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Chapitre 6 - Prévention et préparation aux situations d'urgence

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Planification des voyages

La façon la plus sûre d'éviter les aléas et les situations périlleuses est de bien planifier votre voyage avant de partir.

C'est pour cette raison que la Règle 34 du chapitre V de la Convention sur la sauvegarde de la vie en mer (Convention SOLAS) et le Règlement sur les cartes marines et les publications nautiques (1995) exigent que les capitaines s'assurent que la planification du voyage prévu a été faite.

Le niveau de planification pour un petit bâtiment varie selon la taille du bateau, de son équipage et la durée du voyage.

En planifiant un voyage, il faut tenir compte des éléments suivants :

  • La météo – consultez les prévisions météo avant de quitter la rive et consultez régulièrement les mises à jour si vous planifiez un voyage d'une certaine durée.
  • Les marées – consultez les prévisions sur les marées durant votre voyage et assurez-vous qu'elles ne nuiront pas à votre plan.
  • Les limites du bâtiment – déterminez si votre bâtiment est en mesure d'entreprendre le voyage prévu – notamment en cas de mauvais temps – même si la météo prévoit du beau temps.
  • Les provisions – assurez-vous que vous ne manquerez de rien; prévoyez des suppléments en cas de difficultés.
  • Les écueils à la navigation – assurez-vous de connaître les dangers de la navigation que vous risquez de rencontrer durant votre voyage. Cela veut dire habituellement qu'il faut consulter des cartes et un recueil de cartes de pilotage à jour.
  • Les plans d'urgence – ayez toujours un plan de secours au cas où les choses tourneraient mal. Avant votre départ, réfléchissez aux endroits où vous pourriez vous réfugier si les conditions de navigation se détérioraient ou si vous tombiez malade ou étiez blessé. Si vous utilisez un GPS pour naviguer, n'oubliez pas qu'il peut tomber en panne n'importe quand. Il est souhaitable que vous puissiez naviguer sans aide au cas où une panne surviendrait.
  • Le plan de navigation – assurez-vous qu'une personne à terre soit informée de votre plan et sache quoi faire si elle commence à s'inquiéter pour votre sécurité.

Étapes de planification d'un voyage

La planification d'un voyage, telle que définie dans les Directives pour la planification du voyage de l'Organisation maritime internationale (OMI), comporte quatre étapes distinctes :

  • L'évaluation – réunissez les renseignements sur le voyage à entreprendre.
  • La planification – préparez un plan détaillé du voyage à venir et des plans de rechange. Pour cette planification, établissez des points de cheminement, déterminez les dangers, calculez le temps de passage à certains points de repère et déterminez à quel point vous aurez à décider si vous poursuivez le voyage ou si vous changez de plan.
  • L'exécution – appliquez votre plan et prenez les décisions requises; au besoin, appliquez un plan de rechange.
  • La surveillance – surveillez votre progression et l'efficacité de l'exécution de votre plan.

Pour obtenir plus d'explications sur chacune des étapes de la planification, consultez les Directives pour la planification du voyage (Version PDF, 36 ko) de l'OMI.

Application du plan

Votre plan aura plus de chance de réussir si vous effectuez les opérations suivantes:

Avant le départ

Vérifiez le bâtiment

Passez en revue une liste de contrôle de la sécurité avant le départ. Cela peut vous aider à prévenir des situations très dangereuses. Il vaut mieux consacrer quelques minutes avant de partir pour vous assurer que votre bâtiment, ses moteurs et son équipement sont en bon ordre de marche plutôt que de passer des heures à dériver en mer ou de vous mettre en danger.

Exemple de liste de contrôl à dresser avant le départ

  1. Quelles sont les prévisions météorologiques?
  2. La météo correspond-elle aux prévisions?
  3. Quels sont les dangers locaux comme les marées, courants, barres de sable, écueils le long de la route prévue?
  4. Y a-t-il des restrictions sur l'utilisation des bâtiments12 le long de la route susceptibles de limiter vos déplacements ou votre vitesse?
  5. Avez-vous des cartes à jour du secteur de navigation?
  6. Disposez-vous d'un équipage suffisant compte tenu du nombre de passagers et du voyage prévu?
  7. L'équipement de navigation fonctionne-t-il correctement?
  8. Avez-vous remis un plan de navigation ainsi que le nombre de personnes à bord à une personne responsable?
  9. Y a-t-il suffisamment de gilets de sauvetage et les tailles sont-elles appropriées, même pour les enfants?
  10. L'équipement de sauvetage est-il en bon état?
  11. Votre radio VHF et autres équipements de communication fonctionnent-ils bien?
  12. Les feux de navigation fonctionnent-ils bien?
  13. La trousse de premiers soins, les outils et les pièces de rechange essentiels se trouvent-ils à bord?
  14. Est-ce que les drains et les dalots sont libres? Est-ce que le bouchon d'évacuation est en place?
  15. Votre pompe de cale est-elle dégagée de débris et en bon ordre de marche?
  16. Avez-vous vérifié la charge et les niveaux de liquide des batteries?
  17. Avez-vous vérifié s'il y a des fuites d'huile ou d'eau?
  18. Avez-vous vérifié les niveaux de carburant, des huiles lubrifiantes et des liquides de refroidissement, les tuyaux et les courroies?

Déposez un plan de navigation

Un plan de navigation indique votre itinéraire et fournit des détails de base sur votre bâtiment. Lorsque vous effectuez un long voyage, vous devriez communiquer votre point tous les jours, surtout si vous modifiez votre itinéraire ou votre calendrier.

Avant de partir, remettez votre plan de navigation à une personne responsable à terre, quelqu'un qui reste soit à la maison, soit au bureau de votre entreprise ou à la marina. Si cela est impossible, vous pouvez faire parvenir votre plan de navigation à un Centre des services des communications et de trafic maritimes (SCTM) de la Garde côtière canadienne, par téléphone, par radio ou en personne. N'oubliez pas de préciser le nombre de participants au voyage13 à la personne à qui vous remettez votre plan, ou notez-le et laissez-le bien en vue pour qu'on puisse le communiquer aux autorités de recherche et de sauvetage en cas d'urgence. (Consultez le Bulletin de la sécurité des navires no 06/2007, « Information sur les personnes à bord – Comptage, enregistrement et besoins spéciaux », qui fournit plus de renseignements à ce sujet.)

Quand vous avez terminé votre voyage, n'oubliez pas de signaler votre retour pour éviter une recherche inutile de votre bâtiment.

Dites à la personne qui détient votre plan de navigation de communiquer avec le Centre de coordination des opérations de sauvetage le plus proche si vous êtes en retard. On trouve le numéro de téléphone dans les premières pages de la plupart des annuaires téléphoniques ou dans la section des pages bleus des gouvernements.

Durant le voyage

Prévoyez les urgences

Un capitaine doit planifier ce qui pourrait se produire durant la journée. Essayez de prévoir tout ce qui pourrait changer ou mal aller et faites des plans de rechange longtemps à l'avance. Au cours d'une journée, lorsque vous passez d'un endroit à l'autre, croisez des dangers, etc., et constatez par vous-même l'état du secteur, vous pourriez décider de changer vos plans. Gardez vos plans de rechange à l'esprit et sachez quand les changements de situation vous indiquent que vous devez mettre ces plans en application.




Notez votre position régulièrement

Les instruments de navigation peuvent tomber en panne. Pour vous protéger des conséquences d'une telle panne, prenez les mesures nécessaires dès votre départ.

Une chose importante pour votre sécurité consiste à reporter régulièrement votre position sur une carte, en notant l'heure.

Prenez soin de vérifier régulièrement la précision de votre compas. Le Règlement sur la sécurité de la navigation exige que vous ayez un compas magnétique14, que votre compas soit correctement compensé et que vous conserviez en tout temps à bord un moyen de corriger votre cap et vos azimuts, par exemple une table de déviation. Au besoin, vous devez faire corriger votre compas par un professionnel. Vérifiez-le de nouveau chaque fois que vous déplacez une grande pièce de métal à bord ou lorsque vous ajoutez un nouvel appareil électrique ou électronique.

Surveillez votre progression en fonction de l’itinéraire

  • Dans les passages en eaux libres, vérifiez régulièrement votre position par rapport au tracé fait sur votre carte.
  • Dans les eaux où la capacité de naviguer est restreinte, comparez votre position par rapport à la distance que vous pensez avoir parcourue. Vérifiez régulièrement votre position par rapport à votre carte pour vous assurer de naviguer en eaux sûres.
  • Définissez toujours un point estimé. Si vos instruments électroniques flanchent, vous pourrez vous guider en fonction de votre point estimé tant que les instruments ne seront pas réparés.
  • Servez-vous de toutes les aides à la navigation.
  • Développez votre capacité à naviguer en vous servant de toutes les ressources à bord. Exercez-vous à utiliser d'autres méthodes de navigation.

Soyez conscient de la situation

Être conscient de la situation c'est :

  • savoir ce qui se passe autour de vous;
  • discerner la position de votre bâtiment par rapport à l'environnement et aux autres bâtiments;
  • savoir comment se comporte votre bâtiment.

Améliorez votre connaissance de la situation en tenant compte de tous les indices que vous fournit votre environnement et en demeurant alerte.

La Garde côtière des États-Unis a fait une analyse des accidents de navigation impliquant des cotres et d'autres types de bateaux; cette analyse a démontré que 40 pour cent des accidents étaient dus à une méconnaissance de la situation.

Puisque la connaissance de la situation est si importante, vous devriez :

  • connaître votre position en tout temps;
  • vous faire une image mentale de votre environnement et savoir où se situe votre bâtiment dans ce paysage;
  • bien connaître le fonctionnement de votre radar. Utilisez-le de jour comme de nuit pour bien vous familiariser avec cet instrument, plutôt que de le mettre en marche seulement lorsque vous en avez absolument besoin;
  • porter attention aux autres indices et systèmes de navigation comme le GPS, le compas et le sonar, etc.;
  • évaluer et réévaluer sans cesse votre situation et la position relative des autres bâtiments, des feux, des bouées et des dangers;
  • tenir compte des marées et des courants et réévaluer régulièrement leur effet, compte tenu des conditions météorologiques, des fonds, etc..

Il devient plus difficile de connaître la situation au crépuscule ou lorsque la visibilité diminue.À mesure que les conditions météorologiques se détériorent, vous risquez de ne plus pouvoir noter les indices qui vous permettaient de bien connaître la situation. Lorsque vous commencez à douter de votre situation, c'est que vous l'avez sans doute perdue. Vous devez alors tout faire pour la reprendre en mains.

Voici certains des indices qui montrent que vous ne maîtrisez plus la situation :

  • vous ressentez de la confusion ou vous avez le sentiment profond que quelque chose ne va pas comme il faut;
  • vous vous rendez compte que vous ne surveillez plus les dangers;
  • vous constatez des différences dans les données provenant d'au moins deux sources différentes;
  • vous obtenez des données ambigües ou imprécises. Lorsque cela se produit, il faut clarifier l'ambigüité avant de poursuivre sa route;
  • vous avez une fixation ou une préoccupation. Si votre pensée se fixe sur un seul élément de la situation, vous n'êtes plus en mesure d'évaluer toutes les forces qui agissent sur votre bâtiment.



Demeurer en sécurité

Voici quelques autres exigences et conseils qui vous éviteront des ennuis et vous indiqueront comment vous sortir des situations périlleuses.

Vitesse sécuritaire

Vous devez demeurer attentif et conserver une vitesse sécuritaire en tout temps pour éviter un abordage15. Assurez-vous d'avoir une vue claire et non obstruée dans toutes les directions.

Charges et stabilité

Vous ne devez jamais surcharger votre bâtiment en embarquant trop de passagers ou de marchandises. Cela rend le bâtiment instable et risque de le faire chavirer. Répartissez la charge de façon à maintenir l'assiette du bâtiment, placez la cargaison le plus bas possible et arrimez-la pour éviter qu'elle se déplace (voir au chapitre 8 « Stabilité du bâtiment »).

Mauvaises conditions météo

Par mauvais temps :

  • Allumez les feux de navigation.
  • Réduisez la vitesse en fonction de l'état de la mer.
  • Maintenez suffisamment de puissance pour effectuer les manœuvres.
  • Faites enfiler les gilets de sauvetage par l'équipage et par les passagers. À bord des petits bâtiments, faites asseoir les passagers le plus bas possible, près de l'axe central du bateau.
  • Vérifiez que toutes les portes, écoutilles et ouvertures sont fermées et solidement bloquées.
  • Assurez-vous que la cargaison et les autres objets sont bien arrimés.
  • Assurez-vous que tous les dispositifs de drainage conçus pour être ouverts en mer et les sabords de décharge sont ouverts et libres.
  • Si possible, mettez le cap sur le port de refuge le plus près ou sur une rive dont les approches sont sûres.
  • Dirigez l'étrave dans les vagues à un angle d'environ 45 degrés, si possible.
  • Veillez à retirer toute l'eau de la cale.
  • Laissez filer une ancre flottante sur un câble à partir de l'étrave pour garder le cap dans les vagues si le moteur flanche.
  • Si vous vous inquiétez pour la sécurité de votre bâtiment ou de votre équipage, ne tardez pas à communiquer avec la station radio des STCM de la Garde côtière pour faire part de votre inquiétude. N'attendez pas qu'il soit trop tard. (Voir au chapitre 5 « Radio VHF – Émettre un appel de détresse ou un avis de situation dangereuse »)

Choc dû au froid et hypothermie

Si, dans des eaux dont la température est inférieure à 15°C, vous exploitez un bâtiment à passagers ou si vous êtes responsable d'excursions guidées, le Règlement sur les petits bâtiments16 exige que vous vous munissiez d'équipement ou appliquiez des procédures qui protègent les gens contre les chocs dus au froid et à l'hypothermie, sauf si votre bâtiment est équipé d'un radeau de sauvetage. Les exploitants de bateaux de travail devraient également prévenir les risques de chocs dus au froid et à l'hypothermie en se dotant à cette fin de matériel et en adoptant des procédures, ce qui peut inclure l'obligation pour les membres d'équipage de porter des vêtements de flottaison ou d'autres dispositifs de flottaison.

Les gens qui tombent dans l'eau froide se noient plus souvent à cause des réactions initiales du corps au changement de température (choc dû au froid et incapacité de nager) qu'à cause de l'abaissement de la température corporelle (hypothermie). Si vous comprenez bien les quatre phases de l'immersion en eau froide, vous saurez mieux comment réagir si vous ou quelqu'un d'autre tombez à l'eau.

Phase 1. Choc dû au froid (se produit dans les deux ou trois premières minutes après l'immersion) – Il débute par une grande respiration et est suivi par une respiration rapide et peu profonde et une augmentation du rythme cardiaque. Il peut causer des spasmes musculaires mineurs. La mort par noyade est courante durant cette phase parce que les victimes sont incapables de se concentrer et de maintenir leurs voies respiratoires hors de l'eau. À part l'imposition du port du gilet de sauvetage, la meilleure préparation que vous puissiez donner aux membres de votre équipage et à vos passagers consiste à leur expliquer les symptômes pour qu'ils tentent de maîtriser leur respiration en attendant que leur corps s'adapte à la température. Il ne faut pas paniquer, ni tenter de nager durant cette phase. Cette réaction corporelle va prendre fin et vous pourrez alors tenter de vous sauver.

Phase 2. Incapacité de nager (se produit après une immersion de trois à trente minutes dans l'eau) – Cette phase survient lorsque les muscles de la victime cessent de réagir normalement; par exemple, les doigts se ferment et refusent de s'ouvrir. À mesure que le temps passe, la victime, qui souvent est en bonne santé et sait bien nager, n'est plus capable d'effectuer les mouvements de natation. Le gilet de sauvetage demeure la meilleure protection, mais il peut être utile que les gens sachent avant de commencer à nager vers la rive que la natation entraîne une énorme déperdition de chaleur et que plus l'eau est froide, plus l'incapacité de nager risque de se produire. Accomplissez le plus tôt possible toutes les mesures qui nécessitent un mouvement des doigts, par exemple enfiler votre gilet de sauvetage ou ouvrir un emballage de feux pyrotechnique. Si possible, sortez une partie de votre corps hors de l'eau en grimpant sur la coque ou sur un débris flottant. Le corps perd moins de chaleur lorsqu'il est hors de l'eau.

Phase 3. Hypothermie (se produit après plus de trente minutes dans l'eau) L'hypothermie est un abaissement de la température corporelle jusqu'à la perte de conscience et la noyade ou l'arrêt cardiaque. En attendant les secours, si vous êtes seul, restez en position fœtale pour prévenir les déperditions de chaleur; si vous êtes plusieurs, restez collés les uns aux autres. Bougez le moins possible.

Phase 4. Collapsus postérieur au sauvetage – Malheureusement, 20 pour cent des décès attribuables à une chute à l'eau surviennent dans les heures qui suivent un sauvetage. En étant conscient de ce fait, vous comprendrez qu'il faut surveiller étroitement les personnes secourues et les garder dans le plus grand calme possible.

Pour en savoir davantage sur la façon de survivre à une immersion en eaux froides, consultez le site Web www.coldwaterbootcamp.com/french ou lisez la publication de Transports Canada intitulée La survie en eau froide (TP 13822). Vous trouverez des renseignements sur les soins à apporter aux personnes souffrant d'hypothermie sur le site Web de Transports Canada ainsi que dans les directives concernant les personnes immergées en eau froide (Cold Injuries Guidelines) (version PDF, 524 ko) de l'État de l'Alaska (en anglais seulement).

Lignes directrices sur la navigation en eaux froides

Si vous exploitez un bâtiment à passagers ou si vous organisez des excursions guidées dans des eaux dont la température est inférieure à 15° C, vous devez vous munir d'équipement ou adopter des procédures qui protègent les personnes contre les chocs dus au froid et à l'hypothermie.

Informez les personnes à bord des symptômes du choc dû au froid et de l'incapacité de nager pour qu'elles soient préparées et prêtes à réagir après avoir ressenti les premiers effets.

L'équipement peut comprendre un engin de sauvetage Jason qui permet de ramener à bord une personne sans qu'il soit nécessaire de se pencher par-dessus bord ou de se jeter à l'eau. Le fait que la personne sauvée soit en position couchée dans cet engin réduit les risques de collapsus postérieur au sauvetage. D'autres moyens de réduire la période d'immersion d'une personne peuvent également vous aider à répondre à ce besoin.

La procédure applicable à une personne, une fois celle-ci en sécurité hors de l'eau, doit porter sur la manière de la garder au chaud et au sec. Vous pouvez considérer à enlever les vêtements mouillés, ensuite réchauffer la personne par contact corporel ou lui faire boire des liquides chauds, ou les deux. Le fait d'avoir des couvertures et un appareil pour réchauffer des liquides constituent d'autres moyens de vous aider à répondre à ce besoin.

En cas de chavirement, la difficulté est plus grande puisque tout le monde et tout l'équipement se retrouvent à l'eau. Vous pouvez emballer les couvertures pour qu'elles restent au sec ou voyager de concert avec un autre bâtiment pour avoir toujours de l'aide à proximité.




Empoisonnement au monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone (CO) est un danger invisible, silencieux et mortel. Ce gaz inodore et incolore est produit par la combustion incomplète des carburants fossiles. Il remplace l'oxygène que nous respirons et cause la mort en quelques minutes. Les symptômes d'empoisonnement au monoxyde de carbone comme les maux de tête, la nausée et la fatigue peuvent être confondus avec ceux du mal de mer ou de la grippe parce que vous ne pouvez pas savoir si le gaz est présent dans l'air sans un détecteur de CO.

Les risques d'empoisonnement au monoxyde de carbone sont encore plus grands chez les plongeurs parce que les effets de la présence de tout CO dans le sang sont amplifiés par la pression à laquelle ils sont soumis en plongeant.

N'oubliez pas ces symptômes et amenez toute personne qui s'en plaint à l'air libre. Installez un détecteur de CO de qualité maritime selon les directives du fabricant pour être alerté de la présence de CO à bord.

Vous devez connaître les conditions qui favorisent l'accumulation de CO et savoir comment les éviter :

  • Chauffez la cabine ou faites la cuisine seulement si la pièce est bien ventilée.
  • Faites particulièrement attention dans les pièces à la poupe, les rallonges de cabines et les parties couvertes par des toits de toile.
  • Souvenez-vous que les moteurs tournant au ralenti dans des pièces mal ventilées génèrent des concentrations dangereuses de CO; un vent arrière peut facilement ramener le CO à bord.
  • Méfiez-vous des autres bâtiments. Les fumées d'échappement d'un bâtiment à proximité peuvent transporter du CO à votre bord même si votre moteur est arrêté.

Renseignements additionnels

Pour en savoir davantage sur les lois et les règlements qui s'appliquent à votre bâtiment et à son exploitation, communiquez avec votre centre local de Transports Canada (voir l'annexe 2).



12. Le Règlement sur les restrictions visant l'utilisation des bâtiments décrit les eaux où certains bâtiments peuvent être interdits, celles où peuvent s'appliquer des limites de vitesse ainsi que les eaux où le ski nautique peut être interdit à certaines périodes. ^
13. Règlement sur les petits bâtiments, paragraphe 402. ^
14. Règlement sur les abordages, Règles 5 et 6. ^
15. Collision Regulations, Rules 5 and 6. ^
16. Règlement sur les petits bâtiments, articles 302 et 417. ^

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