Page précédente | Table des matières | Page suivante
1 INTRODUCTION
1.1 La présente annexe fournit des renseignements généraux qui viennent s’ajouter aux renseignements fournis à la section 3.14 des Études TERMPOL. Ces renseignements ne sont pas exhaustifs. Le promoteur doit consulter les autres normes, recommandations ou lignes directrices produites par diverses organisations et associations internationales comme l’Oil Companies International Marine Forum (OCIMF).
2 DIMENSIONS
2.1 Le rayon minimal du cercle d’amarrage doit être équivalent à trois fois (3X) la longueur du navire de référence. Un rayon plus grand peut être requis selon les conditions atmosphériques locales et l’état de la mer.
2.2 Le point sur la circonférence du cercle d’amarrage le plus près de la limite de profondeur d’eau minimale requise ne doit pas se trouver à moins de 300 mètres de celle-ci.
3 CONSTRUCTION
3.1 Les émerillons doivent fonctionner en tout temps, même dans des conditions de givre, et doivent être conçus de façon que la plaque tournante puisse tourner librement avec le tuyau flottant sous l’action du vent et du courant. Les joints doivent empêcher toute fuite, quelles que soient les conditions météorologiques prévues dans les critères d’exploitation.
3.2 Chaque structure d’amarrage sur un seul point doit être dotée d’un dispositif de contrôle de la charge d’amarrage.
3.3 La flottabilité « absolue » d’une bouée d’amarrage sur un seul point est assurée par des compartiments, des réservoirs à double fonds, un système de flottaison monocellulaire ou d’autres moyens. Les effets négatifs de l’accumulation de glace sur la flottabilité et la stabilité doivent être étudiés.
3.4 La bouée doit être dotée de défenses intégrées et d’une jupe pour empêcher les navires de la chevaucher et éviter tout contact avec les tuyaux flottants. Le système de défenses doit non seulement protéger contre les collisions avec des navires qui dérivent, mais doit aussi pouvoir absorber le chocs de tout contact avec le système de transfert de cargaison.
3.5 La bouée doit être conçue de façon qu’aucune partie de la plate-forme ne soit submergée lorsque la charge d’amarrage maximale est exercée de façon statique sur la bouée en eaux calmes.
3.6 Le corps de la bouée, l’ensemble rotatif, les raccords d’amarrage et les coussinets doivent être construits de façon que la force d’amarrage maximale puisse être transmise au système d’ancrage de la bouée. Le système d’ancrage doit être conçu pour que l’amarre reliant le navire à la bouée cède avant que la bouée ou son système d’ancrage ne soit soumis à une charge excessive.
3.7 Les bouées doivent être dotées de feux et de cornes de brume à déclenchement automatique, d’avertisseurs d’incendie et d’extincteurs conformes aux normes de la GCC. Le matériel doit aussi compter au moins une bouée de sauvetage avec dispositif d’éclairage automatique et câble flottant. Des dispositifs doivent aussi permettre la fixation de câbles de sécurité dans les zones de travail et les caillebotis. Des échelles et des mains courantes doivent permettre l’accès sécuritaire au matériel. Tout le matériel électrique doit être antidéflagrant et étanche.
4 CONDUITES
4.1 Le collecteur des conduites sous-marines doit être ancré au fond de la mer et doit comporter un dispositif de fermeture automatique à sécurité intégrée qui peut aussi être actionné manuellement au niveau de la bouée ou au point de jonction à terre.
4.2 Sous réserve d’un programme d’inspection et d’entretien acceptable, les conduites sous-marines doivent être enfouies au fond de la mer lorsque les mesures suivantes ne peuvent être prises :
4.3 Les tuyaux flottants doivent être reliés à la tuyauterie de la bouée de façon que les charges sur les tuyaux soient en deçà des tolérances du fabricant. Il faut porter une attention particulière aux effets du glaçage sur la flottabilité des tuyaux.
4.4 Les tuyaux sous les bouées doivent être conçus de façon à former, dans toutes les conditions, une courbe profilée entre le collecteur de fond et le dessous de la bouée et à ne pas toucher le fond. Il faut prévoir une discontinuité électrique des tuyaux sous la bouée. Tous les tuyaux et le matériel auxiliaire, y compris le boulonnage des brides et les joints d’étanchéité, doivent être conformes au « Buoy Mooring Forum Hose Guide » publié par l’OCIMF.
4.5 La charge maximale d’une amarre reliant un navire à une bouée ne doit pas dépasser quarante pour cent (40 %) de la résistance à la rupture de l’amarre. Cette amarre doit être le lien le plus faible du système. Les tuyaux souples doivent être dotés de raccords frangibles à obturation automatique compatibles.
5 ANCRAGE
5.1 La bouée doit comporter un système d’ancrage à 6 points ou un système d’ancrage équivalent acceptable. Le système d’ancrage doit être suffisamment résistant pour maintenir la bouée stable advenant le bris d’une partie, sans que les tuyaux sous la bouée ou les chaînes restantes soient endommagés.
5.2 Toutes les chaînes d’ancrage doivent être suffisamment longues pour qu’une longueur suffisante de chaîne près de l’ancre demeure en contact avec le fond à la charge d’amarrage maximale.
5.3 La tension nominale maximale des chaînes d’ancrage ne doit pas être supérieure à trente cinq pour cent (35 %) de leur résistance à la rupture.
6 UTILISATION
6.1 L’arrêt des opérations de transfert de cargaison et/ou le départ du pétrolier d’une structure d’amarrage sur un seul point avant l’apparition de conditions météorologiques défavorables est souvent déterminé par l’état de la mer, de la houle et du vent. Ces conditions sont propres à chaque installation, mais les moyennes ci-dessous, basées sur l’évaluation de données mondiales, sont fournies à titre d’information :
6.2 Pour assurer la sécurité, il est recommandé de faire appel à des services de météorologie fournissant des prévisions continues pour les emplacements des structures d’amarrage sur un seul point.
Page précédente | Table des matières | Page suivante