Opérations

Certains navires de croisière sont renforcés pour la navigation dans les glaces, mais rarement au niveau d’un brise-glaces. C’est la classification du bâtiment qui détermine les concentrations de glace et épaisseurs de banquise dans lesquelles peuvent naviguer les navires de croisière. L’Organisation maritime internationale a produit des directives à l’intention des navires de croisière*, pour faciliter leur exploitation sécuritaire, responsable et durable. Pour de plus amples renseignements, les exploitants sont invités à consulter la publication Navigation dans les glaces en eaux canadiennes.

Planification du trajet

Dans la planification d’un voyage, l’exploitant du navire de croisière est tenu de comparer l’itinéraire du bâtiment aux tableaux du système de zones et de dates pour établir si le trajet est conforme, et s’il est assujetti au Système des régimes de glaces pour la navigation dans l’Arctique (SRGNA). L’application du SRGNA met en cause plusieurs facteurs, notamment la présence à bord d’un officier de navigation dans les glaces qualifié. Le Règlement sur la prévention de la pollution des eaux arctiques par les navires (RPPEAN) prescrit les conditions dans lesquelles le recours à un officier de navigation dans les glaces est requis. Peu importe les conditions des glaces ou la classification du bâtiment pour les glaces, la réussite d’un voyage est imprévisible.

Carburant et eau

Un brise-glace et un navire de croisière dans l’Arctique canadien. Photo - Ross MacDonald, Transports CanadaL’exploitant d’un navire de croisière doit s’assurer que le bâtiment a des réserves de carburant suffisantes pour le voyage prévu, conformément aux exigences du RPPEAN. La quantité de carburant nécessaire fait partie des renseignements à communiquer au Système de trafic de l’Arctique canadien (NORDREG) avant de pénétrer dans la première Zone de contrôle de la sécurité de la navigation. Le RPPEAN prescrit que tous les bâtiments naviguant dans les zones doivent comporter à bord des quantités suffisantes de carburant et d’eau pour compléter le voyage prévu et quitter toutes les zones. Sur ce plan, la capacité d’un bâtiment de produire sa propre eau douce sera prise en compte. L’exploitant de la croisière doit prendre des dispositions spéciales à l’avance si le bâtiment doit se réapprovisionner en carburant ou en eau en cours de voyage, car il n’y a pas d’installations de ravitaillement en carburant ou en eau dans l’Arctique.

Projecteurs

Il est toujours considérablement risqué de naviguer dans les glaces au crépuscule ou dans l’obscurité. L’utilisation de projecteurs peut aider un bâtiment à quitter une zone de risque pour une position plus sécuritaire. On recommande aux navires de croisière de s’équiper de puissants projecteurs au xénon, installés au-dessus du pont et commandés depuis le pont. La navigation nocturne n’est pas recommandée; il est habituellement plus sécuritaire d’immobiliser le bâtiment et d’attendre l’aube.

* version anglaise seulement
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