Bien que l’on ait habituellement perçu les eaux de ballast comme principal vecteur d’espèces envahissantes, la salissure marine de la coque peut également être en cause. La salissure de la coque survient lorsque des organismes, notamment des invertébrés, se fixent à la coque du bâtiment et à ses appendices immergés. Ils créent ainsi de petites communautés vivantes qui se déplacent avec le bâtiment vers des zones où ils peuvent devenir des espèces envahissantes. La salissure marine et le risque connexe d’introduction d’espèces exotiques étaient traditionnellement atténués par l’utilisation de divers systèmes antisalissure.

Contrôle réglementaire

Jusqu’à récemment, un système populaire faisait appel à une peinture au tributylétain appliquée sur la coque et les parties immergées.

L’on sait maintenant que le tributylétain peut facilement être lessivé depuis la peinture et qu’une fois libéré, il est hautement toxique pour la vie marine. La substance était récemment interdite en vertu d’une convention de l’OMI, la Convention internationale sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires de 2001*, et de directives subséquentes de l’OMI. Le régime réglementaire canadien, qui donne effet aux dispositions de la Convention, est énoncé à la section 7 du Règlement sur la prévention de la pollution par les navires et sur les produits chimiques dangereux. Il existe d’autres méthodes pour prévenir la salissure marine, notamment le nettoyage régulier de la coque, et d’autres systèmes en développement. L’interaction du bâtiment et de la glace a un effet particulièrement abrasif sur la peinture de la coque, et il faut souvent prendre des mesures spéciales à cet égard.

* version anglaise seulement
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Le brise-glace Henry larsen de la Garde côtière canadienne