Système des régimes de glaces pour la navigation dans l’Arctique (SRGNA)

Le Système des régimes de glaces pour la navigation dans l’Arctique (SRGNA) est une norme réglementaire actuellement appliquée seulement hors du système de zones/dates (SZD), comme l’exige le Règlement sur la prévention de la pollution des eaux arctiques par les navires. Grâce au succès du SRGNA , il est possible d’en accroître l’application, en utilisant le SZD comme système de directives. En appliquant le SRGNA, il faut tenir compte de la visibilité, de la vitesse du bâtiment, de la manœuvrabilité, de la disponibilité d’une escorte de brise-glace et des connaissances et de l’expérience de l’équipage.

Le SRGNA vise à réduire au minimum le risque de pollution dans les eaux arctiques découlant des dommages causés aux bâtiments par la glace, à mettre l’accent sur la responsabilité de l’armateur et du capitaine en matière de sécurité et à mettre en place un cadre souple en prévision du processus décisionnel. Le système s’applique aux bâtiments CAC et type (catégorie de la Baltique) et exige des renseignements exacts sur la planification du voyage, des cartes des glaces actuelles et l’observation constante des conditions glacielles.

Le SRGNA constitue un processus en quatre étapes.

Tout d’abord, l’utilisateur caractérise le régime de glaces. Le régime de glaces est une région couverte de glace présentant des conditions glacielles plus ou moins uniformes. Le régime de glaces tient compte de plusieurs facteurs importants liés à la glace, notamment sa concentration, son épaisseur, son âge, son état de détérioration et sa rugosité.

Deuxièmement, on obtient les multiplicateurs glaciels déterminés par la classe du bâtiment. Comme des bâtiments différents ont des capacités différentes dans les eaux prises par les glaces, chaque bâtiment est évalué et intégré à une classe de bâtiment. Cette cote reflète la solidité, le déplacement et la puissance du bâtiment. On tient compte des dommages à risque relatif causé à un bâtiment par divers types de glaces en appliquant des facteurs de « pondération » appelés les multiplicateurs glaciels.

Troisièmement, l’information sur le régime de glaces et les multiplicateurs glaciels est combinée afin d’établir le numéral glaciel. (Le numéral glaciel est un calcul simple qui concerne la résistance du bâtiment au danger que posent les différents régimes de glaces.)

Enfin, on utilise le numéral glaciel pour décider si le bâtiment doit passer ou prendre une autre route. Les régimes de glaces non susceptibles d’être dangereux présentent des numéraux glaciels de zéro ou positifs, alors que les régimes pouvant être dangereux présentent des numéraux glaciels négatifs. Comme toujours, la sécurité du bâtiment est la responsabilité du capitaine.

Une section de glace de plusieurs années entourée de glace de première année.L’entrée intentionnelle dans un régime de glaces négatif hors du système de zones/dates est interdite. Le capitaine peut envisager de prendre une des mesures suivantes :

  • Choisir une autre route
  • Demander des renseignements sur les glaces plus récents ou de meilleure qualité
  • Attendre que les conditions météorologiques ou glacielles s’améliorent
  • Demander l’aide d’un brise-glace en appelant NORDREG

Lorsque l’entrée est permise, les navigateurs doivent sélectionner une vitesse qui leur permettra d’éviter les impacts avec les glaces qui peuvent causer des dommages.

Lorsque le SRGNA est utilisé dans le cadre de voyages effectués hors des limites du SZD actuel, un officier de navigation dans les glaces qualifié doit se trouver à bord des bâtiments et il faut présenter le message de routage en régime de glaces et le rapport postérieur aux opérations au centre des Services de communications et de trafic maritimes de la Garde côtière canadienne (NORDREG) le plus près.

Système des régimes de glaces pour la navigation dans l’Arctique

Guide illustré du Système des régimes de glaces pour la navigation dans l’Arctique – TP 14044

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