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(La présente annexe et ses appendices I à IV reprennent le texte de la Recommandation relative à la stabilité à l’état intact des navires à passagers et des navires de charge d’une longueur inférieure à 100 mètres adopté par l’Assemblée de l’OMCI à sa quatrième session extraordinaire (Résolution A.167(ES.IV), tel qu’il a été modifié à l’égard des navires transportant des cargaisons de bois en pontée par la Résolution A.206(VII), adoptée par l’Assemblée de l’OMCI à sa septième session ordinaire.)
1.1 Les dispositions ci-après sont recommandées pour les navires à passagers et à marchandises (autres que les navires de pêche* ), pontés et neufs, de moins de 100 mètres de long, qui effectuent des traversées en mer.
1.2 Les Administrations sont invitées à adopter, pour toutes les conditions de chargement, les critères de stabilité énoncés à la section 5, à moins qu’elles ne considèrent que l’expérience acquise en exploitation justifie des dérogations à ces critères.
2.1 L’observation des critères de stabilité ne met pas à l’abri des chavirements quelles que soient les circonstances et n’exonère pas le capitaine de ses responsabilités. Les capitaines doivent être donc faire preuve de prudence et de sens marin en tenant compte de la saison, des prévisions météorologiques et de la zone de navigation; ils doivent, de plus, en ce qui concerne la vitesse et la route, prendre les mesures dictées par les circonstances.
2.2 On veillera à ce que la cargaison prévue puisse être arrimée sans que le navire cesse de satisfaire aux critères de stabilité. On doit limiter, s’il y a lieu, l’importance de la cargaison dans la mesure où il est nécessaire de prévoir un ballastage.
2.3 Avant de commencer un voyage, on doit prendre soin d’arrimer convenablement ou de saisir la cargaison et le matériel de quelque importance de façon à réduire à un minimum un ripage en mer tant longitudinalement que transversalement, sous l’effet de l’accélération due aux mouvements de roulis et de tangage.
Les méthodes utilisées pour calculer les bras de levier de redressement doivent être conformes à la méthode indiquée dans l’appendice I et le degré de précision obtenu doit être jugé satisfaisant par l’Administration.
4.1 Pour évaluer d’une manière généralement si les critères sont observés, on trace des courbes de stabilité pour les principales conditions de chargement envisagées par l’armateur dans l’exploitation du navire.
4.2 Si l’armateur ne fournit pas de renseignements suffisamment détaillés sur ces conditions de chargement, les calculs sont effectués pour les conditions normalisées énoncées à l’appendice II.
4.3 Dans tous les cas, les calculs se fondent sur les hypothèses énoncées à l’appendice II.
5.1 Les critères suivants sont recommandés pour les navires à passagers et les navires de charge :
5.2 Aux navires transportant en pontée une cargaison de bois qui d’une part s’étend longitudinalement entre les superstructures*** transversalement sur toute la largeur du navire en laissant toutefois un espace pour une tôle gouttière arrondie n’excédant par 4 pour cent de la largeur du navire ou pour fixer les montants porteurs et qui d’autre part reste solidement assujettie à des angles importants d’inclinaison, une Administration peut appliquer les critères suivants au lieu de ceux qui sont énoncés au paragraphe 5.1 ci-dessus :
5.3 Les critères supplémentaires suivants sont recommandés pour les navires à passagers :
formule dans laquelle :
MR = moment d’inclinaison en mètres/tonnes métriques
Vo = vitesse en service en metres/secondes
L = longueur du navire à la flottaison en mètres
Δ = déplacement en tonnes métriques
d = tirant d’eau moyen en mètres
KG = hauteur du centre de gravité au-dessus de la quille en
mètres
5.4 Les critères mentionnés aux paragraphes 5.1,5.2 et 5.3 fixent des valeurs minimales, mais aucune valeur maximale n’est recommandée. Il est toutefois opportun d’éviter des valeurs excessives qui pourraient entraîner des accélérations susceptibles d’être préjudiciables au navire, à son équipage, à son équipement, et au transport en toute sécurité de la cargaison.
5.5 Lorsque des dispositifs antiroulis sont installés sur un navire, l’Administration doit s’assurer qu’il est toujours satisfait aux critères ci-dessus lorsque ces dispositifs fonctionnent.
5.6 Un certain nombre de facteurs, tels qu’un vent s’exerçant latéralement sur des navires qui présentent une surface importante au vent, le givrage des hauts du navire, l’effet de l’eau emprisonnée sur le pont, les caractéristiques du roulis, la mer de l’arrière, etc., ont un effet défavorable sur la stabilité, et l’Administration est invitée à en tenir compte dans toute la mesure du possible.
5.7 On prêtera attention aux effets défavorables sur la stabilité qui pourraient éventuellement accompagner le transport de certaines marchandises en vrac. A cet égard, on se reportera au Recueil de règles pratiques pour la sécurité du transport des cargaisons en vrac. Les navires transportant des grains en vrac doivent satisfaire aux critères mentionnés au paragraphe 5.1 en plus des exigences concernant la stabilité figurant au chapitre VI de la Convention internationale de 1960 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer.
6.1 En fin de construction, tout navire doit être soumis à une épreuve de stabilité; le déplacement réel du navire et les coordonnées du centre de gravité sont alors déterminés pour le navire à l’état lège.
6.2 L’Administration peut exempter un navire déterminé de l’épreuve de stabilité, si les principales caractéristiques de stabilité peuvent être obtenues d’après l’épreuve de stabilité d’un navire identique.
7.2 Les informations concernant le stabilité comprendront :
* Il est publié une recommandation distincte pour les navires de pêche.
** qf est l’angle d’inclinaison auquel sont immergées les ouvertures dans la coque, les superstructures ou les roofs, qui ne peuvent être fermées d’une façon étanche aux intempéries. En appliquant ce critère, on pourra ne pas considérer comme ouvertes les petites ouvertures par lesquelles un envahissement progressif ne peut pas se produire.
*** Lorsqu’il n’existe par de superstructure servant d’extrémité à l’arrière, la cargaison de bois en pontée doit s’étendre au moins jusqu’à l’extrémité arrière de l’écoutille située le plus à l’arrière.
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