Au Canada, la conduite avec facultés affaiblies demeure une question importante en ce qui a trait à la sécurité routière, à la santé et à l'économie. Au cours des années 1970 et 1980, d'importants progrès ont été accomplis afin de réduire le nombre de conducteurs avec facultés affaiblies. Toutefois, depuis le milieu des années 1990, très peu de progrès ont été réalisés afin de diminuer le carnage sur nos routes.
Dans les années 1990 et au début des années 2000, tous les ordres de gouvernement se sont penchés sur le problème de la conduite avec facultés affaiblies dans le cadre de la Stratégie de réduction de la conduite avec facultés affaiblies du Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé. Les gouvernements continuent de renforcer les politiques et les programmes visant à traiter la conduite avec facultés affaiblies grâce aux évaluations et aux traitements médicaux, aux antidémarreurs, aux suspensions administratives de permis de conduire et à la saisie de véhicules. On a modifié le Code criminel du Canada afin d'augmenter le nombre de pénalités, et on a simplifié la loi et autorisé le recours à des experts en reconnaissance de drogues et de médicaments pour s'attaquer au problème de la conduite avec facultés affaiblies par ces substances.
Toutefois, il y a encore du travail à faire, notamment pour lutter contre d'autres facteurs d'affaiblissement des facultés comme la fatigue et la distraction. Les options législatives comprennent le recours à des alcootests aléatoires et la soumission obligatoire à un test après une grave collision. On veut aussi trouver la façon la plus efficace de traiter avec les conducteurs qui présentent un faible taux d'alcoolémie. Il y aurait lieu d'augmenter l'utilisation d'antidémarreurs pour améliorer les programmes d'antidémarrage, et de mettre au point de nouveaux dispositifs passifs.
Les efforts que font les policiers pour appliquer la loi sont essentiels pour rappeler aux conducteurs de tous âges les risques importants qu'ils prennent quand ils conduisent avec facultés affaiblies, tant par rapport aux blessures que sur les plans criminel et financier. Aussi, il est important d'appuyer les policiers.
Enfin, la décision de prendre ou non le volant après avoir bu est personnelle. Les conducteurs doivent réfléchir à leur comportement et à la meilleure façon de se protéger et de protéger leur famille et leurs amis, ainsi que les autres usagers de la route, qui comptent sur eux pour prendre des décisions responsables.
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