Page précédente | Page suivante
1. Convenant que les capitaines de petits bâtiments devraient être munis d’instructions sur les moyens de déterminer la stabilité initiale par une méthode simple, on s’est attaché à l’essai de la période de roulis. Les études effectuées à ce sujet étant maintenant terminées, il est apparu que l’essai de la période de roulis pouvait être recommandé comme un moyen utile d’évaluer approximativement la stabilité initiale du navire lorsqu’il n’est pas possible d’indiquer les états approuvés de chargement ou de donner d’autres renseignements sur la stabilité du bâtiment ou lorsque l’on souhaite compléter de tels renseignements.
2. Des études, comprenant une évaluation d’un certain nombre d’essais d’inclinaison et de roulis suivant diverses formules, ont prouvé que la formule suivante qui présente l’avantage d’être la plus simple est également celle qui donne les résultats les meilleurs :
où :
3. Le coefficient "f" présente une importance extrême et les données résultant des essais ci-dessus ont été utilisées pour évaluer l’influence de la répartition des diverses masses dans l’ensemble du navire chargé.
4. Pour les caboteurs de taille normale (à l’exclusion des navires-citernes), on a observé les valeurs moyennes suivantes :
mètres
pieds
Les valeurs indiquées sont des valeurs moyennes. D’une manière générale, les valeurs de "f" se situaient à ±0,05 de celles mentionnées ci-dessus.
5. Ces valeurs de "f" étant fondées sur une série limitée d’essais, il conviendrait que les Administrations les examinent de nouveau en fonction des problèmes particuliers qui peuvent se poser à leurs propres navires.
6. Il convient de noter que plus les masses sont éloignées de l’axe de roulis, plus le coefficient de roulis est élevé.
Il y a donc lieu de s’attendre à ce qui suit :
7. Les coefficients de roulis recommandés dont il vient d’être question ont été déterminés au moyen d’essais effectués sur des navires au port avec leurs liquides au niveau normal; il a été ainsi tenu compte de l’influence exercée par la proximité du quai, la faible profondeur de l’eau et les carènes liquides dans les citernes de services.
8. Les expériences ont montré que les résultats obtenus au moyen de la méthode de l’essai de roulis deviennent de moins en moins dignes de foi à mesure que l’on se rapproche des valeurs de GM situées à 0,20 mètre et au-dessous.
9. D’une manière générale, il n’est pas recommandé d’effectuer les observations sur des oscillations de roulis produites en mer, ceci pour les raisons suivantes :
10. Cependant, il peut parfois y avoir lieu d’utiliser la période de roulis pour une évaluation approximative de la stabilité du bâtiment en mer. Si cette méthode est adoptée, on évitera de tenir compte des relevés qui différent sensiblement de la majorité des autres observations. Pour obtenir des résultats satisfaisants, il peut s’avérer nécessaire de choisir des intervalles où l’action de la mer est moins violente et il peut y avoir lieu de rejeter un nombre considérable d’observations.
11. Compte tenu de ce qui précède, il faut admettre que l’évaluation de la stabilité au moyen de l’essai de roulis dans des eaux agitées doit être considérée comme fort approximative.
12. La formule donnée au paragraphe 2 ci-dessus peut être ramenée à :
L’Administration doit déterminer la ou les valeurs de F pour chaque navire.
13. On peut simplifier l’évaluation de la stabilité en donnant aux capitaines les périodes de roulis admissibles, en fonction des tirants d’eau pour les valeurs de F jugées nécessaires.
14. On peut également évaluer plus aisément la stabilité initiale sous un forme graphique en utilisant l’un des modèles de nomogrammes (pour mètres ou pieds) ci-joints. Ces nomogrammes se présentent comme suit :
15. On trouvera indiquée dans l’annexe de l’appendice III, à titre d’exemple, la manière dont chaque Administration pourrait présenter ces instructions aux capitaines. On estime que chaque Administration devrait recommander la ou les valeurs de F à utiliser.
Page précédente | Page suivante