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Un bref aperçu des accidents de la route liés à l'alcool au Canada

Fiche de renseignements
TP 2436F
RS-2008-09
Novembre 2008

Direction générale de la sécurité routière
et de la réglementation automobile



Le présent rapport jette un regard sur les accidents de la route mortels qui ont été causés par l'alcool au volant au cours de la période 2003 à 2005. Dans ce rapport, un accident de la route causé par l'alcool est défini comme un accident de la route dans lequel au moins un conducteur d'un véhicule routier avait consommé de l'alcool. Les accidents causés par un piéton, un cycliste ou un conducteur de véhicule non routier ayant consommé de l'alcool n'ont pas été pris en compte.

Vision sécurité routière 2010 est le plan national de sécurité routière du Canada. Son but est d'améliorer différents éléments de la sécurité routière, y compris de réduire le nombre de décès et de blessures graves causés par la conduite en état d'ébriété. Vision sécurité routière 2010 se sert des années 1996 à 2001 comme période de référence pour examiner si ces différents éléments de la sécurité routière s'améliorent ou s'aggravent, surtout en ce qui concerne les accidents liés à l'alcool.

Résumé

  • La consommation d'alcool par des conducteurs a été un facteur déterminant dans près de 30 % des décès sur la route au cours de la période 2003 à 2005.
  • Il n'y a eu qu'une légère baisse du taux de décès causés par l'alcool au volant entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005.
  • Le nombre de décès liés à l'alcool a diminué de près de 10 % entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005.
  • Plus de 30 % des conducteurs en état d'ébriété en cause dans des accidents de la route mortels étaient âgés de 16 à 24 ans.
  • Le nombre de conducteurs ivres impliqués dans des accidents de la route mortels a diminué de 12 % pour les conducteurs de moins de 45 ans et a augmenté de 7 % pour les conducteurs de 45 ans ou plus.
  • Quatre-vingt-trois pour cent des conducteurs en état d'ébriété mortellement blessés avaient les facultés affaiblies du point de vue légal.
  • Trente pour cent des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels faisaient également de la vitesse.
  • Cinquante-cinq pour cent des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels ne portaient pas leur ceinture de sécurité.
  • Trente-cinq pour cent des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels étaient des conducteurs de camions légers, de fourgonnettes et de VUS.
  • Le nombre de motocyclistes conduisant en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels a diminué de près de 9 %.

Introduction : L'alcool au volant est un problème persistant

Bien que le Canada compte sur des lois et des sanctions très rigoureuses relativement à la conduite en état d'ébriété, plus de 750 automobilistes, motocyclistes, piétons et cyclistes ont été tués chaque année de 2003 à 2005 dans des accidents de la route mettant en cause un conducteur en état d'ébriété. Bien sûr, il s'agit d'une estimation conservatrice, parce que dans certains cas il n'a pas été possible de déterminer si le conducteur avait bu. Certaines organisations de sécurité routière estiment que le nombre de victimes est beaucoup plus élevé. Bien qu'on puisse remettre en question le nombre exact de victimes, personne ne met en doute que l'alcool au volant cause un grand nombre de blessures et de décès qui pourraient être évités.

Grâce à une sensibilisation du public, aux efforts des services de police et aux lois visant à prévenir la conduite en état d'ébriété, le nombre de décès causés par la conduite en état d'ébriété a diminué de 10 % entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005. Néanmoins, la consommation d'alcool avant de prendre le volant a été un facteur déterminant dans 30 % des décès par suite d'un accident de la route, un pourcentage légèrement inférieur à celui relevé pour la période de 1996 à 2001.

Qui prend le volant après avoir consommé de l'alcool?

De 2003 à 2005, environ un conducteur sur cinq impliqué dans un accident de la route mortel avait bu. Encore une fois, il s'agit probablement d'une estimation conservatrice, parce que les cas d'alcool au volant ne sont pas toujours signalés par la police. La grande majorité (86 %) des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels étaient des hommes. Les conducteurs en état d'ébriété proviennent de tous les groupes d'âges, mais la majorité de ceux-ci sont plutôt jeunes. Environ 76 % des conducteurs ivres impliqués dans des accidents de la route mortels ont moins de 45 ans.

Entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005, on constate une légère augmentation du nombre de conducteurs ivres d'âge moyen impliqués dans des accidents de la route mortels, ce qui va de pair avec le vieillissement général de la population. Pour ce qui est des conducteurs de moins de 45 ans, le nombre de conducteurs ayant consommé de l'alcool impliqués dans des accidents de la route mortels a chuté de 12 %. En même temps, ce nombre a augmenté de 7 % pour les conducteurs de 45 ans et plus. L'âge moyen des conducteurs en état d'ébriété en cause dans un accident de la route mortel a légèrement augmenté, passant de 33,4 ans à 33,8 ans.

Pour ce qui est des conducteurs de 16 à 19 ans, le nombre moyen annuel qui ont consommé de l'alcool pour ensuite être impliqués dans un accident de la route mortel a diminué de près de 15 % entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005. Cette amélioration peut être attribuable en partie aux restrictions de taux nul d'alcool dans le sang inhérentes aux programmes de délivrance de permis de conduire par étapes progressives pour les conducteurs débutants. En dépit de ces restrictions, l'implication des membres de ce groupe d'âge dans des accidents de la route était quand même hors de proportion par rapport au nombre de conducteurs ayant obtenu leurs permis.

Une réduction similaire a été constatée en ce qui concerne la consommation d'alcool et l'implication dans des accidents de la route pour les conducteurs âgés de 25 à 34 ans et de 35 à 44 ans. Le nombre de conducteurs de ces groupes d'âges détenteurs d'un permis a diminué entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005, ce qui n'a contribué qu'en partie à cette réduction de leur implication dans des accidents de la route.

Les personnes âgées de 20 à 24 ans qui conduisent en état d'ébriété contribuent grandement au problème de l'alcool au volant. De 2003 à 2005, ce groupe d'âge représentait plus de 20 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans un accident de la route mortel, toutefois ils ne constituaient que 8 % des conducteurs détenant un permis. Qui plus est, la réduction du nombre de conducteurs de ce groupe qui ont été impliqués dans un accident de la route mortel n'a été que d'environ 2 %, ce qui est bien inférieur à l'amélioration constatée entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005 chez d'autres conducteurs des groupes d'âges de moins de 45 ans.

Bien que moins de jeunes conducteurs aient été impliqués dans des accidents de la route mortels liés à l'alcool, la tendance chez les conducteurs de plus de 45 ans allait dans la direction opposée. Le nombre de conducteurs en état d'ébriété âgés de 45 à 54 ans et de 65 ans ou plus qui ont été impliqués dans des accidents de la route mortels a augmenté d'environ 4 % entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005. Pour ce qui est des conducteurs âgés de 55 à 64 ans, cette augmentation a atteint près de 17 %.

Le Tableau 1 montre la répartition du nombre de conducteurs en état d'ébriété qui ont été impliqués dans des accidents de la route mortels et du nombre de conducteurs détenteurs d'un permis par groupe d'âge, alors que la Figure 1 montre le pourcentage d'augmentation ou de réduction du nombre de conducteurs en état d'ébriété par groupe d'âge.

Tableau 1
Pourcentage des conducteurs ivres impliqués dans des accidents de la route mortels comparativement au pourcentage de conducteurs détenteurs de permis par groupe d'âge, 2003 à 2005
Groupe d'âge % de conducteurs ivres impliqués dans des accidents de la route mortels % de conducteurs détenteurs de permis
16 à 19 ans 10,7 % 4,8 %
20 à 24 ans 21,6 % 8,1 %
25 à 34 ans 25,1 % 17,7 %
35 à 44 ans 19,6 % 21,7 %
45 à 54 ans 13,2 % 20,6 %
55 à 64 ans 6,2 % 14,2 %
65 ans et plus 3,7 % 12,9 %

Le pourcentage d'augmentation ou de réduction du nombre de conducteurs en état d'ébriété par groupe d'âge.

Victimes tuées dans des accidents de la route liés à l'alcool

Types de victimes

Dans plusieurs cas, les conducteurs en état d'ébriété sont eux-mêmes les victimes des accidents de la route qu'ils causent. De 2003 à 2005, près de 70 % des victimes blessées mortellement étaient des conducteurs de véhicules automobiles, et plus de 90 % de ces conducteurs avaient consommé de l'alcool, ce qui veut dire que les conducteurs en état d'ébriété (motocyclistes non compris) représentent environ 63 % des personnes tuées dans des accidents de la route mortels.

Les motocyclistes, dont la plupart étaient des conducteurs, constituaient un peu moins de 6 % des victimes d'accidents de la route mortels. Près de 95 % des conducteurs de motocyclettes tués dans des accidents de la route liés à l'alcool avaient bu.

Les passagers représentaient environ 22 % des personnes tuées dans des accidents de la route liés à l'alcool. Pour tous les types d'utilisateurs de la route, le nombre d'accidents mortels a diminué entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005, mais la plus grande réduction a été constatée au niveau des passagers, avec une réduction de 20 % des victimes d'accidents de la route attribuables à l'alcool. Il se peut que ce soit parce que les passagers prennent bien garde de ne pas prendre place dans un véhicule avec un conducteur qui a bu. Voyager avec un conducteur en état d'ébriété constitue un risque énorme. Plus de 88 % des passagers tués dans des accidents de la route liés à l'alcool voyageaient avec un conducteur ivre. Pour ce qui est des passagers âgés de 16 à 24 ans, le nombre était plus près de 97 %.

Les autres utilisateurs de la route, plus particulièrement les piétons et les cyclistes, représentaient moins de 4 % des victimes tuées dans des accidents de la route dans lesquels le conducteur avait bu, parce que relativement peu de ces accidents se produisent à des intersections, où les piétons sont plus susceptibles d'être frappés.

Les conducteurs ivres blessés mortellement et le taux d'alcoolémie

Parce qu'il y a une grande probabilité qu'un conducteur tué dans un accident de la route ait été en état d'ébriété, la majorité des conducteurs blessés mortellement sont testés pour la présence d'alcool dans leur sang. Les résultats de ces tests ont montré que plus de 83 % des conducteurs en état d'ébriété tués dans des accidents de la route de 2003 à 2005 avaient les facultés affaiblies du point de vue légal; c'est-à-dire qu'ils avaient un taux d'alcoolémie de plus de 80 mg/100 ml de sang.

Encore plus étonnant, près de 56 % de tous les conducteurs ivres tués dans des accidents de la route avaient un taux d'alcoolémie supérieur au double de la limite permise par la loi (plus de 160 mg/100 ml de sang). Les conducteurs ivres blessés mortellement du groupe d'âge de 35 à 44 ans étaient les plus susceptibles d'afficher un taux d'alcoolémie très élevé, alors que près des deux tiers de ceux-ci affichaient un taux supérieur à 160 mg/100 ml de sang.

La plupart des conducteurs savent que 80 mg/100 ml de sang est la limite permise par la loi pour l'alcool dans le sang, mais peu d'entre eux savent qu'un taux un peu moins élevé peut aussi leur attirer des ennuis.

Un peu plus de 5 % des conducteurs ivres blessés mortellement avaient un taux d'alcoolémie entre 50 et 80 mg/100 ml de sang. Un taux d'alcoolémie bien en deçà du seuil prévu dans le Code criminel peut nuire à la vision, ralentir le temps de réaction et altérer le jugement. C'est pourquoi la limite d'alcoolémie permise par la plupart des tribunaux peut aller jusqu'à 50 mg/100 ml de sang. Un conducteur avec un taux d'alcoolémie dans ces environs peut se faire suspendre son permis de conduire par la police pour un court temps, dans le cadre de ce qui s'appelle une suspension de permis administrative.

Il est à noter que même le fait de prendre un verre ou deux avant de conduire peut avoir des conséquences mortelles. Près de 12 % des conducteurs en état d'ébriété tués dans des accidents de la route avaient un taux d'alcoolémie inférieur à 50 mg/100 ml de sang.

La conduite en état d'ébriété et les autres comportements à risque

Les agents de la paix et les professionnels de la sécurité routière savent qu'un conducteur en état d'ébriété est plus susceptible que le conducteur non-buveur moyen d'adopter d'autres comportements dangereux, comme faire de la vitesse ou conduire sans porter de ceinture de sécurité.

Il est facile d'établir un lien entre l'alcool et l'excès de vitesse. Au cours de la période de 2003 à 2005, environ 30 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans un accident de la route mortel conduisaient également trop vite. Par comparaison, seulement environ 8 % des conducteurs non-buveurs faisaient de la vitesse lorsqu'ils ont été impliqués dans des accidents de la route mortels.

Les pires délinquants en ce qui concerne la consommation d'alcool et la vitesse sont les jeunes adultes. Trente-six pour cent des personnes âgées de 16 à 24 ans qui ont été impliquées dans un accident de la route mortel alors qu'elles étaient en état d'ébriété faisaient également de la vitesse.

Pour ce qui est des ceintures de sécurité, plus de 55 % des conducteurs de véhicules équipés de harnais de sécurité qui avaient bu lorsqu'ils ont été impliqués dans un accident de la route mortel ne portaient pas leur ceinture de sécurité. Par comparaison, moins de 14 % des conducteurs non-buveurs ne portaient pas de ceinture de sécurité au moment où ils ont été impliqués dans un accident de la route mortel.

Pour terminer, il y a des conducteurs qui se livrent à ces trois comportements dangereux. Environ 15 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels faisaient également de la vitesse et ne portaient pas de ceinture de sécurité. Ce nombre a augmenté à plus de 19 % des cas où le conducteur en état d'ébriété a été mortellement blessé.

Les conducteurs ivres et leurs véhicules

La majorité des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels (plus de 57 %) conduisaient une automobile, alors que 35 % conduisaient un camion léger, une fourgonnette ou un véhicule utilitaire sport.

Moins de 6 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels conduisaient une motocyclette, et les chiffres étaient à la baisse. En fait, le nombre de motocyclistes conduisant en état d'ébriété qui ont été impliqués dans des accidents de la route mortels a diminué de près de 9 % entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005.

Les conducteurs de camions lourds ne constituaient qu'un très petit nombre des conducteurs en état d'ébriété recensés (soit 2 %). Toutefois, leur implication dans des accidents de la route a augmenté entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005.

Les différents types d'accidents de la route liés à l'alcool au volant

Accidents impliquant un seul véhicule

Lorsqu'un accident de la route mortel ne mettant en cause qu'un seul véhicule se produit, il est fort probable que l'alcool y ait été pour quelque chose. De 2003 à 2005, au moins 25 % des conducteurs impliqués dans un accident de la route mortel n'impliquant qu'un seul véhicule avaient bu. Par comparaison, seulement 7 % des conducteurs impliqués dans des accidents de la route mettant en cause plusieurs véhicules avaient consommé de l'alcool.

Un conducteur ivre impliqué dans un accident de la route mortel où un seul véhicule est en cause était plus susceptible d'avoir eu d'autres comportements dangereux lorsque l'accident s'est produit. Environ 30 % de ces conducteurs faisaient également de la vitesse. Par ailleurs, environ 19 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels où un seul véhicule est en cause faisaient également de la vitesse et ne portaient pas de ceinture de sécurité.

On tend à voir des taux élevés d'alcoolémie le plus souvent dans des accidents de la route liés à l'alcool n'impliquant qu'un seul véhicule que dans les accidents liés à l'alcool impliquant plusieurs véhicules. Par exemple, près de 90 % des conducteurs en état d'ébriété tués dans un accident de la route n'impliquant qu'un seul véhicule avaient les facultés affaiblies du point de vue légal (taux d'alcoolémie supérieur à 80 mg/100 ml de sang) comparativement à 71 % des conducteurs en état d'ébriété tués dans des accidents de la route impliquant plusieurs véhicules. Un conducteur ivre tué dans un accident de la route n'impliquant qu'un seul véhicule était également plus susceptible d'avoir un taux d'alcoolémie supérieur au double de la limite permise par la loi.

Un pourcentage plus élevé de jeunes conducteurs adultes ont été impliqués dans des accidents de la route liés à l'alcool où un seul véhicule était en cause, comparativement aux accidents impliquant plusieurs véhicules. Environ 35 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents où un seul véhicule était en cause étaient âgés de 16 à 24 ans, comparativement à environ 27 % de ceux impliqués dans des accidents à plusieurs véhicules.

Type d'accident

L'alcool joue un rôle déterminant dans les accidents où un seul véhicule sort de la chaussée. Près de la moitié des conducteurs impliqués dans un accident de sortie de route mortel ne mettant en cause qu'un seul véhicule avaient bu. Vingt-deux pour cent de ces conducteurs en état d'ébriété faisaient également de la vitesse et ne portaient pas leur ceinture de sécurité.

Trente-sept pour cent des accidents mortels impliquant des conducteurs ivres étaient des accidents de sortie de route. Le nombre de conducteurs ivres en cause dans de tels accidents a augmenté de 9 % entre les périodes 1996 à 2001 et 2003 à 2005.

Les collisions frontales sont également communes lorsqu'un conducteur a consommé de l'alcool. Environ 17 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans un accident mortel ont causé une collision frontale.

Heure de l'accident

De toute évidence, les heures de la nuit sont des heures de risque élevé pour les accidents de la route liés à l'alcool. Plus de 40 % des conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels ont eu ces accidents entre 21 heures le soir et 3 heures du matin. Toutefois, ce taux a légèrement diminué, alors que celui des accidents de jour a augmenté.

La Figure 2 montre comment le nombre de conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels a changé dans chaque période (1996-2001 à 2003-2005).

La Figure 2 montre comment le nombre de conducteurs en état d'ébriété impliqués dans des accidents de la route mortels a changé dans chaque période (1996-2001 à 2003-2005).

Il n'est pas surprenant également que les week-ends comptent plus que leur part d'accidents de la route liés à l'alcool. Près de 45 % des accidents de la route mortels impliquant des conducteurs en état d'ébriété se sont produits un samedi ou un dimanche.

Routes urbaines

Les accidents mortels impliquant les conducteurs les plus ivres se produisent sur les routes urbaines, définies comme des routes dont la limite de vitesse est de 70 km/h ou moins. Près de 87 % des conducteurs en état d'ébriété tués sur des routes urbaines avaient les facultés affaiblies du point de vue légal, comparativement à environ 82 % de ceux tués sur des routes rurales ou des autoroutes. Ce chiffre est encore plus élevé si on ne tient compte que des accidents sur des routes urbaines n'impliquant qu'un seul véhicule. Près de 93 % des conducteurs en état d'ébriété blessés mortellement dans ces accidents avaient les facultés affaiblies du point de vue légal.

Les routes urbaines présentent également le pourcentage le plus élevé de conducteurs qui combinent différents risques. Au cours de la période 2003 à 2005, plus de 31 % des conducteurs en état d'ébriété tués sur des routes urbaines faisaient également de la vitesse et ne portaient pas de ceinture de sécurité. Par comparaison, environ 20 % des conducteurs en état d'ébriété blessés mortellement sur des routes rurales faisaient également de la vitesse et n'étaient pas attachés.

Rendre les routes du Canada les plus sûres au monde

L'alcool au volant demeure un problème complexe de sécurité routière. Si nous voulons faire de plus amples progrès pour réduire le nombre de victimes d'accidents de la route liés à l'alcool, nous devons veiller à ce que les feux de l'actualité restent braqués sur la question et nous attaquer au problème sous tous les angles possibles. Voici des interventions que font ou qu'envisagent de faire les gouvernements pour lutter contre la conduite en état d'ébriété :

  • Éduquer les policiers, les procureurs et les juges au sujet de la conduite en état d'ébriété;
  • Poursuivre et accroître les programmes de prévention dans les écoles;
  • Montrer quels sont les coûts sociaux de l'alcool au volant;
  • Élaborer des campagnes de sensibilisation pour des auditoires particuliers;
  • Former les agents de police comme experts de la reconnaissance des drogues et utiliser davantage les tests de sobriété sur le terrain;
  • Rationaliser les procédures pour traiter les conducteurs en état d'ébriété;
  • Encourager la police à déposer davantage d'accusations criminelles;
  • Exercer des pressions politiques pour de plus amples ressources policières;
  • Assurer le suivi des suspensions administratives de permis dans les dossiers des conducteurs;
  • Sanctionner tout refus de passer un test de sobriété normalisé sur le terrain;
  • Mettre en place des sanctions croissantes en fonction du taux d'alcoolémie;
  • Élargir la fenêtre de rétrospective pour les sanctions de conduite en état d'ébriété;
  • Réduire les seuils de taux d'alcoolémie pour les récidivistes;
  • Mettre en place des mesures obligatoires d'évaluation et de rétablissement pour les contrevenants;
  • Mettre en oeuvre des programmes de verrouillage du système de démarrage pour les contrevenants reconnus coupables;
  • Faire la promotion et renforcer les liens entre la police, les tribunaux, les organismes de prévention des blessures et d'autres communautés intéressées dans la prévention de la conduite en état d'ébriété.
Date de modification :
2009-09-02