadiens.
Au Canada, des organisations et des services ont permis aux gens qui se déplacent d’utiliser plus facilement les voies réservées aux VOM dans leur région. La Jack Bell Foundation de Vancouver, SmartCommute de Toronto et Covoiturage allégo de Montréal aident les conducteurs et les passagers à former des groupes de covoiturage par voiture et par fourgonnette.
En général, les chercheurs et intervenants du domaine des transports s’entendent pour dire que la majorité des réseaux de voies réservées aux VOM sur des autoroutes et des artères principales du Canada ont atteint leurs objectifs principaux, soit de réduire la congestion, d’encourager le covoiturage et de raccourcir les temps de déplacement des véhicules à occupation multiple (et des autobus lorsqu’ils sont autorisés). Malheureusement, la quantité et la qualité des données appuyant cette constatation sont relativement limitées, particulièrement dans le cas des sources canadiennes.
En ce moment, il n’y a que certains centres au Canada et aux États-Unis qui ont établi des programmes continus de surveillance de leurs réseaux de voies réservées. Au Canada, le ministère des Transports de l’Ontario fournit les plus récentes statistiques dans le cadre de sa surveillance des voies réservées des autoroutes 403 et 404. Le tableau de la prochaine colonne illustre le succès de ce projet en particulier.
Malheureusement, le manque de données d’évaluation sur les réseaux de voies réservées aux VOM du Canada fait en sorte qu’il est difficile d’en évaluer les impacts plus en profondeur. Étant donné le nombre limité d’évaluations effectuées, la présente section donne un aperçu des résultats clés des réseaux de voies réservées aux VOM sur des autoroutes et des artères principales du Canada et des États-Unis.
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Aut. 403 en direction est |
Aut. 403 en direction ouest |
Aut. 403 en direction sud |
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| Utilisation prévue à l'heure de pointe: 1 an après l'ouverture | 650 | 650 | 1100 |
| Résultats initiaux: Volume à l'heure de pointe après les 2 premières semaines | 650 | 650 | 900 |
| Derniers résultats: Juin 2006 | 1100 | 1150 | 1250 |
*Source: Ministère des Transports de l"Ontario, 2006
Voici certaines constations récentes et pertinentes de recherches :
Plus particulièrement, le succès des dernières voies réservées aux VOM sur les autoroutes de Toronto appuie l’expansion rapide de ce type de voie prévue dans la province. L’ouverture de la prochaine voie réservée sur l’autoroute 404, de l’autoroute 401 à l’autoroute 7, est prévue à l’été 2007. Une voie réservée aux VOM sera aussi ouverte sur l’autoroute 417 à Ottawa. L’Ontario travaille aussi à la construction de nouvelles voies sur d’autres autoroutes, y compris la Queen Elizabeth Way (QEW).
Même si les promoteurs des voies réservées aux VOM reconnaissent que de telles voies représentent une solution économique de gestion de la congestion et un outil important de la GDT, l’appui en faveur des voies réservées n’est pas universel. Certains projets au Canada et aux États-Unis n’ont pas reçu beaucoup d’appui de la part du public et ont donc dû faire face à des pressions politiques. Selon une récente recherche, les trois situations suivantes peuvent faire en sorte qu’un projet de voies réservées aux VOM obtienne des résultats négatifs (Schijns, 2006) :
L’un des enjeux des voies réservées aux VOM, particulièrement dans le cas des voies réservées sur autoroute, est le fait qu’une voie réservée qui connaît du succès et qui est bien utilisée semble moins achalandée qu’une voie de circulation générale adjacente. Les détracteurs des voies réservées aux VOM utilisent cette remarque et affirment que les voies réservées sont sous-utilisées, même si ces dernières assurent les déplacements d’un nombre équivalent ou supérieur de personnes par rapport aux voies de circulation générale adjacentes.
Au Canada, l’enjeu du « syndrome de la voie vide » est aggravé par le manque de données collectées par les organismes de transport à travers le Canada pour illustrer les volumes « réels » de circulation des voies réservées. Cet enjeu prouve aussi le besoin de sensibiliser le public de façon continue et de faire une campagne de marketing sur les voies réservées aux VOM.
Un autre enjeu est la pression des autres groupes de conducteurs qui veulent utiliser les voies réservées. Les conducteurs des taxis, des motocyclettes, des véhicules de messagerie et des camions commerciaux ont tous mis de la pression, avec un succès variant d’un groupe à l’autre, afin de pouvoir utiliser les voies réservées aux VOM à différents endroits à travers le pays.
Plus récemment, des conducteurs de véhicules hybrides, après avoir exercé des pressions, ont été autorisés à utiliser les voies réservées aux VOM dans certaines administrations à titre de « récompense » pour avoir acheté un véhicule à haut rendement énergétique et peu polluant. En Californie, on appose sur les véhicules qui respectent les normes relatives au niveau d’émission un autocollant indiquant qu’il s’agit d’un véhicule peu polluant. Cet autocollant permet à ces véhicules à passager unique d’emprunter toutes les voies réservées aux VOM de l’État.
Dans les endroits où le rendement des voies réservées aux VOM semble être insuffisant, les couloirs de péage pour les VOM ont récemment été proposés. Les couloirs de péage pour VOM permettent aux véhicules à passager unique (VPU) d’emprunter la voie réservée aux VOM s’ils payent un droit. Les promoteurs voient les couloirs de péage pour VOM comme une façon viable d’introduire plus de principes du marché libre dans le monde des infrastructures et des services de transport. Trois couloirs de péage pour VOM sont actuellement utilisés aux É. U. et plusieurs autres sont à l’étape de la planification et du développement.
L’un des plus récents projets de couloir de péage pour VOM est un projet de conversion à une voie réservée aux VOM sur 12 kilomètres qui a été réalisé à Minneapolis (Minnesota) en mai 2005. Il en coûte chaque année 1,2 million de dollars US pour exploiter ce projet de 12 millions de dollars US, bien qu’une grande partie de ces coûts sera récupérée grâce au péage. Le système à haute technologie emploie un dispositif électronique de collecte du péage qui fixe le taux du péage en fonction des niveaux de congestion en temps réel sur l’autoroute (plus la congestion sur l’autoroute est grande, plus le taux au couloir de péage pour VOM est élevé). Le taux de péage maximal est de 8 $ US, et les taux moyens varient entre 1 et 4 $ US pendant les périodes de pointe, et de 0,25 $ US en dehors des périodes de pointe.
En dépit de la popularité et du succès relatif des couloirs de péage pour VOM, le mise en place de ceux ci a été limitée par leurs coûts additionnels. La plupart des coûts additionnels sont liés à leur technologie et aux besoins connexes en infrastructure, y compris une application plus complexe de la loi (les véhicules d’application de la loi doivent être munis d’appareils électroniques spéciaux afin de détecter si un VPU empruntant le couloir de péage pour VOM a l’émetteur de péage électronique requis).
Bien que les réussites soient beaucoup plus nombreuses que les échecs en ce qui touche les projets liés aux VOM, un des principaux chercheurs dans le domaine a relevé les caractéristiques suivantes pour la réussite d’un réseau pour VOM (Schijns, 2006) :
Un véhicule hybride à passager unique dans une voie réservée aux VOM.
Bien qu’aucun guide des pratiques exemplaires faisant autorité n’ait été produit, le Victoria Transportation Institute en C. B. a passé en revue les recherches récentes pour dresser la liste suivante de lignes directrices pour l’établissement d’un réseau pour VOM.
Le Oregon Department of transportation a également élaboré les critères suivants pour orienter les organismes de transport dans l’évaluation et la surveillance du rendement du réseau pour VOM de l’État. Les mêmes critères peuvent facilement s’appliquer aux réseaux canadiens.
Les coûts de l’élaboration d’une voie réservée aux VOM sur les autoroutes ou sur les artères principales varient largement, et ce, d’une administration à l’autre. Les coûts comprennent l’élaboration et la planification de projet, la construction, la gestion et l’application de la loi. Les réseaux pour VOM à voies séparées installés en permanence sur les autoroutes sont les plus chers à construire.
Au Canada, les coûts ont varié d’une modique somme de 50 000 $ (selon la valeur du dollar en 1991), pour un projet de voie réservée aux VOM de 1,1 kilomètre sur une artère principale à Ottawa, à 20 millions de dollars (selon la valeur du dollar en 2002), pour une voie centrale réservée aux VOM à sens interchangeable sur le pont Champlain, un pont interprovincial à trois voies, dans la région d’Ottawa Gatineau.
Les voies de contournement réservées aux VOM peuvent constituer une approche efficace de gestion de la congestion dans les secteurs où la congestion est intense, comme à cette approche du pont à Vancouver.
Les leçons apprises suivantes sont fondées sur la recherche récente et sur les réussites en matière de réseau pour VOM et peuvent être appliquées à la mise sur pied de nouveaux réseaux :
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