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En cas d’urgence


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Communications d'urgence

Êtes-vous prêt à faire face à une urgence? Savez-vous comment transmettre un message de détresse? Le fait d'effectuer un appel tôt et de savoir comment demander de l'aide en cas d'urgence peut faire la différence entre la vie et la mort. Cette section indique certains équipements que vous pouvez utiliser pour demander de l'aide et vous explique comment procéder en cas d'urgence.

Communications d'urgence

L’équipement de communications radio maritime

L'équipement de communication radio maritime réglementé comprend les éléments suivants :   

  • radios maritimes VHF (dotée d'une nouvelle fonction d'appel sélectif numérique – ASN – canal 70);
  • radio maritime MF/HF – radios ASN;
  • radiobalises de localisation des sinistres (RLS);
  • système NAVTEX;
  • système Inmarsat.

Ces produits et services forment le système international appelé le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). Ces composantes permettent d'assurer la transmission rapide d'une alerte de détresse à la Garde côtière canadienne et aux bâtiments qui se trouvent à proximité.

La présence d'équipement compatible au SMDSM à bord des embarcations de plaisance n'est pas obligatoire, mais elle est recommandée. Si vous possédez cet équipement, raccordez-le à un récepteur de Système de positionnement global pour que votre position exacte soit transmise automatiquement sous forme d'alerte de détresse en format numérique en cas d'urgence. De cette façon, les sauveteurs sauront immédiatement où vous êtes et arriveront plus tôt sur les lieux.

Système de positionnement global (GPS)

système de positionnement global (gps)Bien que de plus en plus de plaisanciers se fient au système GPS maritime pour connaître leur position sur l'eau, il est recommandé de conserver des cartes à bord en cas de défaillance du système. Le système GPS est un système mondial de radionavigation constitué d'un réseau de satellites et de stations de surveillance. Ses récepteurs peuvent déterminer votre position n'importe où sur la planète avec une marge d'erreur de 30 m (98 pi 5 po). La Garde côtière canadienne fournit aussi un GPS différentiel qui réduit la marge d'erreur à 10 m (32 pi 10 po).

Si vous utilisez un GPS sur l'eau, assurez-vous qu'il s'agit bien d'un GPS maritime. Un GPS routier ne vous fournira pas l'information dont vous avez besoin sur l'eau.

Radio maritime VHF et identification du service maritime mobile (ISMM)

La radio maritime VHF est généralement le moyen le plus efficace pour transmettre une alerte de détresse. Si vous possédez une radio maritime VHF, demeurez à l'écoute du canal 16. Sachez où vous êtes en tout temps et soyez prêt à décrire votre position avec précision.

À l'heure actuelle, tous les utilisateurs de radio maritime VHF doivent détenir un certificat restreint d'opérateur (maritime) – CRO(M). Industrie Canada a confié la responsabilité du CRO(M) aux Escadrilles canadiennes de plaisance (ECP). Pour de plus amples renseignements sur les cours offerts dans votre région, communiquez avec les ECP ou visitez le http://www.cps-ecp.ca/public_fr.

Si vous faites l'achat d'une radio VHF, assurez-vous qu'elle est dotée de la nouvelle fonction d'appel sélectif numérique (ASN) sur le canal 70, qui produit automatiquement des alertes de détresse en format numérique. La Garde côtière canadienne offre le service d'ASN sur le canal 70 sur les côtes est et ouest, ainsi que dans les Grands Lacs et dans le fleuve Saint-Laurent.

Rappelez-vous que le canal 16 de la radio VHF est réservé exclusivement aux appels et aux situations d'urgence. Si vous appelez un autre navire sur le canal 16, allez sur une autre fréquence et continuez votre communication. Le canal 70 de la radio VHF sert seulement aux communications ASN (numériques) et non aux communications vocales. Utilisez votre radio VHF de la façon décrite dans le Règlement sur les pratiques et les règles de radiotéléphonie en VHF. Votre manuel de l'utilisateur vous explique comment transmettre un ASN à un autre bâtiment ou à une station terrestre munie des fonctions d'ASN.

Pour effectuer un appel numérique, chaque radio doit posséder un numéro d'identification du service maritime mobile (ISMM) de neuf chiffres. Ces numéros sont attribués gratuitement par Industrie Canada. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web suivant : www.ic.gc.ca ou communiquez avec ce ministère.

Appel à l'aide

Appel à l'aideEn cas de danger extrême (par exemple, votre embarcation prend l'eau et risque de couler ou chavirer), utilisez le canal 16 de votre radio VHF et répétez « Mayday » trois fois. Ensuite, indiquez le nom et la position de votre embarcation, la nature du problème et le type d'aide requis.

Si vous avez besoin d'aide sans être en danger immédiat (par exemple, votre moteur est en panne et vous êtes incapable de regagner le rivage), utilisez le canal 16 et répétez « Pan Pan » trois fois. Ensuite, indiquez le nom et la position de votre embarcation, la nature du problème et le type d'aide requis.

Limites d'un téléphone cellulaire

Bien que vous soyez en mesure d'obtenir une aide de recherche et de sauvetage auprès du centre des Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) de la Garde côtière canadienne le plus proche en composant *16 ou #16 sur un téléphone cellulaire, ce dernier n'est pas aussi fiable qu'une radio maritime et ne représente pas le meilleur moyen pour lancer une alerte de détresse.

Pourquoi?

  • Les téléphones cellulaires peuvent perdre leur capacité de réception ou être mouillés et endommagés.
  • Un appel à partir de votre téléphone cellulaire n'indique pas aux bâtiments à proximité que vous êtes en détresse – l'équipage de ces bâtiments pourrait vous aider s'il vous entendait.
  • Certains signaux de téléphone cellulaire ne peuvent mener les sauveteurs jusqu'à votre position.
  • Tous les téléphones cellulaires n'offrent pas le service *16 ou #16. Informez-vous pour savoir si votre téléphone offre ce service.

Radiobalises de localisation des sinistres (RLS)

Les radiobalises flottantes de détresse peuvent être activées manuellement ou émerger librement d’un bâtiment qui a coulé ou chaviré, en émettant leur signal pendant des heures. Le signal communique votre position à un réseau de satellites, qui la retransmettent aux Centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage. En cas d’urgence, ce dispositif est d’une valeur inestimable. Les RLS ne sont pas obligatoires à bord d’une embarcation de plaisance, mais il est fortement recommandé d’en avoir une. 

Dès le 1er février 2009, les signaux émis à partir des balises de 121,5/243 MHz ne seront plus traités. Par conséquent, seules les balises de 406 MHz seront utilisées sur l'eau. Tous les propriétaires et utilisateurs de balises devraient commencer à prendre des mesures pour remplacer leurs balises de 121,5/243 MHz par des balises de 406 MHz le plus tôt possible.

Les RLS doivent être enregistrées auprès du Registre canadien des balises à l'adresse suivante : http://beacons.nss.gc.ca. Rappelez-vous de tenir à jour les renseignements sur les personnes à contacter.

Signaux de détresse

Si vous apercevez un signal de détresse, vous êtes tenus par la loi de déterminer si vous êtes en mesure de venir en aide aux personnes en détresse sans mettre en danger votre vie ou la sécurité de votre embarcation. Dans la mesure du possible, vous devez également communiquer avec le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage le plus près afin de l'informer du type de signal de détresse et de l'endroit où vous l'avez observé.

La connaissance des signaux de détresse courants vous aidera à reconnaître rapidement les situations problématiques et à transmettre un appel à l'aide tout aussi rapidement. Les signaux de détresse sont présentés au dos du présent guide.

N'envoyez un signal de détresse que dans une situation d'urgence réelle. Le fait d'émettre un faux signal de détresse constitue une infraction à la loi et accapare le temps du personnel de recherche et sauvetage, qui pourrait ne pas être disponible ou se trouver trop éloigné pour répondre à des cas d'urgences véritables.

Garde côtière canadienne

Les radios VHF/ASN peuvent transmettre des alertes de détresse qui indiquent à la Garde côtière canadienne et aux bâtiments naviguant à proximité que vous avez besoin d'une aide immédiate. Pour savoir où sont offerts les services VHF/ASN, visitez le www.ccg-gcc.gc.ca ou communiquez avec un centre des Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) de la Garde côtière canadienne.

Les SCTM offrent les Services du trafic maritime (STM) et un service de sécurité maritime mobile. Les STM donnent aux bâtiments des renseignements sur le trafic et les voies navigables au moyen d'une communication radio.

Lorsque vous vous trouvez près d'une zone des STM, écoutez la fréquence radio locale des STM pour connaître les déplacements prévus des grands bâtiments.

Les centres des SCTM offrent également un service de sécurité qui surveille les fréquences internationales d'appel radio et de détresse pour détecter les appels de détresse et établir les besoins en matière de communications.

En outre, ces centres diffusent constamment des Avis à la navigation et des rapports sur les conditions météorologiques et les glaces sur les fréquences de radio maritime. Ces avis et rapports, de même que les fréquences sectorielles des STM, sont publiés dans la publication Aides radio à la navigation maritime de la Garde côtière canadienne. Vous pouvez consulter l'édition la plus récente à l'adresse suivante : www.ccg-gcc.gc.ca.

Réagir en cas d'urgence

Techniques de récupération d'une personne tombée par-dessus bordDans certaines conditions météorologiques et à bord de certaines embarcations, il est plus prudent de porter un harnais de sécurité muni d'un mécanisme à dégagement rapide comportant un filin de sécurité attaché à l'embarcation. Ceci pourrait vous éviter de tomber par-dessus bord, sauf, bien sûr, si l'embarcation chavire. Si vous et vos invités connaissez les procédures suivantes et que vous vous exercez à les appliquer, cela réduira les risques de panique en cas d'urgence.

Si quelqu'un tombe par-dessus bord, déclenchez l'alarme immédiatement, puis :

  • ralentissez, arrêtez les moteurs si possible, et lancez un objet flottant pour lui venir en aide (ou pour indiquer l'endroit où la personne a coulé);
  • chargez quelqu'un de surveiller la personne tombée par-dessus bord;
  • manœuvrez votre embarcation avec prudence pour récupérer la personne tombée à l'eau.

Lancez à la personne dans l'eau une ligne d'attrape flottante ou une bouée de sauvetage rattachée à l'embarcation et faites-la remonter du côté exposé au vent. Au besoin, vous pouvez fixer à l'embarcation les deux extrémités d'un cordage, d'une chaîne ou d'un câble lourd et le faire pendre sur le bord de l'embarcation (presque au niveau de l'eau) pour vous en servir comme marche-pied improvisé. Veuillez noter que si la hauteur verticale à grimper pour remonter à bord de l'embarcation à partir de l'eau (franc-bord) est de plus de 0,5 m (1 pi 8 po), vous devez avoir un dispositif pour remonter à bord, comme une échelle.

Les plaisanciers devraient bien connaître, et savoir comment appliquer, diverses techniques de récupération d'une personne tombée par-dessus bord. Ils devraient aussi savoir choisir la manœuvre la plus efficace, en tenant compte de facteurs comme l'état de la mer et la condition de la personne par-dessus bord.

Pourrez-vous récupérer une personne tombée à l'eau si elle n'est pas en état de vous aider? Si vous tombez par-dessus bord, vos invités pourraient-ils vous sortir de l'eau? Lorsque la taille d'une personne ou le franc-bord de l'embarcation risque de compliquer la récupération manuelle, il serait utile de garder à bord les élingues de levage et le gréement requis à cette fin (si ce matériel n'est pas déjà obligatoire en raison des dimensions de votre embarcation).

Survie en eau froide

Survie en eau froide

Le temps est doux, et à bord de votre embarcation, vous vous levez pour prendre un objet. Tout à coup, vous perdez l'équilibre et tombez par-dessus bord, dans l'eau à 15 °C. L'eau froide peut paralyser vos muscles instantanément. Malheureusement, un grand nombre de personnes ne connaissent pas ce danger et ne réalisent pas l'importance de l'éviter.

Le choc hypothermique cause sans doute plus de décès que l'hypothermie. Les eaux froides du Canada sont particulièrement dangereuses si vous vous retrouvez immergé dans l'eau sans avertissement. Dans les trois à cinq minutes suivant une immersion soudaine, vous allez chercher votre souffle. Vous pourriez également éprouver des spasmes musculaires, et votre pouls ainsi que votre tension artérielle risquent d'augmenter. Pire encore, vous pourriez vous étouffer en avalant de l'eau, subir une crise cardiaque ou un accident cérébrovasculaire. Même un bon nageur peut succomber aux effets du choc hypothermique.

Un gilet de sauvetage vous permettra de flotter pendant que vous retrouvez le contrôle de votre respiration, pour éviter la noyade découlant de la perte de contrôle musculaire. À cause des changements physiologiques qui affectent votre corps, il vous sera presque impossible d'attraper un gilet de sauvetage, et encore moins de l'enfiler.

Si vous survivez au choc de l'eau froide, l'hypothermie est le prochain danger qui vous guette.

L'hypothermie est une chute de la température corporelle sous la normale, qui se produit à la suite d'une exposition prolongée à l'eau froide. Lorsqu'une personne est exposée à des températures aussi froides, ses fonctions mentales et musculaires en sont affectées. Voici certains des signes et symptômes que peut présenter une personne exposée à l'eau froide et atteinte d'hypothermie :

  • tremblement, trouble de l'élocution, état plus ou moins conscient;
  • pouls faible, irrégulier ou absent;
  • respiration lente;
  • perte de contrôle des mouvements corporels;
  • comportement irrationnel;
  • confusion et somnolence;
  • arrêt respiratoire;
  • perte de conscience.

Si vous tombez à l'eau, faites tout ce que vous pouvez pour conserver votre énergie et votre chaleur corporelle. Nagez seulement si vous pouvez rejoindre d'autres naufragés ou un abri sûr. Ne nagez pas pour vous réchauffer.

Voici quelques conseils pour prolonger votre temps de survie :

  • Portez un gilet de sauvetage approuvé au Canada. Sans lui, vous perdrez une énergie précieuse à essayer de garder la tête hors de l'eau.
  • Grimpez sur un objet flottant proche pour sortir de l'eau la plus grande partie possible de votre corps, si vous le pouvez.
  • Si vous en êtes capable, limitez la perte de chaleur en croisant les bras serrés sur la poitrine et en relevant les cuisses près des bras.
  • Blottissez-vous les uns contre les autres pour que les côtés du torse se touchent, en entourant avec les bras la partie médiane ou inférieure du dos et en entrecroisant les jambes.

Si on vous avertit que votre embarcation risque de couler, protégez-vous en portant plusieurs couches de vêtements secs légers et une couche extérieure imperméable ou étanche au vent sous un gilet de sauvetage. Voici des vêtements qui peuvent vous offrir une protection supplémentaire contre l'hypothermie :

  • Une combinaison de flottaison ou de survie – un gilet de sauvetage recouvrant tout le corps.
  • Un survêtement de travail de protection contre les intempéries – un gilet de sauvetage offrant une protection thermique.
  • Une combinaison étanche – à utiliser avec un gilet de sauvetage et une doublure thermique.
  • Une combinaison isotherme – à utiliser avec un gilet de sauvetage, combinaison qui emprisonne et chauffe l'eau en contact avec votre corps.
  • Une combinaison d'immersion – à utiliser dans des conditions extrêmes quand vous abandonnez un bâtiment.

Vous seriez bien avisés de savoir comment fonctionne votre équipement de sécurité, en particulier dans l'eau. Essayez-le dans une piscine ou en eaux calmes avant d'avoir à l'utiliser dans une situation d'urgence.

Pour plus de renseignements ou pour savoir quels sont les effets de l'immersion en eau froide, visitez le www.coldwaterbootcamp.com.

Réagir en cas d'incendie

Si un incendie se produit à bord, assurez-vous que toutes les personnes à bord portent un gilet de sauvetage et utilisez des extincteurs pour contrôler l'incendie.

Si l'incendie est de petite envergure, utilisez un extincteur et orientez le jet vers la base des flammes. Balayez de gauche à droite le jet sur la source des flammes et poursuivez le mouvement quelques secondes après l'extinction complète du feu. Autrement, l'incendie pourrait se rallumer, et il ne vous resterait peut-être pas suffisamment de produit extincteur pour l'éteindre à nouveau.

Si votre embarcation est en mouvement lorsque l'incendie se déclare, manœuvrez-la de façon à ce que l'incendie soit sous le vent par rapport à vous et arrêtez le moteur, si les conditions météorologiques permettent un arrêt sécuritaire.

Même si votre embarcation est munie d'un système d'extinction d'incendie automatique, elle doit également transporter les extincteurs portatifs requis, indiqués dans la section Équipement. Pour de plus amples renseignements sur l'entretien des extincteurs, consultez le site des Laboratoires des assureurs du Canada (ULC) au www.ulc.ca ou communiquez avec le fabricant.

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