La partie II du Code canadien du travail a pour objet de prévenir les accidents et les maladies professionnels. Les paragraphes suivants donnent un aperçu des principales dispositions de cette partie du Code. CCT : 122.1
(Retourner à l'Introduction)Champ d'application
Dans le secteur de compétence fédérale, les lois sur la santé et la sécurité au travail ont été regroupées dans le Code canadien du travail. Ainsi, le Code s'applique aux secteurs d'activité économique suivants à l'échelle interprovinciale et internationale :
NOTE : La partie II du Code canadien du travail ne s'applique pas à certaines entreprises régies par la Loi sur le contrôle de l'énergie atomique. CCT : 123.1
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L'employeur doit veiller à la santé et à la sécurité des employés lorsqu'ils sont au travail en appliquant les normes établies dans le Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail. Il doit voir à ce que les éléments ci-dessous soient conformes aux normes en question :
* Les produits contrôlés sont précisés dans le Règlement sur les produits contrôlés pris en vertu de la Loi sur les produits dangereux. Il s'agit de tout produit qui répond aux critères d'inclusion dans l'une des six catégories suivantes : gaz comprimés, matières inflammables et combustibles, matières comburantes, matières toxiques et infectieuses, matières corrosives et matières dangereusement réactives.
En tout lieu de travail à ciel ouvert ou souterrain, utilisé dans l'exploitation d'une mine et placé sous l'entière responsabilité de l'employeur des employés de la mine, l'employeur doit :
Il incombe en général à l'employé de prendre les mesures nécessaires et raisonnables pour assurer sa propre santé et sa propre sécurité, de même que celles de toute autre personne qui risque de subir les conséquences de ses actes. L'employé doit également :
Le Code canadien du travail confère aux employés les trois droits suivants :
Droit de connaître
En vertu du Code, l'employé a le droit d'être informé de tous les risques connus ou prévisibles présents dans son lieu de travail et de bénéficier de l'information, de la formation, de l'entraînement et de la supervision nécessaires à la protection de sa santé et de sa sécurité.Par l'entremise du comité de santé et de sécurité ou du représentant, l'employé a le droit d'accéder aux rapports du gouvernement ou de l'employeur concernant la santé et la sécurité des employés, mais non aux dossiers médicaux de qui que ce soit, sauf si la personne concernée y consent. CCT : 125
Droit de participer
Par l'entremise de leurs représentants en matière de santé et de sécurité, ou des membres de leur comité de santé et de sécurité, les employés ont le droit et la responsabilité de participer à la détermination et au règlement des problèmes relatifs à la santé et à la sécurité au travail. CCT : 135Droit de refuser d'exécuter un travail dangereux
Un employé au travail a le droit de refuser d'exécuter un travail dangereux s'il a des motifs raisonnables de croireRefus d'exécuter un travail dangereux
(Retourner à l'Introduction) (Retourner au début)Droits reconnus par la loi
En vertu de la partie II du Code canadien du travail, un employé a le droit de refuser d'exécuter un travail dangereux, et cela, sans risque de perdre son emploi ou la rémunération qu'il en retire. Il doit avoir des motifs raisonnables de croire que l'utilisation d'un certain équipement ou l'exposition à une certaine situation dans son lieu de travail constitue un danger pour lui-même ou pour un autre employé. CCT : 127Exceptions
Plusieurs restrictions s'appliquent au droit de refuser d'exécuter un travail dangereux.Un employé ne peut pas refuser de travailler en vertu des dispositions sur la santé et la sécurité prévues dans le Code si son refus met directement en danger la vie, la sécurité ou la santé d'une autre personne, ou si le danger perçu fait partie intégrante de son travail ou constitue dans ce cas une condition normale d'emploi.
En outre, la procédure pour refuser un travail dangereux est différente dans le cas de l'employé qui travaille à bord d'un navire ou d'un aéronef en service. En effet, lorsque cet employé désire exercer son droit de refuser d'exécuter un travail, il doit en aviser immédiatement la personne responsable du navire ou de l'aéronef. Le responsable décidera de permettre ou non le refus en tenant compte des exigences de la sécurité à bord du navire ou de l'aéronef. Si le refus n'est pas permis, on s'occupera du problème lorsque le navire ou l'aéronef arrivera à sa première destination au Canada. L'employé peut alors exercer son droit de refus selon les modalités décrites ci-dessous. CCT : 127(2)
Modalités d'exercice du droit de refus
Rapport à l'employeur
La première démarche à faire pour un employé qui exerce son droit de refuser d'exécuter un travail dangereux consiste à signaler immédiatement son refus à son supérieur immédiat et au représentant en matière de santé et de sécurité ou à un membre du comité de santé et de sécurité.Enquête de l'employeur
L'employeur doit ensuite faire enquête en présence de l'employé ainsi qu'en compagnie soit d'un membre du comité de santé et de sécurité ne faisant pas partie de la direction, soit du représentant. S'il n'y a ni représentant, ni comité, l'enquête doit se faire en présence d'au moins une personne choisie par l'employé qui exerce son droit.Maintien du refus
Lorsque l'employeur juge qu'il n'y a pas de danger ou prend les mesures nécessaires pour l'éliminer et que l'employé continue d'avoir des raisons de croire que le danger existe toujours, il peut persister dans son refus d'exécuter le travail. Dans ce cas, l'employeur et l'employé doivent communiquer avec un agent de sécurité.Réaffectation de l'employé
Jusqu'à ce que l'agent de sécurité arrive sur les lieux et tant qu'il n'a pas enquêté et rendu sa décision, l'employeur ne peut affecter un autre employé au travail en question, à moins que ce dernier n'ait été informé du refus de son collègue. Entre-temps, l'employeur peut demander à l'employé qui refuse de travailler de demeurer à un endroit sûr près de son lieu de travail ou l'affecter à un autre travail convenable.Enquête et décision de l'agent de sécurité
En présence de l'employeur et de l'employé (ou du représentant de l'employé), l'agent de sécurité enquête sur le refus de travailler, décide s'il y a effectivement danger et informe les deux parties de sa décision.Conséquences de la décision
Si l'agent de sécurité juge qu'il y a un danger, il donne à l'employeur des instructions visant à corriger la situation. L'employé peut continuer de refuser de travailler jusqu'à ce que l'employeur donne suite à ces instructions.Si l'agent de sécurité décide qu'il n'y a pas de danger, l'employé n'a plus le droit de refuser de travailler en vertu du Code. Il peut cependant interjeter appel concernant la décision de l'agent de sécurité.
Appels
Les demandes de révision de la décision d'un agent de sécurité peuvent être soumises à l'agent de sécurité, lequel les soumettra au Conseil canadien des relations du travail ou, dans le cas de la Fonction publique, à la Commission des relations de travail dans la fonction publique. La demande doit être présentée par écrit dans les sept jours suivant celui où l'agent de sécurité aura communiqué sa décision. CCT : 129Il est important que vous sachiez ceci :
Le Code canadien du travail accorde à l'employé le droit de porter plainte auprès du Conseil canadien des relations du travail par suite d'un congédiement, d'une mise en disponibilité, d'une suspension ou d'autres sanctions.
L'employé dispose de 90 jours à compter de la date où les mesures sont prises contre lui pour déposer une plainte auprès du Conseil. Pour bénéficier de la protection du Code, vous devez avoir observé la marche à suivre prescrite.
Si vous en appelez auprès du Conseil en alléguant que des mesures disciplinaires ont été prises contre vous parce que vous vous êtes prévalu de votre droit de refus, il appartiendra à votre employeur de faire la preuve que tel n'est pas le cas.
La décision du Conseil sera finale.
Toutefois, vous pouvez faire appel à la décision du Conseil à la Cour fédérale.
RAPPELEZ-VOUS BIEN CECI :
Il est très important d'observer la marche à suivre quand vous refusez d'exécuter un travail dangereux.
Pour exercer votre droit de refus, vous devez avoir des motifs raisonnables de croire qu'il y a une situation dangereuse dans votre lieu de travail ou que l'utilisation d'une machine ou d'une chose présente un danger pour vous ou pour un autre employé.
Il ne faut pas abuser du droit de refuser d'exécuter un travail dangereux. Ce droit n'existe que pour vous protéger.
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