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1 CHENAUX
1.1 L’alignement et la géométrie de la coupe transversale d’un chenal de navigation sont des questions propres au site. De plus, lorsque la direction de la marée ou le courant ne sont pas invariablement dans l’axe du chenal, les dimensions du navire de référence doivent être prises en compte, et plus particulièrement lorsque le chenal change de direction.
1.2 La largeur du chenal doit être établie conformément aux règles de l’art. Pour déterminer la largeur des chenaux à sens unique il faut tenir compte de la largeur et de la manœuvrabilité du plus grand navire de référence, de la précision du matériel de repérage de position, de l’effet de succion des berges, de la marée, du courant, du vent, des petits fonds, de la vitesse du navire, de la dureté des rives, de la longueur du chenal et des possibilités de dépassement. De plus, la largeur des chenaux à deux sens doit comprendre une zone de séparation entre les voies d’entrée et de sortie. Lorsqu’il y a des courbes dans un chenal, le rayon de courbure doit être compatible avec les caractéristiques de manœuvre du navire de référence, compte tenu de la profondeur de l’eau dans la courbe. Les chenaux doivent être plus larges dans les courbes et des zones de transition suffisantes doivent être prévues entre les sections de chenal de largeurs différentes, conformément aux règles de l’art. De même, dans un bon chenal, il faut éviter les courbes en S, fournir des sections rectilignes suffisantes avant, après et entre les courbes, tenir compte de la distance de visibilité du navigateur dans une courbe et éviter les changements brusques importants dans la profondeur de l’eau. De mauvaises conditions de visibilité, le vent, les courants, la dynamique des vagues ou de grandes courbes peuvent obliger à réduire la vitesse ou à faire appel à un navire d’escorte/remorqueur.
1.3 Les aires de mouillage et d’attente doivent être situées le plus près possible des chenaux qu’ils desservent. Les fonds au niveau des aires de mouillage doivent offrir une bonne retenue. Ces endroits doit offrir la plus grande protection possible.
1.4 Dans les chenaux de navigation à sens unique où la largeur maximale du navire de référence n’a pas une importance primordiale, la largeur minimale du chenal doit être égale à au moins quatre fois la largeur du navire de référence pour tenir compte du tirant d’eau du navire. Dans les chenaux à deux sens où la largeur maximale du navire de référence n’a pas une importance primordiale, la largeur minimale du chenal doit être égale à au moins sept fois la largeur du navire de référence pour tenir compte aussi du tirant d’eau du navire.
1.5 Sur une distance d’au moins cinq fois la longueur du navire de référence, depuis le poste d’amarrage du terminal, l’angle de la rive où se trouve le terminal doit être d’au plus dix degrés (10° ) par rapport à l’alignement de la façade de la rive. Lorsque cette exigence ne peut être respectée, notamment dans le cas des appontements, un remorqueur doit aligner le navire de référence avec la façade du poste avant les manœuvres d’approche finale.
2 DÉGAGEMENTS
2.1 Sauf lorsque des calculs appropriés ont été effectués, tout navire, lorsqu’il effectue des manœuvres, doit disposer d’un dégagement sous la quille équivalent à au moins quinze pour cent (15 %) du plus fort tirant d’eau à ce moment-là (voir la section 3.6 des études TERMPOL).
2.2 Une attention particulière doit être accordée à l’identification des obstacles le long de la route, notamment les lignes de haute tension et les effets de la glace sur la hauteur de ces lignes.
3 DISTANCE MINIMALE ENTRE LE POSTE D’AMARRAGE ET LE MILIEU DU CHENAL
3.1 Dans le cas où le poste d’amarrage du terminal maritime proposé est situé à proximité d’un chenal de navigation fréquemment utilisé, il faut porter une attention particulière à la distance minimale requise entre le poste d’amarrage et le milieu du chenal. Il s’agit d’une considération propre au site et cette distance doit être supérieure à six fois (6X) la largeur du navire de référence.
4 BASSIN D’ÉVITAGE
4.1 Il doit y avoir au moins un endroit à proximité du terminal où le navire de référence, quel que soit son déplacement, peut, à l’aide de remorqueurs à l’avant et à l’arrière, être stoppé et manœuvré de façon à mettre le cap sur le point voulu. La profondeur minimale du bassin d’évitage, ou d’au moins un bassin d’évitage lorsqu’il y en a plusieurs, doit être égale au tirant d’eau maximal du navire plus une marge de 10 % à 15% de ce tirant d’eau ou, au besoin, une marge calculée conformément aux dispositions de l’étude spéciale relative au dégagement sous la quille (voir section 3.6 des études TERMPOL). La surface admissible du bassin d’évitage doit pouvoir contenir complètement un cercle de giration libre de structures d’un diamètre équivalent à deux fois et demi (2.5X) la longueur hors tout du navire de référence. Si les conditions locales le permettent et si les manœuvres prévues d’accostage et d’appareillage sont acceptables, le cercle de giration décrit peut être réduit au minimum à deux fois (2X) la longueur hors tout du navire de référence.
5 MOUILLAGES
5.1 Les aires de mouillage et d’attente doivent être situées le plus près possible des chenaux qu’ils desservent et doivent tenir compte des conditions propres au site. Les fonds au niveau des aires de mouillage doivent offrir une bonne retenue. La profondeur ne doit pas être inférieure au tirant d’eau maximal du navire de référence plus 15 % ni supérieure à 100 mètres. Le rayon de chaque poste d’amarrage doit être d’au moins un demi mille marin.
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