Essais de collisions avec des véhicules à basse vitesse

Transports Canada a mené des essais de collision de véhicules à basse vitesse pour déterminer ce qui arrive aux conducteurs et aux passagers lorsque ces véhicules entrent en collision avec des barrières fixes et avec d'autres véhicules qui satisfont à la réglementation sur les collisions.

Un véhicule à basse vitesse peut ressembler à une voiture, mais ça n’en est pas une. Il n’est pas obligé de satisfaire à un grand nombre de normes de sécurité (jusqu’à 40) contrairement à une voiture ordinaire. La classe de véhicules à basse vitesse était prévue à l’origine pour des environnements à basse vitesse contrôlés, comme des ensembles résidentiels protégés, où le risque pour un véhicule à basse vitesse d’entrer en collision avec un véhicule plus rapide serait moindre que sur une voie publique. Les résultats d’essais de collision effectués par Transports Canada confirment que les véhicules à basse vitesse offrent un niveau de protection des occupants bien inférieur aux voitures conventionnelles.

Vidéos d’accidents de VBV
Même si les vidéos de VBV ne présentent que deux marques de VBV pour des fins d’illustration, TC exprime toutefois des préoccupations pour toutes les marques de VBV puisque ceux-ci n’ont pas à satisfaire aux normes de sécurité relatives aux accidents.


Automobiles qui respectent toutes les normes de sécurité

Les automobiles doivent satisfaire à plus de 40 normes de sécurité (alors que les VBV ne doivent satisfaire qu’à 4 normes). Ces normes de conception et de rendement comprennent la protection des occupants lors de collisions frontales, latérales et arrière.

Par conséquent, on exige que les véhicules ordinaires soient construits beaucoup plus solidement que les VBV, ce qui réduit les risques de blessures et de décès des occupants. Cependant, le niveau de risque dépend de la sévérité de l’accident ainsi que de la conception et du degré de protection des différents modèles. Les risques sont donc réduits sans toutefois être éliminés.

Les automobiles sont habituellement conçues avec une robuste structure de compartiment des occupants. L’avant et l’arrière des véhicules comportent généralement des « zones déformables » qui absorbent de l’énergie, réduisent la sévérité des forces transmises aux occupants et contribuent ainsi à leur protection. Les portes comprennent normalement des plaques d’acier estampé et des matériaux absorbant l’énergie. Avec les piliers verticales en métal rigide, elles aident à réduire l’intrusion d’un autre véhicule et à diminuer les risques de contact direct avec les occupants.

La conception de l’intérieur des automobiles protège également les occupants des contacts violents avec des composantes de l’habitacle.

Lors des collisions frontales, les systèmes de ceintures de sécurité (qui comprennent souvent des dispositifs sophistiqués de réduction des blessures comme des capteurs d’impact, des prétendeurs et des limiteurs de charge) fonctionnent en parallèle avec les coussins gonflables afin de réduire les risques d’impact de la tête ou du thorax contre le volant et le tableau de bord.

Durant les collisions arrière, les appuie-têtes, les dossiers, les ancrages de siège, et les ceintures de sécurité assurent la protection des occupants.

Dans le cas des collisions latérales, si le véhicule est muni de rideaux latéraux, il y a moins de risques que la tête des occupants soit directement heurtée par un autre véhicule.

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