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Protégeons nos enfants en voiture - Promotion de la sécurité des enfants en voiture dans les collectivités autochtones - Rapport final

Septembre 2007
TP14775 F

Préparé par :
IMPACT

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Sommaire

Le projet visait à améliorer les pratiques actuelles en matière de sécurité des enfants en voiture dans trois collectivités des Premières nations du Manitoba. Il visait essentiellement à faire en sorte que les parents et les enfants utilisent correctement les sièges d'auto, les sièges d'appoint et les ceintures de sécurité, que les enfants de 12 ans et moins soient installés sur le siège arrière de la voiture, et que soient éliminés les déplacements dans la caisse arrière des camionnettes.

Des comités locaux de prévention des blessures ont coordonné le projet à l'échelle des collectivités tandis que le centre provincial de prévention des blessures a coordonné le projet dans son ensemble. Des membres choisis des collectivités ont suivi une formation de techniciens en dispositifs de sécurité pour enfants et ont effectué l'évaluation préliminaire des pratiques relatives à la sécurité des enfants en voiture, à partir d'enquêtes menées en bord de route et dans des aires de stationnement. Des groupes de discussion préliminaire ont été créés en vue de sonder les croyances, les pratiques, les barrières et les solutions à l'échelle locale et ainsi d'adapter les interventions. On a procédé à des interventions ponctuelles (correction d'erreurs, conseils individuels et remplacement de sièges défectueux) lors de l'enquête dans les aires de stationnement. Une intervention plus globale a été mise en place dans deux des trois collectivités, la troisième ayant servi de groupe témoin. Les stratégies ont été dirigées par la collectivité et adaptées aux besoins locaux. Elles englobaient de la formation et des ateliers sur l'utilisation des sièges d'auto où l'on proposait un siège d'auto adéquat à plusieurs âges, moyennant des frais de 20 $. Trois mois après la période d'intervention, on a à nouveau procédé à des enquêtes en bord de route et dans les aires de stationnement et on a réuni des groupes de discussion afin d'évaluer l'efficacité des interventions.

Les collectivités ont bien accueilli le projet et prévoient poursuivre les activités relatives à la sécurité des enfants en voiture. Les parents, les coordonnateurs, les groupes communautaires et les professionnels de la santé ont émis des commentaires positifs. Treize personnes provenant des trois collectivités ont participé à la formation technique portant sur les dispositifs de sécurité pour enfants. Les collectivités ne disposaient auparavant d'aucune personne formée. Le taux de pénétration global au projet a été élevé. On a distribué par la voie du programme 90 sièges d'auto destinés à un usage communautaire ou personnel, ce qui permet de rejoindre une proportion importante des enfants de moins de 8 ans.

Au départ, l'utilisation de dispositifs de retenue pour enfants était très peu répandue par rapport à ce qui est observé dans d'autres collectivités canadiennes. La même conclusion pouvait être tirée à propos des dispositifs de retenue du conducteur. L'utilisation des dispositifs de retenue pour enfants s'est considérablement accrue dans la collectivité la plus grande, mais non dans l'autre collectivité où a eu lieu l'intervention ni dans la collectivité témoin. L'utilisation des dispositifs de sécurité a beaucoup augmenté pour les bébés et les tout-petits, mais aucune amélioration n'a été observée dans l'utilisation des sièges d'appoint et de la ceinture de sécurité. Il faut noter que l'initiative visait les parents de jeunes enfants, ce qui pourrait expliquer l'incidence plus importante qu'elle a eu dans le cas des enfants plus jeunes. La régression logistique et la modélisation à plusieurs niveaux ont permis de dégager que le dispositif de retenue du conducteur, l'âge de l'enfant et le moment de l'observation (avant ou après l'intervention) sont des variables explicatives importantes de l'utilisation de dispositifs de retenue. Les variables explicatives d'une utilisation adéquate comprennent quant à elles le dispositif de retenue du conducteur, l'âge de l'enfant, et la place assise à l'arrière pour les enfants. On n'a pas observé de changements importants en ce qui a trait à la place assise ni aux déplacements dans la caisse arrière des camionnettes après l'intervention.

Les enquêtes en bord de route et dans les aires de stationnement ont donné un résumé très précieux des pratiques observées et signalées en matière de sécurité des enfants en voiture dans les trois collectivités. Fait à noter, les parents étaient d'avis qu'il était difficile de se procurer des sièges d'auto et des sièges d'appoint et qu'il existant à cet égard des barrières financières. En outre, les parents ne semblaient pas vraiment conscients du risque de blessure et de la nécessité d'utiliser des sièges d'auto et des sièges d'appoint. On a observé que les attaches inférieures au niveau de la poitrine étaient mal utilisées, que les harnais n'étaient pas suffisamment serrés et que la ceinture de sécurité était parfois placée derrière le dos. Il était courant que les enfants passent trop tôt à la ceinture de sécurité et qu'ils s'assoient prématurément sur le siège avant.

Le projet et les évaluations afférentes ont été limités par un certain nombre de facteurs, notamment en lien avec l'éloignement et avec d'autres facteurs relatifs à l'environnement. Le moment et la durée de l'intervention ont présenté des difficultés : le projet a été déployé en plein hiver et avait une durée de seulement trois mois. Cette situation a rendu difficile le recrutement d'autres partenaires communautaires et a restreint la portée des activités. Il a été impossible de mettre en place le plan de recherche initial, qui devait intégrer des méthodes d'identification des véhicules afin d'effectuer des observations avant et après, d'où la difficulté de faire ressortir les progrès réalisés par chaque véhicule ou famille participants. Par ailleurs, si des sièges avaient été distribués aux non-utilisateurs dans le cadre de l'intervention ponctuelle, l'impact observé aurait été encore plus grand.

Bon nombre d'importants facteurs de réussite dans le cadre de ce projet devraient être pris en compte pour la mise en place de programmes dans d'autres collectivités. Dans le cadre de programmes futurs, on devrait examiner la possibilité de faire des interventions ponctuelles (arrêts d'inspection pour corriger les erreurs sur-le-champ et distribution de sièges d'auto aux personnes qui n'en utilisent pas). Le contact direct avec les familles alors qu'elles se trouvent à bord de leur voiture pourrait être la méthode la plus prometteuse et elle est réalisable dans les petites collectivités comme celles étudiées ici. Le projet a permis de sensibiliser davantage à l'importance de la sécurité des enfants en voiture et a renforcé la capacité des collectivités à remédier au problème de la sécurité. Les connaissances et l'infrastructure locales qui ont été acquises grâce au projet sont importantes pour la réussite future et seront essentielles pour améliorer considérablement la sécurité des enfants en voiture.



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Le rapport intégral, « Protégeons nos enfants en voiture - Promotion de la sécurité des enfants en voiture dans les collectivités autochtones - Rapport final », est disponible en version imprimable (format PDF - 489 Ko).


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Date de modification :
2010-05-28

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