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Sauvetage / Détresse

Équipement de sécurité nautique 

Équipement de détresse

Communications d’urgence

Équipement de sécurité nautique

ligne d’attrape flottante

Lignes d’attrape flottantes

Pour la plupart des embarcations de plaisance, des lignes d’attrape flottantes d’au moins 15 m (49 pi 3 po) de longueur font partie de l’équipement obligatoire.

 

bouée de sauvetage rouge

Bouées de sauvetage

Lorsque vous achetez une bouée de sauvetage, vérifiez qu’elle porte bien l’autocollant d’homologation de Transports Canada. Rangez ce matériel à portée de la main. Une bouée de sauvetage doit avoir au moins 610 mm de diamètre. Les bouées de sauvetage de diamètre inférieur ou en forme de fer à cheval ne sont pas des types approuvés.

 

Dispositif de remontée à bord

dispositif de remontée à bordUn dispositif de remontée à bord permet à une personne se trouvant dans l’eau de remonter dans l’embarcation. Une échelle de traverse ou une échelle de plate-forme de baignade satisfait à cette exigence.

 

Dispositif de propulsion manuelle

deux différents types d’avirons

Un dispositif de propulsion manuelle peut être :

  • une paire de rames;
  • une pagaie;
  • tout autre dispositif qui peut être utilisé manuellement ou avec les pieds par une personne pour propulser une embarcation, ce qui comprend le gouvernail manipulé de gauche à droite d’un mouvement continu sur un petit voilier non ponté ou une roue à aubes sur une embarcation à pagaies.

Il est prudent d’emporter une pagaie ou un autre dispositif de propulsion de rechange, mais un seul dispositif est nécessaire pour respecter l’exigence.

Écopes et pompes à main
contenant blanc en plastique partiellement coupé pour former une écope

Une écope doit avoir une contenance minimale de 750 ml, avec une ouverture d’au moins 65 cm2 (10 po2), et être fabriquée de plastique ou de métal. Si vous avez une pompe à main, le tuyau doit être de longueur suffisante pour permettre à une personne utilisant la pompe de vider l’eau de cale par-dessus bord.

L’écope ou la pompe à main ne sont pas obligatoires sur les embarcations multicoques à divisions multiples fermées (exemple courant : le bateau ponton) ou sur les voiliers dotées d’un cockpit encastré qui ne peut contenir une quantité d’eau suffisante pour faire chavirer l’embarcation.

Comment fabriquer une écope à partir d’une bouteille de plastique rigide de quatre litres (utile pour les petites embarcations non pontées).

Rincez soigneusement, puis :

  1. vissez le bouchon;
  2. découpez le fond;
  3. coupez le côté de la poignée, jusqu’à la poignée.

Ancres

ancre avec une cordePour jeter l’ancre, il ne suffit pas simplement de la lancer par-dessus bord. Si votre ancre et son câble ne sont pas de poids et de longueur appropriés, le vent et les mouvements de l’eau peuvent faire glisser l’ancre, et l’embarcation dérivera.

Cette situation est particulièrement dangereuse si vous dormez, ou si vous nagez à proximité de l’embarcation. Assurez-vous que votre embarcation est bien ancrée, et soyez attentif aux signes de glissement de l’ancre.

Extincteurs portatifs

extincteurs portatifsLes incendies de types différents exigent des types différents d’extincteurs. À l’heure actuelle, deux catégories d’extincteurs sont requises en vertu du Règlement sur les petits bâtiments, soit les extincteurs de classe B, pour les combustibles liquides comme l’essence et l’huile, et les extincteurs de classe C pour les incendies d’origine électrique.

Le chiffre précédant la lettre de la classe correspond à l’efficacité relative de lutte contre l’incendie. Ainsi, un extincteur de classe 3B éteindra un incendie plus important qu’un extincteur de classe 2B. Bien que le Règlement n’impose que la classe BC, choisissez de préférence un extincteur de classe ABC. Le type d’extincteur que vous choisissez doit être répertorié et approuvé par les Laboratoires des assureurs du Canada (ULC) s’il est fabriqué au Canada.

Habituellement, les extincteurs sont approuvés pour usage maritime par ces organismes :

  • Underwriters Laboratories (UL);
  • Laboratoires des assureurs du Canada (ULC);
  • Garde côtière des États-Unis (pour usage maritime).

extincteurs au halonIl n’est plus permis de recharger les extincteurs au halon.

Vérifiez souvent si l’extincteur est chargé à sa bonne pression de fonctionnement, et veillez à ce que vous-mêmes et vos invités sachent comment l’utiliser.

L’entretien, la réparation et la recharge doivent être confiés à du personnel qualifié, conformément aux instructions du fabricant.

Lorsqu’il s’agit d’extincteurs chimiques, retirez-les de leur support environ une fois par mois et secouez-les vigoureusement en les renversant pour éviter que l’agent extincteur ne s’agglutine et ne durcisse dans le fond.

Comment agir en cas d’incendie

Si un petit incendie se déclenche, activez un extincteur et orientez le jet vers la base des flammes. Balayez de gauche à droite le jet sur la source des flammes en poursuivant le mouvement quelques secondes après l’extinction complète du feu. Autrement, l’incendie pourrait se rallumer, et il ne vous resterait peut-être pas suffisamment de produit extincteur pour l’éteindre à nouveau.

Si votre embarcation est en mouvement lorsque l’incendie commence, positionnez l’embarcation de façon à vous placer dos au vent et face à l’incendie, et arrêtez le moteur si les conditions météorologiques permettent de le faire en sécurité. Assurez-vous que chaque personne à bord porte un dispositif de flottaison, contrôlez l’incendie avec l’extincteur et, si c’est sécuritaire, coupez l’alimentation en carburant.

Le Règlement sur les petits bâtiments ne traite pas des systèmes d’extinction automatique que peuvent comporter certaines embarcations de plaisance. Même si votre embarcation est dotée d’un système de ce type, vous devez disposer des extincteurs portatifs mentionnés dans la section sur les exigences en matière d’équipement minimal du présent Guide. Pour plus de détails sur le soin et l’entretien des extincteurs, communiquez avec l’organisme ULC ou le fabricant.

Équipement de détresse

Lampe de poche étanche

Pratiquement toutes les embarcations de plaisance doivent être munies d’une lampe de poche étanche ou de signaux pyrotechniques de détresse. En cas de panne de courant, la lampe de poche étanche pourrait bien être le seul moyen d’envoyer un signal de détresse.

pièces pyrotechniques de détresse deux contenants de pièces pyrotechniques de détresse : l’un est fermé et l’autre ouvert avec le contenu exposé

Pièces pyrotechniques de détresse

Utilisez des pièces pyrotechniques de détresse seulement en situation de véritable détresse. À l’achat, assurez-vous qu’il s’agit de pièces pyrotechniques approuvées par Transports Canada, de l’un des quatre types A, B, C ou D.

Une pièce pyrotechnique aérienne doit être projetée à angle contre le vent. Si le vent est fort, réduisez l’angle jusqu’à un maximum de 45 degrés. Une pièce pyrotechnique n’est valide que pendant une période de quatre ans à compter de la date de fabrication indiquée sur chaque pièce. Pour éliminer vos pièces périmées, renseignez-vous auprès des services de police ou d’incendie, ou d’un Centre de Transports Canada.

Conservez les pièces en position verticale dans un endroit frais et sec (par exemple, dans un contenant étanche) pour préserver leur efficacité, tout en les gardant facile d’accès en cas d’urgence.

Les embarcations de plaisance de 6 m (19 pi 8 po) ou moins de longueur et qui ne sont pas propulsées par un moteur sont dispensées de l’obligation de transporter à bord des pièces pyrotechniques de détresse.

De plus, les pièces pyrotechniques de détresse ne sont pas requises à bord d'une embarcation de plaisance :

  • si elle navigue sur un cours d’eau, un canal ou un lac où elle ne peut à aucun moment se trouver à plus d’un mille marin (1,852 km) de la rive, ou
  • si elle participe à une course officielle ou aux derniers préparatifs en vue d’une course officielle et que l’embarcation n’est pas équipée de couchettes.
fusée à parachute de type a lancée de loin

Type A : Parachute

  • Étoile rouge simple.
  • Lorsque lancée, monte jusqu’à 300 m (984 pi) et redescend lentement à l’aide d’un parachute.
  • Facilement visible depuis la surface ou les airs.
  • Brûle pendant au moins 40 secondes.

Type B : Étoiles multiples
fusée à étoiles multiples de type b lancée de loin

  • Deux étoiles rouges ou plus.
  • Lorsque lancées, montent jusqu’à 100 m (328 pi) et chaque étoile brûle pendant quatre ou cinq secondes.
  • Facilement visible depuis la surface ou les airs.

Certaines pièces de type B ne projettent qu’une étoile à la fois. Lorsque l’on utilise ce type de pièce à une seule étoile, il faut lancer deux pièces dans un intervalle d’au plus 15 secondes. Il vous faut alors deux fois plus de cartouches pour respecter le Règlement.

Type C : À main

  • adulte debout sur le bord de la proue tenant un artifice éclairant à main de type c Flamme rouge au bout d’une torche à main.
  • Visibilité limitée à la surface.
  • Meilleur moyen de faciliter un repérage exact depuis les airs.
  • Brûle pendant au moins une minute.

Évitez de regarder directement la flamme de la pièce, et tenez-la à distance de l’embarcation et sous le vent pour l’allumer.

Type D : Fumigène (flottant ou à main)
plusieurs adultes à bord d’un bateau font des signaux de détresse; un adulte tient une pièce fumigène à main de type d

  • Produit une fumée orange dense pendant
    • flottant : trois minutes
    • à main : 50 secondes
  • À utiliser de jour seulement.
  • Certains types fabriqués spécialement pour les embarcations de plaisance ont une durée d’une minute et se vendent en paquets de trois.

Placez la pièce fumigène sous le vent et suivez strictement les instructions.

Communications d’urgence

Que faire en cas d’urgence?

plusieurs adultes à bord d’un bateau; l’un d’eux tient une pièce fumigèneFaites preuve de jugement, n’attendez pas au dernier moment pour appeler! Savoir comment émettre des messages de détresse et demander de l’aide en cas d’urgence peut faire la différence entre la vie et la mort.

Communications radio maritimes

Les diverses composantes du matériel de sécurité et de détresse réglementé tel que :

  • représentant de la garde côtière canadienne à la barre qui parle dans un dispositif radiola radio maritime VHF (dotée d’une nouvelle fonction d’appel sélectif numérique – ASN – canal 70);
  • la radio maritime MF/HF – radio ASN;
  • les radiobalises de localisation des sinistres (RLS);
  • le système NAVTEX;
  • le système Inmarsat

constituent globalement le nouveau système international appelé Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). Ces composantes permettent d’assurer la transmission rapide d’un signal de détresse à la Garde côtière et aux navires qui se trouvent à proximité.

Sans être obligatoire, la présence de matériel compatible au SMDSM à bord des embarcations de plaisance est recommandée. Si votre embarcation comporte ce genre de matériel, raccordez-le à un récepteur de Système de positionnement global (GPS) pour que votre position exacte soit transmise automatiquement sous forme d’appel de détresse en format numérique en cas d’urgence.

radios maritimes vhf et gps

Radios maritimes VHF et GPS

La radio maritime VHF est généralement le moyen le plus efficace et le plus sûr pour transmettre un appel d’alerte. Si vous possédez une radio maritime VHF, demeurez à l’écoute du canal 16. Sachez où vous vous trouvez en tout temps et soyez prêt à décrire votre position avec précision.

Si vous faites l’achat d’une radio VHF, assurez-vous qu’elle est dotée de la nouvelle fonction d’appel sélectif numérique (ASN) sur le canal 70. Cette fonction assure une veille automatique des appels de détresse. La Garde côtière canadienne a mis ses installations à niveau pour assurer les services d’alerte ASN du canal 70 dans de nombreuses zones.

Rappelez-vous que le canal 16 de la radio VHF est réservé exclusivement aux appels et aux situations d’urgence. Si vous appelez un autre navire sur le canal 16, transférez votre appel sur une fréquence d’exploitation pour poursuivre votre conversation. Le canal 70 de la radio VHF devrait servir uniquement aux communications ASN (numériques), et non aux communications vocales. Quiconque utilise une radio VHF doit suivre les procédures décrites dans le Règlement sur les pratiques et les règles de radiotéléphonie en VHF.

Pour profiter au maximum des avantages de ce système automatisé, obtenez un numéro d’identification du service mobile maritime (ISMM) de neuf chiffres. Votre guide d’utilisateur vous expliquera cette caractéristique et la façon de transmettre un appel ASN à un autre bâtiment ou à une station à terre capable de recevoir ce genre d’appels. Les numéros ISMM sont affectés gratuitement par Industrie Canada; pour plus de renseignements, composez le 1-800-667-3780 ou visitez le site web suivant : Industrie Canada.

Si vous disposez d’un radiotéléphone VHF, en cas de danger grave et imminent (par exemple, votre embarcation prend l’eau et elle risque de couler ou chavirer), utilisez le canal 16 et répétez « Mayday » trois fois. Ensuite, indiquez le nom de votre embarcation et sa position, la nature du problème et le type d’aide requis.

Si vous avez besoin d’aide sans être en danger immédiat (par exemple, votre moteur est en panne et vous êtes incapable de regagner le rivage), utilisez le canal 16 et répétez « Pan Pan » trois fois. Ensuite, indiquez le nom de votre embarcation et sa position, la nature du problème et le type d’aide requis.

Une caractéristique importante des radios VHF/ASN réside dans le fait qu’elles peuvent lancer un signal d’alerte qui signalera à la Garde côtière et aux bâtiments dans votre secteur que vous avez besoin d’une aide immédiate. Pour savoir dans quelles zones les services VHF/ASN sont disponibles, consultez le site Garde côtière canadienne ou communiquez avec un centre des Services de communications et de trafic maritimes de la Garde côtière canadienne.

À l’heure actuelle, tous les utilisateurs de radio VHF sont tenus de détenir un certificat restreint d’opérateur maritime. Pour plus de renseignements sur les procédures et les exigences relatives aux permis de radiotéléphonie, veuillez communiquer avec le bureau local d’Industrie Canada ou avec les Escadrilles canadiennes de plaisance au 1 888 CPS-BOAT.

Système de positionnement global (GPS)

système de positionnement global (gps)De plus en plus de plaisanciers se fient au GPS pour connaître leur position sur l’eau. Le GPS est un système mondial de radionavigation constitué d’un réseau de satellites et de stations de surveillance.

Le récepteur peut déterminer votre position n’importe où sur la planète avec une marge d’erreur de 30 mètres. La Garde côtière fournit aussi un GPS différentiel muni d’un système de surveillance de l’intégrité du signal, qui réduit la marge d’erreur à 10 mètres.

Si votre embarcation de plaisance est munie d’un récepteur GPS, vous auriez avantage à le raccorder à votre radio ASN. De cette façon, si vous lancez un signal de détresse, les responsables des secours connaîtront immédiatement votre position exacte et pourront vous atteindre plus rapidement.

Radiobalises de localisation des sinistres (RLS)

radiobalise de localisation des sinistres (rls) installée sur un poteauLes radiobalises flottantes de détresse peuvent être activées manuellement, ou émerger librement d’une embarcation qui a coulé ou chaviré, en émettant leur signal pendant des heures. Le signal communique votre position à un réseau de satellites, qui la retransmettent aux Centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage.

En cas d’urgence, ce dispositif est d’une valeur inestimable. Les RLS ne sont pas obligatoires à bord d’une embarcation de plaisance, mais il est fortement recommandée d’en avoir à bord.

Les RLS doivent être enregistrées au Registre canadien des balises de localisation, en composant le 1-877-406-7671, ou à l’adresse suivante : www.Canadianbeaconregistry.forces.gc.ca.

Téléphones cellulaires et indicatif *16

téléphones cellulaires et indicatif *16Grâce au téléphone cellulaire, vous pouvez communiquer directement avec un Centre de coordination de sauvetage, en composant l’indicatif *16 pour entrer en contact avec un Centre des Services de communications et du trafic maritimes de la Garde côtière canadienne. Cependant, un téléphone cellulaire n’est pas aussi fiable qu’une radio maritime et ne représente pas non plus le meilleur moyen pour lancer un appel de détresse.

Un téléphone cellulaire peut perdre le signal de réception ou tomber en panne lorsqu’il est mouillé. Un appel depuis un cellulaire n’alerte pas les embarcations à proximité de votre situation de détresse, alors qu’ils pourraient être les mieux en mesure de vous aider s’ils entendaient votre message d’alerte. Contrairement aux transmissions par VHF, les signaux de certains téléphones cellulaires ne permettent pas aux sauveteurs de vous retracer.

Les fournisseurs de service cellulaire n’offrent pas tous le service *16; communiquez avec votre fournisseur pour savoir si ce service est disponible à partir de votre téléphone. 

 
Date de modification :
2011-12-22